Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes - vous

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes - vous, #Femmes - demain
Sous les doigts

 

Sous les mots, sous les doigts.

Nous avons ri avec un ami, talentueux écrivain, en discutant librement autour de quelques fines tranches de charcuterie, deux verres de rouge d'un terroir du sud de la France. Que de souvenirs, de textes écrits, oubliés, griffonnés sur un coin de dessus de table en papier, dans des carnets de notes, dans des cahiers, sur des coins de rapports ennuyeux.

Nous évoquions nos instants uniques que la vie nous laisse avec le toucher, avec ce rapport charnel vers d'autres matières. Curieusement le premier sourire a été en reprenant le gras suant de ce jambon, si soyeux, si goûtu, ce lien vers la bouche où là, il exploserait sur les papilles. Noisette, gras, viande, oeuvre du temps, de la nourriture, de l'affinage et souvenirs incroyables des tartines avec le jambon coupé au large couteau par le grand-père sur cette patte accrochée dans la cheminée en été, dans le cellier l'hiver. Un parfum unique qui donne soudainement envie de saliver sur ce parfum de farine, de mie moelleuse, de pain un peu gris, de croûte épaisse, de charcuterie authentique. Un trait de passé, un plaisir gourmand. Nous avons trinqué car les doigts c'est aussi le verre, celui de l'amitié, celui du verre fin, des flûtes de champagne pour tout fêter, pour le bonheur de se rencontrer, de se revoir, de partir avant de revenir. Tout est sujet à avoir des amis, des relations, des personnes inconnues devenant en un soir des amis éternels, des compagnons de ripailles, tant de possibilités. Là aussi le souvenir d'une main tenant une bouteille poussiéreuse, un millésime ancien, des amis heureux, le silence derrière les verres. Des arômes dans le nez, la couleur encore dans les yeux, dans le gosier, les parfums et le bonheur intérieur.

 

Nous avons évoqué les mots, ce chemin incroyable qui nous les livre naturellement, parfois à la tonne, parfois sans style, parfois à la sueur d'une longue réflexion avec une parcimonie monastique, un simple aphorisme. Coucher des mots sur le papier, taper des mots sur le clavier. Et puis les donner aux autres ! pourquoi les garder pour soi ? En commandant une seconde assiette de saucissons, nous avions déjà admis que le partage n'est que l'unique objectif. Non pour soi, mais pour libérér les mots, car ils ne doivent pas être captifs. Seuls les lecteurs jugeront leur envie de commencer avec le titre, de lire, de lire encore, de s'arrêter, de fermer définitivement l'ouvrage ou le fichier, mais aussi de continuer, d'en parler, de vouloir partager une émotion, un ressenti intellectuel face à tel ouvrage. Nous pouvons tous écrire, avec un talent variable certes, mais nous devons donner, vendre, partager nos écrits. Nouvelles, simples articles d'un blog, roman, livres et même version avec tomes, les mots sont un lien, au-delà d'une réussite, d'un best-seller. 

 

C'est le fruit manuel d'une pensée, d'un regard, d'un sentiment, d'une contemplation, d'un témoignage, de notre imagination sur le monde. Passé, présent ou futur, tout est sujet à l'entourer de mots. 

 

Sous les doigts
Sous les doigts
Sous les doigts

Nous avons dégusté un autre verre, prenant l'option d'un verre de vieux sauternes, souvenir d'une période de passion pour ces vins faciles de Noël, trop vite bus avec le dessert, et pourtant. Là aussi des émotions, des verres, des couleurs entre ocres et or, des millésimes, des amis, des soirées uniques, des rencontres, des personnes marquées par un verre qui parlait à l'imparfait, vendangé par un père, un grand-père, il y a si longtemps. Et nous sommes revenus aux mots, à ce concours, ce prix justement pour un texte sur une dégustation de vieux vins, une situation, une cave voutée, une famille, un père, un fils, un lien. 

 

Des jolies femmes passaient ici et là entre les tables, les heures ayant passé, les personnes venaient dîner dans notre journée de liberté d'expression, d'ivresse un peu aussi. Nous avons vu un dos, des coutures, de jolies robes, des silhouettes et nos sourires communs sont partis sur nos doigts encore, dans nos esprits, sur les nostalgies. 

 

Comment évoquer tant de possibilités, sans les caricaturer ? Il savait si bien donner une réponse évidente à ce tourbillon instable. Il me disait souvent de picorer, de garder la tête haute quand dans un échange je perdais pied, dans nos emails, nos lettres, nos mots échangés. Sans insister, avec diplomatie, il voyait que le texte dévorait le blogueur, que je ne maîtrisais plus mon univers, intérieur et extérieur. Je le voyais alors dans son fauteuil, son lieu, son endroit, là où il racontait comment les doigts serrent une main d'enfant, le guident sur le chemin de la vie. Il savait si bien transmettre les tactiles pensées de ses personnages, de son vécu, de ce qu'il avait vu, de ce qu'il aurait aimé voir, de ce qu'il aurait aimé oublier. La guerre, les odeurs, sa mère, sa soeur, les bruits, les courses, la fuite. Cela le hantait, sans vraiment savoir les liens qui restaient en lui. Sa face obscure, sa liberté, ses larmes à lui, ses doutes, ses douleurs. Mais il était cet être si joyeux, ce jouisseur des mots, ce gourmet, cet homme respectable, ce bel accoucheur de titre, après le point final. Il aimait tant écrire, nous sommes repartis vers le ciel, vers notre place privilégiée, intemporelle, contemplatifs sur notre monde. Sur ce que nous voyons au-delà de la réalité des autres.

Sous les doigts
Sous les doigts

 

Cette femme, fatiguée par le temps, avec son mari, une main qui tremble pour lui, une canne pour elle et pourtant malgré les maux, un amour rayonnant, un duo à table, une gourmandise bien au-delà de l'assiette. Un verre entre eux deux, un partage, comme toujours nous avoua le serveur, comme toujours depuis plus de vingt ans de service. Ils étaient ainsi, sa main à elle sur sa main à lui en observant la salle, les décennies devant et derrière eux.

Nous aurions pu écrire, soudainement déconnectés de notre monde, mais il y avait d'autres mains, d'autres tables, d'autres plats, d'autres discussions, d'autres verres, d'autres silences coupés d'éclats de rire. Mains d'amoureux, derniers touchers avant une rupture, doigts engourdis par l'attente dans le froid avec un bouquet de fleurs, doigts chauds dans des gants, la main serrant l'autre. Mains qui se serrent pour le bonjour, mains sur l'épaule d'un ami, mains pour réconforter après un départ non souhaité, seul face à ce trou noir de la disparition de l'autre, main inerte sur une feuille de papier blanc, avouant une faute, cherchant les mots pour déclarer son amour, pour simplement parler, rencontrer, vivre et exister. Nous avons cherché sans paroles ou avec des phrases trop nombreuses sans aucun classement possible à créer l'encyclopédie des émotions, des doigts comme traits d'union de moments de vie. 

Elles étaient partout ici, en train de servir, de manger, d'attendre, d'aimer, de se faire la gueule. De lire aussi là-bas dans le coin, une femme seule, dans un tailleur jaune très années 80. Nous l'avions suivi du regard, des gants noirs en cuir souple, un livre, une lecture rapide, un repas mangé sagement. Nous voilà repartis dans la salle, mais aussi dehors, les passants les passantes, le vent, les lumières du soir, les émotions, les mains toujours.

 

Nous, des mots, du vin, du moins des verres vides, deux assiettes de fromages, un voyage autour des terroirs français, de belles régions et des balades, des extraits cités de ses récentes nouvelles. Les mains et les doigts, nous les avons vus partout, parlant pour nos personnages, pour nos textes, pour délier les situations ou pour meubler les instants sans dialogues. Il aimait en parler, conteur autant qu'écrivain, humble personnage lui-même dans le monde des livres. Curieux et esthète, il savait observer, vite ou très lentement, d'ailleurs, nous avions passé une soirée à comprendre le temps, à apprécier les mouvements, les autres soit trop vite, soit avec une lenteur gourmande. La fréquence donnait un sens différent à nos émotions, à nos mots aussi. Un tempo pour une mélodie écrite.

 

La porte s'est ouverte, une silhouette connue, plus qu'une connaissance commune, son jumeau, mon ami. Un trio infernal avec toujours des mots. Le dernier venu, a trouvé plus sage de fêter nos retrouvailles, malgré nos agendas impossibles, lui-même ayant quitté une soirée sombre et snob, sur un mal au ventre imaginaire pour nous retrouver.

"Champagne !"

Trois flûtes, plusieurs desserts.

 

"Vous parliez de quoi ?"

"De doigts, de mains, de sensations ..."

 

Toujours plus prompt à manger avec ses mains, à sucer ses doigts, à prendre la nourriture pour se gaver dans l'opulence d'un gargantua, il a ri, rempli sa bouche de profiterolles et de chocolat liquide. Il était notre troisième élément, le trublion satisfait uniquement par l'excès, du moins extérieurement, mais plus par un appétit sans limites pour découvrir, du naturel jusqu'au plus subtil. Un épicurien de tous les bontés de la vie, pouvant croquer des pêches dans l'arbre, se rouler dans l'herbe avec sa compagne, le jus du fruit dans sa bouche, l'embrassant sans fin, et le même soir, déguster un repas plus guindé, avec le souvenir de l'après-midi, en coupant avec fourchette et couteau, en pelant sa pêche de vigne pour la savourer sur une glace à la vanille bourbon, avec quelques cannelés. Sobrement ou excessivement, il était ainsi. Alors notre sujet l'emporta avec son univers de mots, bien à lui, encore plus libres, presque libertins, souvent érotiques, vers des vallées plus folles, plus magiques, avec tout autant de délices. Ses yeux brillaient, les nôtres aussi.

 

Sous nos doigts, des mots.

Mais aussi entre nos lèvres, depuis des heures.

Des doigts, des lèvres, la nuit serait sans fin.

Les mots aussi.

 

 

Nylonement

 

Sous les doigts

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme, #Femmes - vous

Je n'avais pas de but au premier jour de ce blog, juste des envies.

 

Celle de prendre des voyelles, des consonnes, des lettres, d'ouvrir et de donner les clefs d'un espace de liberté d'expression avec ce blog. Un lieu interactif, où les commentaires peuvent répondre, enrichir le débat ou la folie du texte du jour.

 

Celle de défendre un peu plus de libertés. Enfin je suis seul, parfois un peu Don Quichotte dans un désert d'idéalisme, mais en apportant quelques caillous à l'édifice, je pensais donner quelques voies ou des chemins vides ou escarpés pour atteindre, non le graal, mais un bonheur plus réel. En décrivant des ressentis, des impressions, des émotions, les miennes, les vôtres, j'ai romancé des parcours de vie, toujours avec une note d'espoir. Car si j'aime la nostlagie du passé parfois, je crois au présent, aux instants magique s avec mon amour en particulier, avec les proches, avec les ami(e)s, avec la famille, avec les autres en général, . Soyez rassuré, je suis aussi parfois déçu de certains d'eux. Alors je rajoute une autre étape, l'avenir, ce moment encore inconnu où tout peut se faire. Oui les Happy End sont tous devant nous, malgré les situations actuelles parfois troubles. Il faut croire en un futur meilleur !

 

Celle de croire uniquement en l'équité entre les Femmes et les Hommes (oui regardez les définitions et la finesse de nuances entre équité et égalité, faites votre choix !). Une vérité que je me dois de transmettre à mes enfants, aux autres générations pour voir des sourires entre toutes et tous. Quel bonheur de voir leurs visages heureux !

 

Celle de vivre encore longtemps avec des mots car ils ont été bien plus que des textes. Des échanges, des emails, des silences, des complicités et des rencontres.

 

Et pour d'autres belles raisons ...

 

Nylonement

 

Sensibilité

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Femmes - vous
Rêve de pin-up !

J'aime les hasards, la magie des imprévus, l'improbable de la vie.

 

Aujourd'hui plus encore, plus fort, à quelques jours d'un point final en bout de phrase, en bout de texte, en bout de blog.

 

Je voudrais vous parler des pin-up, ces illustrations datant des années 40, souvent faites pour divertir les soldats, puis pour divertir avec érotisme, pour des maazines vendus sous le manteau , pour de la lecture par les hommes.

Mais les pin-up ont bien évolué, vers un sens nouveau, vers une caricature éternelle de la femme glamour, Peut-être même pour défendre une réalité de féminité, exhibée un brin, affirmée et assumée totalement. Pour autant les maîtres, Gil Elvgreen, Vargas, Aslan, Berthet et quelques autres (voir chez l'ami PINUPMANIA), ont toujours su lui donner une nostalgie teintée de modernité.

Depuis quelques années, sont sorties de ce monde de craies, de crayons, d'huile et d'encres, des femmes, dont la plus talentueuse à mes yeux est MALY SIRI. Sa finesse de trait, son respect de la femme élégante, de l'esprit années 50 mais toujours conquérante, sereine, séductrice et fragile, forte et féminine, elle nous fait rêver les yeux ouverts. Alors quelle joie de vous annoncer qu'elle sera présente avec ses oeuvres pour une longue exposition à la Galerie Daniel MAGHEN, du 29 avril au 23 mai 2015.

 

Galerie DANIEL MAGHEN :  www.danielmaghen.com/fr/exposition-maly-siri

47 Quai des grands Augustins, Paris 6e

 

 

Rêve de pin-up !Rêve de pin-up !
Rêve de pin-up !Rêve de pin-up !
Rêve de pin-up !Rêve de pin-up !
Rêve de pin-up !Rêve de pin-up !
Rêve de pin-up !Rêve de pin-up !

J'aime la magie de la vie, car il y aura un vernissage le 5 mai 2015 pour cette belle exposition, avec Maly SIRI en personne, mais aussi ses amies burlesque girls, des stars comme Miss Ann Thropy  et Lada RedStar.

 

Pour moi, ce sera plus qu'une date, car j'avais déjà parlé de son talent pour une exposition collaborative où étaient regroupées plusieurs illustratrices et illustrateurs autour du sujet des Pin-Up. Un vernissage avait lieu le 28 avril 2011, dans une galerie toute petite, avec trois fois trop de gens, admirateurs, ami(e)s, photographes, une petite rue calme de Paris, quelques gouttes de pluie. Un rendez-vous avec une personne virtuelle, lectrice de ce blog, pour la première fois, une balade sur la féminité, en mode réel. Un lien naturel entre les mots, la passion, le bonheur des mots, la curiosité autour des facettes de la Féminité. Jamais je n'oublierai cette date, ni cette personne, ni l'ambiance, ni les dessins, ni les belles rencontres, ni ceux que je n'ai pas vu ce jour-là, ni les autres dessins et les quelques mots échangés avec celles citées ci-dessus. Plus encore cette anonyme ! Cette personne, est devenue ma compagne, ma muse, mon inspiration, ma respiration, mon amour.

 

Alors aujourd'hui symboliquement, je me réjouis de cette nouvelle exposition , quasi à une date anniversaire (ouverture le 29 avril), même si je serai, pardon, nous serons là pour le vernissage (le 5 mai au soir).

Oui, Madame, belle inconnue, croisée par hasard, juste venue comme moi pour voir l'illustration graphique et multiples des femmes, des courbes et des pin-up, vous êtes mon amour maintenant. Inégalable fée, possédant une magie que je garderai pour nous !

 

Depuis ce jour, je ne vois plus les dessins de Maly Siri de la même façon, je crois en l'émotion, au ressenti pétillant de deux sensibilités en vibration fusionnelle, créant autour de nous une bulle permanente de glamour . Ah l'amour !

 

Bien plus que Nylonement, Amoureusement !

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes - demain
Copyrights photos Matt FOXX Photographer

Copyrights photos Matt FOXX Photographer

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Comment ne pas imaginer un instant plus léger que par le geste du vent dans ma robe souple, soulevé par ce simple souffle !

 

Et puis moi, épuisée, écrasée dans mon lit. Inerte.

 

Epuisée ou fatiguée me direz-vous, même pas. Juste dénuée de toute vie dans mon ensemble, un corps perdu car aspiré par une âme devenue trop lourde, tombée au fond de moi. Je me suis auto-engloutie, le cerveau lourd des démarches pour ne pas trouver de boulot, les remarques toujours "délicates" de mes proches pour me rappeler qu'il faut bosser, qu'il y a du boulot, des boulots non remplis, des postes vacants. Cette saturation totale face à ce poids, des téléphones qui ne répondent pas, des messages par dizaines, des lettres de motivations par centaines, des CV revus et corrigés dans plusieurs versions, des offres et des demandes si proches de nous, des postes impossibles, des moutons à huit pattes, des excuses nébuleuses mais surtout du silence profond et permanent. 
 

Pas de boulot, Rien.

 

Je suis dans mon canapé et les seuls signes de vie ici, sont le vent dans ma robe, et cet ordinateur, vieux et démodé, qui fonctionne heureusement encore, mais avec aucun retour, du silence. Je peux comprendre les entreprises avec si peu d'emplois, si peu de marges de manoeuvres face aux taxes et aux gouvernants aveugles et sourds, inaptes à la moindre décision, à la moindre écoute, pire encore à la réelle connaissance du monde des entreprises, surtout des PME. Je suis lasse, assommée, emportée dans une vrille noire intérieure.

 

Copyrights photos Matt FOXX Photographer

Copyrights photos Matt FOXX Photographer

Copyrights photos Matt FOXX Photographer

Copyrights photos Matt FOXX Photographer

Alors je prends des médicaments, ma seule source de vide sans pensée, des tuyaux pour me rendre plus légère. Pour ne plus sentir ce poids, énorme, sur mes frêles épaules. Oui sous les fines bretelles de cette robe de printemps, un corps et dedans un doute profond, une sensation d'inutilité permanente, la semaine comme le week-end. Je ne suis rien dans une société qui parle tant de tout.

 

J'ai coupé les médias, la télévision, je l'ai revendu pour manger, la table et les chaises aussi, il reste un frigo, un canapé, un lien internet, moi, des cartons avec mes fringues, les derniers.

 

Une enveloppe charnelle, belle, fine, sans esprit, remplie uniquement de sentiments troubles, de remords, de questions par milliers, de réponses en attente. Je me relâche, je voudrais planer, juste assez pour ne plus penser, pour ne plus avoir des images qui reviennent sur mon incompétence à être une salariée. Un simple statut.

Et pourtant j'ai des diplômes, des expériences, mais il n y a plus d'emploi. Alors je me suis diversifier, les petits jobs de quelques heures à quelques jours, des repas et un toit, juste mon seul objectif de trentenaire, pas brillant. Un résidu de vie, des doutes encore, moi.

 

Au sol, des médicaments, des tubes vides, des messages sur l'écran, je pars, je m'envole, je ne pense plus à rien. Je m'évade. Plus de questions, plus de vide, plus de rien, pas de réponses. Juste un dernier souffle de vie, de vent.

 

Je m'évapore.

 

Nylonement

Copyrights photos Matt FOXX Photographer

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Hommage à Percy Sledge

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Féminité & Féminisme, #Femmes - demain
A quel âge on est vieux ?

 

Il y a des jours, où voir grandir les jeunes enfants, les adoslescents, les jeunes en général apportent sont lot de belles questions. Pouquoi ? Comment, mais pourquoi ? Avec toute l'étendue du goufre entre les pensées complexes d'un adulte et les dualités binaires de l'enfance, après les sujets "tu es trop jeune pour savoir", "on t'expliquera un jour" mais surtout les définitions impossibles à des questions si pertinentes.

 

Voilà donc une jeune adolescente, comprenant son corps qui change, ses règles, son statut de femme, de potentielle mère et tant d'autres clichés ou réalités sur le maquillage, les chaussures, la mode, les garçons et les filles. Donc une jeune femme en pleine éclosion, tranquillement et mollement écroulée sur un canapé, entre deux lectures et quelques sms, papotant de tout et de rien, passant avec une réelle légèreté sur l'épilation, le menu de cantoche, les devoirs et les copines, à l'anniversaire de sa mère et de sa grand-mère. Quasi simultané et cette année, des chiffres ronds. Pour la première fois depuis leurs naissances, les enfants assimilent le temps, surtout en dormant longuement le matin, en traînant dans la salle de bains, en se mouvant de leur chambre-grotte vers le canapé ou plus simplement la table pour manger. De l'adolescent en pleine puissance. Fois trois pour moi ! Fois cinq ... enfin n'en rajoutons pas ;-)

 

"A quel âge, on devient vieux ?"

 

Et la malice est dans la question, car à leur âge, une décennie et une autre demie, ils ont des idées sur tout, des réponses potentielles voire définitives. Un bel esprit de contradiction, un univers réaliste quoique restrictif en repères.

 

Quelques secondes, un silence, des milli-secondes et donner une réponse.

 

A quel âge on est vieux ?
A quel âge on est vieux ?
A quel âge on est vieux ?
A quel âge on est vieux ?

 

Qu'est qu'être vieux aujourd'hui ? Déjà on dit senior pour le politiquement correct, car le troisième et quatrième âge enterraient les gens dans des catégories limitées et pesantes. De plus tout cela a changé, fortement changé. Pas uniquement du fait que nos aînées avaient peu de photos et uniquement en noir et blanc, vieilles et écornées, des souvenirs de cartes postales écrites avec un stylo, voire une plume et de l'encre. Dans les cadres, les générations du début du XXe siècle posaient longuement devant l'objectif en habits du dimanche, avec un sourire figé et absent. Bref on rigolait pas, jamais et puis les guerres, les souvenirs, les nostalgies d'un autre temps, et pourtant.

 

On a tous commencé à quatre pattes, vécu à deux pattes, et fini parfois sur trois pattes ou six avec le déambulateur. ;-) En regardant les albums photos, en reprenant l'arbre généalogique maintenant saisi sur l'ordinateur, illustré de chaque génération, de photos, des oncles, des tantes, des cousins, des mariages, divorces et remariages, on découvre nos ancêtres. Parfois les générations sont courtes, d'autres plus longues. Mes enfants ont connu leur arrière-arrière-grand-mère, morte à 107 ans. Ils ont vécu des souvenirs avec d'autres arrière-grands-parents, et vivent régulièrement dans leurs chambres chez leurs grands-parents, une seconde maison. Mais qui est vieux ? Eux, nous, les autres. 

 

Car sur les photos, nos grands-mères du milieu du siècle dernier étaient peu fraîches (usées par le temps, la vie plus rude aussi et tant de facteurs, chez les pauvres comme les riches) dès 50 ans. Oui les habits un peu coincés aussi n'avantageaient peut-être pas, mais on voyait leur âge, leurs rides, leurs fatigues, le poids des années. Et pourtant les hommes vivent en moyenne chez nous plus de 85 ans, et les femmes près de 95 ans avec plusieurs centenaires. Mais recroquevillés, usés mais paradoxalement en assez bonne santé.

 

Alors maman est-elle vieille à 50 ans ? mamy à 70 ans est elle hors catégorie et grande mamy à 92 ans est-elle hors limites ? Car cette dernière avait encore de l'énergie bien réelle il y a encore deux ans, faisant des madeleines, des gâteaux pour eux, des repas complets de l'entrée au dessert. Maintenant cela dépend des jours et des médicaments. Et les deux premières, l'une travaille, bosse, s'acharne à faire du sport, à prendre soin d'elle, à garder un corps presque mince. La deuxième profite de sa retraite pour s'adonner à sa passion dans la peinture, reconnue pour ses toiles, ses dessins à la sanguiine, ses aquarelles parties aux quatre coins du monde. Elles vivent, bougent, se pouponnent, et plus simplement restent des femmes actives. Certes le temps a fatigué le corps, mais le charme des cheveux gris, des coupes adaptés, de l'énergie et de la mode omniprésente, des sourires et d'un positivisme réel même quand la maladie tape dans le dos, tout cela donne des femmes en forme. 

 

Vieilles par le chiffre de leur âge, mais n'est-on pas vieux à 30 ans pour ceux qui en ont 20, à tout âge quand les autres partagent d'autres codes, d'autres repères d'une autre génération. On est vieux peut-être quand on se cantonne à croire à des limites, pire des frontières entre les générations. On ne comprend pas tout, c'est normal, mais on ne doit pas se couper des autres, en dessous, au-dessus. Il faut vivre et partager l'expérience des uns, le savoir des autres, l'énergie et l'enthousiasme de chacun, le mutualiser.

 

J'ai posé des mots simples, pour donner une réponse, on a ri en prenant certains exemples de personnes vieilles par leurs comportements et pas leur âge, de personnes dynamiques malgré le nombre de décennies. Rien n'est universel, juste un ressenti, une réalité physique, mais l'esprit reste le moteur de nos vies. Et il ne vieillit jamais.

 

Fantaisie et émotions, toujours, hier, aujourd'hui, demain, le vecteur de nos battements de coeur.

 

A toutes mes amies, à tous mes amis, virtuels et réels, merci !

 

Nylonement

 

A quel âge on est vieux ?
A quel âge on est vieux ?

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes - demain
Vert

Le printemps avance, avec ses propres traces, le jaune vif des arbustes, quelques fleurs ici et là. Mais le plus surprenant, car il faut le voir aujourd'hui, peut-être trop tard dans certaines régions, ce moment fragile où les bourgeons des feuilles éclatent, se libèrent d'eux-mêmes.

 

Ce coup de pinceau tout simple, tout léger dans un premier temps, des pointes vertes, des bouts frisotés de feuilles, des papiers mâchés verts posés sur les branches. Naturellement devant vous, un lavis de couleur verte sur le fond de votre paysage au quotidien. Oui, là sur les plate-bandes des zones de béton parisien, là le long des routes de province, là dans votre jardin, le vert s'impose. 

 

L'herbe a repris le dessus sur les mousses, le soleil donne toute son énergie à l'un en tuant l'autre comme un vampire aveuglé par la lumière si forte. Chaleur, verdure, et délicatement, subtilement les feuilles vont s'ouvrir, se déplier, défroisser pour devenir tendres et souples, séchées par le vent , par le soleil.

 

Et vous, où êtes vous ?

 

Avez-vous regardé, quelques secondes, quelques minutes même ce déclic vert, si léger ?

 

 

Vert
Vert
Vert

 

Comme un souffle, doux comme votre changement de mode, vous avez laissé enfin le manteau, vous appréciez les robes, vos jambes à l'air, les bas sont même de trop, il fait si beau. Peut-être un peu trop tôt pour les températures, mais prenons cette énergie pure sur et sous la mode. Gorgeons-nous de cette folle ressource universelle.

 

Comme un souffle d'ailleurs les cerisiers se couvrent de fleurs, et le cycle de la vie, de l'hiver fini, de la mort, de l'hommage au passé, du futur renouvelé avec le printemps et les fleurs par milliers, voilà la vie nouvelle. Un hommage silencieux, un moment de partage pour certains peuples, de joie, de repas en commun, de sourires et de respect.

 

Comme un souffle dans vox cheveux, les dernières feuilles rousses oubliées par la saison, les pluie, tombent, s'évaporent dans le sol déjà vert. Un cycle, un nouvel amour, les oiseaux les fleurs, le pollen, les abeilles. Le bonheur d'être deux, d'être là, contemplatifs face à ces couleurs changeantes, à nos coeurs qui battent le printemps.

A l'unisson !

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes & Portraits, #Femmes - demain
Dualité

J'ai toujours bien travaillé à l'école, j'ai profité d'une vie qui défilait entre ma chambre confortable, l'école, le rythme d'une semaine entre cours le jour et sport le soir. Les week-ends étaient des bonheurs de balades, de sorties, de films, de jeux avec mes frères et soeurs, avec les parents. Les vacances aussi, parfois en plus avec les grands-parents, des voyages.

 

J'ai grandi, physiquement et puis en moi, quand l'adolescence, mon statut de fille, de jeune femme, de femme avec des règles, de possible mère un jour, mon corps a changé. Rien ne pouvait m'arrêter, ni les sourires de mon père, fier de ma taille, de ma beauté, toujours à l'écoite dans les moments où sans savoir pourquoi je ne savais plus qui être. Grandir en décalage d'un corps, trop vite en voulant finalement profiter des journées à fond, des nuits aussi pour rêver encore plus. J'étais une princesse heureuse avec des bonnes notes, avec des cadeaux, des joies, des copines, des histoires de famille et un grand pot de Nutella. 

 

Et puis un jour j'ai ouvert les yeux, sur le monde si proche des adultes, encore loin dans mes études, mais si réel. Celui de l'argent, des idées préconçues sur l'avenir des uns et des autres et surtout sur le mien. Quel métier pour moi ?

 

Grande interrogation pas réellement car moi aujourd'hui je suis lycéenne et tout cela me semble si loin.

Grande interrogation quand même car personne n'a jamais eu l'idée de nous proposer une palette de métier, avec les qualités et défauts de chacun, des témoignaes enthousiastes de ceux qui les pratiquent, des fiches-types. Finalement je vis dans un monde où je vois des gens travaillant ici et là sans savoir vraiment l'intitulé de leur profession et encore moins la réalité de leurs activités.

 

Décalage total !

 

Mais est-ce de ma faute ?

 

Dualité
Dualité

 

 

Comment savoir à seize ans ce que je ferai demain dans un monde où les repères et les emplois de mes propres parents semblent si flous, si instables, si précaires. Les actualités et les décisions de chaque gouvernement n'amènent que du vide, des chiffres alarmistes, des gens tristes, des grèves et des manifestations. Toutes les valeurs, celles de mes grands-parents, de mes parents, de mes beaux-parents, de leurs amis, tous doutent de l'avenir.

 

Et moi je dois choisir, comme un tirage du loto, un métier, un salaire, une possible entreprise, mais là le tirage semble encore plus imrpobable. Mais qui serais-je demain ?

 

Je ne le sais pas moi même, je cherche des repères et heureusement ou malheureusement, mes parents n'ont pas projetté de fantasmes de métiers idéaux sur mon parcours. pas d'avocat, de chirurgiens, de pilote, de médecins ou d'astronautes, je reste dans mes rêves. Avec un brin de tristesse, sans vraiment savoir à qui en parler car avec les copines, je ne suis vraiment pas seul. Certaines ont une vocation, dont parfois la prétention dépasse leurs capacités, peut-être une volonté cachée en plus, d'autres hésitent dans un panorama très large et la plupart n'ont aucune idée de ce qu'ils seront plus tard. Vivre l'instant présent, le savourer, le comprendre, tout en refaisant le monde, mon quotidien.

 

Et vous, vous saviez ? vous savez 

 

Nylonement

Dualité

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