Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes - demain
Copyrights photos Matt FOXX Photographer

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Comment ne pas imaginer un instant plus léger que par le geste du vent dans ma robe souple, soulevé par ce simple souffle !

 

Et puis moi, épuisée, écrasée dans mon lit. Inerte.

 

Epuisée ou fatiguée me direz-vous, même pas. Juste dénuée de toute vie dans mon ensemble, un corps perdu car aspiré par une âme devenue trop lourde, tombée au fond de moi. Je me suis auto-engloutie, le cerveau lourd des démarches pour ne pas trouver de boulot, les remarques toujours "délicates" de mes proches pour me rappeler qu'il faut bosser, qu'il y a du boulot, des boulots non remplis, des postes vacants. Cette saturation totale face à ce poids, des téléphones qui ne répondent pas, des messages par dizaines, des lettres de motivations par centaines, des CV revus et corrigés dans plusieurs versions, des offres et des demandes si proches de nous, des postes impossibles, des moutons à huit pattes, des excuses nébuleuses mais surtout du silence profond et permanent. 
 

Pas de boulot, Rien.

 

Je suis dans mon canapé et les seuls signes de vie ici, sont le vent dans ma robe, et cet ordinateur, vieux et démodé, qui fonctionne heureusement encore, mais avec aucun retour, du silence. Je peux comprendre les entreprises avec si peu d'emplois, si peu de marges de manoeuvres face aux taxes et aux gouvernants aveugles et sourds, inaptes à la moindre décision, à la moindre écoute, pire encore à la réelle connaissance du monde des entreprises, surtout des PME. Je suis lasse, assommée, emportée dans une vrille noire intérieure.

 

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Alors je prends des médicaments, ma seule source de vide sans pensée, des tuyaux pour me rendre plus légère. Pour ne plus sentir ce poids, énorme, sur mes frêles épaules. Oui sous les fines bretelles de cette robe de printemps, un corps et dedans un doute profond, une sensation d'inutilité permanente, la semaine comme le week-end. Je ne suis rien dans une société qui parle tant de tout.

 

J'ai coupé les médias, la télévision, je l'ai revendu pour manger, la table et les chaises aussi, il reste un frigo, un canapé, un lien internet, moi, des cartons avec mes fringues, les derniers.

 

Une enveloppe charnelle, belle, fine, sans esprit, remplie uniquement de sentiments troubles, de remords, de questions par milliers, de réponses en attente. Je me relâche, je voudrais planer, juste assez pour ne plus penser, pour ne plus avoir des images qui reviennent sur mon incompétence à être une salariée. Un simple statut.

Et pourtant j'ai des diplômes, des expériences, mais il n y a plus d'emploi. Alors je me suis diversifier, les petits jobs de quelques heures à quelques jours, des repas et un toit, juste mon seul objectif de trentenaire, pas brillant. Un résidu de vie, des doutes encore, moi.

 

Au sol, des médicaments, des tubes vides, des messages sur l'écran, je pars, je m'envole, je ne pense plus à rien. Je m'évade. Plus de questions, plus de vide, plus de rien, pas de réponses. Juste un dernier souffle de vie, de vent.

 

Je m'évapore.

 

Nylonement

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Hommage à Percy Sledge

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P
Cher Gentleman W, vos mots traduisent bien la détresse que vit cette jeune femme et cette immense solitude qui est la sienne.<br /> .N'oublions jamais de nous raccrocher aux petits bonheurs simples qui nous permettent de continuer à avancer , encore et encore...<br /> Merci pour ce beau moment musical...une forme d'hommage pour un talent disparu, mais qui restera avec cette si belle mélodie. Oui, quand un homme aime une femme, la magie est là, comme ses bras autour d'elle! Merci ému.
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G
Cette situation n'est qu"'un exercice de style, comme ici chaque jour, mais aussi une troublante réalité d'une société inégalitaire qui se cache derrière l'argent, la crise et des politiques incompétentes et hors de propos.<br /> <br /> Où est l'humain ?<br /> <br /> BISES
D
Oui Nicole que dire de plus devant un monde si inégalitaire .En 1791 la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne, eh oui ça existait !Cette déclaration stipulait dans son article premier que “la femme naît libre et demeure égale à l’homme en droit.” Cette déclaration ne fut jamais votée, Olympe de Gouges, son auteur, fut guillotinée et les femmes écartées du pouvoir. Tu te rends compte Gentleman que pour venir à notre secours tu aurais subi le même sort en cette année tumultueuse ou la guillotine n'avait pas le temps de gripper. Depuis des femmes remarquables sont venues défendre nos causes mais elles furent malheureusement chargées pour la plupart de taches subalternes dans un monde de travail impitoyable . De nos jours la difficulté persiste et ce malgré les diplômes .Les industries externalisent de plus en plus les fonctions administratives vers les pays à bas coûts ce qui a une conséquence néfaste pour l'emploi des femmes .<br /> Mais restons optimistes Gentleman , je ne suis pas venue pour me plaindre ni même utiliser le terme féministe pour me défendre . lorsque je t'ai lu hier, je n'avais pas loisir de te répondre et pourtant durant un petit quart d'heure , j'ai moi aussi plané pour oublier , se sentir en apesanteur ne fusse que pour un temps très court alors délicatement à la pause du midi j'ai remis <br /> " When a Man Loves a Woman " et j'ai composé en fermant les yeux <br /> Nous sommes à la fin de ce slow indémodable pour nos cœurs <br /> Chéri, J’ai ouvert grand les yeux lorsque je t’ai aperçu, je n'avais pas envie de danser mais comment résister devant ce slow langoureux . Je ne voulais pas croire que j’avais peut-être trouvé l’amour, nous nous sommes regardés, on s’est souri, on s’est rapproché et on s’est embrassés puis la magie de l'instant a fait le reste. La vie a continué son petit bonhomme de chemin avec ses hauts et ses bas, nous avons construit notre vie de couple autour de nos deux anges.<br /> Il y a toujours au fond de tes yeux ce sourire qui me fait tellement de bien, et tes bras me rassure avec toujours la même assurance <br /> Je n’ai pas pris un café sans maudire cette ambition que tu as et qui m’éloigne de notre vie mais il faut nourrir cette petite famille , je le conçois.Gentleman nous le rappelle la vie est difficile alors je voudrais conclure bien que je voudrais poursuivre <br /> A mes yeux, l’amour ce n’est pas faire des choses extraordinaires, héroïques, mais c’est au contraire faire des choses ordinaires avec tendresse, et ceux qui attendent les grandes occasions pour prouver leur tendresse ne savent pas aimer !<br /> Non je ne réécouterai pas " When a Man Loves a Woman " ce matin , j'ai le cœur trop tendre <br /> Merci d'être là Gentleman <br /> Nylonement
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G
Oui, le texte décrit ce qu'est le ressenti de femmes et d'hommes d'aujourd'hui : une injustice sociale, une injustice de situation car il n y pas d'emploi mais un vide immense et instable.<br /> <br /> Quand au "nylonement", laissez-moi mon gimmick, qui semble être MA signature.<br /> <br /> Amitiés
N
Que dire de plus sur un texte comme celui ci. Bonne semaine Gentleman
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G
Rien car notre société est devenue sourde, aveugle et inégalitaire.<br /> <br /> Ce portrait ressemble à trop de réalité pour des femmes de tous âges déçues de ne plus se sentir utiles dans un monde sans proposition de travail.<br /> <br /> Bises

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