Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

gentleman w

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Gentleman W, #Nylon Passion

Renaître après des mois de silence, sans aucun mot, avec si peu de traces sur les autres blogs, sans commentaire ou si peu. Ne plus écrire du tout, digérer une grosse vague émotionnelle, en suivant de plus près celles de mes enfants, de mes jeunes adultes avançant avec un repère en moins. Vivre, continuer à vivre sans chercher le sens des certains rêves perturbés, avancer à tout pris.

Travailler, entrer dans le coeur du tourbillon, au sein de l'ouragan, à travers la force des vents, parfois contraires, dans un troublant semblant de silences, de non-dits et de souffrances. Travailler encore pour se nourrir sans y prendre le moindre plaisir, comme une destination non définie, sans chemin, sans repères encore, sans envie, sans aucune envie d'être là. Travailler, oublier les autres espaces de la vie, décrocher des mondes parallèles pour remplir le temps de la vie par de la fatigue par des actions et des décisions.

Soutenir les autres, répondre à leurs attentes, les anticiper et souvent passer à côté, les rater car le parcours de chacun reste unique face à un départ. Chercher à comprendre la force des doutes, ce vide, cette douleur lancinante qui vous frappe ici et là, devenant un blocage musculaire ou une glissade dépressive.

Avancer encore pour eux.

Comprendre enfin que mon aussi, j'ai besoin de résorber cette blessure. Prendre du recul, oublier enfin. Du moins mettre de côté pour avancer, en laissant une part naturel aux souvenirs, aux beaux souvenirs d'instants naturellement bercés d'amour, oublier les années suivantes, les colères et les paradoxes, avancer simplement dans ce maelstrom d'émotions et de larmes.

 

 

Un geste si délicat !

Un geste si délicat !

Revenir ici, avec mes mots, relire le passé, des seize années et les milliers d'articles écrits entre les pages, pour d'autres blogs aussi, pour d'autres lectrices et lecteurs.

Retrouver ma bulle, notre bulle de douceurs !

Car il y a plusieurs clefs pour se glisser dans ce bel univers soyeux. Heureusement j'ai, près de moi, cette chérie, incontournable pilier pour me supporter, pour marcher encore. Une clef en or connaissant la complexité de mes mécanismes, même ceux cassés. Irréparables. Elle est là bien présente pour notre duo, pour nos discussions, nos balades main dans la main, pour ces instants rituels, naturels et intenses où chaque jour, nous nous serrons dans les bras. 

Alors oui, aujourd'hui symboliquement, je reprends mon stock de mots, de voyelles et de consonnes, pour accompagner à nouveaux les courbes des femmes, de toutes les silhouettes, en échangeant autour des idées, féminités et/ou féminismes, partageant mes lectures, rêvant de détails de mode, avec un zoom allant du mini au maxi, jouant des facettes que composent vos vies. Ce ne sont que mon regard sur vous, que mes envolées lyriques ou réalistes sur notre monde, que des mots et des photos aussi.

Car les clichés seront toujours là pour promouvoir la diversité des beautés, rondes ou minces, dansantes ou immobiles, jeunes ou de millésimes plus matures, petites ou grandes touchant presque le ciel, colorées ou en noir et blanc, en courbes et en lignes souples, avec des verticales mais aussi des horizontales, souvent enveloppées de mode, parfois uniquement en symbiose avec des dentelles. 

En bien évidemment, bien nylonement, avec des jambes glissées dans une paire de bas nylon, avec ou sans couture, toujours en élégance.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Gentleman W
Art quand tu nous retiens !

Vacances, enfin des vacances.

Enfin cette coupure du reste du monde, loin du téléphone pro, totalement coupé, dans un autre pays, dans un autre univers culturel, dans les montagnes depuis quelques jours.

 

 

 

Enfin une respiration !

Une grande goulée d'air des Alpes autrichiennes.

Une profonde inspiration pour avaler le paysage, l'air pur ambiant, les bouts de nuages accrochés aux pics environnants.

Je décroche pas encore totalement de ce tourbillon des obligations diverses qui ajoutent questions aux questions, qui obligent sans jamais aider à oublier, qui rappellent toujours un peu ce que ma mémoire ne sait pas effacer pour avancer plus serein, qui reprend vie avec de nouveaux écueils de stress. Et puis je ne trouve pas le nouveau chemin, j'erre encore surtout durant mes nuits vagabondes au bord des précipices, au fond des creux, puis soudainement loin de tout, mais toujours avec ces rappels à des réalités oppressantes. Je retrouve parfois le vide en ouvrant les yeux, avec des journées sans envie. Les défis professionnels étant devenus des statues immobiles, encrassées, mal exposées, sans volontés de mouvements, sans validation, sans reconnaissance, je me questionne sur le sens de ce tout informe, quasi mort. 

 

Alors direction les musées, en marchant, en marchant chaque jour encore un peu plus, en discutant sur le monde environnant, en découvrant des lieux nouveaux, en croisant des personnes, en échangeant des mots dans une langue étrangère ou juste des sourires avec ce bébé tout blond dans sa poussette. Communiquer, lire, se distraire l'esprit, s'enrichir de nouveaux espaces. Voilà un début d'envie !

Musée des arts appliqués de Vienne dans un lieu semblant être un palazzio de Venise, un accueil hors pair avec une "médiatrice" impliquée nous expliquant les salles, les contenus, avec gourmandise artistique dans son regard, avec des anecdotes, avec ce ticket papier devenu une clef vers d'autres mondes. Ici le design le plus moderne flirte avec le passé, avec des meubles rococos et baroques, avec des parquets superbes de complexités comme des œuvres de marqueterie. Un voyage sur trois étages, avec des galerie virtuelle ouvrant (ou pas) sur une vision du monde futur, des maisons en blocs modifiables comme des étagères, des couleurs changeantes au gré des humeurs pour ne plus avoir un mur toujours similaire, des plantes ici et là, de l'écologie étalée avec une brosse trop large sur l'ensemble pour avoir été réfléchie. Oui attention chers jeunes générations, quand vous choisissez une matière, il faut penser ressources, pérennité, transports, uniformité, durabilité, vérité d'un monde toujours plus jetable, rénovation, recyclage, résistance au temps et à tant d'autres paramètres d'un univers de milliards d'humains ... si différents dans leurs visions de ce futur. Bref j'ai presque ri de cette vision totalement irréaliste, plus proche de Sims City que de leur avenir. Je suis revenu vers une galerie de meubles anciens, moderne dans leurs propositions car datant d'un siècle déjà. Puis un passage par l'art asiatique, par le Japon avec de la vaisselle d'un bleu mêlé de gris variés, avant une respiration dans la pureté des créations de verre d'une grande maison viennoise, ici les verres, les carafes, les lustres, les objets d'une transparence subtile et de formes incroyablement déclinées sur des tables, il ne manque plus que le champagne, de jolies robes distinguées, des sourires.

Mais l'art c'est aussi être surpris par de l'incompréhension, et pourtant ma palette de références est assez large. Surpris, agacé, en arrêt parfois, sans émotions devant une sculpture ou une peinture, effrayé par le rien des matières ou de la technique, amusé aussi face à une impertinence d'une autre décennie. Je regarde, je m'arrête, je pars plus loin, je reviens, je souris de bonheur ou d'incrédulité. Je glisse devant une longue série où rien ne se produit dans les sensations visuelles avec mes neurones non réceptives, je peux ensuite stationner devant un petit machin insignifiant mais si beau. Je prends des photos, que je regarderai peut-être pas. J'aime attraper les silhouettes des autres visiteurs devant un tableau. Leurs interrogations, leurs regards, leurs petits bonheurs, leurs .... téléphones pour être ailleurs.

 

"La beauté demeure le meilleur recours contre l'incertitude" a écrit David Foenkinos dans son roman "Vers la beauté". L'art est parfois une clef, des clefs pour avancer, ailleurs, autrement, dans ce monde, ou dans un autre parallèle, avec plus de douceurs.

 

 

Nylonement

 

 

 

 

 

 

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Publié le par Moi
Publié dans : #Douleurs de Femme, #Gentleman W

Pourrais-je prendre du recul ? Aujourd'hui, demain, dans un mois, dans six mois, prochainement ?

Je suis perdu, je le cache mais je suis bien perdu, noyé sous un flot d'informations contradictoires. Sortant de toutes parts, car le notaire doit gérer l'héritage, précisément la succession de la part de maison et autres valeurs de ma femme, car les impôts sans m'avoir jamais contacter, ni même pris le temps d'envoyer un message formaté de condoléances, ces mêmes impôts demandent à mes enfants la déclaration financière de la succession de leur mère. Et moi dans tout cela? que suis-je ? le passant qui regarde passer les demandes diverses.

Et puis il faut ressortir les documents, des papiers rangés mais aussi un peu passés sus le silence de plusieurs décennies en commun, avec un divorce non exécuté, une patience sous les épreuves, une volonté de ne pas hurler les douleurs des coups bas reçus, des paroles blessantes digérées avec leur vitriol, pour ne plus être qu'un con qui ne part pas pour ne pas offenser ses enfants, pour ne pas les blesser et finalement un simple con d'époux.

 

De veuf plus exactement, je suis un veuf perdu dans ce fleuve nouveau des regards sur l'amour réel mis en boîte entre photos anciennes, invitations communes et vacances ici et là. Je retrouve les instants complices, les années d'amour et de petits messages écrits sur des cartes, des souvenirs forts et maintenant douloureux car tant de temps fût perdu dans l'inutilité des esprits déphasés qui ne se comprennent plus. Que de douleurs de savoir qu'il y a eu heureusement de beaux moments, de les revoir intérieurement et même presque les revivre en accéléré pour ensuite revenir à la réalité plus froide, douloureuse encore.

 

Je suis perdu dans ces vagues que je ne peux contrôler, dans un monde devenu flou à mes yeux, loin des regards des collègues, simples personnes sans échanges d'émotions, des amis, occupés à leurs vies bien remplies, de nos enfants, eux-aussi dans leurs peines. Seuls face à une injustice du temps, elle est partie trop tôt.

 

Aujourd'hui encore je souffre et je ne sais où m'appuyer sans gêner les autres, sans trouver d'issue pour me reposer la nuit, sans ruminer nos erreurs, sans juger mes errances ayant creuser le fossé entre nous deux. Je n'arrive pas à l'oublier maintenant alors que je le souhaitais si fort quand nous envisagions une séparation après sa maladie, comme deux personnes sans plus d'attaches. Divorcés, naturellement dans notre société habituée à cette situation, à cette routine proche du mariage. Je n'arrive pas à oublier notre vie commune emportée avec elle, laissant nos fruits, nos enfants sur le côté. Je ne dors presque plus, je revois tant d'images, sans amour pourtant, sans ambiguïté non plus. Mais elle traverse mon esprit, reviens, repars, n'existe plus. Je me sens perdu.

 

Comment cela a-t-il pu arriver ? Pourquoi elle a refusé de se soigner ? Suis-je en faute ?

Et puis comme un flash, ces derniers mots, sa douleur au téléphone, quelques heures avant de partir ? Loin d'eux, loin de ce qui fût nous, loin de la vie.

Des larmes...

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Gentleman W
Impossible oubli

Reprendre possession de l'espace et du temps, croire en des nuits plus souples sans cauchemars, avancer dans le noir, nuit et jour.

 

Je n'ai toujours pas réussi à voir le futur, devant moi car le temps semble arrêté autour de moi, même en m'asseyant à mon poste de travail, je suis ailleurs, loin de cette réalité. Les papiers, l'administration qui ne semble pas connaître les douleurs, ni même les formules de politesse, les institutions qui vous réclament des documents car c'est la loi, mais sans vous avertir de ses obligations. Un vaste vide autour de son départ,  de son absence, d'elle qui n'est plus là.

Pourtant je pensais prendre du recul et un vide me dévore mes nuits, me rappellent nos années de vies communes, les joies et les derniers mois de douleurs. Le grand chamboulement d'explications pour ceux et celles, en particulier ses amies, qui ne comprendront jamais qu'un homme peut ne plus aimer une femme, sa femme, prévoir le divorce et finalement rester pour la protéger de sa maladie, de l'errance malade et sans travail, des injonctions financières s'accrochant à son fardeau. Un homme absent à la fois, car il n'y a plus d'amour, plus de sentiments, plus d'émotions positives, mais présent pour payer les besoins de la vie, des enfants, des jeunes adultes en devenir, pour lui donner un lit, un toit, un espoir. Un homme perdu dans ce tourbillon impossible de la vie qui se meurt, avec la maladie dévorante toujours plus inquisitrice dans le reste du couple, plus dévoreuse de vie dans une famille en attente de la fin immuable.

Soins palliatifs, douleurs invisibles cachées derrière une rage de vivre mais paradoxale sur les soins refusés, le cour de l'existence n'avait plus de sens, encore quelques souffles pour voir la nature derrière le vitre de la chambre, grandir vers l'été pendant qu'elle s'éteignait. Souvent, je pense à elle, à ses derniers mois partagés au téléphone, à la fin de notre amour, à sa fin, à cette perte, à mon déni peut-être.

J'aurai pensé l'oublier, surtout les dernières années où parfois j'ai été en colère par rapport à ses choix, à sa vision incohérente du monde et de la vie, de sa vie aussi. Mais je repense aussi au passé, à ce lien si fort appelé amour, avant, bien avant, si loin qui se joue de remugles nauséeux pour envahir mes nuits, par de petits incisions blessantes. Une accumulation de douleurs, confuses encore maintenant, dans ce puit de souvenirs.

J'ai mal. Je ne peux oublier.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Gentleman W
Livre : Maigret à New-York - Simenon

Cet été a été une saison de changements, car la vie ou plutôt le manque de vie a choisi de modifier les parcours des uns et des autres. La météo et la planète blessée ont ajouté des aléas de chaleur intense mais surtout une pénurie de pluie (celle-là même que les commentateurs des médias, que les miss météo semblent toujours voir comme un phénomène négatif alors que nous devons avoir des saisons, du soleil, de la pluie, du vent, des variations raisonnables si possible même si le tourbillon des excès est en marche). Je peux rajouter des changements de couleurs sur les murs intérieurs de la maison, pour créer un nouvel esprit.

Enfin un nouveau job, plus exactement un nouvelle fonction, une nouvelle destination au quotidien, plus de véhicule, mais le métro, me voilà devenu piéton avec un temps de trajet variant entre 1h40 à 2h par jour, aller-retour bien sûr. Non plus derrière un volant dans une circulation dense et un peu folle, je peux maintenant profiter de ce temps pour laisser mes yeux suivre le flux de vie des autres, pour rester fidèle à mes plaisirs primitifs : les jambes féminines, la mode, les femmes, le comportement des hommes. Evidemment ! .... mais je vous en parlerai plus tard.

Car ce temps nouvellement libre, je lis, oui je peux laisser glisser les stations dans les boyaux souterrains, je me gave de voyelles et consonnes, de pages, et encore de livres entiers. Soyez rassurer, j'ai des piles entières de livres achetés chez LABEL EMMAUS, ma source infinie de belles histoires, de romans, de livres sérieux, de clefs vers d'autres voyages.

Alors tournons les pages ...

Livre : Maigret à New-York - Simenon

J'ai tant regardé les épisodes de Maigret à la télévision, avec un Bruno Crémer fabuleux de justesse, avec une présence tant dans la posture que dans la voix, et puis cet univers génial des années 50-60 reconstitué quasi parfaitement.

Alors, de la pile de polar, j'ai sorti MAIGRET A NEW-YORK, un roman de 1947,dans une édition de 1972 (livre cadeau offert par Total à l'époque avec un plein d'essence !). Georges SIMENON nous accompagne avec son commissaire en retraite depuis quelques mois (découverte, je le croyais intemporel et toujours d'active) entrant dans le port sur un bateau, jeté tout de suite dans l'aventure américaine. Des méchants, des gentils, plutôt des faux gentils, des policiers amateurs de whisky alors que Maigret continue à la bière, avec ses bribes de mots anglais "appris au lycée et oubliés depuis". Il poursuit des fantômes, cherche la mère, la femme, le fils, l'autre fils. Il découvre les prémices de la mafia locale, mas finalement il reste lui-même, dans son manteau et avec sa pipe.

Au final, il résout l'énigme multiple, avec un téléphone d'époque, omet la vérité avec un sourire tranquille.

 

Intéressant de voir ici cet homme si habitué à ses routines, ses collègues, son manteau et son tabac, sa femme, son Paris ou parfois à la rigueur la province, il est ailleurs mais toujours fidèle à ses principes. Simenon nous emmène dans une ville américaine, à une époque lointaine, avec d'autres repères. Etonnant. Divertissant.

 

 

Gentleman lecteur

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Gentleman W
Vagues

Pris entre deux courants, un peu perdu sans vraiment être noyé, je regarde ce soleil auquel je ne crois plus pour sa lumière car mon chemin de coeur est ailleurs.

Secoué par des vagues contraires, par les paradoxes d'une vie effilochée durant les derniers mois, sans comprendre totalement ce qui arrive aujourd'hui, et pourtant je savais que cette fatalité était plus que présente. Je n'avais pas envie d'y croire pour eux, pour que la vie s'accompagne d'espoir et d'une vision positive de la maladie. Mais au fond de nous, nous la savions condamnée, nous savions que son départ la libèrerait de ce faux espoir. Unique espérance d'avoir un jour en plus, une semaine, un mois ou un trimestre, mais aussi avec cette souffrance difficile à expliquer aux autres aujourd'hui, cette douleur immonde en elle, dans son regard, derrière son esprit encore vif, voire piquant, derrière cette fatalité acquise mais pas forcément acceptée de la mort imminente. 

Mes nuits sont étranges, elles sont comme des vagues de sommeil volontaire et bienveillant. Ce moment où l'en rentrant de trop de boulot, vous vous endormez sur le coin de canapé en totale inconscience de temps et de lieu. Parti ailleurs pour quelques minutes alors que mes nuits sont bousculées de petits détails, de pastilles d'angoisse plus rarement, et de ces allers-retours avec le passé. Pourtant je croyais que notre presque séparation, sans divorce pour mieux gérer la maladie ensemble, en famille, avait mis de la distance dans notre relation perdue. Je le crois toujours, mais il me manque les ponctuations, le point final pour arrêter cette histoire. Et une vague revient encore, ballotant les abysses des souvenirs, mêlant des regrets dans la houle et son écume. Rien ne reste avec les vagues suivantes, juste une nausée, trop de vagues récentes, trop répétitives peut-être. 

Les ondes s'enchaînent, l'eau me submerge, les vagues font tanguer mon esprit et pourtant sans résistance aucune, je ne les suis pas vers le sombre, je digère petit à petit cette rengaine humide. Parfois révoltées, se démultipliant dans les courants contraires, elles insistent, me réveillent et perdent alors tous leurs sens quand mon esprit respire avec les yeux ouverts. L'oreiller devient un rocher rassurant, un endroit moelleux pour mieux replonger dans mon univers de rêves.

La vie continue avec de nouvelles échéances et de nouveaux défis. Pas encore assez de temps pour prendre du recul, pour glisser dans cette bulle de douceurs si agréables, partagée de belles émotions et de sentiments d'amour vrai. Digérer ce tumulte sans accepter cette tentation de s'effondrer, si facile, si avenante pour craquer pleinement, à mes yeux inutilement. Mais faut-il toucher le fond, sous les vagues, pour se libérer d'une réalité pesante, pour calmer les eaux ?

 

Je vais reprendre ici, là et ailleurs, mes mots, mes divagations inutiles et libératrices, mon antidote vers les petits bonheurs. Ecrire pour étaler une digue, lire pour rester plus terrestre que jamais, penser à demain car là est la source de vie. Sagement peut-être ou avec la fougue créatrice du tourbillon des lettres, une autre vague de douceurs.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Gentleman W

J'aime tant les mots, le sens des mots, les jeux avec eux, les phrases simples devenues aphorismes s'envolant avec mes pensées, les phrases longues car je n'ai pas du tout envie de retrouver mon souffle, gardant ainsi l'éveil de mes envies et de mes passions, toujours actif, toujours vivant.

J'avais vu venir ce groupe de nuages, je le savais là-bas au loin, près pour absorber le noir qui allait s'installait autour de moi, j'aurai pu l'éviter. Du moins j'aurais pu virer de bord, prendre une autre altitude, un autre parcours, virevolter vers un temps plus clair. Mais j'avais aussi envie d'assumer cette dépression, l'affronter frontalement, comme un défi de plus. Oui malgré les derniers mois, malgré les années avant, malgré nos maux ensemble, nos déchirures déjà dépassées, nos blessures pas encore refermées et parfois réouvertes à coups de mots blessants, de colère et d'excès d'amertume l'un envers l'autre, malgré tout cela et tant de moments déjà oubliés, je revois aussi le passé derrière ces instants trop forts, trop indigestes pour jamais être compris. Tu as été là, souriante, vivante, amoureuse, follement amoureuse, emportée par le bonheur de vivre ailleurs, autrement, loin de chez toi. J'aurai pu prendre cela pour une découverte du bonheur, dune qualité de vie unique, cette gourmandise si française, je l'ai cru, sincèrement. Mais le temps m'a donné les clefs d'une autre lecture de nos vies, de ton départ pour ailleurs cachant une fuite en avant, une fuite vers un possible paradis, un recoin de repos tout simplement. Car eux ne t'aimaient pas, ont-ils vraiment aimé quelqu'un ? leurs vies, leurs enfances ne leur ont-ils pas enseigné ce mot "amour" au singulier comme au pluriel ? mais n'avaient-ils pas le temps, la force ou même l'envie de changer tout cela, pour ne pas reproduire leurs douleurs, pour ne pas amplifier ce manque affectif si simple. Donner de l'amour pour serrer ses propres enfants dans les bras, pour les voir grandir et s'épanouir, pour les voir donner à leur tour et comprendre le sens du mot "famille". Ensemble et sans recherche de poids ou de mesures des sentiments, ils auraient pu croire au bonheur réel de l'altruisme, du délicat parfum d'être avec les autres, pour eux, et non uniquement pour soi. Cette recherche simple d'un échange de dons, d'une équation aux inconnues multiples mais aux interactions nombreuses. Trop complexe désir quand l'égoïsme peut se nourrir de soi, du néfaste "me, myself and I". Cela expliquera en partie ton attitude, tes choix surtout. Particulièrement les derniers pour ton corps, comme un refus de prendre les bouées jetées par les autres, pour croire en un miracle de l'océan. 

Je suis plongé dedans, avalant l'eau quand les vagues sont trop hautes, retourné dans ces flots incessants depuis quelques jours, non pas seul mais avec nos enfants, chacun essayant de tenir la main des autres, les vagues plus fortes, l'envie de ne pas tirer trop l'autre pour le laisser nager, surnager dans cette houle. Nuages, tempête, dépression connue ou sournoise, mur d'eau ou mer en mouvements, tout cela est devant moi, comme une nécessité, pour retomber plus bas avant de remonter en surface. J'attends ce moment où le corps va refuser l'obstacle pour glisser vers la noirceur de mes émotions, mais depuis des mois, je suis prêt pour ce combat, plus fort que jamais. Ma vie m'a donné de grands espaces de bonheur, m'a jeté vers des vides abyssaux, mais ma volonté est de vivre, de marcher à genoux pour me remettre debout, pour aller vers l'avant. Je refuse des instants, sûr de continuer encore, pour eux.

Alors là, j'ouvre mon esprit, je dors plus sereinement, je joue des parties d'échecs avec mes émotions, je les guide vers l'avenir, pour trouver de nouveaux défis, des challenges heureux et riches de partages avec mes enfants, avec ma lionne, avec mes amis, avec toux ceux et celles qui me lisent, qui me liront encore.

La vie continue, autrement, avec des douleurs à soigner, mais elle continnnnnue.

 

Nylonement

 

 

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