Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

 

Une sculpture poétique, une interprétation du jeu de la séduction, des regards, des écarts pour toujours mieux se retrouver, s'embrasser et se fondre en une seule entité amoureuse.

 

Amoureusement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Femmes - vous

 

Une voix, une chaleur au milieu de l'hiver,

Juste une mélodie,

Tant d'émotions !

 

Idéales pour écrire encore.

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Femmes - demain
Livre : Avec le corps qu'elle a     par Christine Orban

Egalité, un simple mot qui va subir les affres des vagues du pouvoir dans ce livre sensible. 

 

Une fois de plus, l'auteur Christine ORBAN nous emporte dans un tourbillon qui se voudrait léger et pourtant les courants s'opposent, se frottent dans un voyage intra-familial. Force masculine, abus de pouvoir, excès machiste, jeux de séduction mais aussi une envie de liberté, car l'héroine voudrait tant s'envoler, ouvrir sa cage, celle de sa mère aussi. Croisement des époques, des transmissions de traditions, ici les flux ne se comprennent plus car leurs références sont celles d'une vision unique, masculine sur un monde double de femmes et d'hommes. 

 

Troublante dans ses paradoxes, ses frustrations subies, j'ai suivi la jeune femme qui se dévoile, partageant son univers intime,féminin et féministe en devenir. Ses doutes témoignent pour les jeunes filles, jeunes femmes et femmes qui subissent un modèle déséquilibré, désuet mais accepté par beaucoup comme la référence. 

 

Imprégné par l'ambiance, j'ai dévoré ce livre en un trio de jours, emporté par le style (je lis les ouvrages de cet auteur depuis près de vingt ans, dans des évocations romanesques toujours entre fragilité et tendresse, féminité et espoir). Sans rien dévoiler, je vous invite à l'acheter, le prêter à vos adolescents, à le partager avec vos ami(e)s. Peut-être y trouverez-vous les clefs pour démonter ce schéma machiste du pouvoir, des générations d'hommes qui ont oubliées la richesse des femmes, au-delà de leur seule beauté. 

Oui cette parité, cette équité, cette égalité évidente et incontournable.

Si délicieuse à vivre en harmonie au quotidien !

 

Gentleman W

 

 

Quelques pas dans le livre (avant de l'acheter !) :

www.albin-michel.fr/ouvrages/avec-le-corps-quelle-a-9782226402004

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

 

Douceurs des arômes du café de l'un, du thé pour l'autre et des tartines grillées pour tous, nous croquons les alvéoles du pain, du beurre salé fondu mêlé à la confiture de cerises maison. Un souvenir du début d'été dernier, un ramassage en famille, avec des moments de rigolades entre deux cerises croquées, juteuses et explosives de saveurs dans nos bouches, le soleil nous suivait du regard. Il frottait les branches les plus hautes, celles où mon frère et mon homme étaient en plein travail, plantés sur les grandes échelles. 
 

Ces cerisiers que nous avions vu grandir, plantés jeunes dans le jardin de notre nouvelle maison familiale d'alors, et chaque année, nous avons grappillé des boules juteuses, taché parfois nos tuniques de coton avec ce jus rouge. Que de bonheur même si nous avions dû mal à attendre la nouvelle saison, patienter encore et encore quand les premiers cerises gonflaient, variaient du verte vers le rose, puis le rouge écarlate, puis encore le presque noir avec des reflets violets. Elles se faisaient attendre un peu plus quand la pluie arrêtait le soleil, elles prenaient des formes brillantes, n'attendant que nos mains, nos bouches.

 

 

Hauteur

 

Les oiseaux nous alertaient sur le début de la saison de la gourmandise, car eux sentent le sucre, le bon moment pour se goinfrer. Alors nous sortions les paniers, nous en mangions sans limite, enfin presque. Les frères, les soeurs, papa, maman, parfois les tantes, les amis les plus proches, tous passaient pour aider, chacun à sa place. Les cueilleurs sur les échelles car on ne monte jamais dans un cerisier dont le bois est cassant. Les autres aux paniers, petits pour ne pas accumuler les cerises, ne pas les écraser, d'autres pour trier les possibles fruits abîmés. Maman faisait alors des confitures si la production devenait géante, si notre gourmandise n'arrivait pas à tout dévorer. Des clafoutis dans le four, des moments complices entre les générations, pour faire la pâte, la recette secrète, pour sentir les gâteaux développer leurs parfums, pour apercevoir le jus rouge se mêler à la pâte moelleuse, souple et dorée. Les anciens, grands-mères et grands-pères, épluchaient d'un geste précis les cerises pour le jus ,bientôt compensé de sucre, jeté dans la grande cuvette en cuivre. 

Une famille de gourmands, un jardin si agréable, et même une tradition. Lorsqu'un couple venait à se marier, en juin, nous faisions poser la mariée sur une échelle (oui en équilibre avec ses talons et sa longue robe), son soupirant en bas, le cerisier et ses fruits rouges comme une couronne bénite. Que de rigolades, là aussi !

 

Et durant l'année suivante, nous offrions les pots de la confiture des mariées. Celle-ci ce matin, me donne le vertige, ceux de l'amour avec ce chéri, là à côté de moi. Ah un simple petit-déjeuner, mais un voyage gourmet et amoureux.

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes - demain
Neige

Etrange endroit, ce macadam que j'avais quitté hier soir sous la pluie, noir et brillant avant la bouche de métro, il est aujourd'hui d'un blanc immaculé. Cette avenue et ses trop nombreuses voitures n'existe plus. Juste des arbres, des branches blanches, un vent froid comme seul occupant des lieux. 

A peine un mois que j'ai pris place au cinquième étage, dans cet open-space totalement impersonnel, où aucune place n'est assignée même quand vous y travaillez pendant plusieurs semaines. Une ambiance tout aussi froide que dehors malgré la chaleur. Car ici, il fait chaud, très chaud, une climatisation en rut en hiver. Paradoxal peut-être quand la majorité des collaborateurs travaillent sur les problématiques de développement durable, sur les processus d'économies de ressources et donc d'énergie. Une collègue, plus ancienne que moi, m'a précisé qu'elle vit en hémisphère sud, et face à mon interrogation, elle a développé. En hiver, elle vient en petite tunique légère sous sa doudoune, un collant fin et des bottes qu'elle change en ballerines. Et pour l'été c'est l'inverse, elle vient en robe à manches longues, avec un gilet non loin car la climatisation propose presque de conserver les cornets citron-framboise dans les bureaux. 

 

Mais là ce matin, personne.

 

Neige

 

Seule ou presque dehors, seule sur le trottoir invisible, les bottes dans la neige bien épaisse, j'ai profité de ce Paris sans bruits, de ce moment à part avec une avenue sans extrémités, comme un tunnel cotonneux de chaque côté. Les magasins fermés, sans exception, des bicyclettes noyés dans le froid, sous la neige, juste un bistrot volontaire, un patron derrière sa vitre à observer les rares passants, proposant un café à un livreur de l'extrême dans sa fourgonnette.

 

Une station de ski mais rien n'indique les pistes, juste une bouche de métro qui fume avec ses entrailles béantes.

 

Seule à réchauffer le badge et son détecteur anéanti par la météo, et enfin les portes coulissantes qui me laissent passer. Pas un bruit. Le bâtiment est à moi. Je viens de gagner au Monopoly. Pas même un gardien ou une hôtesse. Des plantes vertes sous la lumière fade.

 

Ascenseurs au choix, montée dans les étages, vaste plateau vide, ah non, deux personnes dans un coin, en pleine discussion, en conférence téléphonique avec le Moyen-orient, je me faufile à l'opposé pour ne pas déranger, pour finir mes rapports d'audit de la semaine. Un coup d'oeil dehors, les toits de Paris sont encore dans les nuages, dans cette masse blanche immense. Quelques lumières et cette sensation étonnante de silence, de calme.

 

Neige

 

Je lis mes emails, mes collègues confirment tous une journée de travail à domicile pour éviter le temps perdu dans les potentiels transports perturbés, report des réunions à lundi prochain, téléphones branchés pour tous. Et si j'osais aller travailler dans la grande salle de réunion, seule devant cette table de bois roux, ses écrans incrustés, face à une large baie vitrée sur la ville.

Une belle opportunité pour un calme absolu.

Un trésor reposant pour se concentrer encore plus intensément sur les chiffres et les notes de mon rapport, je savoure ce fauteuil moelleux, profond. Je prends possession de l'espace dans un conférence fantôme. Un sentiment de pouvoir, pas vraiment, mais les dimensions de la pièce ouvre une porte à la mégalomanie. Mon studio doit faire à peine un dixième de la surface. 

Entre deux paragraphes, je respire, je regarde l'extérieur, toujours uniforme et sans couleurs. Pas de bruits ici, ni derrière la lourde porte, seule, profondément seule.

 

Avec tant de flocons qui continuent à s'échouer sur la terrasse. Rien de plus.

Juste quelques rêves, quelques souvenirs. Une pause pour me lever, pour marcher dans la moquette épaisse vers la baie vitrée, pour être la princesse d'un jour.

 

Nylonement

Neige

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