Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon & Lingerie, #Féminité & Sensualité
Bas blancs

 

Trop rares bas blancs, comment les porter ? quand les porter ?

 

D'ailleurs plus simplement, doit-on porter des bas blancs ? En cette saison de printemps, ensoleillée ici ou là, pluvieuse aussi, avec une peau le plus souvent très claire pour ne pas dire blanche après des mois d'automne et d'hiver, le voile blanc est-il une bonne initiative. Les expertes en mode, les magazines de mode et autres gourous ès accessoires ne donnent que trop peu leurs avis, préférant suivre la tendance forte du moment, en l'occurence l'éternel, le sempiternel retour des résilles. Toutes les tailles et versions, mais aussi toujours les mêmes recommandations de cette fashion police, avec les mêmes préjugés datant d'un autre siècle. Les générations changent mais les attitudes restent, les cases prédéfinies pour telle couleur, telle matière, telle coupe. 

 

Alors le voile blanc, pas ivoire, ni même blush, mais bien clair, quasi étincelant de blancheur, dans sa version collant ou bas, il est réduit le plus souvent au mariage. On se marie si peu. Pas assez souvent ;-) alors les occasions se font rares, très rares, très très rares. Et puis pourquoi porter des bas blancs sous une robe longue, surtout un jour d'été, si ce n'est pour doubler la chaleur au milieu des émotions intenses. 

Non, les bas blancs sont définitivement oubliés des conseils de mode, bannis même. Et pourtant sur une peau bronzée, je recommande aux photographes de profiter du contraste, de l'effet poudré transmis par la finesse extrême sur la peau, par le nylon fin. Même effet d'ailleurs sur une peau claire, en prenant en compte la quasi disparition de l'enveloppe de nylon par un miracle de transparence. Toutefois la perfection d'une seconde peau supprime les possibles défauts de la jambe, uniformise avec une douceur soyeuse le tout. Joli voile blanc pour jouer avec une tenue marine, pour sublimer les couleurs pastelles de printemps, pour envoûter les regards sur une peau si belle, celle d'une élégante geisha. Oui selon les cultures, selon les us et coutumes de chacune, le blanc, le presque blanc fondu dans le grain de votre peau, le très clair est une siganture subtile. Avec une petite robe noire, le contraste léger du blanc pour renforcer les paillettes ou le ruban de satin noire marquant le revers de votre mode, finalement tout est possible quand vous décidez.

 

Avec une couture ? voilà encore un paramètre à reconsidérer. Surtout que vous savez peut-être, les bas fully fashioned sont tricotés à plat, sur des machines ancestrales des années 50, avec des files de nylon blancs. Oui ils naissent tous blancs, vierges de toutes couleurs, pour finir le plus souvent noirs ou dans un gris foncé charmeur.

 

Au final si vous choisissez des bas blancs, quelle lingerie mettrez-vous avec ?

 

 

Nylonement

 

Bas blancs
Bas blancs

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Féminisme, #Femmes - demain

Chaleur de l'après-midi, vent sournois qui soulève les jupes et rappelle que l'été est encore loin.

 

Je pousse une table, je me glisse sur une chaise, là sur cette terrasse de café,je commande un schweppes citron. Contemplative, naturellement, je pose mon téléphone, je l'oublie même car le silence malgré la centaine de CV envoyés la semaine dernière, m'agace et me terrifie.

 

 

 

 

 

Sobrement, je laisse mon regard voguer sur la population, je flâne avec mes yeux, immobile, cherchant le détail de mode des unes, les silhouettes des autres. Homme ou femme, je ne suis bégueule, tout est sujet à mon plaisir visuel. Un décolleté savant d'une chemise en coton ancien, caché par une écharpe de coton mou indien, une coiffure courte qui va si bien avec le sourire de la demoiselle, deux amoureux plus loin, lui n'ose pas, elle parle. Enfin ils s'arrêtent, lui ose, les lèvres se rencontrent, elle l'enlace, n'attendant que cela peut-être. Lui là-bas avec son téléphone, une veste d'été sur l'épaule, une chemise un peu vieillotte,  un pantalon droit, mais une paire de fesses bien rondes, un bonheur visuel. Non je ne regarde plus ailleurs, j'attends juste de trouver le zoom pour apprécier la courbe parfaite, pourtant le visage est quelconque, je préfère définitivement le verso.

 

 

 

 

 

Une robe bleu, une robe noire et beige, deux collègues ou deux copines, elles parlent avancent vite dans la rue, rien devant elle. Un couple de personnes âgées, une course folle entre lui et sa jambe raide et madame un peu ronde, pas très habile pour escalader les trottoirs, ils se faufilent entre poubelles, voitures mal garées, arbres stressés par le goudron ambiant et quelques crottes de chien impolis, enfin surtout leurs maîtres. Un groupe de jeunes fument, ils causent et tapotent leurs téléphones, cet organe bientôt greffé sur eux en direct. Des jeans uniquement ! 

 

Là-bas un skateur, les cheveux au vent, l'allure du surfeur cherchant sa vague, précoce avec son short et son tee-shirt débraillé. Je bois mon verre, j'ouvre mon magazine en attendant le prochain rendez-vous. Des publicités, des gens parfaits, des jeunes filles plutôt que des femmes, mais malgré mes vingt ans passé, je ne me reconnais pas en elle, surtout quand quelques pages plus loin, elles vantent des crèmes anti-âge, mais elles n'en ont pas d'âge. Etonnant choix, plus étonnante encore notre inconscient et son interprétation naturel, formaté par la publicité ou peut-être lassé par ce vide, ce gouffre entre leur vision et notre réalité.

 

 

 

 

 

 

Moi, je suis blonde, enfin depuis ma première teinture, je me sens mieux ainsi, et plus personne sauf ma mère et mon père se souviennent de ma couleur d'origine. Une petite poitrine, des hanches, un début de cellulite tout en faisant du sport, attention à mes repas, et en bougeant souvent à pied. Bref une personne affreusement générique comme mon copain, qui se décrit ainsi. Ni belle, ni moche, avec des yeux marrons pas en amande, ni un nez de princesse, juste un trait d'eye-liner derrière des lunettes. Standard mais avec son charme, belle avec une petite robe noire, souvent en jupe car mes jambes restent un atout, mais pas un modèle photo. Mais je m'assume avec mon corps, mes hormones et son amour. Celui-ci est si fort, qu'il m'a permis de gommer des doutes, de croire en cette petite robe l'autre jour, de voire la mode plus en féminité.

 

 

 

 

 

Mais cette femme, enfin cette jeune femme pour ne pas jeune fille sur la publicité des collants, ok elle a des jambes immenses, une taille de guêpe, mais aucune forme sauf celle d'un tube. Je ne suis pas jalouse, juste amusée du décalage entre elle, moi, les autres là devant moi. Aucune lui ressemble !

 

Et çà ne fait pas rêver pour autant !

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Lumières sur nylon
Lumières sur nylon
Lumières sur nylon

 

Comment bien mettre en valeur des jambes, des collants et plus encore des bas ?

Par quelle magie peut-on découvrir de jolis clichés mettant en harmonie les lignes d'une modèle et les quelques grammes de dentelles et nylon ?

 

 

L'envers du décor, le fameux backstage d'une séance photo professionnelle, un mystère pour beaucoup de personnes, malgré leurs intérêts réels pour la beauté et pour l'esthétisme partagée sur des photos, autour des marques, sur des blogs et sur les communautes des réseaux sociaux, alors je traverse le miroir avec vous.

 

Qui est là ? Une équipe, plus ou moins importante, suivant les moyens mis à disposition, suivant la façon de travailler de chaque photographe.

Certains aiment le minimum, c'est à dire une MUHA (Make-up and Hair Artist, une maquilleuse faisant aussi office de coiffeuse talentueuse), avec le photographe qui règle lui-même ses éclairages, guide la modèle, tourne et retourne son sujet. Il s'arrête, déclenche, s'asseoit, se plie, s'allonge souvent à terre pour renforcer la longueur des jambes, pour exploser les perspectives. Il joue le metteur en scène, soulage la pose de la modèle, marque une pause, repart dans ses envies de lumières, de détails autant sur la tensionde la jarretelle que sur la couleur juste de la chaussure.

D'autres aiment l'ambiance multiple avec une MUA, un coiffeur, une styliste pour choisir et associer avec pertinence les ensembles de lingerie, pour retendre les bretelles, positionner un sein, revoir la dentelle, changer un balconnet par un soutien-gorge triangle plus mutin ou inversement. Il y aura aussi l'assistant photographe, spécialiste des lumières, des ombres et flous, l'oeil sur la modèle, sur les lieux mais aussi sur l'écran de résultat des shootings. Parfois ce petit monde se démultiplie, avec des personnes pour chaque action, avec une assistante styliste pour noter tel un script les tenues, les marques, les poses, les accessoires, les lieux aussi. 
 

 

Lumières sur nylon
Lumières sur nylon
Lumières sur nylon

 

Devant l'objectif, la modèle parfois les modèles, maquillée et presque nue, entre deux peignoirs, entre deux ensembles. Guêpières puis poitrine libre, string ou culotte, les courbes se glissent sous les matières, épousent plus ou moins bien les découpes de soie, de dentelles ou de matières douces. Quand arrivent les jarretelles, le jeu des doigts opèrent, celui ou celle qui connaît l'art de trouver le bonne tension, pour chaque jarretelle, en harmonie avec la culotte cachée dessous par esthétisme, mais aussi en évitant les attaches rebelles qui s'oublient entre deux déclics. Bas nylon, le choix doit être judicieux, suivant les volontés poétiques du photographe ou celles du styliste, voire du client des deux. Suivant le pays, mais aussi suivant le style souhaité au final, le choix de la hauteur des bas variera fortement. Au-dessus du genou, mi-cuisse ou au deuxième tiers de la cuisse, chacun donnera son avis. ET puis quand la pose sera reprise, un oeil expert annoncera que le bas vient de filer, nouveau changement, avec au passage une couture à réajuster, ligne d'équilibre au milieu du dos de la jambe. Perfection anodine qui attire le regard, mais dans le moindre défaut défigure l'allure de la photo. Sous la mode ou juste avec quelques souffles de lingerie, les bas nylon encensent la volupté, enflamment la sensualité, dictent leurs lois.

 

Lumières et jeux de transparences, finesse poudrée avec une teinte blush, mais aussi énigme hypnotique avec le noir, avec ou sans couture, les reflets soulignent les formes, du noir au blanc, dans les couleurs aussi, chacun voit déjà la photo idéale. 

 

Mais d'autres suivront, le travail avec son exigence, la poésie d'un regard, cette magie qui parlera à chacun, pour hantiser l'imagination, à chacune pour développer l'envie d'être la modèle d'un jour, la femme aux bas nylon.

 

Lumières sur nylon
Copyrights photos backstage les Collants de Sidonie

Copyrights photos backstage les Collants de Sidonie

 

Je tiens à préciser la source de ces photos backstage trouvées sur Pinterest. Elles illustrent le travail photographique d'e-shop Les Collants de Sidonie, un site revendeur de nombreuses marques de bas pour jarretelles, bas jarrteières, collants et leggings.

 

www.lescollantsdesidonie.fr

 

Nylonement 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes & Portraits, #Femmes - Duo de générations
Ma chère petite fille

J'aimais profondément cette grand-mère, malgré la distance, moi à Bordeaux, elle dans la banlieue parisienne. Nous communiquions toujours, souvent une fois par semaine, elle très prise par son agenda de baby-boomeuse à la retraite surchargée d'activités, moi par les premières années de mon boulot après de longues études. Mais par le téléphone, les messages à défaut de nos discussions interminables, aussi par email car elle adorait être branchée avec les nouvelles technologies, mais toutefois, elle conservait des formules de politesse de sa génération. Un détail délicieux quand je devais la lire.

 

" Ma très chère petite fille,

Je t'écris, je ne veux troubler tes semaines grandement remplies de déplacements, de réunions et de rapports, d'heures trop nombreuses passées dans ton bureau, derrière ton écran ou ensuite dans les transports, mais j'avais envie de partager un peu de moi, ta grand-mère, avec toi, ma chère petite fille. Le temps est aux élections, et je me ferai un devoir de voter, car c'est important. Même indispensable en ces temps troubles où la peur est devenue le vecteur de remplacement de nos pensées. Un moyen subversif d'endormir nos réflexions par rapport  aux événements qui touchent de près ou de loin nos vies. Chômage et pouvoir d'achat, même je préfère parler de porte-monnaie vide ou avec un petit billet encore pour le superflu. Attentats qui brûlent les vies et sèment le doute, renforcent les haines actuelles sans penser au passé. Car l'histoire a aujourd'hui de l'importance, même si les époques sont différentes, n'oublions pas le passé.

 

Ma chère petite fille

 

Toi, mon unique petite-fille au milieu des six autres petits-fils, je veux te dire que j'ai vécu la seconde guerre mondiale dans une insouciance de jeunesse. Née au milieu de ce chambardement, avec mon père notaire un peu perdu dans ces responsabilités, ne voulant pas croire en Vichy, ne voulant pas fuir avant de la faire en zone libre, avec ma mère et mes frères plus âgés. Nous avons vécu cela comme une lessive sans fin, coincés dans le tambour sans relâche des doutes, des menaces, des descentes de police ou de milice. J'ai lu, j'ai vu les différentes versions du livre "un sac de billes" dont la dernière avec Bruel, c'est un peu de notre vie, de la mienne sans être juive. J'ai aimé la libération, le goût âmer des années suivantes, libres mais pauvres, les tickets et le manque de choses simples. Pour autant j'ai rêvé en grandissant dans les années florissantes des trente glorieuses, de retour sur Paris. Mes frères ont travaillé, créant des commerces, reprenant le notariat pour l'un d'entre eux, ma mère votant pour la première fois, mettant des robes plus courtes, croquant ce nouveau monde. Et moi j'ai suivi cela malgré la rigidité affiché de mon père, mais un doux poète aussi, un artiste peintre à ses heures perdues, un papa tendre avec la petite dernière. 

J'ai pu faire des études, manifesté en 68, crier les libertés des femmes pour être l'égal des hommes, pour être fière devant mon miroir, pour être libre de ma mode. Ah les mini-jupes, mes jambes à l'air, les regards des hommes et des femmes, mon corps dont je pouvais disposer avec la contraception. Tant de détails pour vous, maintenant, durement acquises avec le temps et l'opposition de politiques cachés derrière une religion ou des valeurs ancestrales. J'ai fait du droit, j'ai suivi des chemins sinueux dont ceux de l'amour, plutôt d'ailleurs des amours divers, l'époque le permettait. J'aimais jouir, oui c'est si bon, et puis tu garderas cela pour toi. Grand-père était un homme élégant, avec des forces mais aussi des failles douces pour m'aimer toujours plus, la maladie me l'a enlevé trop tôt. J'ai donné doublement, triplement ma vie pour la famille, pour vous tous, mes enfants et petits-enfants. J'ai toujours adoré les fêtes de famille, les oncles, les tantes, les neveux et nièces et autres cousins, les repas que l'on prépare ensemble, que l'on partage à la bonne franquette, les sourires de chacun. Les fêtes et encore les fêtes, avec ce bonheur de les préparer, de les vivre et d'en parler ensuite. J'ai donné aussi de mon énergie dans des associations pour le droit des femmes, pour faire comprendre aux politiques de tous bords ce qui manquait encore pour arriver à une certaine équité. J'ai débattu, j'ai hésité à aller vers les uns ou les autres, de droite, de gauche ou du centre sans les extrêmes toutefois. J'ai refusé de voir ma liberté se raboter pour rentrer dans des cases, dans un système parfois trop trouble pour être honnête. 

J'ai vécu, je vis encore avec mille choses à faire dont penser à vous chaque matin, voir vos occupations et vos amours tout en continuant à coudre avec mes amies, à peindre avec d'autres, à visiter avec les plus vaillantes les expositions ici et ailleurs (je pars à New-york en mai pour info). J'aime tout cela, et je pourrai t'en dire encore et encore. Mais cette liberté, cette valeur que j'espère avoir transmise sans les excès et surtout en combinaison avec la valeur de respect, j'espère que tu la porteras toujours en toi.

Et pour conclure, je suis bavarde aujourd'hui, il faut voter, pour celui que tu veux, mais il faut absolument donner son avis, son vote pour croire encore en ce système, pour en faire partie et peut-être, rêvons encore, pour changer le monde vers un avenir meilleur.

 

Bises tendres 

Ta grand-mère "

 

 

 

Ma chère petite fille

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.

Dernière semaine de travail, si toutefois il y avait une fin, juste un détour.

 

Dernière répétition avant le départ, l'envol vers l'étranger avec notre ballet au complet, notre spectacle, nos pas affûtés. Toute l'énergie est en nous, d'ailleurs tous ensemble nous formons tellement un tout indissociable que nous sommes restés à dormir sur place, à vivre en lieu clos, pour n'être qu'un. Des complicités loin des luttes des premiers jours, maintenant chacune à un rôle précis, des mouvements liés aux autres, et tant d'actes solo. Nous sommes un groupe, dans la chaleur des salles, dans le même épuisement, dans le même sursaut pour réussir, dans le même geste pour nous soutenir. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un tout, des pas de danses, les mêmes et pourtant tous différents pour atteindre et rester au niveau de l'exceptionnel, de la perfection au naturel. Ecole de souffrance, de douleurs, de doutes, tant physiques que moraux, je n'ai jamais baissé la tête, j'ai toujours voulu atteindre ce zénith, cette lumière en moi, volant au-dessus du parquet, ne sentant plus mon corps, mes pas, mes chaussons, juste en harmonie incroyable avec la musique, avec les autres. 

 

Un tourbillon, encore hier soir, encore aujourd'hui, demain devant un public, j'adore cet effort impossible, les limites toujours plus inatteignables, le final, les applaudissements. J'aime danser.

 

 

 

Ce matin, les vitres ouvertes, un peu d'air frais, la semaine sera longue, chaude, épuisante. Terriblement fascinante aussi.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous, #Nylon Passion
Froidure

 

Lundi de Pâques, entre mots et pensées diverses, je regarde le jardin sombrer sous les coups de vent, le froid du mois d'avril montre sa force. Inutile de lutter contre lui, je ne me trouve pas le début d'une envie de sortir dehors, dans mon jardin pourtant fleuri. Les glycines laissent leurs grappes se déhancher dans un pogo affolé. Mon livre attend sur la table basse, je joins mes maisn autour de ma grosse tasse de thé chaud. Un parfum de réglisse entêtant se dégage, pousse les autres arômes derrière lui, il s'impose à moi. Un bonbon olfactif, mais je me penche vers des chocolats noirs aa zeste confit de pamplemousse rose, une autre gourmandise. Je souris de ces petits bonheurs. Fugaces mais intenses.

 

Dans le fauteuil, devant moi, lui sommeille, son livre encore entre les mains, la tête bloquée par un coussin doux, il est parti dans ses rêves sans doute. Avec de belles élégantes très probablement. Parfois il sourit, son regard intérieur scrute leurs silhouettes, s'amuse des détails innocents et vulgaires des unes, des accessoires chics des autres. Les mots l'ont assommé, il respire calmement, médite peut-être aussi les siens. Ecrire est souvent son passe-temps de fin de week-end. Mais celui-ci est prolongé, alors il aura un peu plus de mots en réserve, une vague de plus pour son imagination. Voir, contempler, observer, déguster les courbes, comprendre les féminités, revoir son jugement pour deux femmes du même âge avec des tenues différentes, la mode est son menu quotidien, toujours renouvelé. Toutefois, il ne fait que savourer les effluves visibles avec tant de variations. Moqueur il aperçoit le contraste entre les tendances des magazines de mode et la réalité, la vraie mode. Son livre bouge, glisse et finit par tomber sur sa cuisse. Sa main, ses longs doigts libres attendent la petite musique des futures pages. Pianoter en dormant, il prépare la première phrase, les volutes de soie, les bottes des unes, les escarpins des autres, les émotions emballées par les coups de coeur, les larmes et les rires. 

 

Durant sa sieste, je me suis changée pour nourrir son gourmandise de mode. Je sais que son regard me suit toujours, devant, derrière, dès le réveil, nue ou presque habillée, il me couvre de baisers voyeurs. Ses bras savent aussi glisser des mots autour de moi, car il aime tant voir mon corps s'envelopper de douceur, mais surtout, il aime traduire mon caractère, mon humeur à travers ma tenue. Mes choix de jupes, de robes, de tops ou de chemisiers, l'intensité de mon maquillage, mes cheveux tirés ou libres, il hume tout cela, mon parfum en bonus. Il me déguste unique et aime tout autant les incarnations multiples de mon style.

 

Naturellement, je suis sure qu'il verra en quelques secondes ce détail, glissant son premier regard à peine éveillé de mes pieds vers ma taille, de mes mains vers mes yeux. Le verrez-vous ?

 

Nylonement

 

Froidure
Froidure

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Nylon & Lingerie
Courbes

Chat endormi par ce livre posé devant moi, dans la contemplation stagnante entre deux pages d'une lecture pas si passionnante, j'avais relevé ma tête, j'avais alors aperçu cette opulence contrainte dans ce trench cintré par une ceinture nouée à la taille. Un excès de beauté enveloppé dans ce manteau trois-quart, idéal pour le printemps, mais trop court aujourd'hui avec ce vent et cette pluie fine, un regain de giboulées de mars déporté dans le calendrier, elle était courbée sous son parapluie, son sac à main dans le pli de son autre bras.

 

Elle forçait ce couloir de vent, cette rue commerçante devenue déserte après cette baisse soudaine de température. Des couleurs vives, des bas nylon aux revers acidulés dans la boutique de lingerie, des tuniques en laine fine pour le futur été, des escarpins aux brides rouges, jaunes ou oranges dans d'autres vitrines, le soleil manquait, mais elle avait rendez-vous important ou amoureux pour être là. Je ne savais pas, moi cloîtré dans mon café, derrière ma vitre avec un théière chaude, des parfums de bergamote et de fleurs de cerisier, je la suivais des yeux, captivé par tant de beauté en courbes. La marche plus rapide pour lutter contre le souffle impétueux de la bise, sa poitrine s'affolait, voulait respirer. Au gré d'une bourrasque, elle s'est libérée, devenant visible avec le décolleté plus ouvert. Des seins à découvert, sans être nus, juste suggérés à mon regard voyeur mais esthète. Rondeurs réelles, de chair et de féminité, de pulpeux arrondis dans les trois axes de l'espace, vérité de son corps de rondeurs, elle était si belle ainsi.

 

Courbes

 

Aucune volonté d'exhibition de sa part, ni même d'affirmation détournée de sa richesse excessive de courbes, elle était femme depuis toujours avec ses plus, ses bonus charnels ici ou là, sur sa taille et ailleurs. Gourmandises artistiques, cuisses galbées vers des hanches fières, bonheurs exessifs aux yeux des sylphides créatures quasi anorexiques aux tristes visages remodelés, elle était cette silhouette glamour. Souvent moulée dans une jupe crayon, comme aujourd'hui, variant les couleurs et les basiques. Ses hanches ondulaient, flattaient les yeux extérieurs, ses tops et ses chemisiers embrassaient sa poitrine. Mais pourquoi renoncer à être celle qui avaient des courbes quand chaque jour elle recevait des bras d'amour autour d'elle, quand elle se regardait avec bonheur dans le miroir. Décalée des standards, elle en doutait, surtout elle doutait de leur normalité définie par des stylistes fades, des publicités érronées et factices.

 

Son corps s'exprimait, parfois débordait, elle respirait, tout simplement.

 

Alors ce matin quand elle avait choisi ce corset, cette lingerie délicatement serrée, tendue brins après brins dans son dos, les cordons dans les oeillets, les noeuds, la respiration, elle avait mesuré le plaisir de prendre ce temps-là. Infiniment femme en soulignant sa taille, elle marquait son allure, avec de jolis bas en plus sou cette jupe gris souris, dans ses hauts talons fins. Moderne avec des accessoires glamour !

 

Nylonement

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