Juste un petit rappel pour comprendre cette finesse à fleur de peau !
Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon
Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !
Juste un petit rappel pour comprendre cette finesse à fleur de peau !
Les années 50, la pleine euphorie des bas nylon français, car si ceux-ci sont nés dès 1938 aux USA, après une première tranche de ventes dans ce pays, il a fallu attendre la fin de la guerre et des restrictions qui suivirent pour que des machines américaines permettent de tricoter les premiers bas nylon Français.
La production est vite devenue dense avec des sites dans les Cévennes (ex-berceau des bas de Soie produite sur place), dans la vallée du Rhône et la région de Troyes. Chacun essayait de se démarquer, du moins de faire connaître sa nouvelle marque, de l'imposer avec des publicités, avec des différences comme le packaging ou la résistance du produit.
Ici la marque des bas insiste sur le GARANTI sans accroc, sans échelle, sans fil cassé, les fameux inaccrochables. Un paradoxe quand on sait qu'ils commencèrent début des années 50 avec des 45 deniers puis des 30 puis des 20 deniers. Une quête de la finesse pour arriver à capter la transparence quasi imperceptible sur la jambe, comme une véritable seconde peau, mais aussi une quête impossible de résistance car finesse rime souvent avec fragilité.
Ici encore la marque innove avec cette boîte faite de plastique comme une bakélite ancienne de forme ovale, semblant pratique à l'achat mais pas pour les ranger ensuite.
Apprécions toutefois cette innovation du passé, cette touche vintage qui revient vers nos yeux, tel une boîte oubliée par une élégante du milieu des années 50.
Nylonement
Dans notre merveilleux monde actuel, il faut savoir varier les plaisirs.
Car ce ne sont pas les médias qui continuent à nous rabâcher les mêmes nouvelles, mauvaises ou catastrophiques sans aucune analyse en profondeur, en lançant des chiffres sans même en comprendre le sens, non, ce ne sont pas eux qui vont nous aider à voir le bout du tunnel, le début d'un infime rai de lumière, un début d'espoir.
Heureusement il y a la porte, celle de la maison, celle que l'on franchit pour rentrer vivant chez soi, pour jeter au loin le masque. Respirer enfin, pleinement. Un petit tour sur le balcon, des pots de fleurs, des plantations pour les prochains mois, des éclats de couleur, un bout de nature, je respire avec les chants des oiseaux, j'oublie les dernières voitures, les retardataires rentrant à pas de loup chez eux. Le bruissement des feuilles, du vent qui les chatouille, je reprends une grande goulée d'air frais, celui d'un printemps renouvelant le monde. S'il pouvait effacer les jours derrière nous. Je respire, j'avale l'air, en fermant les yeux, je fusionne avec les petits coups de vent et les rayons du soleil.
Dix, vingt, trente minutes, je reprends mon souffle, pour recaler les battements de mon coeur avec l'ensemble de mon corps. Une globalité loin du temps et de mon téléphone, resté au fond de mon sac. Déconnectée, sereine. J'aurai encore plus de plaisir à m'allonger dans l'herbe d'un jardinet imaginaire, ou celui de mes parents. Pour recréer cette bulle de sérénité, faire quelques pas dans ce bien-être enveloppant, j'aime cette coupure avec notre monde. Tout cela m'est devenu indispensable, pour retrouver mes rêves d'avant.
Car au-delà des restrictions, des limites variables d'un confinement flou, des amies non croisées depuis des mois, des libertés de sortie annihilées, j'ai l'impression d'avoir perdue toute mon insouciance. Source sans fin de mon imagination, d'espoir mêlée de vérités et de doutes profonds, de folie douce et de d'espérance en le futur, ou simplement source de rêves délicats, je ne suis plus enjouée comme avant. Les autres me manquent un peu, parfois beaucoup, les moments de détente sont différents, comme coincée par cette pression diffuse bloquant nos vies dans un carcan difficile à rejeter consciemment, plus encore à ignorer inconsciemment. Mes nuits sont brouillées, alors j'aime rêver avec les yeux ouverts, derrière ma porte.
Sur mon balcon donnant directement sur ce jardin privatif, chaque jour je me coupe de l'agenda du jour, je respire, je me reconnecte à la nature et aux saisons, même si il pleut dehors, je respire lentement. Mais aussi dans mon sofa bleu nuit, sur ce nuage, vautrée dans les nombreux coussins, avec un livre à la main, épuisée par la tension au travail, je fais des siestes à toute heure. Je me libère de ces limites, je flotte dans le moelleux du molleton, le soyeux du satin mais aussi du velours. Chaque coussin apporte sa petite bulle de sensations, avec parfois mes parfums imprégnés, mêlés à leur matière. Dans ma salle de bain, nue sous une pluie fine sans fin, dans la vapeur, absorbée par l'eau, je rêve encore, je m'évade dans une plongée, dans un souvenir de voyage, dans une proximité avec elle ou lui, des mains qui caressent mon corps. Je ne rencontre que l'eau pour faire vibrer la sensualité de ma silhouette. Liquide coquin, liquide complice de mes yeux clos, de mes mains multiples, ici et là, pour jouir de ce manque, pour créer l'illusion d'un rêve érotique. Vibrations.
Alors je suis là, entrer par magie dans ma bulle, celles des passions, ces univers différents où vous ne pensez plus à rien d'autre, juste une collectionnite aigüe ou une routine de petites choses qui vous donne un semblant d'addiction. Lire est une passion, comme parfois écrire est une tentacule étouffante et libératrice pour m'évader ailleurs. La mode, les chaussures, les bottes plus récemment, les hauts talons sont des passions esthétiques offrant le bonheur double de pouvoir s'immiscer dedans, et de devenir une autre. Mode caméléon de mon caractère et de mon image. Et puis ce détail secret, cette clef de féminité si personnelle, totalement part de moi, de ma silhouette et de démarche, intimement enveloppante. J'ouvre ma commode, des tiroirs entiers de lingerie, de jarretelles affolantes, nombreuses et multiples, de serre-tailles en dentelles colorées, invisibles pour les autres, pour moi uniquement devant mon miroir, sous mes doigts, sous ma robe. Guêpières voluptueuses pour donner vie en profondeur soyeuse à mes seins, à ma taille et surtout à cette allure toute particulière en la portant, je caresse les matières, je suis encore avec quelques gouttes d'eau sur ma peau, nue, prête à plonger dans cette bulle de soie et de satin. J'hésite, je m'en amuse car je suis encore plus femme face à ses choix de pur plaisir tactile. Peut-être esthétique, aussi de confort, j'hésite encore, j'ouvre les deux tiroirs suivants, le nylon à 200%. Récent ou vintage, des dizaines de paires, des variantes de couleurs, de finesse avec des douceurs incroyables dessus et dessous, de transparence et d'opacité. Une drogue ultra-douce, je respire avec ma peau devenue très sensible, fusionnelle avec cette sensation unique. Des bas, des dizaines de bas et autant de sensations, uniquement pour moi. Pour me retrouver libre avec mon corps, sans limites de douceurs.
Et si je prenais cette paire de bas rouge avec des coutures noires, juste pour moi.
En totale liberté.
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Au milieu des paires de bas nylon, dans le labyrinthe pas encore rangé des milliers de photos de pochettes, parfois une marque laisse trainer un fil léger. Je tire dessus, je regarde, j'explore les autres répertoires, les fichiers et les photos disponibles.
NEBEL est une marque américaine des années 40 et début 50. Une production provenant d'une zone centralisant un grand nombre d'usines de tricotage de fil de nylon, la Caroline du Nord.
On appréciera les dessins glamour
NEBEL a commencé la publicité, pardon, les réclames, dès 1940 mais l'entreprise produisait depuis plusieurs décennies, en particulier des chaussettes de coton.
Mais l'innovation est de mise, avec des coutures et des renforts talons-orteils d'une couleur différenciée du voile composant les bas. #COLORHEEL
Et une finition de talon unique nommée FLAIRETTE, un talon avec une fine pointe (Point Heel ou French Heel) faisant miroir inversé avec la même forme descendante. Comme un sablier !
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Marilyn,
Eternelle Marilyn,
Marilyn Monroe, nous croyons toutes et tous l'avoir vu en petites tenues, mais dans la grande majorité des films, elle apparaît en robes ou jupes de son époque, voire même en pantalon. Certes parfois une bouche de métro souffle son air chaud sous sa robe blanche, mais ses jambes ne se montrent quasiment jamais avec des bas.
Elle joue de ses atouts féminins, de sa blondeur et de sa fausse candeur.
Marilyn Monroe by Ed Feingersh - 1955
En fait, elle se découvre plus en début de carrière avec des photos de pinup pour des calendriers, avant même de s'appeler Marilyn. Puis elle se dénude dans une série jamais publiée de son vivant, et enfin on aperçoit malicieusement ses bas lors d'une séance d'habillage presque anodine.
Savourez la vie, vos rêves et la douceur de la réalité !
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Plus exactement, les bas nylon à couture et leur diversité de finition de talon.
Sur ce blog, que vous découvrez peut-être, que vous connaissez depuis bientôt dix ans, où des centaines d'articles (oui c'est énnnnormmmme) parlent de bas nylon, décryptant les douceurs des marques actuelles mais aussi (et surtout) des marques vintage, dénonçant les préjugés sur cet accessoire si glamour, dévoilant les dessous des belles élégantes qui aimeraient tant cacher ce revers sous cette jupe où le vent souffle, recouvrant les exhibitions trop indiscrètes, souriant de cette volupté qui épouse toutes les jambes comme une seconde peau.
Sur ce blog, vous allez redécouvrir les différentes finitions de talons pour les bas dit "fully fashioned", avec cette couture qui referme le bas, produit à plat avec les formes naturelles de la cheville, des mollets et du genou, enfin des cuisses. Ce bas en voile de nylon pesant quelques grammes n'existe que par l'intervention précautionneuse et le geste précis de la couturière-assembleuse. Une finition indispensable à l'époque de leur création, les années 40, puis durant les années d'or 50-60 avant l'arrivée des bas sans couture, avant la quasi-disparition devant le tsunami des collants. Cette couture est en premier lieu fonctionnelle, du moins le résultat d'une contrainte de fabrication à plat, avant l'invention de métiers à tricoter dit "circulaires", générant des tubes de nylon et autres polyamides.
Mais cette couture a créé un mythe, un point de repère, une magie géométrique sur les jambes, un effet d'optique hypnotisant les regards des unes et des autres aussi.
Les bas nylon à couture ont aussi des renforts à la pointe (au niveau des orteils) pour contrecarrer des points d'usure naturelle, d'autant plus que la finesse de ce voile donne sa part de rêve et de transparence mais aussi le léger souci d'être toujours plus fin donc fragile. Des renforts aussi à la cheville, plus précisément au niveau du talon, source d'usure là aussi dans les escarpins et autres chaussures, mais aussi de tension quand il est tiré sur la jambe. Le revers est lui doublé en épaisseur, pour la finition du haut du bas, pour recevoir les jarretelles sous tension.
Les finitions de talons ont existé bien avant, dès la création des bas de soie (ou de coton) de la Renaissance, car ils étaient alors objets de luxe et d'apparat, caution parfois du statut social de celui ou celle qui les portaient. Quand les bas sont devenus l'apanage des femmes quasi exclusivement, fin du XIX siècle et début du XXe siècle, les bas de soie des plus coquettes, des plus élégantes, recevaient aussi des broderies en plus des renforts au talon. Une forme carrée le plus souvent !
Découvrez quelques publicités des années 1920-1930.
Et prochainement ce blog abordera dans différents articles :
Le talon Cubain - Cuban Heel
Le talon Manhattan - Manhattan Heel
Le talon Susan - Susan Heel
Le talon Zigzag - Zigzag Heel
Le talon Français - French ou Point Heel
Le talon Havane - Havana Heel
Et bien d'autres variantes connues ou moins connues.
A bientôt, chères lectrices et chers lecteurs.
Nylonement
Un petit voyage dans le passé, en septembre 1967, avec le numéro anglais de Vogue, la mode sixties est en pleine explosion de couleurs, de nouvelles coupes parfois de plus en plus courtes pour les robes et les jupes.
Toutefois les bas nylon résistent encore un peu à l'invasion des collants. Ils ont perdu leurs coutures depuis quelques années déjà au nom du confort. De plus l'élasticité est devenu un argument fort, omniprésent pour justifier qu'ils enveloppent mieux les jambes, toujours plus hauts sous des mini-jupes.
ELBEO, la marque allemande ose une campagne publicitaire pleine d'humour, avec des bas logotés sur le revers. Je vous laisse imaginer des raisons les plus diverses pour ces indications "Left" et "Right".
Bon voyage dans le monde soyeux des bas vintage avec toujours plus de découverte, des modèles originaux, des pochettes si variées, si élégantes ou si drôles.
Mon plaisir est aussi dans les détails, dans les argumentaires et autres slogans des réclames, ou dans les conseils sur la fiche cartonnée à l'intérieur des bas. Tout cela est une source quasi intarissable d'anecdotes.
Pour finir, ci-dessous une autre publicité pour la marque ELBEO.
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