Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Femmes - demain
Livre : 'Vivre avec nos morts' de Delphine Horvilleur

Lecture de vacances, je vois déjà votre sourire au coin des lèvres, en relisant le titre du livre. 

Et pourtant j'ai dévoré ce livre en quelques heures, durant une journée de détente, entre canapé et fauteuil, regardant la pluie lécher les vitres, savourant le thé. 

Le sujet principal est bien la mort, sous forme de contes ou d'histoires vraies, les unes appelant la création des autres, le vécu étant parfois plus fort en véracité que les mots inventés. Delphine Horvilleur est rabbine à Paris, elle vit avec son époque, accompagne les familles connues et les autres dans ces moments difficiles. Car quand une personne est morte, la famille, les amis, les proches, les voisins sont bien vivants. La religion souligne ici avec des références et des paraboles, les moments de mort mais aussi juste avant de vie. 

Et surtout l'auteure survole nos générations, insiste sur les réalités des interrogations des endeuillés, sourit avec justesse d'instants plus légers, supporte toujours les familles, répond à des questions, plus souvent à des doutes. Elle montre avec intelligence que la mort est un point au bout d'un long texte de vie. Et tout cela s'appelle souvenirs, reste auprès de nous, de vous, des proches et des amis. 

Un livre plein de vie, que j'ai adoré. Touchant !

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous
Un baiser

Respirer avant les prochains pas.

Respirer en pensant à ce moment tant attendu, des heures de balade dans les limbes du net, avec ses impasses et ses mirages. Un, deux et même trois sites de rencontres, en même temps, pour meubler mes soirées après le boulot. J'avais mis de côté les trop nombreuses sorties avec les amis et les copines, dépenses d'énergie qui dévoraient mes heures de sommeil et surtout ne me faisaient pas croiser le chemin du prince charmant. Non que j'ai des doutes sur ma sexualité, encore moins sur mes envies charnelles, je doutais de tout, d'aimer parfois, plus encore d'être aimée. Mais j'avais cette étrange impression de ne pas exister. Le temps passait, fuyait un peu plus durant les saisons froides d'automne et d'hiver, je me rattrapais en m'amusant avec la mode, mais là mon dressing était plein, le lit un peu vide, le canapé jamais plein. Rassurée à moitié par les copines qui concluaient pour mieux emménager chez lui ou chez elle, avant de débarquer avec leurs sacs et valises un soir de rupture, j'avais une seconde chambre souvent occupée, mais un vide pesant en moi. Boulot intéressant, beau cabinet comptable avec des clients satisfaits de mon efficacité reconnue, des associés sereins et des promotions régulières depuis cinq ans, mais rien à titre personnel. Un miroir, avec mes sourires et mes doutes, chacun jouait à cache-cache avec mon image. Déplaisant jeu de dupes. Pas d'amoureux. Juste quelques corps masculins, sans prénom, pour une nuit ou une semaine maximum, et puis encore rien. 

Là devant mon écran, je croupissais derrière mes profils, décortiquant les pièges des affabulateurs, les intrépides sans but et les désespérés sans sentiments, les affamés aux bas-ventres trop expressifs, les maniaques et les dingues aussi. Que de clics inutiles, de rigolades aussi face aux abysses développés dans certains échanges, j'avais changé au moins dix fois mes photos, certains de mes goûts qui attiraient les malsains, affinant ma recherche, tombant dans le néant certains soirs, frôlant la folie de plusieurs propositions de coïts pour le jour suivant. Heureusement sur l'écran d'à côté, il y avait mes séries préférées, les copines au téléphone, quelques tapas party pour remplir le samedi soir.

Rien. Puis lui. Un soir, un peu tard, fatiguée, prête à fermer l'ordinateur, pensant déjà au moelleux du lit, et là un message poli, sobre et souriant. Une réponse, deux messages suivis de dizaines d'autres et le sommeil vainqueur. Dès le lendemain, d'autres messages, des soirées, des semaines, un vrai début d'échange entre amitié et plus si affinité. Un pincement là sous ma poitrine. Lui toujours, plus que lui d'ailleurs. Un rendez-vous envisagé, mes déplacements et les siens, un croisement impossible avant, noël, avant le prochain printemps. Et soudain, il y a eu ce coup de frein. Brusque, plus de trains, d'avions ou même de trajets en voiture pour des réunions d'expertise avec les clients, des hôtels le soir. L'agenda libéré mais figé, les messages toujours aussi forts. Rien. Enfin si juste un écran, chez soi. Chacun chez soi. Trop loin. Inaccessible.

Des semaines, des mois, des mois encore, et une histoire plus forte, une première visio à défaut de se voir, mieux que nos deux voix dans un téléphone, mais loin de notre attente, de cette instant magique souhaité par nous deux, pour se voir enfin en mode réel. Nous avions, nous avons appris à nous connaître, nos passions communes ou pas, nos points communs, nos petits défauts avoués, nos envies, nos rêves aussi, nos prochains pas. Ensemble si possible ! Alors nous avons fini par en rire, par nous habituer à cette situation nouvelle pour tous, à ces doutes face à la contagion, à ces nouvelles frontières toujours renouvelées avec de nouvelles contraintes. 

Nous avons disserté sur un simple baiser. S'embrasser en vrai, lèvres contre lèvres, sans masques, sans rien, juste deux corps en vérité. L'amour dans ses premiers pas, mais aussi les suivants, chair contre chair, courbes affolées cherchant corps enivrés. Nous avons beaucoup ri en parlant de ce recul forcé, de cette liberté au bout d'un tunnel trop long, encore obscur. Les prochaines semaines, les prochaines vacances, juste un week-end, juste un simple rendez-vous.

Juste un baiser.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Gentleman W

Sévader.

S'échapper de ce monde où le grand président déconnecté de notre monde réel, prêche son savoir, ses diktats et sa vision unique dans un écran vide. Plus personne ne le regarde sauf les journalistes nourris de la Politique à toutes heures.

Alors une envie folle m'envahit pour fuir ce monde, pour briser les frontières, s'offrir des véritables libertés dont celle de vivre tout simplement. Respirer. Respirer le grand air, se gorger les poumons de ce vent marin, le croquer comme une gourmandise.

 

Ne plus être le simple citoyen soumis à des lois inégalitaires, ne plus dépendre du grand maître. Surtout ne plus être les esclaves non-consentants qui doivent toujours s'incliner pour devenir de bons serviteurs d'un système auquel ils ne croient plus. Refuser d'être les clones de ce monde actuel, encore moins de celui de demain. 

 

Partir

Arrêter la radio, couper les réseaux sociaux, reprendre de vieux vinyls stockés dans un coin de cave, voyager dans le temps, mettre la musique à fond. Totalement !

 

Gentleman W

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