Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Derrière, oui cette partie arrondie, que nos yeux ne sauraient voir, mais qui attire parfois nos regards. Le mien, mon regard en particulier sur lui, sur ses fesses, sur ce jeune homme, je l'ai croisé pour ma rentrée dans cet université, au milieu de centaines d'autres, mon humeur automnale, ma pré-occupation d'étudiante, mais j'ai eu un coup de foudre pour son derrière.

 

Bel arrondi sculpté comme une statue grec, avec cette force de la chair qui marque le tissu d'un jean, montre l'envergure hypnotisante des courbes en trois dimensions. Parfaite représentation de ce que j'aime chez eux, les hommes, ces deux ensembles de muscles, fiers et audacieux, comme on apprécierait chez moi mes gambettes, longues et fines. 

 

Alors la rentrée a suivi son cours, les études avec les T.P. et les cours magistraux, les heures à noter des longs discours plus ou moins éloquents de professeurs plus ou moins inspirés. Mais j'aime mes études, je suis assidûment le contenu malgré des amphis trop grands pour s'exprimer, et du bruit permanent avec trop de monde. Puis au hasard des options du premier trimestre, je me suis retrouvé nez à nez, enfin juste derrière lui, nez à fesses, dans l'allée centrale. Il me tournait le dos, je ne pouvais faire autrement, je ne pouvais me décoller de lui. J'avais envie de lui, oui une envie quasi surhumaine, inconnue en moi, avec mon coeur sec suite à une rupture trop dure, j'avais envie de toucher cet homme, de lui parler, mais plus encore, j'avais envie de tripoter son derrière. Une fulgurante attirance physique, avant même de le connaître.

 

Les hormones peut-être ? je ne savais pas mais j'avoue que partager ce sujet avec mes nouvelles copines, que je connaissais depuis une peu plus de trois semaines, m'aurait vite catalogué dans la case "obsédée du cul". Mais quel bonheur, chaque mardi matin de retrouver ce cours, cet amphi, ce petit groupe, cet inconnu que j'aime tant de dos. Une attirance arrière !

 

 

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Chaque fois, je me suis approché un peu plus. Je l'ai vu de face, enfin,  à peine reconnu, mais il était tant de voir qui il était, de savoir qu'une tête complétait cette fascinante face opposée. Nous avons travaillé ensemble en T.P. , organisant notre document commun, nos idées et leurs approches critiques, retournant le sujet pour mieux l'analyser. Lui posait parfois son derrière sur le coin de table et moi, je tapotais sur mon clavier, troublée par cette proximité. 

 

Oui car debout ou un peu écrasé, les volumes restaient. A la pause, il m'a confié faire du sport, de la course à pied et parfois du squash, avant de partir voir plus loin des copains pour discuter. Je l'ai vu s'éloigner, toujours de dos, finalement il ne me voyait pas. Alors j'ai usé, abusé de mes longueurs, de mes talons, de mes collants, de mes jupes et de mes shorts courts avec de l'opaque car la fraîcheur d'automne faisait souffler le vent. Je me suis montrée un peu plus, séductrice déjà séduite, mais le plus souvent, il me tournait le dos, je me contenais seul du spectacle charnel. Jamais un jean ne m'avait autant parlé, autant exprimé de beauté.

 

Et puis aujourd'hui, un coin de soleil, mon portable sur les genoux, sur mes jambes gainées d'un opaque rouge, un dossier en préparation pour défendre le contenu d'une prochaine soutenance, pour réviser dès maintenant les futurs partiels, je l'ai vu passé, main dans la main. D'abord de face, puis de côté, puis de dos, il l'a embrassé. Il m'a tourné le dos, pour me laisser dans mes pensées, le regard sur deux paires de fesses. La sienne bien ronde, fidèle à ce charme du premier jour, un cul bien rond, fascinant encore, puis l'autre aussi dans un jean, plate, sans volume, sans charisme sauf celui du fade qui n'attire pas les mains. Deux hommes qui s'embrassaient. Moi qui me contentait de son derrière sous le soleil d'automne.

 

 

Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Prendre le temps de savourer les jours gorgés de soleil de septembre, un été indien bienvenu avec un été chagrin, et puis sourire en regardant derrière la vitre de ce café, les femmes, la mode. 

 

Certes ce matin, elles ont hésité entre le simple trench et le manteau court car les degrés derrière les volets étaient un peu perdus, en équilibre entre froid et frais. Rien de spécial, pas de pluie, un faux nuage, pas de brouillard, mais un seul chiffre pour la température.

 

 

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Mais heureusement leurs applications météo, la journal à la radio, et surtout leurs éternel optimisme, ont fait que les belles ont opté pour les robes sous ce manteau. Pour les matinales, le vent était là aussi, les feuilles mortes entraînées dans ce courant, mais maintenant, là vers dix heures du matin, le soleil donne de sa vigueur, et les jambes se montrent.

 

Encore une hésitation entre collants ou non, les jambes nues deviennent plus rares, même si le bronzage se prolonge avec les week-ends délicieux sur la terrasse ou dans la maison de campagne, ou simplement dans le parc. Sereinement et aussi pour sortir les pièces de mode oubliées cet été, elles paradent en robe, légères ou plus mi-saison, toutes les variantes.

 

Je regarde, je souris devant ce ballet d'élégance et de diversité. Toutes les couleurs, toutes les coupes, toutes les longueurs, toutes les matières, les robes habillent toutes les silhouettes. 

 

 

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Et la féminité s'en trouve magnifier. Que la vie est belle !

 


 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Automne doucement ensoleillé, les feuilles jaunes et rousses au sol, elle avait traversé la rue, avec son sac et son manteau léger, sa main serrant fortement celle de son coeur. Deux femmes, un seul bonheur, elle revenait ici pour la première fois, libre peut-être de certaines pensées, éloignée de certains préjugés. 

 

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Etudiante, elle habitait ce quartier, celui de ses journées à l'université, puis dans cette école spécialisée, les sorties, mais aussi les petits boulots, serveuse ici dans ce café où elles entraient. Plus de trente ans déjà, une vie, plus d'une génération, elle avait nettoyé, frotté ce zinc, servi des centaines de cafés, de lait chaud, de thé earl grey. L'ambiance était plus simple que maintenant, devenu un bar lounge, des banquettes basses, des tables en terrasse, un coin plus bobo maintenant. Elle sourit, serrant toujours sa belle, réajustant les chaises pour être tout contre elle. Amoureuse depuis de nombreuses années, officieusement, officiellement, elle avait lutté pour pouvoir vivre sans le jugement des autres car ce n'était que le jeu de son coeur, rien d'autre. Pourquoi aurait-elle eu à justifier son amour, sa compagne car si la définition associée parlait de sexualité, elle n'y voyait que des sentiments envers une personne, rien de plus. 

 

Alors aujourd'hui, depuis quelques jours, elle revenait dans un coin de passé, celui des premiers doutes justement sur ses émotions, les années de vie étudiante, de soirées festives, de rires et de sourires. Elle voulait partager les bonnes adresses du coin, lui montrer là où elle était devenu cette artiste, graphiste et plus tard directrice artistique. Une tranche de vie, ressortie du passé comme un parfum de madeleine, un doudou nostalgique.

 

 

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Toutes les deux, elles resplendissaient, elles étaient heureuses, et avant de venir remplir leurs tasses de thé vert, elles avaient passé leur temps dans les boutiques pour dénicher de belles robes. Blanches ou pas, elles hésitaient encore, alimentant de détails, de notes et de photos sur leur tablette, leurs choix possibles. Deux robes pour un mariage, pour une union de bonheur et d'amour. Vintage avec des retouches actuelles ? Sobre avec des embellissements de couleur, comme ce petit corset underbust aperçu plus haut dans cette minuscule boutique ? Robes longues de style bôhème ou  graphique ? Jupons froufroutant ? Elles papotaient, avec de gros pincements au coeur, leurs mains ne se lâchaient plus.

 

Elle regardait la rue, différemment depuis cette table, cette nouvelle organisation de salle, apercevant son plateau, les verres, la monnaie, le bar. Souvenirs et puis cette réalité, ce bonheur nouveau, du moins avec cette décision, avec cet espace où elles étaient sereines, assumant leurs sentiments l'une envers l'autre. Il faisait beau, des rayons de soelil d'automne, chaud, vibrant des couleurs des feuilles à l'extérieur, un peu de vent, une certaine quiétude.

 

Tout proche, dans cette grande salle, un vieil homme seul, apparemment perdu dans ses pensées vidait sa tasse, plus loin un quinqua avec une jeune femme qui parlait sans s'arrêter, en pleine déclaration peut-être, une autre table, une robe longue pour une ravissante blonde, juste de dos, elle semblait consulter l'heure sur son portable, elle attendait probablement quelqu'un. Un homme ? Une femme ?

 

La tasse de thé, les lèvres chaudes, toutes les deux, face à cette salle vivante, s'embrassèrent simplement, amoureusement.

 

 

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

L'automne est arrivé, il pleut, les baies ouvertes d'habitude sont restées closes ce matin. Chemin faisant pour garder la santé, j'ai pris les petites ruelles, pavées encore pour certaines, afinde flâner dans l'attente d'un coin de ciel bleu et j'ai fini dans ce café, derrière la vitre. Noyée de gouttes, mon regard est troublé pour voir exactement la rue.

 

 

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Des mamans qui rentrent de l'école après avoir déposés leurs enfants, des livreurs qui bloquent la rue, hurlent leur bonne foi en déchargeant des cartons devant une boutiquede mode, des étudiantes serrées sous un parapluie, des seniors qui marchent avec leur baguette dans un sac, retournant vers un appartement vide, je suis chacun de leur parcours. Et cet endroit à un autre sens, celui du manque, car c'est ici que nous venions nous serré, pour boire des chocolats viennois, pour étaler nos découvertes durant des après-midi à chiner dans le quartier. Des livres le plus souvent, des fripes parfois pour elle, pour moi, pour nos petites filles qui nous accompagnaient à leur adolescence pour trouver la pièce unique qui les ferai briller aux yeux des autres. Des boîtes vintage, de toutes les tailles, des livres encore, nous déposions nos trésors sur la table, et nous parlions de nos trouvailles. Parfois nous sillonnions ensemble les boutiques, parfois tel des corsaires, nous partions chacun de notre côté pour ne pas dévoiler nos sources, pourtrouver la merveille avant l'autre, pour découvrir d'autres contrées de chine dans ces rues restées intactes, sans la modernité néfaste des chaînes de boutiques normalisées. 

 

Que de bonheur, de bazar, de choses trouvées pour rien, de choses revendus à la brocante suivante, mais nous aimions ces instants-là, ce café, en toutes saisons. Elle me manque, une larme sort de moi, mon mouchoir blanc de coton l'attrape, son parfum est enocre là. Chaque début de semaine, je mets un peu de son flacon sur ce carré blanc. Un signe de paix, une présence toujours avec moi, je suis éternellement amoureux d'elle, de son fantôme parfumé.

 

 

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Je lis, car c'est un livre de ses piles entassées dans notre boudoir commun que je lis, pris au hasard. Polar parfois, document aussi, roman souvent, français ou étranger, je lis, comme pour lui laisser entendre en moi, les pages qu'elle n'a pas eu le temps de finir. Une complicité qui traverse le temps, les âmes. Un jus de pamplemousse frais, je regarde encore la rue, les autres femmes, jeunes ou moins jeunes, mais mes plaisirs d'esthète semblent éteints eux aussi. Mon coeur ne bat plus que pour survivre à ce manque, mais aucunement pour une jupe légère, pour des talons sautant au-dessus des flaques, pour un manteau court sur des jambes délicates. Je ne vois que d'autres personnes, mais sans cette étincelle, sans elle.

 

 

Mon verre est vide, mon regard aussi, je me lève pour traverser le coin, sans envie d'achat, sans envie de fouiner, car un nouveau trésor sans elle serait vide de sens. Je souris en passant devant cette devanture, des macarons, notre pêché mignon.

 

 

 

 

Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Jamais je n'aurai cru en moi sans cet homme, alors je l'attends avec encore plus d'impatience, ce soir dans ce bar lounge, les baies ouvertes sur la ville calme, l'air chaud de l'été indien qui vient à moi, caresse le voile de mon top noir. Il est là, il traverse la salle, ses yeux droits sur moi, ce photographe s'asseoit face à moi.

 

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Pas un diner en amoureux mais un rendez-vous tout en grignotant, pour voir ensemble les photos du dernier shooting commun. J'étais si tendu la première fois, pour mes premiers clichés. Une amie, jeune femme comme moi, vraie femme avec des formes, des plus et des moins, bien réelle, sans rapport avec les égéries des magazines féminins, elle m'avait montré un soir des photos d'elle. Bluffée par cette photogénie nouvelle, pour moi, pour elle, comme une porte ouverte sur une autre dimension, elle était une autre. 

Elle avait ri de se voir si belle sur sa tablette, et nous avions passé la sirée à parler de coiffure, de maquillage, du trop et du pas assez, de la lumière, du lieu, du photographe. Et surtout de cette complicité étonnante née entre deux inconnues. Elle m'avait dit ce que j'ai ressenti ensuite dès la première fois, une timidité, une fragilité, mais aussi un confort, des mots, des sourires, les premiers flashs, les premiers conseils, directifs pour avoir un portrait, une autre image.

 

Il avait joué de toutes les formes qui me gênaient, mes pieds, mes bras, ma poitrine, mes hanches pire ma tête. Et là, avec cette femme, oui moi, il avait donné une autre interprétation, une autre facette de cette personne que je découvrais sans l'avoir jamais révéler.

 

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Magicien, mais surtout photographe, esthète et amoureux des femmes, de toutes les femmes, il adorait trouver les clefs pour que le mystère se fige dans ses clichés. Chaque pose devenait lus facile, surtout la deuxième fois, plus aguerrie, plus complice, plus proche de moi, tout simplement, j'avais ouvert mon corps, mes yeux sur celui-ci. Certes il me falait un peu de souplesse, de rires en plus pour libérer mon visage, pour croire en ma crinière, pour voir mes yeux avec un trait d'eye-liner parfaitement tracé. J'ai changé, et je suis restée moi-même, mais j'ai donné un reflet différent, plusieurs versions de celle dont parfois je rêvais. Avec d'autres sortilèges j'ai cru apercevoir une autre femme, mais toutes ces images m'ont plu.


Une révélation, un  message fort vers mon intérieur, plus en harmonie avec les possibilités, la réalité de mon extérieur. Je dois avouer que certaines soirée, j'ai regardé ses séries, il m'a donné du bonheur, une autre dimension, et là après la commandes des plats, j'aperçois la dernière. Il rit emporté par sa timidité retrouvée. Lui aussi change, directif durant les séances, il redevient fragile ensuite, se cachant derrière un travail, toutes ses images de moi. Le partage du résultat, il aime le faire en lien réel avec la personne, sans les connexions virtuelles, pour expliquer ses choix, pour justifier ses lumières, ses rares retouches.

 

 

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La chaleur enveloppe ce bar, mon verre de vin blanc se vide. Là devant moi, sur cette table, défilent de nouvelles photos, plus légères, j'ai liberé mes jambes devant lui, à ma demande, avec son approbation. Collants ou bas, j'ai vu enfin l'intégralité de mon corps, de toutes mes courbes, de toutes mes lignes. Ravi, son visage s'illumine, pour ce fauteuil, pour ce choix de coiffure, pour nos discussions ce jour-là pour scénariser la séance. Je ne suis pas modèle, juste une femme révélée mais cela me donne un autre angle de vue sur ma féminité.

 

Toujours imparfaite à mes yeux, mais plus accessible, plus lumineuse, et finalement pas si mal du tout. Il rit de mes remarques, en me confiant la clef usb, avec ce tout qui est moi, mais que je regarde maintenant avec beaucoup plus de plaisir.

 

 

 

Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Etrange été qui débordait sur l'automne, cette fin d'après-midi ici à cette terrasse, sous un soleil d'août perdu en septembre, j'attendais. Un lieu simple, une avenue bordé de platanes, des écoles, des mamans, des enfants et des poussettes, ce rappel sur le temps qui passe, les rentrées, les cartables, les cris, les joies sur les visages des mômes.

 

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Tout cela était derrière moi, j'avais enfin un job, à plein temps, un cdi réconfortant dans le secteur qui me plaisait, mes études avaient enfin un sens. Dernièrement j'avais investi dans un charmant petit studio sous les toits, je m'y sentais si bien. Mon chez moi, mon canapé, mon portable, mon internet, et puis lui croisé par hasard sur le net. Des nuits à discuter de rien, puis de passions communes, de sport, de cuisine, cette envie de le voir enfin, cette semaine, là, maintenant dans ce café. Un chocolat viennois, bien sucré, et puis cette rue, ce bruit environnant, ces couples qui se parlent, se tiennent les mains, amants ou fidèles amoureux, ces groupes d'amis qui papotent, passent en saluant untel ou en présentant un jeune bébé, deux grands-mères en pleine rigolade en lisant à deux un magazine de mode, un petit monde heureux, plein de vrai lien social.

 

Il devait venir, oserait-il se couper des espaces virtuels, pour cette première fois. Nous n'avions échangé que des mots, des idées, des envies, des désirs aussi, des mots de plus en plus explicites sur nos attentions, l'un envers l'autre. Une rencontre, des sentiments, des heures complices, et cette journée si longue au bureau aujourd'hui, je n'attendais que cet instant. 

 

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J'ai tant hésité sur le tenue pour lui plaire, pour sortir de mes portraits sur mon profil virtuel, pour lui montrer la jeune femme que je suis des pieds à la tête. Chaleur aidant, j'ai opté pour la jupe, sage et longue mais mode, un plissé noir et blanc, un top moderne, crop top noir en fin coton, qui valorise ma volupté. Un collier, un bracelet, mes bagues fétiches, rien de plus, et mes lunettes de soleil, je l'attends. Les minutes passent, je ne suis pas impatiente, juste en avance, ma tasse vide, je ne vois plus les autres tables, j'espère le voir apparaître dans ce brouhaha. 

 

Le soleil embrasse mon cou, à moins que cela ne soit lui.

 

 

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Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Je sais que parfois la folie gagne les coeurs, celles des mes héroines de lectures, ou celles de mes séries préférées. Mais un jour, hier plus précisément, c'est mon coeur qui s'est emballé, franchissant les frontières de l'ordre établi.

 

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Voilà plusieurs jours, plusieurs semaines que je venais ici dans ce café, au coin de deux rues, avec un square en face, une quasi tranquillité dans cette vile, des grands arbres laissant leurs feuilles rousses tombées au sol, libérant des rayons du soleil. J'aimais me câler dans un coin de terrasse oubliant les autres, savourant mon chocolat viennois, et mes livres. Parfois j'y faisais mes devoirs pour mes études de lettres, entre analyse critique d'un auteur, construction rédactionnelle autour d'une thème avec des arguments, des citations, d'autres lectures. C'était souvent un monde de mots que le mien, un tourbillon autour de moi, une évasion qui gouvernait ma vie.

 

Cependant, depuis quelques temps, j'avais observé mon entourage, cet homme, là devant moi, à deux tables de ma tasse. Il lisait, griffonnait des heures durant des pages, rencontrait parfois cette jolie brune pulpeuse, des amis d'autres soirs, quand mes après-midis se prolongeaient ici avec un plat de pâtes délicieuses al dente. Je venais je le croisais encore, irrégulièrement présent, mais souvent là, derrière ou devant moi, jeu d'un hasard qui se jouait de l'attente de l'autre. Oui cet homme, j'ai fini par le regarder autrement, avec son costume, toujours le même, pantalon noir bien coupé, veste noire, chemise différente, cravate le plus souvent, bien choisie, sobre et élégante, chaussures noires. Anodin de visage, grisonnant, quadra, voire même quiqua, jamais négligé, toujours élégant, et toujours avec sa tasse de thé, il semblaits'amuser de ce tableau vivant devant lui, posant son cahier de notes, les yeux vers la rue, vers la terrasse. Il respirait, humait les apparences, écoutait peut-être les conversations, puis comme à chaque fois, son thé servi, il prenait son crayon, écrivait, sans s'arrêter, sans relever le nez, juste avec quelques pauses pour une gorgée de thé chaud, puis tiède, puis froid. Il posait des mots avec de longues apnées dans son univers imaginaire, tournant les pages noircies, jetant en masse des phrases sur les suivantes.

 

 

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Je l'observais depuis deux mois déjà, la durée s'amplifait quand le soir, rentrée chez moi, dans mon studio, je le voyais encore, je l'imaginais près de moi, je lisais ses écrits par dessus son épaule, sentant son parfum, sa chaleur et son inspiration.

 

Coup de coeur, irréel, impossible car il pourrait être mon père, mais je le trouvais beau, libre dans son engagement physique avec les mots, le voyant écrire avec souplesse des lignes et des pages entières, parti dans une dimension parallèle à la nôtre. Intouchable, inaccessible, loin de moi, à trois tables de là, je le voyais ajouter des voyelles et des consonnes, sans limites. 

 

Hier, il faisait chaud, très chaud, s'ajoutant à la fatigue d'une semaine avec des journées sans lui, absent ici, moi seule avec mes livres, mes nuits obsédées par lui. Vers quatre heures, il est venu, a commandé une large théière de thé rouge.

 

Surprise, heureuse, amoureuse aussi, je me suis levée, avant que sa plume ne frotte le blanc d'une page, je me suis assise devant lui, à sa table, je lui ai tout dit. Bêtement peut-être, mais un coup de coeur que je ne savais plus garder pour moi, au fond de moi. J'avais envie de lui dire que je l'aimais tout entier, l'homme comme son thé, chaud. Il m'a regardé, en souriant respectueusement, voyant le rouge de mon visage, voyant mes lèvres tremblantes, mes paroles vraies mais troublées. 

 

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Sur sa page, toujours en me regardant, sans cesser d'écouter ma déclaration, il a écrit "il est beau d'aimer".

 

 

 

Nylonement

 


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