Renaître après des mois de silence, sans aucun mot, avec si peu de traces sur les autres blogs, sans commentaire ou si peu. Ne plus écrire du tout, digérer une grosse vague émotionnelle, en suivant de plus près celles de mes enfants, de mes jeunes adultes avançant avec un repère en moins. Vivre, continuer à vivre sans chercher le sens des certains rêves perturbés, avancer à tout pris.
Travailler, entrer dans le coeur du tourbillon, au sein de l'ouragan, à travers la force des vents, parfois contraires, dans un troublant semblant de silences, de non-dits et de souffrances. Travailler encore pour se nourrir sans y prendre le moindre plaisir, comme une destination non définie, sans chemin, sans repères encore, sans envie, sans aucune envie d'être là. Travailler, oublier les autres espaces de la vie, décrocher des mondes parallèles pour remplir le temps de la vie par de la fatigue par des actions et des décisions.
Soutenir les autres, répondre à leurs attentes, les anticiper et souvent passer à côté, les rater car le parcours de chacun reste unique face à un départ. Chercher à comprendre la force des doutes, ce vide, cette douleur lancinante qui vous frappe ici et là, devenant un blocage musculaire ou une glissade dépressive.
Avancer encore pour eux.
Comprendre enfin que mon aussi, j'ai besoin de résorber cette blessure. Prendre du recul, oublier enfin. Du moins mettre de côté pour avancer, en laissant une part naturel aux souvenirs, aux beaux souvenirs d'instants naturellement bercés d'amour, oublier les années suivantes, les colères et les paradoxes, avancer simplement dans ce maelstrom d'émotions et de larmes.
Revenir ici, avec mes mots, relire le passé, des seize années et les milliers d'articles écrits entre les pages, pour d'autres blogs aussi, pour d'autres lectrices et lecteurs.
Retrouver ma bulle, notre bulle de douceurs !
Car il y a plusieurs clefs pour se glisser dans ce bel univers soyeux. Heureusement j'ai, près de moi, cette chérie, incontournable pilier pour me supporter, pour marcher encore. Une clef en or connaissant la complexité de mes mécanismes, même ceux cassés. Irréparables. Elle est là bien présente pour notre duo, pour nos discussions, nos balades main dans la main, pour ces instants rituels, naturels et intenses où chaque jour, nous nous serrons dans les bras.
Alors oui, aujourd'hui symboliquement, je reprends mon stock de mots, de voyelles et de consonnes, pour accompagner à nouveaux les courbes des femmes, de toutes les silhouettes, en échangeant autour des idées, féminités et/ou féminismes, partageant mes lectures, rêvant de détails de mode, avec un zoom allant du mini au maxi, jouant des facettes que composent vos vies. Ce ne sont que mon regard sur vous, que mes envolées lyriques ou réalistes sur notre monde, que des mots et des photos aussi.
Car les clichés seront toujours là pour promouvoir la diversité des beautés, rondes ou minces, dansantes ou immobiles, jeunes ou de millésimes plus matures, petites ou grandes touchant presque le ciel, colorées ou en noir et blanc, en courbes et en lignes souples, avec des verticales mais aussi des horizontales, souvent enveloppées de mode, parfois uniquement en symbiose avec des dentelles.
En bien évidemment, bien nylonement, avec des jambes glissées dans une paire de bas nylon, avec ou sans couture, toujours en élégance.
Nylonement
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