Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Une rue, des boutiques, le froid, des fines gouttes d'eau, l'hiver, mon présent.

 

Je flâne, pour me détendre, mon boulot de freelance me donne cette liberté de prendre parfois un peu de temps pour moi, sans la famille, sans les horaires. Des soldes encore, une vitrine, d'autres avec des chaussures, des sacs à main, j'aime cet atmosphère d'après rush, sans la foule, quand les boutiques ronronnent entre les collections d'automne-hiver et déjà, à peine en février, du printemps-été. 

 

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J'entre, je caresse les étagères pleines de pulls doux, la douceur des matières et les couleurs pour les yeux. Le cerveau fuse en tous sens pour combiner celui-ci avec un slim, celui-là avec un collant fin comme une tunique, est-il assez long pour ce moment cocooning ?

D'autres tas, il reste encore de belles choses, mais en quelle taille ? les prix sont collés au sol, presque indécents, je ne serai d'ailleurs jamais rentrée ici avant. Un coup d'oeil vers l'été, vers les robes, vers les jupes, les prix reprennent de la hauteur, en en comparaison, on est proche des sommets des marges mirifiques. Je souris car avant de faire de la communication, je fus contrôleuse de gestion, impliquée dans le calcul des coûts, dans leur optimisation, dans leurs folles courses à la rentabilité.

 

 

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Je regarde sans toucher, par peur de la contamination les tee-shirts d'été, cela me donne des envies pour plus tard, pour les prochaines soldes. Lasse de tout cela, je retourne dans la rue, cherchant l'inspiration, jugeant la qualité d'attraction des vitrines, là encore les économies sont drastiques car la tristesse côtoie l'amateurisme, a-t-on oublié que les clientes doivent avoir le déclic, avec ce premier visuel. Attractivité ou même début d'envie, cela doit demander un détour, mais doucement sous mon parapluie, dans mon manteau, avec ma douce écharpe, je regarde seulement.

 

Deux boutiques de lingerie, une chaîne et une indépendante, la première expose avec un total désarroi une affiche d'une star, jeune et souriante en body dentelle, et deux mannequins sans forme pour deux tenues, à peine ajustées à la fausse poitrine. La seconde a joué le jeu de la féminité, un coin capitonné, des ensembles flottant par miracle dans les airs, des couleurs, de la lingerie de jour et de nuit. Une comparaison évidente, la féminité est là, avec ce miroir qui reflète notre image en ajoutant ce bustier, avec des touches de volupté, pourtant la lingerie présentée touche les jeunes avec des modèles colorés et girly, d'autres sont plus classiques, avec des dentelles ultra-fines, pour toutes les femmes.

 

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Cette mode de l'intime, portée à fleur de peau, doit-on rappeler la douceur ou la froideur pour convaincre une future cliente de pousser la porte ? D'ailleurs je rajouterai bien un ensemble froufroutant à mon dressing lingerie, fort fourni.

Devinez où je vais aller ?

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.

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Avancer dans un monde où dès l'adolescence on vous expliquera que vous n'êtes pas des adultes, pas assez matures, mais que vous devez décider dès maintenant de votre orientation pour des études, pour un futur travail. En oubliant de vous donner les repères quand au contenu des métiers, des formations, et en étant apparemment programmés tels des robots pour un profil, une tâche, un métier, une vie, un salaire. Quel rêve cette vie d'adulte finalement !

 

Gloire à la société qui en des milliers d'années d'évolution n'a pas su donner un toit, un travail et encore moins à manger à toute la population. Elle a créé des riches, des pauvres, des inégalités, de belles choses, de belles civilisations et des modèles mais n'a pas su se donner des moyens réels pour donner une harmonie à l'ensemble des citoyens qui la compose.

 

 

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Alors philosophe et fataliste, je regarde devant moi, je regarde un peu derrière moi, non par attachement au passé, juste quelques nostalgies, des points de sourires et de souvenirs, là où j'ai donné de mon temps, de mon travail, de mon enthousiasme sans aucun merci. Je suis au présent, face à un incertain futur, et je crois en moi, en mes prochains pas.


 

Certes je ne suis plus dans les rêves, encore moins dans les idéalismes, juste dans la réalité qui devrait faire de moi une personne salariée dans une entreprise ou mieux encore dans une administration. Un confort, un salaire, une routine, une vie programmée, des crédits, une vague maison, une vieille voiture, une participation aux cycles commerciaux déguisés en consommation. Je devrais être salarié, sans souci pour moi, pour mon entourage. Seulement je suis là dans cet entonnoir d'angoisse, sans fond, mais de plus en plus étouffant, celui du chômage. cela pourrait être positif si il y avait espoir de travail, mais chaque jour, nous sommes plus nombreux, avec de moins en moins de cibles potentielles pour une embauche.

 

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Et c'est moi l'erreur (pour synthétiser les propos autour de moi), à moins que je ne sois la victime d'un système où je ne représente d'un petit engrenage.

 

Alors demain, je vais créer mon entreprise, sans aide, sans revenu, avec juste des idées, une forte conviction, une force intérieure sans limite. Parce que si les autres ne croient pas en moi, se renferment dans leur confort, je veux entreprendre, développer, conquérir et réussir.

 

Et cet emploi, je le défendrai, ce sera le mien.

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 2000...

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Tant à dire sur le fil de nylon, n'oubliez pas cet article "A propos de la fibre de nylon", dans une série très documentée parue en automne 2013 sur les bas nylon, sur l'invention de ceux-ci et même sur l'entre-deux, cette période entre les deux naissances du bas nylon.

 

Rien qu'un fil ! un simple fil, alors certains vous en parleront avec technicité et détails , car ils sont du métier. Elasticité, capacité à la teinture, résistance, et ensuite tissage, épaisseur, répartition, coutures, traditions et tant d'autres mots qui deviennent un charabia d'experts.

 

 

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Rien qu'un fil ! celui devenu voile de nylon, puis vous apparaissant comme un bas de nylon. Là comme pour une dégustation de vin, il y aura des codes, un processus :

- VOIR

- TOUCHER

- ENFILER

- RESSENTIR

 

Car expertes ou débutantes, passionnées ou novices, jeune femme ou femme, vous aurez toutes, votre panel personnel, voire même intime de sensations associées à chacun de vos sens. Et là encore, votre sensibilité naturelle sera mixée avec votre pratique régulière ou votre première fois, pour apprécier, pour comprendre, pour mieux appréhender, voire pour simplement vivre avec cet accessoire de féminité.

 

VOIR :

Choisir une pochette, car les visuels sont parfois accrocheurs, parfois séduisants, et donnent le premier ressenti. Mais plus enocre, ouvrir la pochette, faire glisser la paire de bas nylon sur le haut de la commode, sur le coin du lit, apercevoir cette matière fluide, transparente avec ses reflets. Souvent c'esy le moment où l'on voit vraiment le coloris, trop souvent caché du regard dans la pochette, une teinte chair, une teinte noire, ou de la couleur, on apprécie cette finesse visuelle, cette sensation. Là aussi apparaissent les variantes de noir, de noir semi-opaque, des opaques, des gris foncés quasi noir (nearly black en anglais, si appréciés car contrairement au noir plus uniforme, ses reflets, ceux qui donnent le volume à la jambe, seront alors plus nombreux, entre lumière et palette de gris).

Voir la douceur avec les yeux, évaluer ce que vos doigts vont confirmer.

 

 

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TOUCHER :

Ah le toucher, cet instant sans fin, entre vos doigts, car le véritable nylon est certes très très doux, mais en plus il devient quasi immatériel, coulant comme un liquide entre vos phalanges. Extrême délicatesse comme des baisers légers, le voile est bien là, différent du lycra, différent du voile d'un bas jarretières, différent aussi de la soie. Oui chaque matière, chaque bas à sa signature tactile, un bonheur, une sensation.

Toucher pour comprendre cette matière, ou plus simplement pour se donner une dose de bien-être, juste pour soi, égoistement et avec un sourire intérieur.


ENFILER :

Prendre alors son temps, ou le faire vite suivant son habitude, suivant son envie, suivant la routine d'un quotidien plus ou moins sous tension. Rouler le bas, avec les deux mains, bien régulièrement, passer les orteils, bien placer le bas, le tirer un peu. Puis envelopper le pied, arriver à la cheville, s'assurer de sa bonne position, si il est droit ici, (avec une couture ou sans couture) il sera droit sur votre jambe, sans tourner aucunement ensuite. Saisir, et d'un geste franc, régulier avec la tension dont vous avez l'habitude, remonter le mollet, le genou, le début de cuisse. Réajuster la tension de cette seconde peau, ressentir, voir, s'aider de ce plaisir d'une nouvelle douceur, juste pour soi. Continuer le mouvement vers la 1/2 cuisse au minimum ou le 3/4, position idéale. Certaines par confort ou par habitude le porteront en haut de la cuisse. 

Enfiler un bas nylon, attacher les jarretelles, une à une, en commençant par derrière, en prenant son temps si on débute, par geste réflexe rapide pour les habituées.

 

 

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RESSENTIR :

Ajuster les jarretelles, devant et derrière, le revers doit être juste sous tension, ni trop, ni pas assez. Trop, vous serez surprise par une jarretelle sauteuse en vous asseyant. Pas assez, vous aurez les bas qui plisseront dès le genou, puis sur le mollet, et enfin de façon tirebouchonnante autour de la cheville. Des plis oui, mais tout est affaire de tension. Et chaque fil de nylon, chaque filature, chaque forme de bas nylon a besoin de ce réglage. Alors vous êtes une femme portant des bas, des jarretelles, avec votre lingerie. Une différence avec le collant, un sens pratique bien différent pour votre intimité, et puis une lingerie qui n'est pas d'autrefois, car élégant, sensuel peut-être, voluptueux certainement, chic dans sa valeur esthétique. Glamour peut-être, mais le port du bas nylon peut se glisser autant sous une robe longue, en totale discrétion, sous un pantalon aussi. Glamour pour vous car vous aurez une autre sensation pour vos jambes. C'est un accessoire de mode qui embrasse vos jambes.

Ressentir une caresse car ce nylon est si fin, et ne laisse aucunement vos jambes indifférente. Vous y poserez vos doigts anodinement car votre cerveau aura intégré cette infinie douceur, un bien-être extérieur et intérieur.

 

 

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Et puis dans votre menu, ajoutez quelques talons fins ;-) de chez Jimmy CHOO.

 

 

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

Il faut parfois croire en la force de l'art, en cette magie incroyable qui se transmet entre deux espaces proches, la scène et vous.

 

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Une émotion, des vibrations, une intensité dans la poésie qui trace l'histoire de ce spectacle, le voyage dans la vie d'un pianiste virtuose, et cela à travers un autre pianiste, un enfant devenu très grand, et tout aussi virtuose, le pianiste Pascal AMOYEL.

Une fable non !

Un feu d'artifice oui ! de notes , de musiques, classiques ou jazz, avec des exercices de style pleins de sentiments.

 

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Le théâtre du Ranelagh, une salle à dimension humaine, 300 places maxi, vous propose une parenthèse musicale à ne pas rater, à croquer à pleines oreilles, avant d'aller manger dans un bistrot du coin ensuite, la tête pleine d'étoiles.

 

Incontournable, d'ailleurs voyez, écoutez ... et dégustez :

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

Une nouvelle inivitation au concert, avec un voyage dans les mouvances du jazz, avec des détours vers des rythmes plus orientaux, des touches de musiques arabes, un quatuor qui s'envole avec les notes.

 

SECONDE EARTH sera de nouveau en concert le 1er février prochain à Paris.

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Dans un lieu où vous pourrez manger des plats simples, peu chères (oui dans Paris) et très authentiques, servi par un duo derrière le bar, tout aussi authentique.

 

Où ? Acafé musical "Les 3 Arts"

21 rue des rigoles  Paris 20ème 

Quand ? SAMEDI 1 FEVRIER 2014  à 21h00

 

Comment ?  Métro : Ligne 11, station Jourdain ou Ligne 3, station Gambetta

Bus : 26, 60, 96

 

Réservation ici : Entrée : 5 € avec une boisson obligatoire en +

EVENT FB 

www.fb.com/events/631016330293999/?fref=ts

 

 

Une exposition ou deux durant votre journée, puis un dîner sympathique suivi d'un concert. Notez dans vos agendas ce programme.

 

MERCI à KATZ, manager et relation médias pour son enthousiasme !

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Incroyable sensation que ce visage dans le miroir, ce flou qui l'envahit toujours un peu plus.

Comment croire en cette figure devenue molle, incertaine dans ses limites, comme un maquillage qui aurait oublié son étiquette waterproof, pour fondre et dégouliner.

 

Je me regarde, je m'estompe dans un nuage lumineux qui n'est plus moi, un verre à la main, en pensant à mes somnifères. Oui une vie qui dégringole, pourtant tout va si bien, "tu es si souriante" pour les amies, "tu es si disponible, si investie dans ton job" pour ma patronne, "tu es si femme" pour mon compagnon. Sauf que je ne vois plus, je m'aperçois à peine, oubliant mes repères, volontairement ou non. Un coton intérieur, du chloroforme psychique qui annihile mon être.

 

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Mon enveloppe, mon corps sont encore là, froid sur la moquette chaude, je me love dans un coin du canapé, je regarde dehors, il fait beau, des rayons du soleil gratuitement qui embrassent mes bras. Mais au-delà de mon regard, je ne ressens rien pour ce tout, juste un poids énorme, une envie de glisser plus loin encore.

 

Et si il me quittait enfin, et si je l'aimais encore. Mais pas lui.

 

Comment le comprendre, comment lui crier, comment ne pas être raisonnable pour mieux l'oublier. Mais je n'ai pas envie, il est à moi. Pas d'imparfait dans mon cerveau, même si il avait des défauts, je l'aime. Rage ramollie, je pleure sans larmes, je le déteste si peu, malgré son départ, malgré sa traîtrise, malgré cette femme. J'erre dans moi-même. 

 

Une dislocation, un bout de banquise à la dérive, sans but, sans quai d'ammarage. 

 

 

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Je repense à cette dernière soirée, entre relations, pour le travail, des conventions, des robes noires, un atmosphère discret d'un grand restaurant, là où je deviens "la femme de". Courbettes et sourires, mots dilués dans des banalités, une mer de non-volonté, du champagne, le menu, un repas sans saveurs. 

 

Rien ne sortait de lui, plus rien et pourtant j'ai voulu l'atteindre encore, le provoquer encore, lui montrer que mon corps avait envie de lui, là sans cette longue robe noire. Rien.

 

Des instants calmes, honteux même, des mots, une froideur à l'égal de sa voix douce et chaleureuse, un coeur éteint comme les lumières du salon, juste le froid de l'entrée. Et pourtant c'était une fin.

 

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Lendemain et jours suivants, je me suis effacée partiellement, j'ai vu disparaître sa présence. Tout en refusant encore cette fuite. Ecroulée, avachie, je me perds.

 

Pourquoi ce paradoxe, sachant qu'il ne mérite aucun pardon, que je le veux comme avant, et pourtant. La journée s'illumine, un brouillard m'envahit de jour comme de nuit.


Dormir, rêver peut-être.

Me retrouver.

 

 

Nylonement


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Longtemps je n'ai pas compris l'intérêt du mot "mariage", et encore moins son contenu. Peut-être bloquée par le divorce houleux de mes parents, voyant ma mère en larmes, cherchant à nous protéger des mots, des colères et surtout d'une rupture irrémédiable, elle nous protégeait de cela. Et pourtant nous avions compris, touchées, moi et ma soeur par les douleurs invisibles mais plus encore libérées, le jour où nous sommes parties vivre ailleurs.

 

 

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Certes longtemps l'image des hommes n'était que synonyme de lacheté, avec de pâles justifications de leurs actes, de leurs silences et de leurs impossibles façons d'exprimer des mots pour aimer même ses filles, oui mon père était les hommes. Je l'ai rejeté en masse à l'adolescence, vomissant dans sa voiture en sentant son parfum, sa présence, avec les semaines alternées qui fûrent vite soldées. J'ai refusé ce divorce, j'ai accusé mon père sans les explications de ma mère. J'ai haï cette situation et toujours les hommes avec. 

 

 

Et pourtant le monde autour de moi voyait des couples parfaits se défaire après vingt ans de mariage, pourquoi se mentir si longtemps. Puis les copines, ma soeur qui divorçait après trois ans de vie avec ce beauf, avec un gamin sous le bras, une histoire évidente, une ritournelle pour ma mère, un jeu de roue qui tourne. Les statistiques étaient aussi criantes de vérité que les annonces et les larmes des amies, et leurs arrivées en pleine nuit dans mon studio. J'avais rebaptisé mon canapé en "Paradis des pleurs" avec oreillers absorbants, et mouchoirs sur la table du salon. 

 

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Mais lui, ce type qui m'a prise dans ses bras, consolé de cette vie absurde, aimé simplement avec des petits plats, avec une sensibilité étonnante, malgré mes colères, malgré mes phrases blessantes, malgré ce père jamais digeré. Il m'a expliqué les hommes, du moins ceux que je voyais, et ne m'a pas caché être aussi un mâle. On a ri, on est parti vivre loin de tout cela, deux ans de vie à l'étranger, un duo soudé, amoureux. Aujourd'hui il me dit qu'il m'aime chaque matin, le soir aussi, m'embrasse.

 

Et hier au soir, dans mon bain, il était là à genoux, un écrin avec deux flûtes de champagne. Il m'a demandé ma main, à l'ancienne. Pourquoi moi ?

 

Car longtemps je n'ai pas cru à un mariage, à ce pacte inutile, peut-être même à l'amour. Aura-t-il été assez convaincant ? Sera-t-il assez fort pour être mon super-héros, fort et sensible à la fois ? Me protégera-t-il de moi, de mes doutes ? Sera-t-il un papa, un mari ... mon mari ?

 

 

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Nylonement

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