Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes - vous, #Femmes - demain
Sous les doigts

 

Sous les mots, sous les doigts.

Nous avons ri avec un ami, talentueux écrivain, en discutant librement autour de quelques fines tranches de charcuterie, deux verres de rouge d'un terroir du sud de la France. Que de souvenirs, de textes écrits, oubliés, griffonnés sur un coin de dessus de table en papier, dans des carnets de notes, dans des cahiers, sur des coins de rapports ennuyeux.

Nous évoquions nos instants uniques que la vie nous laisse avec le toucher, avec ce rapport charnel vers d'autres matières. Curieusement le premier sourire a été en reprenant le gras suant de ce jambon, si soyeux, si goûtu, ce lien vers la bouche où là, il exploserait sur les papilles. Noisette, gras, viande, oeuvre du temps, de la nourriture, de l'affinage et souvenirs incroyables des tartines avec le jambon coupé au large couteau par le grand-père sur cette patte accrochée dans la cheminée en été, dans le cellier l'hiver. Un parfum unique qui donne soudainement envie de saliver sur ce parfum de farine, de mie moelleuse, de pain un peu gris, de croûte épaisse, de charcuterie authentique. Un trait de passé, un plaisir gourmand. Nous avons trinqué car les doigts c'est aussi le verre, celui de l'amitié, celui du verre fin, des flûtes de champagne pour tout fêter, pour le bonheur de se rencontrer, de se revoir, de partir avant de revenir. Tout est sujet à avoir des amis, des relations, des personnes inconnues devenant en un soir des amis éternels, des compagnons de ripailles, tant de possibilités. Là aussi le souvenir d'une main tenant une bouteille poussiéreuse, un millésime ancien, des amis heureux, le silence derrière les verres. Des arômes dans le nez, la couleur encore dans les yeux, dans le gosier, les parfums et le bonheur intérieur.

 

Nous avons évoqué les mots, ce chemin incroyable qui nous les livre naturellement, parfois à la tonne, parfois sans style, parfois à la sueur d'une longue réflexion avec une parcimonie monastique, un simple aphorisme. Coucher des mots sur le papier, taper des mots sur le clavier. Et puis les donner aux autres ! pourquoi les garder pour soi ? En commandant une seconde assiette de saucissons, nous avions déjà admis que le partage n'est que l'unique objectif. Non pour soi, mais pour libérér les mots, car ils ne doivent pas être captifs. Seuls les lecteurs jugeront leur envie de commencer avec le titre, de lire, de lire encore, de s'arrêter, de fermer définitivement l'ouvrage ou le fichier, mais aussi de continuer, d'en parler, de vouloir partager une émotion, un ressenti intellectuel face à tel ouvrage. Nous pouvons tous écrire, avec un talent variable certes, mais nous devons donner, vendre, partager nos écrits. Nouvelles, simples articles d'un blog, roman, livres et même version avec tomes, les mots sont un lien, au-delà d'une réussite, d'un best-seller. 

 

C'est le fruit manuel d'une pensée, d'un regard, d'un sentiment, d'une contemplation, d'un témoignage, de notre imagination sur le monde. Passé, présent ou futur, tout est sujet à l'entourer de mots. 

 

Sous les doigts
Sous les doigts
Sous les doigts

Nous avons dégusté un autre verre, prenant l'option d'un verre de vieux sauternes, souvenir d'une période de passion pour ces vins faciles de Noël, trop vite bus avec le dessert, et pourtant. Là aussi des émotions, des verres, des couleurs entre ocres et or, des millésimes, des amis, des soirées uniques, des rencontres, des personnes marquées par un verre qui parlait à l'imparfait, vendangé par un père, un grand-père, il y a si longtemps. Et nous sommes revenus aux mots, à ce concours, ce prix justement pour un texte sur une dégustation de vieux vins, une situation, une cave voutée, une famille, un père, un fils, un lien. 

 

Des jolies femmes passaient ici et là entre les tables, les heures ayant passé, les personnes venaient dîner dans notre journée de liberté d'expression, d'ivresse un peu aussi. Nous avons vu un dos, des coutures, de jolies robes, des silhouettes et nos sourires communs sont partis sur nos doigts encore, dans nos esprits, sur les nostalgies. 

 

Comment évoquer tant de possibilités, sans les caricaturer ? Il savait si bien donner une réponse évidente à ce tourbillon instable. Il me disait souvent de picorer, de garder la tête haute quand dans un échange je perdais pied, dans nos emails, nos lettres, nos mots échangés. Sans insister, avec diplomatie, il voyait que le texte dévorait le blogueur, que je ne maîtrisais plus mon univers, intérieur et extérieur. Je le voyais alors dans son fauteuil, son lieu, son endroit, là où il racontait comment les doigts serrent une main d'enfant, le guident sur le chemin de la vie. Il savait si bien transmettre les tactiles pensées de ses personnages, de son vécu, de ce qu'il avait vu, de ce qu'il aurait aimé voir, de ce qu'il aurait aimé oublier. La guerre, les odeurs, sa mère, sa soeur, les bruits, les courses, la fuite. Cela le hantait, sans vraiment savoir les liens qui restaient en lui. Sa face obscure, sa liberté, ses larmes à lui, ses doutes, ses douleurs. Mais il était cet être si joyeux, ce jouisseur des mots, ce gourmet, cet homme respectable, ce bel accoucheur de titre, après le point final. Il aimait tant écrire, nous sommes repartis vers le ciel, vers notre place privilégiée, intemporelle, contemplatifs sur notre monde. Sur ce que nous voyons au-delà de la réalité des autres.

Sous les doigts
Sous les doigts

 

Cette femme, fatiguée par le temps, avec son mari, une main qui tremble pour lui, une canne pour elle et pourtant malgré les maux, un amour rayonnant, un duo à table, une gourmandise bien au-delà de l'assiette. Un verre entre eux deux, un partage, comme toujours nous avoua le serveur, comme toujours depuis plus de vingt ans de service. Ils étaient ainsi, sa main à elle sur sa main à lui en observant la salle, les décennies devant et derrière eux.

Nous aurions pu écrire, soudainement déconnectés de notre monde, mais il y avait d'autres mains, d'autres tables, d'autres plats, d'autres discussions, d'autres verres, d'autres silences coupés d'éclats de rire. Mains d'amoureux, derniers touchers avant une rupture, doigts engourdis par l'attente dans le froid avec un bouquet de fleurs, doigts chauds dans des gants, la main serrant l'autre. Mains qui se serrent pour le bonjour, mains sur l'épaule d'un ami, mains pour réconforter après un départ non souhaité, seul face à ce trou noir de la disparition de l'autre, main inerte sur une feuille de papier blanc, avouant une faute, cherchant les mots pour déclarer son amour, pour simplement parler, rencontrer, vivre et exister. Nous avons cherché sans paroles ou avec des phrases trop nombreuses sans aucun classement possible à créer l'encyclopédie des émotions, des doigts comme traits d'union de moments de vie. 

Elles étaient partout ici, en train de servir, de manger, d'attendre, d'aimer, de se faire la gueule. De lire aussi là-bas dans le coin, une femme seule, dans un tailleur jaune très années 80. Nous l'avions suivi du regard, des gants noirs en cuir souple, un livre, une lecture rapide, un repas mangé sagement. Nous voilà repartis dans la salle, mais aussi dehors, les passants les passantes, le vent, les lumières du soir, les émotions, les mains toujours.

 

Nous, des mots, du vin, du moins des verres vides, deux assiettes de fromages, un voyage autour des terroirs français, de belles régions et des balades, des extraits cités de ses récentes nouvelles. Les mains et les doigts, nous les avons vus partout, parlant pour nos personnages, pour nos textes, pour délier les situations ou pour meubler les instants sans dialogues. Il aimait en parler, conteur autant qu'écrivain, humble personnage lui-même dans le monde des livres. Curieux et esthète, il savait observer, vite ou très lentement, d'ailleurs, nous avions passé une soirée à comprendre le temps, à apprécier les mouvements, les autres soit trop vite, soit avec une lenteur gourmande. La fréquence donnait un sens différent à nos émotions, à nos mots aussi. Un tempo pour une mélodie écrite.

 

La porte s'est ouverte, une silhouette connue, plus qu'une connaissance commune, son jumeau, mon ami. Un trio infernal avec toujours des mots. Le dernier venu, a trouvé plus sage de fêter nos retrouvailles, malgré nos agendas impossibles, lui-même ayant quitté une soirée sombre et snob, sur un mal au ventre imaginaire pour nous retrouver.

"Champagne !"

Trois flûtes, plusieurs desserts.

 

"Vous parliez de quoi ?"

"De doigts, de mains, de sensations ..."

 

Toujours plus prompt à manger avec ses mains, à sucer ses doigts, à prendre la nourriture pour se gaver dans l'opulence d'un gargantua, il a ri, rempli sa bouche de profiterolles et de chocolat liquide. Il était notre troisième élément, le trublion satisfait uniquement par l'excès, du moins extérieurement, mais plus par un appétit sans limites pour découvrir, du naturel jusqu'au plus subtil. Un épicurien de tous les bontés de la vie, pouvant croquer des pêches dans l'arbre, se rouler dans l'herbe avec sa compagne, le jus du fruit dans sa bouche, l'embrassant sans fin, et le même soir, déguster un repas plus guindé, avec le souvenir de l'après-midi, en coupant avec fourchette et couteau, en pelant sa pêche de vigne pour la savourer sur une glace à la vanille bourbon, avec quelques cannelés. Sobrement ou excessivement, il était ainsi. Alors notre sujet l'emporta avec son univers de mots, bien à lui, encore plus libres, presque libertins, souvent érotiques, vers des vallées plus folles, plus magiques, avec tout autant de délices. Ses yeux brillaient, les nôtres aussi.

 

Sous nos doigts, des mots.

Mais aussi entre nos lèvres, depuis des heures.

Des doigts, des lèvres, la nuit serait sans fin.

Les mots aussi.

 

 

Nylonement

 

Sous les doigts

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme, #Femmes - vous

Je n'avais pas de but au premier jour de ce blog, juste des envies.

 

Celle de prendre des voyelles, des consonnes, des lettres, d'ouvrir et de donner les clefs d'un espace de liberté d'expression avec ce blog. Un lieu interactif, où les commentaires peuvent répondre, enrichir le débat ou la folie du texte du jour.

 

Celle de défendre un peu plus de libertés. Enfin je suis seul, parfois un peu Don Quichotte dans un désert d'idéalisme, mais en apportant quelques caillous à l'édifice, je pensais donner quelques voies ou des chemins vides ou escarpés pour atteindre, non le graal, mais un bonheur plus réel. En décrivant des ressentis, des impressions, des émotions, les miennes, les vôtres, j'ai romancé des parcours de vie, toujours avec une note d'espoir. Car si j'aime la nostlagie du passé parfois, je crois au présent, aux instants magique s avec mon amour en particulier, avec les proches, avec les ami(e)s, avec la famille, avec les autres en général, . Soyez rassuré, je suis aussi parfois déçu de certains d'eux. Alors je rajoute une autre étape, l'avenir, ce moment encore inconnu où tout peut se faire. Oui les Happy End sont tous devant nous, malgré les situations actuelles parfois troubles. Il faut croire en un futur meilleur !

 

Celle de croire uniquement en l'équité entre les Femmes et les Hommes (oui regardez les définitions et la finesse de nuances entre équité et égalité, faites votre choix !). Une vérité que je me dois de transmettre à mes enfants, aux autres générations pour voir des sourires entre toutes et tous. Quel bonheur de voir leurs visages heureux !

 

Celle de vivre encore longtemps avec des mots car ils ont été bien plus que des textes. Des échanges, des emails, des silences, des complicités et des rencontres.

 

Et pour d'autres belles raisons ...

 

Nylonement

 

Sensibilité

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Femmes - vous
Rêve de pin-up !

J'aime les hasards, la magie des imprévus, l'improbable de la vie.

 

Aujourd'hui plus encore, plus fort, à quelques jours d'un point final en bout de phrase, en bout de texte, en bout de blog.

 

Je voudrais vous parler des pin-up, ces illustrations datant des années 40, souvent faites pour divertir les soldats, puis pour divertir avec érotisme, pour des maazines vendus sous le manteau , pour de la lecture par les hommes.

Mais les pin-up ont bien évolué, vers un sens nouveau, vers une caricature éternelle de la femme glamour, Peut-être même pour défendre une réalité de féminité, exhibée un brin, affirmée et assumée totalement. Pour autant les maîtres, Gil Elvgreen, Vargas, Aslan, Berthet et quelques autres (voir chez l'ami PINUPMANIA), ont toujours su lui donner une nostalgie teintée de modernité.

Depuis quelques années, sont sorties de ce monde de craies, de crayons, d'huile et d'encres, des femmes, dont la plus talentueuse à mes yeux est MALY SIRI. Sa finesse de trait, son respect de la femme élégante, de l'esprit années 50 mais toujours conquérante, sereine, séductrice et fragile, forte et féminine, elle nous fait rêver les yeux ouverts. Alors quelle joie de vous annoncer qu'elle sera présente avec ses oeuvres pour une longue exposition à la Galerie Daniel MAGHEN, du 29 avril au 23 mai 2015.

 

Galerie DANIEL MAGHEN :  www.danielmaghen.com/fr/exposition-maly-siri

47 Quai des grands Augustins, Paris 6e

 

 

Rêve de pin-up !Rêve de pin-up !
Rêve de pin-up !Rêve de pin-up !
Rêve de pin-up !Rêve de pin-up !
Rêve de pin-up !Rêve de pin-up !
Rêve de pin-up !Rêve de pin-up !

J'aime la magie de la vie, car il y aura un vernissage le 5 mai 2015 pour cette belle exposition, avec Maly SIRI en personne, mais aussi ses amies burlesque girls, des stars comme Miss Ann Thropy  et Lada RedStar.

 

Pour moi, ce sera plus qu'une date, car j'avais déjà parlé de son talent pour une exposition collaborative où étaient regroupées plusieurs illustratrices et illustrateurs autour du sujet des Pin-Up. Un vernissage avait lieu le 28 avril 2011, dans une galerie toute petite, avec trois fois trop de gens, admirateurs, ami(e)s, photographes, une petite rue calme de Paris, quelques gouttes de pluie. Un rendez-vous avec une personne virtuelle, lectrice de ce blog, pour la première fois, une balade sur la féminité, en mode réel. Un lien naturel entre les mots, la passion, le bonheur des mots, la curiosité autour des facettes de la Féminité. Jamais je n'oublierai cette date, ni cette personne, ni l'ambiance, ni les dessins, ni les belles rencontres, ni ceux que je n'ai pas vu ce jour-là, ni les autres dessins et les quelques mots échangés avec celles citées ci-dessus. Plus encore cette anonyme ! Cette personne, est devenue ma compagne, ma muse, mon inspiration, ma respiration, mon amour.

 

Alors aujourd'hui symboliquement, je me réjouis de cette nouvelle exposition , quasi à une date anniversaire (ouverture le 29 avril), même si je serai, pardon, nous serons là pour le vernissage (le 5 mai au soir).

Oui, Madame, belle inconnue, croisée par hasard, juste venue comme moi pour voir l'illustration graphique et multiples des femmes, des courbes et des pin-up, vous êtes mon amour maintenant. Inégalable fée, possédant une magie que je garderai pour nous !

 

Depuis ce jour, je ne vois plus les dessins de Maly Siri de la même façon, je crois en l'émotion, au ressenti pétillant de deux sensibilités en vibration fusionnelle, créant autour de nous une bulle permanente de glamour . Ah l'amour !

 

Bien plus que Nylonement, Amoureusement !

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Féminisme, #Femmes - demain

Parler des femmes, ce sujet si fascinant, si trivial, si facile, si complexe, un exercice de style que j'ai pris avec moi, sans aucune prétention, juste celle de vous divertir, de vous surprendre, de vous aimer toujours plus, avec vos libertés.

 

Je n'aurai pu tout dire, tout révéler, car votre diversité est une richesse incroyable, votre position familiale si présente dans nos vies est si variée. Vos morphologies, vos esprits, vos âges et vos féminités si belles, non pas uniquement derrière un simple regard sur une beauté extérieure changeante, mais avec nos émotions sur vos vies, sur des milliards de vies. Je n'ai que picoré certaines, sans jamais vouloir les formater ou les rentrer dans des cases pour simplifier leur lecture. 

 

Au contraire, j'ai cru bon de laisser le vent léger de l'interprétation, de vos yeux de lectrices et lecteurs, se faufilant entre les mots, les virgules et les points. Se reposant sur quelques photos, pour absorber certains doutes, pour émerveiller nos journées.

 

 

Et comme souvent je suis sorti pour une pause, avec mon moi contemplatif toujours prompt à observer la vie, vous, les jambes mais aussi la mode, les allures, les styles, les comportements, les petites phrases. Ce tout qui forme des sources pour d'autres mots.

 

Etre, ne pas être. Telle est la question !

 

Derrière une femme, une trentenaire avec deux gamines toutes sages, se gavant de glace à la vanille, des yeux ronds, des petits robes sans tâches à cet instant, bref tranquillement dans cette file d'attente, je regardais la vie.

 

"Mme ... cà s'écrit comment ?"

Madame, oui effectivement avec deux enfants, probablement les siens, vous savez aujourd'hui on doute de tout, elle aurait pu les louer sur internet. Madame aussi car son âge et sa fraîcheur, à défaut de pouvoir estimer sa virginité (fermez les yeux, prudes esprits), le mot est juste, elle n'est plus Mademoiselle, terme désuet, amusant, galvaudé suivant les usages. Derrière-moi une jeune fille, étudiante, patiente aussi, entre son pull, sa double écharpe, des mouchoirs pour un rhume de passage, un sac besace, une jupette et un collant coloré. L'attente toujours.

"Vous n'êtes pas dans le système."

J'adore cette phrase, nous somes bien des pions dans un vaste monde virtuel et soudain l'humain, enfin l'humaine ici, de chair et de mode (j'avais oublié, un trench court, une robe bleue, un collant noir fin, un joli sac et des escarpins vernis assortis), a disparu. Elle n'est plus là. Et de plus elle n'a pas emmené tous les papiers utiles. Oui la carte de vie, pardon vitale, ne suffit pas pour ses médicaments. 

"Ah pourtant je viens ici souvent pour les petites."

"Elles sont sur votre carte ?"

Non dans ces ballerines et avec une glace, devant vous. Je ris intérieurement. Une seconde caisse s'ouvre, voyant la demoiselle succombé à un rhume devenu gangrène voire peste botulique, je lui conseille de passer avant moi.

 

"Votre carte !" 

Oui le bonjour devient optionnel avec les humains. C'est à l'ordinateur que l'on parle.

Et la première relance.

"Peut-être mon nom de jeune fille ?"

Car là est le bonheur, elle va être obligé de déballer sa vie, son amour de jeunesse, son bonheur, son mariage, les enfants, cette voisine très proche, surtout dans le lit avec son mari, un divorce en cours, qui traîne en plus. Car si monsieur apprécie les petits coups rapides, d'ailleurs il ne peut faire mieux, il déteste s'aoccuper de son passé, en l'occurence son avenir, ce lien, ses filles ici présentes avec moins de vanille, et toujours pas de tâches. 

La voilà partie sans son livret de famille, sans sa déclaration de divorce en cours, sans ses emmerdes au boulot, sa fatigue, ses larmes et ses mouchoirs. Mais elle est là, bloquée dans un espace-temps à quatre dimensions, coincée entre son nom de naissance, son nom de femme, son envie forte d'ouvlier ce putain de nom, ce connard infidèle mais surtout se révélant un stupide pingre égoiste sans coeur. Elle appartient au système qui lui ne connaît plus de limites, enfin si, celles des taxes et impôts divers. Mais pour le reste, elle va devoir subir des mois, des années de "Madame machin, ex truc, épouse, enfin divorcée, nom de jeune fille et autre fausses identités". Un tourbillon lourd quand parfois la séparation est douloureuse, des traces quasi indélébiles qui feraient parfois douter de qui l'on est.

 

 

Etre, ne pas être. Telle est la question !Etre, ne pas être. Telle est la question !
Etre, ne pas être. Telle est la question !Etre, ne pas être. Telle est la question !

Madame Machin, avec ses filles au nom de Truc, et si elle se remettait avec son collègue si sympa, une famille recomposée. Le jeu des sept famille en une, avec les enfants de chacun, au nom du père, du fils et ... nom pas de mauvais esprit, de la mère, de son nom de naissance, et si ils faisaient un autre bébé. Un nom, des noms, une famille et puis soi-même au milieu de cela. Non identifiée dans le système, et quête d'un nouveau souffle et pourtant des liens qui vous obligent à changer les rattachements (formulaire 14445 A01). Un détail, pas vraiment.

 

Là, le seul être mâle convient qu'il est une exception, car lui ne change pas durant sa vie de nom. Nada, jamais, ainsi-soit-il !

Alors que la jeune fille, elle aussi explique que elle doit être avec la mutuelle de son nouveau beau-père, sa mère est malade, son boulot l'a lâché, pas lui, au contraire. Il les a prise sur sa carte, mais ils ne sont pas encore pacsés après quinze de vie commune. Non elle n'a pas de père , enfin si, un type parti un jour, jamais revu. Sans signe de vie ou de mort, bref elle a un nom, et là elle veut des médicaments pour son lupus du nez, pour ce choléra ultra-contagieux. Ah oui cette allergie aux délires technocratiques.

 

Je suis éffaré, par cette non-liberté, cette source de problème et pour moi d'identité, que l'on a ajouté "naturellement" à leur statut de femme, mariée. Une liberté en moins, récurrente dans des justifications impossibles, des violations de la vie privée et autres déballages de qui l'on est, qui l'on a été, sans penser de plus à qui l'on veut être.

 

Finalement, je suis reparti sans rien, j'avais envie d'une glace à la vanille avec des pépites de vrai chocolat noir. Sans avoir à donner mon nom, pour justifier mon statut de gourmand.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 50-60, #Nylon Passion, #Ordre de la JARRETELLE

Conservation des bas nylon 1941 !

Bas nylon vintage ou vintage nylon stockings, français ou anglais, les deux sont uniquement un plaisir de nostalgie, de souvenirs ou de documents des années 40, 50 ou 60. Avant vous trouverez aussi des vidéos, plus rares sur le sujets des dessous féminins, voire quelques grivoiseries d'époque avec des bas de soie, de rayonne aussi.

 

Mais aujourd'hui quelques perles de la firme BRITISH PATHE, en anglais, qui depuis quelques années distille les nombreux courts-métrages de ses archives sur son site ou sur Youtube par exemple. 

 

Une première vidéo décrivant le lavage, le séchage et surtout une idée (étrange ou loufoque) de conserver les bas dans son placard... j'attends vos commentaires en retour.

 

 

Histoire du bas, une version de 1939

Histoire du bas depuis les âges de la Renaissance, pour les hommes puis pour les femmes, la finesse et les matières en perpétuelle évolution.

 

Révolution du bas nylon et déjà des chiffres extraordinaires évoqués ici en nombre de tour de la planète Terre en additionnant les fils pour tous les bas vendus. 

 

Totalement d'époque, on admire la pédagogie et toujours ce ton  si particulier des voix d'époque qui commentent, au phrasé si particulier et au son irremplaçable. 

 

 

Shades of GrandMama 1946

Une version à travers les âges des dessous chics, avec le fantôme de la grand-mère qui vient découvrir la belle, en bas nylon et avec le top tendance de l'époque, la combinette moulante et intégrale qui donne une silhouette de princesse. Sans trop s'encombrer, la belle s'admire telle Cendrillon dans son miroir, et derrière elle le corset montre ses limites.


Deux générations pourtant vintage des bas et de la lingerie.

 

Deux générations, et aujourd'hui d'autres générations de lingerie, de douceurs, de féminité et aussi de relations plus libres avec les dessous (confort, pratique, bien-être, séduction ...).

Qu'en pensez-vous ?

 

 

Nylon Factory 1946

Mieux encore, la fabrication des premiers bas nylon, datant de 1946 pour les images, rares, avec toutes les étapes pour obtenir les merveilles de quelques grammes, pour démocratiser les plus fins voiles sur toutes les jambes de femmes. Une révolution vestimentaire !

 

Avec des conseils dès 1948 ci-dessous et toujours des détails de fabrication.

 

Le bas nylon a toujours associé à la beauté des jambes et à la mode pour des femmes toujours plus sereines avec ce détail à fleur de peau.

 

 

La même machine fonctionne encore chez GERBE !

Et pour les puristes, des explications plus complètes sur la fibre de nylon, sur ses origines chimiques avant filage pour devenir fil de nylon, finesse et folie fétichiste par "simple tricotage".

 

Produit industriel, certes, mais avant tout une étincelle glamour pour les jambes.

 

Deux lignes verticales entre Terre et Ciel !!

 

 

Nylon stockings by Jacques FATH

Une paire de bas nylon originaux, par Jacques FATH, une paire de jambes pour une démonstration entière de la finesseet de l'élégance d'une couture avec de mini-losanges ou certaines diront, de mini-diamants.

 

Une belle surprise !

 

Envie de plus d'archives ? J'en ai beaucoup en stock, des anecdotes, des inédits, des perles dénichées ici et là. Des détails qui deviennent savoir, et qui amplifie le bonheur de porter des bas nylon à couture au XXIe siècle. Car rien n'est hasard mais plutôt une continuité de messages entre générations, de sensations qui se traduisent par cet accessoire de mode devenant signature glamour pour vous/

 

Vous étiez en moyenne à plus de 1.000 lire, voir, relire, revoir et apprécier donc ces articles, plus encore le dimanche. Peut-être un lieu de référence entre légèreté et savoir, nostalgie et nouveau bonheur sur vos jambes, sur leurs jambes.

 

Ce blog restera ouvert pour les 1900 articles dont près de 400 sur le bas nylon......

 

 

Nylonement

 

Gentleman W

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 2000..., #Nylon & Lingerie

La crème de la crème, les meilleurs artistes derrière leur réflex numérique, je tenais à partager une dernière fois ce qui a enchanté mes pensées, enflammé mes émotions. A chacun sa drogue douce, entre mode et féminité, entre sourires d'une inconnue et sages propos avec des amies, je reste un contemplatif curieux de trouver en chaque morphologie, un coin de beauté, une féminité asumée ou cachée, pour l'espérer bientôt révélée.

 

Eux savent créer cette alchimie, ce mystère magique entre modèle et photographes. 

 

 

Copyrights JFH Photos

Copyrights JFH Photos

JFH.Photos, je vous ai parlé de lui pour cette cagnotte (allez 5, 10, 20 euros, plus si vous le souhaitez car sa galère numérique se prolonge, il a besoin de vous, vos commentaires, vos critiques, vos regards, vos appréciations et quelques euros).  

Je vous ai parlé de lui aussi par enthousiasme pour son approche par petites touches pour extraire le meilleur de chacune. Un druide aux méthodes naturelles, sans serpe d'or, mais avec une sensibilité extrême, rare, à protéger. Intérieur ou extérieur, mode ou lingerie, bas nylon ou collants, il donne des sourires, les rend plus belles, sans exception, toujours glamour.

 

www.jf-h-photos.book.fr

 

 

 

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Bon déjeuner, le menu esthétique est 3 étoiles.

 

La suite vers 16h00

 

Nylonement

 

 

Copyrights JFH Photos

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 2000..., #Nylon & Lingerie

J'hésitais d'ailleurs entre "esthètes photographes" ou "photographes esthètes" car le trio dont je parlerai aujourd'hui concentre et démultiplie à la fois les talents, les visions, les regards et la volupté dans des symphonies. 

 

Toujours tounés vers les facettes de la Féminité, ils explorent en couleurs ou en noir & blanc les reflets magiques, surprennent par leurs angles de vue, zooment sur les courbes, s'effacent avec talent devant tant de beauté. 

 

Ce sont des sublimateurs, des experts en sensualité, en délicatesse, s'ajoutant à ce voile à fleur de peau, sans artifices, juste en subtile sensibilité.

 

J'admire le travail, les projets photo comme les collaborations instinctives et techniques d'une part, mais plus encore cette complicité quasi naturelle avec leurs modèles pour nous donner le meilleur, le concentré, l'essence parfumée pour enchanter nos yeux, eux aussi esthètes.

 

 

copyrights LA FETICHERIA

copyrights LA FETICHERIA

Le premier d'entre-eux :

LA FETICHERIA, le nom d'artiste d'un français surdoué, vivant sous le soleil de Barcelone. Tout est sujet à créer du rêve, sans imperfections, sans autre trouble, juste le meilleur de ce chef étoilé qui joue avec la voie lactée, celles des courbes au féminin.

 

www.lafeticheria.com

 

 

Délicieuse ImaJill modèle - copyrights LA FETICHERIADélicieuse ImaJill modèle - copyrights LA FETICHERIA
Délicieuse ImaJill modèle - copyrights LA FETICHERIADélicieuse ImaJill modèle - copyrights LA FETICHERIA

Délicieuse ImaJill modèle - copyrights LA FETICHERIA

copyrights LA FETICHERIA

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copyrights LA FETICHERIAcopyrights LA FETICHERIA
copyrights LA FETICHERIAcopyrights LA FETICHERIA

copyrights LA FETICHERIA

 

Pourquoi ajouter des mots à cette perfection ?

 

La suite vers 12h00, puis vers 16h00 ...

 

 

Nylonement

Génial Trio d'esthètes-photographes !  1/3

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