Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon 50-60
Bas Nylon vintage
Bas Nylon vintage
Dior 1954

Dior 1954

Dior 1958

Dior 1958

Nous sommes toutes et tous différents. Et de cette diversité naît notre richesse !

 

Les Bas Nylon offrent autant de reflets et d'interprétations dans nos imaginaires et dans nos réalités quotidiennes. Chacun, chacune a su trouver son chemin pour découvrir l'infinie douceur de cet accessoire finalement anodin. Car si il s'affiche entre vos chaussures et votre jupe, seul vous saurez qu'il y a des jarretelles magiques cachées plus haut.

 

La féminité et le glamour se mêlent, s'associent, fusionnent parfois pour varier en fonction des jours et des nuits, régulièrement ou occasionnellement, noir ou de couleurs, fin ou plus opaque, avec ou sans couture; cependant les bas nylon restent un témoin de votre mode, de votre art de vivre et/ou simplement de votre passion pour la volupté. 

 

Porter de véritables bas nylon est un choix, et je ne peux croire que ce soit un simple choix pratique, un geste innocent voire banal quand vous vous habillez. Vous le faites consciemment, pour vous, pour vos jambes, pour vos doigts, pour lui, pour elle, pour embellir votre quotidien, pour votre bien-être, pour votre plaisir et bien souvent pour affirmer votre féminité, parfois comme un acte féministe, une liberté de femme. Toujours vous l'assumez !

 

 

 

 

Merci par avance à toutes celles et tous ceux

qui suivront notre initiative, partagerons cette passion !

 

 

Bas Nylon vintageBas Nylon vintage
Bas Nylon vintageBas Nylon vintage
Bas Nylon vintageBas Nylon vintage
Bas Nylon vintageBas Nylon vintage

Aussi si les bas nylon actuels proposés par les dernières marques françaises, anglaises ou belges couvrent dans une délicate tiédeur vos jambes, vous êtes nombreuses à dénicher, à chercher, à trouver et au final à porter des bas nylon vintage.

 

Hasard du net (ebay, leboncoin, etsy, boutiques vintage, amies, ...) ou de vos balades dans les brocantes ou salon vintage, vous découvrez les nombreux stocks oubliés dans les caves, dans les magasins fermés, dans les greniers de famille, dans les usines silencieuses et dans quelques trésors cachés.

 

Là se croisent plusieurs chemins pour leur avenir :

- Les élégantes qui sauront les faire revivre, les "consommer" sur leurs jambes, avec cette touche le plus souvent unique d'une marque disparue, d'un modèle, d'une couleur et/ou d'un détail en bonus sur la cheville ou sur le revers,

-  Les passionné(e)s qui prendront un instant pour comprendre le parcours de cette pochette, de cette marque encore inconnue, de cette couleur improbable (en particulier les teintes "chair " de ces différentes époques), de cette boîte impeccable, de ces quelques mots vantant comme une réclame surannée les mérites incroyables de ses bas nylon,

-  Les collectionneurs et collectionneuses, qui accumulent des dizaines, des centaines, des milliers de paires, de variantes de bas nylon, parfois de bas de soie ou de rayonne, des années 40, 50 et 60, l'âge d'or, mais aussi les plus rares par leur production des années 70, 80 et 90. Des perfectionnistes de la rareté, de la différence, de l'histoire de cet accessoire toujours aussi glamour,

-  Les vendeurs, qui cherchent, parfois sans âme ni passion, des paires, des tas de paires, des potentiels de revente, des valeurs financières bien plus que de la passion.

 

A chacun ses objectifs, car si il n'existe aucun musée officiel du bas nylon, plusieurs blogueurs ont eu dans le passé et maintenant aussi l'idée d'un référentiel multiple pour retrouver toutes les merveilles vintage. Toutes les tendances, tant les classiques du passé que les raretés, les marques rares, les modèles originaux, les talons exceptionnels ou les couleurs insolites, les bas nylon vintage offrent tant de diversité.

 

Aussi aujourd'hui, vous, toutes et tous,  porteuses passionnées, amateurs passionnés, lectrices ou lecteurs, esthètes ou simples voyeurs, collectionneuses enthousiastes, collectionneurs altruistes, photographes, revendeurs, je vous invite à nous rejoindre pour PARTAGER vos trésors et vos trouvailles.

 

Vos pochettes de bas nylon en photo :

- Recto parfois aussi verso

- Avec les zooms utiles sur les détails originaux (carton intérieur, réclame associée, gauges deniers)

- 640 x 480 pixels, si possible de bonne qualité (pas forcément en HD)

- Avec le nom de la marque dans le nom de fichier (l'anée si vous la connaissez)

 

Mais aussi des photos de pochettes, picorées sur le net (flickr, pinterest, fb ...)

 

 

Trois nouveaux lieux dédiés pour le référentiel NYLON VINTAGE :

Deux pages fb créée par MissEva :

NYLON COVERS      pour les pochettes vintage de bas nylon

https://www.facebook.com/groups/477335312458352

VINTAGE Lingerie Ads    pour les publicités bas nylon et lingerie

https://www.facebook.com/groups/1569793263312554/?fref=ts

 

Un tableau pinterest VINTAGENYLON créé par Gentleman W (aka moi ;-))

https://fr.pinterest.com/vintagenylon/

Avec des tableaux par pays de production, parfois par marques (pour les plus prolixes) pour les pochettes et les publicités d'époque

 

Des accès différents, des moteurs de recherche complémentaires, des accès faciles pour ajouter vos photos. Pour + d'informations, demandez à chaque administrateur par fb ou par email.Juste quelques photos, je me charge si besoin de les recadrer, de les renommer.

 

Construisons ENSEMBLE un REFERENTIEL international, un lieu de PARTAGE, pour la PASSION, pour la connaissance et bien évidemment pour les plaisirs esthétiques du VINTAGE !

 

 

Nylonement

 

 

PS : Vous pourrez toujours, bien heureusement, bien soyeusement compléter votre art de vivre en nylon, par des visites, des commentaires et quelques likes sur les différents blogs habituels (voir la blog roll ou cet article avec tant de liens Bas Nylon), chez le Boss surtout pour l'histoire, les photos et anecdotes, chez SODIBAS pour les quelques articles sur le vintage, ici dans les différents catégories Nylon du menu droit, dont Nylon 50-60).

Ici et ailleurs, toujours avec la même passion !

 

 

 

 

NYlon Stockings BEATLESNYlon Stockings BEATLES
NYlon Stockings BEATLES
NYlon Stockings BEATLESNYlon Stockings BEATLES

NYlon Stockings BEATLES

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon & Mode, #Nylon 2000...
Eventuelle volupté

Avec le blog NYLON-VOLUPTE.com, j'ai pu partager des émotions, des ressentis, des envies même, mais aussi des libertés imaginaires avec des mots. Sources multiples de portraits réels ou non, les articles glissent sur les reflets variés de vos féminités, de vos désirs ou de vos doutes, de votre mode au quotidien, avec toujours cette touche soyeuse cachée au-dessus de vos robes, les bas nylon.

 

Mes mots provoquent des commentaires (trop rares...) ici ou sur la page fb, mais aussi des questions, des envies de se raconter, des emails. Avec discrétion, sans jamais citer la personne, mais aussi en échangeant quelques autres emails, je découvre d'autres approches de ce fin voile, d'autres regards, d'autres interrogations parfois sans réponses.

 

 

Récemment j'ai reçu un message, une longue confidence sur le  port ou non de véritables bas nylon. 

Elle, anonyme, une quinqua +, une femme d'aujourd'hui, avec des grands enfants faisant des études en province, divorcée depuis quelques années, seule un temps puis après des rencontres diverses (parfois loufoques ou inintéressantes dixit ses mots) avec un nouvel homme quiqua lui aussi, un métier indépendant, une autonomie financière, et une franche envie de croquer la vie. 

Ses propos parlaient de sa féminité, de son évolution au gré des décennies depuis son adolescence, ses premiers amours (et oui je reçois des confidences parfois très personnelles que ma discrétion doublée de mon honneur de gentleman absorbent comme un secret, mais aussi une vérité charmante à développer par bribes dans d'autres articles, d'autres textes.), ses premiers achats de mode, ses styles, leurs évolutions avec le temps, avec la vie amoureuse mais surtout avec la vie de famille. Après le premier email, nous avons croisé d'autres messages, sur la mode surtout et la lingerie. Car celle-ci a toujours deux fonctions : pratique et confort au quotidien, séduction certains jours. D'autant plus que dans les quarante dernières années, les coupes, les habitudes donc les propositions par les marques et les matières, tout à fortement évoluer. La douceur s'est appuyé sur les tissages, les tricotages, les nouveaux élastiques, les matières revisitées comme le coton, mais aussi les nouveaux polymères, le lycra ou le tactel. Le confort est devenu un réel argument, au-delà d'une simple photo et de quelques mots marketing, les designers ont mieux appréhendé le corps de la Femme, et certaines maisons le corps des Femmes. Surtout, rires dans ses mots, que son corps à elle, changeait, entre la jeunesse, les grossesses, la vie, le sport, les hormones, les bons repas, le sport un peu moins, le divorce, la vie toujours plus. 

 

Un parcours anodin, comme une personne piochée dans la foule, et pourtant, le chemin sinueux et souriant d'une femme née à la fin des années 50. Une vie aussi avec des origines sociales, une mère aimante, devenue grand-mère gâteau, une femme simplement féminine, restée par choix au foyer avec le confort du salaire de son mari, Elle, sa fille avait hérité de cette période. Sa liberté de mode, elle l'avait gagné principalement par ses idées, par son indépendance financière et de travail. Elle suivait la mode, elle picorait ses basiques, ignorait les impossibles tendances de couturiers en pleine folie de couleurs ou de coupes aberrantes. Elle a profité de tout cela, en prenant toujours soin par coquetterie, par bonheur intime de choisir des dessous chics sous sa mode. Pour elle, pour lui, suivant les moments de sa vie.

 

Aussi finissait-elle par m'avouer qu'elle était tentée par la beauté des véritables bas nylon mais paradoxalement ne se voyait pas en porter. D'où son initiative vers mon email, son passage sur le blog, après une recherche internet. Car si les marques, encore récemment en pleine période de st valentin, vantent leurs ensembles souvent avec le trio soutien-gorge, culotte ou string et porte-jarretelles, les femmes se contentent souvent des deux premiers éléments. Elle se sentait toujours plus femme, plus libre d'ailleurs avec son corps, avec une sagesse nouvelle, un recul pour mieux en apprécier l'épanouissement, et puis à travers le regard amoureux de son nouveau compagnon (nouveau depuis 8 ans quand même). Son bonheur passait dans les belles chaussures, les bottes et les talons hauts. Ainsi que les autres accessoires de mode, mais toujours avec le plaisir de dénicher une nouvelle marque de lingerie, pour cajoler sa silhouette. Alors nous avons parlé de porte-jarretellles, disserter sur les corsets mais aussi les guêpières, plus souples, plus élégantes, si glamour. Nous avons ri sur les culottes avec jarretelles, revenat à un détail pratique dans son utlisation (je vous laisse trouver lequel). Les serre-tailles, les marques françaises et internationales, le nombre de jarretelles, mais aussi le choix des bas, elle portait déjà parfois des bas up (bas jarretières avec une bande auto-adhésive). Au final, entre photos et explications, nous avons pu aborder plus amplement les bas nylon, les véritables voiles, fins et délicats, fragiles mais si infiniment soyeux. Avec ou sans couture, autre échange d'emails. 

 

Tant de mots, non pas pour la convainvre, car je laisse la liberté à chaque lectrice, chaque lecteur pour sa compagne, de basculer ou non dans le monde merveilleux de la douceur extrême, mais juste pour lui dévoiler les leviers du bonheur pour ses jambes. Elle a finalement pris le temps, acceptant ce bijou en bonus. Une décision personnelle, malgré des préjugés hérités de sa mère, des bas des années 60 supplantés par le confort 'relatif' du collant, plus moderne. La lingerie a tant évolué, le geste pour attacher les bas reste juste une routine, une simple habitude à prendre, avec le confort moderne des coupes et des matières. 

Le déclic a été au-delà du pratique, le jour où elle a enfin acheté une paire de bas, ouvrant la pochette, prenant le bas dans sa main, ressentant la fluidité du véritable nylon, cette vapeur aérienne de quelques grammes, dont la délicatesse embrasse ensuite chaque centimètre du pied à la cuisse. Cette douceur sublime, elle a adoré. Elle adore encore !

 

 

 

Texte commencé en octobre 2012, oublié dans les brouillons,

ré-écrit aujourd'hui pour vous

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - Duo de générations

Voyager dans le temps, toujours une volonté vaine, une application impossible malgré les écrans toujours plus nombreux qui nous entourent. Mais heureusement sur mes étagères, dans la chaleur de mon petit appartement, je trouve des livres, ceux de mes parents et même certains de mes grands-parents. Et dans un coin, les albums photos de l’époque, des vestiges que je n’ouvre pas souvent. La douleur a été longtemps là, en pensant au déménagement forcé de ces grands formats reliés parmi tant d’autres affaires, au lendemain de leur départ. J’avais le trouble de cet accident, de leur décès, l’un immédiat, l’autre après plusieurs semaines de coma. Un uppercut brusque, droit au coeur, une violence intense, une force rattachée à tous leurs objets hérités trop tôt, trop vite, sans un mot.

 

Souvenirs instantanés, toujours là, mais aujourd'hui, avec le temps passé mais pas l'oubli, la guérison de certaines blessures, j’avais envie de rompre cet aura obscure pour ne plus vivre qu’avec la nostalgie de mon enfance avec eux. Rien de plus, juste des traces communes, de notre passé commun, de leurs vies d’avant. Calée dans un fauteuil club, celui du bureau de mon père, enroulée dans ma tunique longue en laine bleu roi, mes jambes chaudement lovées dans un collant opaque noir, sous mes fesses, la chaleur d’un cocon, j’ai ouvert le premier des cinq tomes. Mes grands-parents, maternels et paternels, un grand mix, des photos en noir et blanc, figées dans les poses d'antan, des annotations dessous, je voyageais dans leurs villages, leurs métiers, devant la boulangerie pour une famille, devant la quincaillerie et épicerie pour l’autre. Des lieux, des lumières et toujours les fêtes officielles comme les mariages, les baptêmes et les communions, mes parents redevenaient enfants. Curieux de les voir ainsi, si jeunes, si proches de mes sœurs, mon frère et moi, des traits de visages si familiers. Sourires, une gorgée de thé chaud, le chat qui bondit sur l’accoudoir, lui aussi semble intéresser par le contenu de ces pages. Je passe au deuxième, toujours la famille, quelques photos plus anciennes, des ancêtres même, parfois des très vieux clichés de la fin du XIXe siècle. Tout cela me semble si loin, des personnes inconnues, que je découvre comme étant des aïeuls, des robes d’époque, des corsets aussi pour la belle époque, une vague d'histoire. Une mariée un peu triste, juste après la première guerre, un mari manchot, je tourne et retourne les pages car je vois cette famille pour la première fois. Ma famille. Je sais que les volumes quatre et cinq sont consacrés à ma génération, quelques cousins mais surtout nous, en noir et blanc sur quelques photos, mais abondamment en couleurs. Toutes nos vacances, nos exploits sportifs et scolaires, nous bébés, enfants et adolescents. Ma génération, avec eux.

 

Le troisième s’ouvre devant mes yeux. La vie de mes parents, des photos triées par ma mère, durant les vacances d’hiver, en reprenant les tas qui traînaient ici et là, dans des boîtes cartonnées, trouvées chez les anciens, oubliées le plus souvent. Elle avait appris à utiliser le scanner pour numériser, pour partager avec tous mes oncles et tantes, les exemplaires uniques, les liens des uns et des autres, les fêtes de famille, les nombreux mariages, les rigolades de leurs enfances. Tourbillon dans le temps, au cœur de leur adolescence, de leurs premières libertés, mai 68 étant passé par là, leurs premiers pas en couple, en communauté même, un instant flower power, entre les années 60 et 70, un traveling complet sur la mode, mon père devait être amoureux pour conserver autant de clichés de ma mère. Leurs voyages en France mais aussi en Europe, une autre dimension de ces décennies, et un parallèle fort avec la modernité de notre monde actuel. Les paysages sont là, les voitures plus rares, les ambiances semblent désuètes. Douceur, le chat ronronne, regarde mes mains qui tournent les feuilles, attrapent la tasse et un gâteau. Pas de caresses, il cherche mon regard perdu dans les pages, sautillant de photo en photo.

 

Au fil du temps
 

Ma mère, un peu de mes sœurs, les mêmes yeux que mon frère, mon père, leurs jeunesses, une confusion possible avec notre vie d’adultes, nos enfants, les visages se mêlent. Seules les voitures, les couleurs des tapisseries en arrière-plan diffèrent. Parfois certains meubles sont bien là, dans mon couloir, chez ma sœur aînée, dans le bureau d’avocat de mon frère, d’autres ont disparu de notre univers. La mode, les jupes longues, les jupes midi, les mini-jupes, tous les formats, des matières lourdes et puis aussi plus fluides, des imprimés difficiles à vivre pour un caméléon. Des couleurs vives, quelques rares pastelles, des pulls moulants, des cols roulés en polyester d’une autre génération, des couleurs toujours, des collants, ma mère adorait les porter et savait miser sur ses jambes. Des bottes, deux paires de cuissardes, des escarpins, peu de hauts talons ou alors avec des talons compensés assez lourds visuellement.

 

Au fil des pages, des polaroids ou des photos, une couleur qui ressort, une volonté, une force, une signature marquante, le rouge, la mini-jupe rouge en velours boutonnée devant, une version trapèze sur collant noir, une autre version en skaï peut-être avec une coupe très Courrèges. Des robes aussi, version trois trous, revenues à la mode des années après, je me vois dedans, ma fille, ma longue adolescente aussi. Etrange voyage entre le passé et le présent, entre les tendances qui changent, varient, se renouvèlent pour finalement emprunter des saveurs d’antan.  Trapèze ou droite, crayon ou plutôt corolle, patineuse ou longuee, fluide ou un peu plus rigide, les matières et les couleurs adoptent les saisons et les années. Leurs styles, le style de la mère, mon style, celui de ma fille, des liens invisibles s’immiscent sur nos silhouettes, s’amusent de pièces vintage ou de nouvelles créations pour nous immortaliser sur des photos, des polaroids, des cartes numériques. Images d’hier, d’aujourd’hui ou de demain, les souvenirs, les infimes traces que nous laissons derrière nous, les signes d’une filiation d’envie de mode, de vies, d’héritage.

 

Je suis émue, dès le prochain week-end, je vais aller sur le net ou en boutique pour me trouver une nouvelle jupe rouge, un lien féminin insoluble malgré le temps.

 

Nylonement

 

Ma mère, un peu de mes sœurs, les mêmes yeux que mon frère, mon père, leurs jeunesses, une confusion possible avec notre vie d’adultes, nos enfants, les visages se mêlent. Seules les voitures, les couleurs des tapisseries en arrière-plan diffèrent. Parfois certains meubles sont bien là, dans mon couloir, chez ma sœur aînée, dans le bureau d’avocat de mon frère, d’autres ont disparu de notre univers. La mode, les jupes longues, les jupes midi, les mini-jupes, tous les formats, des matières lourdes et puis aussi plus fluides, des imprimés difficiles à vivre pour un caméléon. Des couleurs vives, quelques rares pastelles, des pulls moulants, des cols roulés en polyester d’une autre génération, des couleurs toujours, des collants, ma mère adorait les collants et savait miser sur ses jambes. Des bottes, deux paires de cuissardes, des escarpins, peu de hauts talons ou alors avec des talons compensés assez lourds visuellement.

 

Mais toujours une couleur qui ressort, une volonté, une force, une signature au gré des pages, le rouge, la mini-jupe rouge en velours boutonnée devant, une version trapèze sur collant noir, une autre version en skaï peut-être avec une coupe très Courrèges. Des robes aussi, version trois trous, revenues à la mode des années après, je me vois dedans, ma fille, ma longue adolescente aussi. Etrange voyage entre la passé et le présent, entre les tendances qui changent, varient, se renouvèlent pour finalement emprunter des saveurs d’antan.  Trapèze ou droite, crayon ou plutôt corolle, patineuse ou longue, fluide ou un peu plus rigide, les matières et les couleurs adoptent les saisons et les années, leurs styles, le style de la mère, mon style, celui de ma fille, des liens invisibles s’immiscent sur nos silhouettes, s’amusent de pièces vintage ou de nouvelles créations pour nous immortaliser sur des photos, des polaroids, des cartes numériques. Images d’hier, d’aujourd’hui ou de demain, les souvenirs, les infimes traces que nous laissons derrière nous, les signes d’une filiation d’envie de mode, de vies, d’héritage.

 

Je suis émue, et ce week-end, je vais aller sur le net ou en boutique pour me trouver une nouvelle jupe rouge, un lien féminin insoluble malgré le temps.

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon 2000..., #Nylon & Mode
Eternel débat

Le hasard des dîners entre amis, un repas copieux et chaleureux, bien au chaud avec cet hiver froid, tout le monde discute, refait le monde, oubliant les politiques et les scènes navrantes de notre société. Le bonheur ou les sujets propres à un tourbillon d'idées, une opposition ou une réelle complicité, avec quelques verres, des bonnes bouteilles, un dessert, des mots encore, des contextes, des pour et des contre, et au final des rires, avec toujours autant du respect. 

Surtout quand le groupe d'amis voit s'ajouter de nouvelles têtes, questionne sur vos études, votre job, vos passions, et que la maîtresse de maison lance au-dessus d'un canapé où s'entasse tout ce petit monde, dans le salon rempli de discussions diverses,  "Au fait, en dehors de son boulot, lui il est expert en bas nylon."

 

Vous pourrez être sûr de l'effet, même si débarquait au même instant un bus entier de pompom girls, l'effet est quasi immédiat sur l'assistance. Même le groupe de mecs en pleine folie sur les résultats des derniers matchs de foot, s'arrête, se tourne vers vous, estimant en quelques secondes votre potentiel. Ce type-là travaille dans la lingerie, quel chanceux ! Ce type est forcément homsexuel, même si il est arrivé avec une belle brune ? Ce type est un sorcier, limite vaudou pour connaître les détails dentelle et dessous de mini-jupe ? Ce type va me trouver le cadeau idéal pour la prochaine st valentin, ah zut la fête vient juste de passer ? Ce type travaille dans le porno, étonnant car il fait plutôt anodin ? Ce type n'est pas casanova, comment fait-il ? Ouais ce type connait les mensurations mais moi je connais les meilleurs pronostics pour le foot ! Leur discussion reprend, toujours aussi gorgée de testostérones, de bons mots et d'analyses précises des capacités physiques ou intellectuelles des joueurs.

 

Et moi, je regarde mon verre, les bulles de champagne, attendant la première vague de questions.

 

Ce sont bien sûr les femmes qui vont alors se rapprocher pour connaître ma face cachée. Car le sujet fait vite débat, attirant toutes les femmes, les jeunes, les trentenaires, les quadras, les quinquas, les autres aussi, les grandes et les petites, les blondes, les brunes, les rousses, les silver, les féministes autant que les féminines. Les plus discrètes comme les plus grandes gueules, je me dois alors de préciser leurs pensées, de casser les préjugés classiques. Car "les bas sont des vieux trucs", "pas pratiques", "vulgaires", "juste pour la st valentin", "d'un autre âge", "de mon enfance mais heureusement il y a les collants", "pour séduire les hommes", "sans confort", "de toute façon c'est pas pour moi".

Tant de belles phrases, souvent revisitées, souvent justifiées d'expériences (très courtes, un soir, à la va-vite), de rires ou de colère mesurée pour certaines féministes qui m'ajoutent alors le laïus de la domination masculine, des désirs machistes sur les pauvres femmes, je fais le dos rond, je justifie ma passion délicate, le hasard du nylon dans ma vie. Sagement je réponds, je souris, je demande à comprendre mon entourage, je valide certains inconforts passés.

 

Et puis chemin faisant, avec d'autres bulles de champagne, je justifie, je donne des exemples, je confirme que je n'en porte pas, mais ma compagne plus régulièrement. Interrogations, lingerie et bas nylon, passé et présent, les mots viennent et s'échangent. Les arguments aussi. Les points positifs apparaissent, se renforcent de belles adresses, actuelles ou vintage, de nouveau confort avec la lingerie néo-rétro. Quelques clics plus tard, sur une tablette, sur mes blogs, sur les autres blogs ou sites du net en relation avec le sujet, bas nylon et porte-jarretelles reprennent des reflets plus glamour, éternellement féminins. Je ne cherche pas à changer les femmes, juste à promouvoir une expérience personnelle, juste pour elle, pour leur quotidien, occasionnel ou régulier, avec cette sensation différente à fleur de peau.

Comme avec des talons plus hauts, c'est différent, et soudainement vous êtes une autre femme, vous appréhendez votre corps autrement.

 

Ma compagne, elle sourit de loin, puis revenue parmi elles, dans le groupe curieux. La maîtresse de maison propose un prochain atelier lingerie glamour et bas nylon, boîtes de rangement, voire même une séance avant-après pinup. De nombreuses approbations.

 

Et si certains préjugés s'envolent, je peux être rassurer, en posant la main sur sa jupe, sur cet endroit invisible, là juste au-dessus des doubles jarretelles, du revers soyeux.

 

 

Nylonement

 

 

Eternel débat

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité
Douceur

Je  le savais tendu par un projet personnel, par d'autres pressions familiales, mais il restait digne, surtout endormi dans l'oreiller, la tête plongée au coeur de mon oreiller. Un réflexe quotidien pendant que je prenais ma douche, que je me maquillais, il bougeait juste un peu pour se coller dans mon parfum. 

 

 

Une première bouffée d'air empreint de mon odeur, de celle qui le faisait rêver depuis notre première rencontre, disait-il. Le moelleux du tissu, la tendresse de ses mains comme accrochées à mes courbes, je l'observais par reflet dans  le miroir, je l'aimais ainsi. Fragile, totalement dénudé, une fesse à l'air, une jambe nue en dehors de la couette, il était sans résistance, sans protection quand il était dans notre lit. Depuis des années, jamais il n'avait osé se donner intégralement à l'autre, pour ne pas souffrir de s'être dévoiler, avec son corps mais surtout intérieurement. Par étapes, au gré de notre amour grandissant, quand nos sentiments s'étaient affirmés avec une profonde vérité, il s'était ouvert, plutôt découvert, n'opposant plus de limites, de frontières ou de mots pour se donner infiniment. Ce lâcher prise était peut-être une preuve d'amour, mais surtout une quête de liberté commune. Rien ne pouvait nous atteindre quand nous étions là, nus, enlacés, en silence ou dans du tourbillon charnel intense, dans nos cris, nos larmes, nos joies, les câlins nous rendaient invincibles. Simplement notre bulle de sentiments, si forte.

 

 

Et chaque matin, malgré le temps qui aurait dévorer de sa routine certains couples, nous sortions en douceur de cette bulle pour affronter la vie, le quotidien bruyant de nos métiers. Il savourait encore un peu de moi, le nez dans ce nuage voluptueux. Je déposais un baiser sur son dos, délicatement pour passer de la réalité jusque dans ses rêves.

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon & Mode, #Nylon 50-60
Les jarretelles font de la résistance !
Les jarretelles font de la résistance !

VINTAGE

Un des rares articles consacrés aux jarretelles et donc indirectement aux bas nylon, publié dans un magazine de taille nationale, Paris Match. Ce numéro 1301 est pourtant majoritairement consacré au président disparu, Georges POMPIDOU, mais quand vous lisez la page 95, vous pourrez sourire de ce plaidoyer en faveur des jarretelles. Car si le collant a imposé son statut d'accessoire indispensable sur les jambes, encore plus sous les mini-jupes d'après 1968, avec la mode des 70's, les bas font un léger retour.

 

Les marques proposent encore des bas, en quantité infinitésimale, au milieu du flot de collants, colorés ou chair (à forte tendance orangée) comme Chesterfield, toujours innovante tant dans ses produits que ses publicités.

 

Je vous laisse savourer les mots, qui semblent si actuels, pour promouvoir une résistance du voile fin, voire une révolution sur vos gambettes. (Version PDF à votre disposition par email gentleman.nylon@gmail.com)

 

 

 

Nylonement

 

Chesterfield publicité bas 1954

Chesterfield publicité bas 1954

Chesterfield publicité bas 1956

Chesterfield publicité bas 1956

Les jarretelles font de la résistance !
Les jarretelles font de la résistance !

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Publié le par Gentleman W.
Amour tous les jours !

Train de banlieue, retour au petit matin, les lumières qui brillent dans les flaques d'eau, je vois défiler les immeubles, leurs fenêtres allumés, aléatoirement dans les étages, des reflets sur les rails humides.

 

Arrêt après arrêt, l'omnibus m'offre le spectacle bien ryhtmé des affichages 5 par 3, avant et après chaque gare. Improbables signes de nos vies, dans une version marketing de la perfection humaine, surtout son syndrôme addictif. En cette fin de semaine, que de merveilles suggérées !

 

La St Valentin, le graal de l'Amour, l'excuse inavouable pour de nouvelles dépenses que l'on croirait futiles, mais qui semblent fortement indispensables voire obligatoires. La fête auto-proclamée des amoureux, un sujet magnifique entouré de coeurs abondants, de pétales de roses, de bouquets, de rouge et de rose partout, et de magnifiques cadeaux magiques. Signatures d'amour car ce jour-là, vous pourrez prouver à votre moitié, à votre compagnon, votre compagne, tous vos sentiments. Un jour plutôt prétexte à mes yeux, car chaque jour, chaque semaine, chaque mois, toute l'année, les émotions sont libres d'expression.

 

 

Amour tous les jours !
Amour tous les jours !

 

Pourquoi attendre juste la St Valentin ? Peut-être pour s'assurer d'avoir une belle pensée, une parole mielleuse, des mots féeriques, et pour beaucoup (d'hommes semble-t-il) un aide-mémoire pour ne pas oublier d'aimer l'autre ! Mais quel dommage, quelle honte même ! 

Faut-il vous rappeler, uniquement une fois par an, dans votre agenda, que vous avez autre chose à faire, et donc optionnellement une activité "amour" ou une autre "bisous" ?

 

Cette palpitation noble, forte,  que dis-je intense, discrète parfois, volubile d'autres jours, gratuite et infinie, vous devriez la partager plus souvent avec votre amoureux, amoureuse.

 

Croquer avec gourmandise, le coeur de l'autre !

 

Alors oublier les publicités, pour des objets aux pouvoirs amoureux douteux (le fer à repasser rose !!!) , pour des produits érotiques qui obligent par essence au passage à la casserole très subliminal (hautement restrictif de la définition de l'Amour). Aimer aujourd'hui, demain et tous les autres jours, si possible car ce n'est un épilateur avec des coeurs, ni cet ensemble résille et lingerie, ni ce coussin coeur qui feront vos  souvenirs marquants. 

Ce sont bien vos émotions, vos petites attentions, parfois quelques mots glissés ici ou là sur un post-it ou dans un sms, plus simplement des bises et des bisous, un compliment ou des câlins.

 

Plus facilement, subtil et venu du fond de vous, un "je taime".

 

Câlinez, aimer, aimer encore, aimer tous les jours, aimer toujours.

 

 

 

Nylonement

 

 

Amour tous les jours !

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