Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous

Noël, doux noël, cette belle période de calme, avec la possible trêve des confiseurs, ce moment qui nous coupe du monde réel. Je marche dans la rue avec des sacs et quelques achats, un long manteau chaud pour couper le vent, une belle écharpe douce, la tête ailleurs, avec des guirlandes qui scintillent dehors mais aussi en moi. J'aime cette période où la sérénité devrait prendre le dessus sur toutes les mauvaises nouvelles de notre monde réel.

Je gambade avec mes bottes hautes, je suis bien, un arrêt devant la vitrine du chocolatier, une envie d'une croquante version très noir, très intense pour accompagner mon thé. Douceurs du palais, confort de mon chez moi. Je flâne dans cette rue emplie de sapins décorés, de lumières et de décorations poétiques. Derrière les vitrines, des idées de cadeaux, le charme aussi des ambiances avec fausse neige et chapeaux rouges quelques soient les commerces, entre boulangeries et traiteurs, mode et voyages. 

Mon regard tourne, happé par le tourbillon, mes yeux clignotent, je souris de me croire dans une autre dimension, absorbée dans un téléfilm de Noël où toutes les rues brillent, où les coins et recoins sont tous couverts de branches de sapins, de boules multicolores et de sucres d'orge géants rouges veinés de blanc. 

Et elle est là. Avec sa lumière intérieure.

 

 

Publicité Louis VUITTON (ceci n'est pas un article sponsorisé, juste une illustration)

Publicité Louis VUITTON (ceci n'est pas un article sponsorisé, juste une illustration)

Dans son panneau publicitaire, elle vient de stopper le tourbillon. Là sur le trottoir, elle rayonne, son manteau écru posé sur ses épaules, délicatement ouvert sur des jambes divines, elle attend. Elle nous regarde, nous observe après avoir déposé son sac sur le banc du musée. Vient-elle d'une autre dimension ?

Parfaite, belle, très belle, ravissante, sublime. Ses cheveux courts impeccables, elle prend le temps de voir défiler ce petit monde de clients dans la rue, depuis son univers de beauté sans aucun défaut. Pourtant devant elle, il y a des hommes et des femmes, quelques enfants, des chiens. Rien de merveilleux, des gens, des anodins, des gros et des grands, des petites et des minces, des variantes de toutes morphologies, fagotées dans des manteaux trop justes, posées dans des chaussures entre baskets et modèles insipides. Quelques bottes aussi, des escarpins parfois, quelques belles gambettes se faufilent au milieu de cet ensemble, des collants opaques, un ou deux avec des motifs plus glamour, quelques petites robes noires s'aperçoivent sous les doudounes, loin d'elle malgré tout. Certes son maquillage provient des doigts de fée d'un MUA, d'un make-up artist, sa coupe et sa blondeur nuancée des compétences d'un coiffeur de stars, et puis pour compléter le trio, un graphiste champion de la retouche discrète. Je sais qu'elle est naturellement très belle. Dans les films, elle est très entourée, mais dans les médias, elle apparaît si simple, si réelle, si parfaite. 

Mais est-elle la beauté de toutes les femmes ? Difficile d'incarner toutes les diversités, toutes les silhouettes, en ajoutant les coiffures et les teintes de peaux, c'est impossible. Elle est une image, une envie, un repère mais en aucun cas un absolu pour des femmes hypnotisées par cette beauté irréelle. Je suis pourtant captive de tous les détails qui me fascinent, jusqu'à bout de ses slingbacks bicolores. Je n'ai même pas l'envie de son sac, mais je craquerai volontiers pour prendre sa place, contemplative dans une autre dimension. Femme générique montrant mes gambettes, avec ses escarpins, avec mes formes, je suis une femme. Simplement moi.

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture
Livre : 'Papa st au Panthéon' d'Alix de St André

Une jolie lecture de détente, même si je n'étais pas sur la plage, sous un soleil d'été, sur du sable fin, de toute façon, je préfère la lecture sur canapé ou au lit.

Un livre souriant sur la panthéonisation d'un homme, d'un père disparu, d'un héros. Le roman s'amuse des critères pour choisir un 'grand homme' dans une arène politique où les coups bas et les magouilles sont des rituels habituels. Heureusement il y a la petite fille qui a perdu son papa, devenu femme avec les deux pieds sur terre, avec une mère dilettante, avec ces personnages secondaires attachants comme le responsable du Panthéon. On visite, on croise des fantômes, on soulève le tapis du héros, on envoie un expert de l'écrivain ex-résistant pour retrouvé ses cendres aux quatre coins du globe. 

Car au final, l'homme n'est pas mort, et pourtant la machine infernale, celle qui a décidé veut le fêter, l'introniser dans ce lieu ultime de la République. L'auteure s'est donnée les possibilités de rire de cette situation tout en incluant une belle histoire d'amour entre une femme retrouvant enfin son père.

Emouvant et joyeux !

 

"PAPA EST AU PANTHEON"

d'Alix de St André

édition Gallimard

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain
Envie d'ailleurs

Sortir par ce froid glacial, dans une ville que l'on ne connaît pas encore, partie loin de chez moi pour un contrat, je flâne dans les courants d'air de l'hiver. Mais j'avais tant envie de voir ailleurs, de sortir de la bulle sans frontières de cette maladie, loin, un peu plus loin que mon salon en télétravail, un peu plus loin que la tour de bureau pour du présentiel au compte-gouttes. Personne n'était volontaire, et même si j'avais un rendez-vous avec une amie pour le week-end, j'ai sauté sur l'occasion pour partir.

Avec les instructions, un ordinateur avec la démo, les contrats et une petite valise pour quelques jours seulement, mais avec cette joie quasi infantile de monter dans l'avion pour aller ailleurs. Les sourires étaient encore cachés par le masque mais je suis allé ma caler dans mon fauteuil pour un voyage court mais profondément libérateur. 

En arrivant, la neige partout, le froid et le silence d'une ville éteinte, le taxi dans la nuit, les lumières se reflétant sur les trottoirs blancs, les boutiques, quelques décorations de Noel ici et là, un hôtel silencieux lui aussi. Grand et spacieux hall d'accueil mais avec un nombre minimaliste de personnes en attente de business, pas de touristes ou si peu pour remplir ce grand espace. Pas de couples, juste des individus penchés sur leur smartphone ou leur ordinateur portable, un écran pour faire un duo. Je suis montée dans ma chambre, au douzième étage, avec vue sur la ville, sur la nuit et ses étoiles collées au sol dans les fenêtres des maisons. Après une douche tiède et lovée dans un peignoir, j'ai contemplé ce petit bout d'ailleurs, en croquant un plat du room-service.

Aujourd'hui après cette présentation, enveloppée dans mon grand manteau, avec mes cuissardes, je profite de chaque coin de rue, des vitrines, des personnes entrain de courir après des courses pour Noel. Je m'arrête devant cette magnifique vitrine de libraire, un oeil sur les livres dont je ne comprends pas la langue. Je suis ailleurs, dans une autre dimension, loin de mon cocon habituel, avec cette respiration libre. 

Je marche sans but, je trottine avec mes talons sur des trottoirs dégagés, avec les sourires complices de passants jugeant mes cuissardes probablement inadaptées à la saison, je ris de cela, mais je vis dans ce bout d'ailleurs, je revis.

 

 

 

Nylonement

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Overblog