Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Femmes - Duo de générations, #Femmes - demain
Art et toi ?

 

Le temps a passé depuis les sorties d'école où je venais chercher ma petite fille. Un moment si particulier, survenu quatre ans après la première joie d'avoir une nouvelle personne dans la famille, une autre génération. Une petit fille, Colombe, un prénom de paix et d'espoir, une fleur venue au printemps, dans le couple de mon fils et de la si gentille belle-fille, j'étais grand-mère. Mamie plus exactement quand les premiers mots sont venus, et je me suis accommodée de cette boule d'énergie qui dévalait les pentes du jardins, remontait et recommençait durant tout l'après-midi. Insatiable ou simplement curieuse, elle aimait faire le tour du jardin en tenant la main de "son" Papy, ne le partageant pas durant ces moments complices pour découvrir le noms des fleurs, tentant vainement de les répéter. La malice de celui-ci arrivait toutefois à faire dire à une petit fille des noms en latin, qu'elle écorchait à volonté avec un grand éclat de rire ensuite. Découvrir aussi les insectes, les moineaux nichant au-dessus du garage, les lézards sur les trois pierres chauffés par le soleil, la petite mare pour les grenouilles, un univers qu'elle dévorait seule. Puis sont venus deux jumeaux dans sa maison, des cousins, des cousines aussi, le jardin avait alors son guide attitré pour expliquer aux autres, avec un brin de fantaisie, les qualités et défauts des insectes, des fleurs et même des fleurs de pissenlits. 

 

Aujourd'hui, nous sommes entrées ensemble pour partager une visite d'exposition d'art. Elle a grandi, trop vite, venant moins souvent nous voir, regrettant aussi le départ récent de son papy, retrouvant après une pré-adolescence compliquée et rebelle, une ascendance plus douce, plus proche de moi maintenant, entre adolescence et ses premiers pas d'adultes. Nous voilà heureuses en duo pour marcher sur ce parquet ancien, pour commenter les tableaux et les sculptures. Devant nous, un duo de pipelettes, hautes comme trois pommes, dissertant sur la jupe de cette ballerine, refaisant la réalité avec leurs repères d'enfants. Rires doubles de notre part, car tout cela se raccroche à nos souvenirs. Immuables émotions communes !

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes & Portraits

Aujourd'hui je marche, je me lève de ce fauteuil design, je quitte mon bureau pour traverser les locaux de mon entreprise. Petit idée, devenue grande, ayant trouvée son marché, j'ai lancé un premier produit dans un concept-store avec la boule au ventre. Les premiers clients je les aurai embrassé pour les remercier de croire en nous. Les ventes ont grossi, les murs ont grandi, les salariés se sont multipliés. Mes horaires n'ont jamais cessé d'être à rallonge mais la fatigue était celle d'une réussite après les doutes des premiers mois, des deux premières années. Même si des débuts à tout faire, j'ai dû déléguer, me tromper sur certains recrutements, me relancer pour passer de nouveaux paliers, pour vendre d'autres produits, pour les créer et les faire produire. Toujours avec le même cahier des charges, maximum local, à un prix compétitif, avec un label Made in France bien réel. Car derrière ce simple concept marketing, il y a un environnement de travail, un écosystème comme diraient certains blablateurs, le plus souvent dans la paroles que dans les actes. Oui un ensemble de petites et moyennes entreprises capables de se comprendre, de se porter pour lancer une nouvelle gamme en quelques mois, assez solidaires pour se serrer les coudes pour supporter les premiers budgets engagés, avant d'obtenir les premiers retours financiers. Mais tout cela vit avec une belle stabilité.

 

Je suis devenue la directrice générale le titre de PDG me paraît trop pompeux, trop français aussi, surtout depuis notre développement à l'international, après à peine cinq ans d'existence. J'aime toujours autant cette ruche d'idées, de personnes impliquées et d'échanges pour toujours innover.

 

Pour lui

 

Avec mon premier vrai salaire, au bout de vingt six mois, j'ai succombé à une folie, une paire d'escarpins de rêve, un petit bonheur symbolique. Ceux que je porte aujourd'hui pour aller à cette réunion, moitié dans cette grande salle, moitié en vidéo-conférence avec les quatre autres bureaux internationaux. Nos derniers salons ont enclenché des opportunités de reventes nouvelles, démultipliant l'offre et en retour une demande bien réelle. Nous devons faire un point sur cet équilibre entre production, stock, demande et surtout qualité, car nous sommes dans le haut-de-gamme, en frontière du luxe. D'ailleurs nous pourrions franchir cette limite, pour aller plus loin mais avec d'autres codes, d'autres valeurs, une qualité renforcée dans les finitions, dans le contact avec les clientes. Je suis sereine pour ce moment-là, mon équipe avance avec les mêmes objectifs. Mes doutes sont toujours sur notre pérennité, sur le temps pour devenir une marque reconnue du secteur, innovante et incontournable. Je pense à mon père, qui avait ri, m'avait charrié en me faisant le premier chèque pour me lancer. Mimant ma réussite et ses excès, mimant la déconfiture avec encore plus d'excès pour me rappeler la réalité d'un long chemin. Son investissement n'a jamais été perdu, doublement consommé mais rentable car nous offrons un totale indépendance envers les banques. Sans cette pression supplémentaire, notre modèle économique est viable maintenant, mon père peut rire, me voir gambader en tailleur gris perle, loin de la salopette des débuts pour réceptionner les livraisons, débarrasser les cartons stockés parfois dans son garage. En fait, je suis fière de l'avoir rendu fier. Quel bonheur, une pensée positive avant de pousser cette porte, de me lancer dans cette réunion. Son soutien moral était bien plus fort que les milliers d'euros. Si importantes nos discussions sans fin certains soirs de semaine, les jours de doute, où il ne me donnait pas de réponses, juste un avis, parfois empli de malice, juste un éclairage différent pour mieux apprécier mes paramètres pour me décider ensuite. Merci !

"De toutes façons, ma fille, ton cerveau te servira encore plus que tes longues jambes à conquérir le monde."

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

 

Lire est un acte de liberté, comme écrire l'est aussi. L'un est la source de vie de l'autre, même si certains écrivent pour ne pas toujours être lu, mais pour dilapider des mots avec des émotions fortes qu'ils libèrent. Un acte de vérité avec un miroir trouble, les cahiers d'écolier reçoivent les lignes pleines, les ratures et les pages blanches des jours trop chargés de doutes. D'autres prennent les écrits des autres pour en faire leur discours, non sans voler les phrases et les citations à un nègre tapi dans l'ombre. Point de livres à l'horizon mais un jeu de demandes de dernière minute, de corrections improbables, de rendez-vous manqués avec les hôtes de l'autre côté du micro, sans oublier les félicitations impossibles, les envolées lyriques inutiles pour des assemblées endormies par un déjeuner trop lourd. Parfois aussi des énigmes glissées entre deux paragraphes, des interrogations pour celui qui découvre trop tard un mot manquant, une question ouverte où il faudra répondre dans une improvisation non calculée.

 

L'auteur a été le nègre d'un président, l'homme des petites phrases choisies avec soin pour un homme lettré qui se rêvait plutôt écrivain que politique. Il aurait dû laisser son siège de pouvoir pour ne nourrir que son égo et les piles d'invendus. L'auteur donc a livré des tonnes de discours, tout étant enfermé dans le coffre-fort d'un palais présidentiel ou royal. Il se joue de ces situations de pouvoir, de ces jeux de jambes en l'air, des conseillers zélés et autres courtisans.

 

Amour, peut-être, entre les lignes là aussi.

 

 

Livre : Grand Amour - Erik ORSENNA

 

Un livre divertissant avec le style toujours très vivant et parfois sarcastique d'Erik ORSENNA.

 

GRAND AMOUR

d'Erik ORSENNA

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Regards sur la mode

Quel coup dans le dos ! Ce vent si fort soudainement, qui m'emporte sur la plage, qui me pousse dans ses tourbillons. Une rafale plus intense, puis d'autres, je suis quasiment soulevée du sol, les rares parasols s'envolent complices de mon instabilité, tels des parachutes ascensionnels vers les nuages. La marée a changé la météo en quelques heures, chassant le ciel bleu pour le remplacer par des brumes, des nuages épars puis un front bas moutonneux, épais. Quel changement soudain, et moi en pleine balade, j'ai été surprise par cette vivacité. Sur les planches ou sur le sable, mes pas sont devenus incertains, voguant sur le pont d'un bateau invisible sur une mer démontée de courants terrestres. Les autres personnes se plient en deux pour rejoindre les bâtiments proches, car si ce n'est pas une tempête, c'est simplement une manifestation aérienne très vive qui nous secoue. Alors tel ce papillon happé dans un ventilateur fou, je cherche mes marques, tel un pantin désarticulé jouant avec les éléments, je rejoins les planches, cette allée protégée en partie. Je me retourne pour ne rien voir, juste une mer presque calme avec de nouvelles vagues, une plage totalement vidée de toutes âmes, lisse et sans fin. Chahutée !

 

Moi qui avait besoin de ce bol d'air pour oublier pendant quelques jours, ma vie et mes emmerdes, je viens de chasser mes angoisses au passage. Un coup de vent et me voilà sur terre, décomplexée d'avoir fait rire l'assemblée avec ma démarche chaotique, ma silhouette fine de parisienne, entre baskets, leggings et doudoune, élégante mais peu appropriée pour ce tour de danse. Un tourbillon pour chasser les touristes en ne laissant que les goélands hilares de pouvoir planer, et surtout virevolter d'un simple coup d'aile. Les acrobates se régalent. Je ris enfin, assise sur ce banc, face à cette mer verte tâchée d'écume. Le vent continue avec moins d'intensité, il balaye l'espace, effectue une remise à zéro des lieux, expulsant le dernier parasol planté dans le sable, parti vers le ciel, vers un ailleurs indéfini entre gris et bleu.

 

Emportée par le vent

Avec ce thé chaud, ce nuage de lait offert avec malice par le barman "un nuage sans le vent, Madame", je regarde maintenant l'automne prendre place ici sur cette plage. Le soleil sera là cet après-midi me précise les habitués, mais je savoure cet air frais. Je le disais, j'en ai follement besoin pour me retrouver. Dans une petite maison prêtée par une amie très proche, tel un cocon rassurant, je peux écouter uniquement de la musique, sans tentation pour regarder la télévision et ses informations négatives et ses séries sans intérêts. Pas d'écran plat, juste des piles de cd, de tous types, des surprises piochés au hasard des décennies, du classique au jazz en hésitant aussi sur de la new-wave. Musique et repos sans regarder la montre, en oubliant le téléphone dans un coin de pièce, juste consulté deux fois par jour, pas plus. Déconnexion avec mon monde, mon travail, ma famille et même mes amies. Loin d'eux pour me recentrer sur moi-même, non par égoisme mais par envie d'être seulement avec mes contraintes, mes douleurs et mes rêves. Chacun prenant sa part dans mon espace intérieur. A tour de rôle, mais me laissant le choix de trouver, d'envisager de trouver une solution à un avenir commun avec mes émotions prisonnières. 

 

Le vent m'a bousculée. Je regarde, les deux mains entourant la tasse chaude, j'observe le sable qui façonne de nouvelles courbes, redessine la plage. La mer monte, les vagues envahissent, petit à petit, les creux, avalent les pentes. Je cale mon rythme cardiaque sur ce lent travail, libérant du bonheur par le calme intérieur retrouvé dans cette déferlante extérieure de vent. Je suis bien, en harmonie, n'oubliant pas tout de moi, absorbant cette nature toujours plus forte, me ramenant à l'essentiel. 

 

 

 

Nylonement

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous

Rien ne pouvait me faire douter de la féminité. Absolument rien.

Encore moins le temps, cette dimension terrible qui vous rappelle le jour de votre anniversaire, au milieu des cadeaux et hourras des amis, que vous avez pris un an de plus, une décennie de plus. Quinqua et alors ! Pimpante et féminine dans cette petite robe noire, des coutures dans le droit alignement de mes talons fins.

 

Cette sonnette m'avait surprise dans ma préparation, je n'attendait personne, à cette heure tardive de la journée. La fin d'après-midi avait laissé place à la soirée depuis une bonne heure, le ciel avait noirci pour déléguer la lumière uniquement aux lampadaires de la rue. Un second coup de sonnette, plus insistant. Il a les clefs pourtant. Alors j'avais décroché l'interphone pour entendre un livreur me confirmer sa présence en bas de la résidence. Surprise, étonnement, pourquoi si tard ? pour quel colis ? "un bouquet, Madame" !

 

Alors j'avais ouvert la porte principale à distance après avoir préciser l'étage pour le recevoir. Un jeune, en jean et polo gris bariolé d'un logo géant, deux bras, le tout caché derrière ce gros bouquet de roses rouges. Je me suis excusée de ma froideur, croyant à une mauvaise blague, à un enquiquineur vendeur de vent. Un pourboire pour ce service sur-mesure, il était déjà reparti vers d'autres clients.

 

Moi, j'ai pris le temps de savourer ce bouquet, ce papier de soie blanc, les fins rubans de couleurs roses et parmes pour enserrer les longues tiges. Une carte aussi, une écriture manuelle, plutôt de femme, pour transmettre le message par téléphone entre l'acheteur et la boutique délivrant la commande. 

 

 

Son amour

"Veuillez trouver les traces de mon Amour pour Vous. Mille et un pétales carmin, comme autant de battements de coeur pour Vous. A ce soir !"

 

Un cadeau, non pas pour une st valentin commerciale, ni pour une date fixe chargée d'obligations, non juste pour le plaisir de passer devant un magasin de fleurs, d'avoir un pincement au coeur. Il m'avait expliquer cela, en riant, en prenant un bouquet et en le payant à la volée à la fleuriste, comme dans un film, nous étions là, simplement en ballade. Avec ses sourires, avec les miens retrouvés depuis sa rencontre. Tout simplement, par le plus grand des hasards, sans forcer l'évidence d'une rencontre ou l'obligation de former un couple avec des profils cachés derrière internet, il était passé, sans jamais repartir de ma vie.

 

Encore aujourd'hui, nous n'avions pas un appartement commun, mais des contraintes d'enfants encore jeunes, de divorce mal digéré, d'emplois nous tenant à distance certains jours de semaine, mais nous vivions ensemble comme un couple. Heureux, toujours avec le même pincement en pensant à lui, recevant ses attentions avec bonheur. Ce soir, nous irions voir une exposition en nocturne, puis nous pousserons au hasard une porte de brasserie pour déguster un plat en nous serrant sur la banquette.

Nos mains sont toujours proches, comme un signe naturel de cet amour, de ce partage émotionnel traversant nos corps. Parfois les personnes, des amis ou simplement des inconnus, nous font la remarque sur cette sérénité que nous incarnons.

 

Oui il m'aime, je l'aime, nous nous aimons.

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

 

Un livre trouvé par hasard, un Goncourt surprenant pour la légèreté de son contenu, mais le voyage au gré des mots est finalement captivant, car l'histoire est bien là. Dans la folie d'une "presque naissance" improbable, notre Aziz (car il est si attachant que l'on se l'approprie vite), dans la banlieue de Marseille avec sa caravane et ses tziganes, vers le haut Atlas Marocain, vous suivez une histoire farfelue. Deux hommes si différents, perdus dans leurs vies tristes et grises, dans un tourbillon de mensonges entre vols à la tire et raison d'état, enfin plutôt de communication d'état, vous suivrez ce road-movie lent  où une femme tombée du ciel (d'un bus exactement !) les guide vers une destination qui n'existe pas. Des rebondissements, de l'aventure et quelques gouttes d'amour sans chaleur dans un désert chaud puis froid. Un voyage jusqu'au bout de la vie, sans vraiment de sens profond, mais juste là où vivent les gens normaux, génériques dans un monde aux frontières impalpables. Beaucoup de fantaisie pour faire oublier le pire, pour mieux souligner nos errances d"humanité.

 

Touchant au final !

 

 

Livre : Un Aller Simple par Didier van CAUWELAERT

 

 

Un Aller Simple

 

par Didier van CAUWELAERT

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Douleurs de Femme, #Femmes - vous
OCTOBRE ROSE

 

Nous gagnerons le combat contre le cancer du Sein, qu'en étant ensemble, solidaires et sources de bien-être pour accompagner les malades, pour les soutenir moralement et physiquement, pour aller ensemble, femmes et hommes, pour la prévention aussi.

 

Aidons à prévenir, 

Aidons à combattre, 

Aidons à reconstruire la vie après.

 

 

 

OCTOBRE ROSE

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