Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Hiver, les larmes de l'hiver coulaient sur les vitres avec ce crachin régulier depuis ce matin, une humidité nouvelle enveloppant le jardin, après plusieurs jours de froid sec, très sec, avec des gelées et des matins brumeux, bien au chaud, je constatais le gris du ciel, un jour de plus.

Un regard vers l'extérieur, vers cette saison qui parfois semble un peu trop longue surtout quand elle emporte avec elle la luminosité des matins trop tard et des nuits trop tôt. Une envie animale de se rouler en boule, d'hiberner au mieux dans une grotte en cachemire par exemple, à chacun son confort ;-). Et puis le temps passe lentement, les envies de sortie pour flâner s'estompent totalement car les rues manquent de verdure, les balades sans but subissent vite le rappel du froid sur le corps, même sous la doudoune. Le soleil est parti en vacances sans date de retour.

Rien ne bouge, ils sont tous partis en vacances ou disparus dans leurs grottes.

Je ne vois rien de plus que les arbres qui prennent le vent, le souffle d'un froid que je ne ressens pas. 

Sortir, sortir pour quelle raison ? S'habiller, trouver la bonne combinaison pour envelopper ma silhouette, dans un cocon de douceurs multiples, plusieurs épaisseurs pour se rassurer plusieurs fois, pour toujours plus de douceur. Onctuosité des matières sur ma peau, je sais pas quoi choisir, pull et jupe, pull log et jean, robe pull avec un collant opaque, trench court et legging en laine et soie, combinaison et blouson cuir, j'hésite, je n'ai pas vraiment envie de sortir. Cette robe faussement trench à la coupe impeccable, un coup de brosse dans mes cheveux, une touche de maquillage et cela suffisait pour rester chez moi, dans mon confort douillet. Je suis bien avec mon clavier, ma théière chaude et son odeur de thé fumé, un mug vide, un mug plein de guimauves au miel, quelques réglisses. Rien de plus.

 

Raviver la flamme

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Féminité & Sensualité

Ces derniers jours, j'avais repris ma place favorite de contemplateur en mode présentiel, en adoptant ce recoin de café, bien au chaud avec la sortie des cuisines, bien tranquille pour savourer un bon chocolat chaud en regardant les autres tables, les plus proches dedans comme les plus éloignés derrière la vitre qui me séparait de la terrasse.

Un petit ordinateur pour écrire, pour vous décrire, un livre pour les périodes plus calmes de passages, je laisserai mon regard vous suivre, vous voyant arriver comme revenant d'une grande bataille, conquérante dès huit heures du matin, à moins que ce ne fût juste un retard de réveil, ou un simple moyen d'essayer de faire oublier votre retard auprès de ceux qui vus attendait avec leurs cafés. Vous étiez là, avec votre présence, votre visage.

 

 

Photo : Irina Shayk pour Vogue

Photo : Irina Shayk pour Vogue

Elle était là, arrivée plutôt en louvoyant dans un long manteau beige impeccable, laissant juste apercevoir des hautes bottes droites en cuir couleur moutarde. Froide comme la température extérieure, elle s'était glissée sans gêner pour se mettre à mon opposé, dans un autre recoin permettant de superviser cette salle de café, son regard restait impassiblement vide d'émotions. Certains auraient dit énigmatique, je me contentais de reptilien à sang froid ayant perdu beaucoup d'espoir dans l'espèce humaine. Sans raison, juste par jeu personnel, je lui donnais ce personnage, son café n'était pas froid, ni même trop chaud, mais elle le dégustait en y posant à peine ses lèvres, ne souhaitant pas dévoiler sa langue fourchue. Son instinct retenait tous ses gestes, une économie qui commençait par son visage, toujours aussi figé dans une profondeur morbide. Elle attendait quelqu'un ou quelque chose, un déclic pour se jeter sur sa proie. 

Comment peut-on se donner un style pareil, vivre au quotidien avec cet horizon perdu dans le regard ? Un tel désespoir doit avoir dévorer ses entrailles pour ne plus pouvoir exprimer un début de sourire, même pour gentil jeune serveur venu lui déposer son café, revenant lui proposer un verre d'eau ou un croissant. Rien, absolument rien n'émanait d'elle. Venimeuse ascendant vénéneuse, serpent ou plante verte géante croisée avec une humaine à longues jambes slaves, son mystère restera entier. 

Un grosse berline noire s'est arrêtée devant le café, elle l'a vu aussitôt, elle est sortie en laissant un beau pourboire, et toujours sans émotion, sans aucune émotion, sans mouvement de muscles du visage, elle a disparu.

Photo : Jessica Chastain pour harper's bazaar

Photo : Jessica Chastain pour harper's bazaar

Heureusement ce matin là, il y avait d'autres personnes, une autre femme, un autre entrée avec plus de chaleur. Un long manteau toujours mais le froid d'hiver le justifie quand il ne nous laisse que quelques degrés positifs pour courir vers chez soi ou vers un bureau, un long manteau rouge souple sur une robe en laine courte avec une jolie paire de gambettes enveloppées dans un voile de nylon noir avec des motifs élégants, le tout posé dans des bottines de cuir noir. Un grand sac, une part importante de sa silhouette, de son allure quand elle est entré, fourvoyant dans l'immensité de l'accessoire pour sortir sur sa table, une boîte à maquillage, une brosse, un non deux téléphones, un cahier et des crayons de couleurs. Le serveur regardait, souriait de ce bazar ambulant, prenant note d'un thé avec des macarons, trouvant une chaise de plus pour le sac. Elle était enfin assise, volubile mais un peu perdue avec elle-même. Car derrière cet espace occupé, je ne voyais qu'une femme timide s'exorcisant de ne pas vivre assez librement du regard des autres. Elle venait d'en faire la preuve, car notre monde individualiste ne la jugeait pas, toutes et tous étaient sur leurs écrans. Elle serait rentrée nue sous son manteau, je ne suis pas sûr qu'il y aurait plus d'un regard, le mien. Il est beau le monde.

Là maintenant, installée, dispersée sur sa table, dans son univers, elle corrige ses paupières d'un cuivré délicat, elle se mire, sourit, cligne des yeux, l'un puis l'autre pour s'assurer de l'équilibre harmonieux du tout. Puis sagement elle brosses ses cheveux, d'une main elle les soulève, de l'autre elle crée la vague soyeuse. Ce geste infiniment féminin, elle le répète, je suis conquis, suis spectateur au milieu des écrans illuminés dictateurs du regard des autres. Elle se pomponne en vérifiant le tombant des cheveux, sur ses épaules, sur sa robe et sur son visage. Un souffle et ceux-ci recouvre la partie droite, donnant du mystère ou rappelant sa timidité inavouable, qui est-elle vraiment ? Elle sourit au miroir, d'un geste très précis, maîtrisé naturellement, elle marque ses lèvres d'un rose léger mais satiné. Elle boit maintenant son thé, écrit avec ses crayons de couleur dans son cahier, elle note, souligne, raye, gomme. Elle attend le soleil d'hiver, un peu trop discret aujourd'hui.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture
Livre : 'Le droit d'emmerder Dieu' de Richard Malka

Noël 2021, dans une ambiance féérique avec mes enfants, mon esprit ailleurs pour d'autres raisons plus personnelles, j'avais demandé au bonhomme rouge à la barbe immaculée et blanche uniquement une longue liste de livres sur le vins. Eh oui, un passion qui reprend un peu plus d'espace dans ma vie, dans le plaisir de partager avec les autres. Petite précision, des livres sur le vin mais d'occasion, avec la consigne unique : des achats sur LABELEMMAUS pour une économie solidaire bien réelle.

 

Parmi les petits paquets, j'ai eu la chance malgré tout de recevoir ce livre de richard Malka "le droit d'emmerder Dieu". 

Tout un programme avec ce titre provocateur, et pour cause, l'avocat et écrivain Richard Malka nous offre ici l'intégralité de son réquisitoire pour le procès des attentats de Charlie Hebdo. Tout est là, parfaitement expliqué, magistralement disséqué et documenté sur les fameuses origines des caricatures (et leur falsification !!), tout est repris, en reposant certaines origines honteuses des comportements religieux de tous bords, et puis les faits, l'horreur sans trop de détails, mais surtout la perte d'une équipe de provocateurs acides certes mais libres, incarnant la liberté d'expression. Excessifs parfois oui, deux fois oui, mais dans cette liberté qu'ils vous laissent de regarder à côté de leur magazine ou de leur torchon suivant votre conviction, votre ressenti. 

Et Richard Malka argumente encore. S'il a publié ce texte de 90 pages c'est pour libérer des vérités, car lors du procès les retards trop nombreux entre covid et nombre d'intervenants, il a dû écourter. C'est écrit avec conviction, avec des mots choisis, avec pertinence et émotions, avec justesse aussi car c'était aussi sa famille dans une équipe toujours forte et soudée, fragile et exposée, protégée depuis des années, encore aujourd'hui, pour simplement publier des analyses et des dessins virulents, avec un regard qui me sourire le plus souvent. L'auteur défend, expose, reprend son ouvrage pour simplement partager leurs vérités.

Indispensable lecture pour comprendre ce processus de haine, de terrorisme contre la liberté.

 

Soyons libres de toutes nos lectures !

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Douleurs de Femme, #Femmes - vous

Est-il possible de croire à mon évasion ? De la rendre réelle pour sortir de cette prison sans barreaux ?

Aujourd'hui peut-être, je peux envisager cette opportunité. Un jour de repos, un jour seule, chez moi. Une journée sans horaires de travail, sans bip de réveil le matin, toujours trop tôt pour échapper aux embouteillages car j'ai abandonné les transports en commun. Les croisements trop nombreux avec des gens, des individus si individuels pour respecter les consignes d'hygiène, je ne pouvais plus supporter tout cela. Car au-delà du savoir-vivre il y avait le savoir vivre ensemble. Une crise mais surtout une résurgence de l'individualisme profond, du pouvoir de l'anti-communauté en promulguant chaque jour sa liberté propre d'être seul dans un monde de sept milliards de personnes. Alors moi aussi je prends ma voiture, seule, parfois avec un collègue habitant à proximité quand nos horaires et agendas concordent, je roule dans ma bulle, dans le flux lent et mou des voitures.

Aujourd'hui je suis restée dans mon lit, un peu plus longtemps car les besoins naturels primitifs vous rappellent que chaque matin, vous allez vous libérer à la même heure. Le chat en a profité pour se lover sur la place chaude dans le lit, je l'ai poussé et je suis magiquement rendormie. Une douche, et un moment nue, sans but et sans horaire, je suis restée là à me demander ce que j'allais pouvoir faire de ce temps libre. Enfin. Pas encore prête à cette journée à possiblement rien faire.

Rien, un moment immobile et moi, nue.

 

Evasion

La chaleur de la douche disparaît, je glisse vers ma chambre, j'ouvre ma commode pour choisir mes dessous. Confort ou séduction, je suis seule aujourd'hui mais je peux aussi prendre un peu de temps pour laisser le confort du travail et du quotidien pour choisir un ensemble en soie par exemple. Une petite folie achetée durant les dernières soldes, mise une fois et oubliée là. Soie rouge, piment coloré sur ma peau blanche d'hiver de routines journalières, je suis tentée. Lâcher-prise ainsi, ce serait bien de prendre du recul, de prendre le temps de m'aimer un peu, égoïstement, d'être féminine et sensuelle juste pour moi. J'agrafe le soutien-gorge, laissant ma poitrine se poser dans les balconnets, naturellement, en souplesse. La douceur m'enveloppe, encore plus en me faufilant dans une culotte haute si élégante, et si vaporeuse de soie et dentelle. Je me sens bien. 

Collant ou bas, j'aime la liberté des deux, mes jambes sont mes atouts de femme, j'aime en abuser pour les montrer mais aussi les cacher, les dévoiler quand je veux seulement. Des bas seraient bienvenus car si doux, si délicats sur ma peau. Et puis cette liberté si personnelle sur le haut de mes cuisses. J'aime cela. Une robe, un pull, le compromis des deux avec cette robe-pull en laine et soie, je profite de ce confort chaud. Quelques boutons, je retourne pour un maquillage sobre, une touche d'eye-liner. 

Une touche de parfum, je revis avec le chat qui se frotte autour de mes mollets. Pas d'escarpins, des ballerines, des livres, un grand thé chaud, de la musique, pas de médias pour rester dans cette bulle de protection. Je me sens bien. Un peu libérée. 

 

Nylonement

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