Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Nylon & Lingerie
Saisons de douceur

Ma main sur sa jambe, une douceur infinie au toucher, et bien plus encore, mon coeur apprécie intégralementcette sensation tactile mais se gonflait de sa présence émotionnelle. Car le temps, le hasard au commencement de ces jours, ces semaines, ces mois et maintenant plusieurs années, ce souriant instant d'un début avait vu défilé nos sensibilités.

 

Les sentiments avaient suivi les saisons, les mots étaient devenus plus libres, plus vrais pour lui avouer la force de mes hésitations, de mes doutes aussi en évitant les raccourcis qui nourrissent souvent les incompréhensions. J'avais pris le recul temporel suffisant pour croire en moi à nouveau, pour la découvrir plus honnêtement, pour lui donner aussi l'espace pour s'exprimer en retour. Mon coeur n'avait pas fait chaviré ma raison, mais mon âge, ma sagesse (pour ne pas dire les douleurs du passé) avaient pris en main mes palpitations hésitantes.

 

Un vent de printemps, un coup de chaleur, ses lèvres, mes gestes maladroits comme une première fois d'adolescent, mes doutes encore mais aussi un impossible refus de la réalité, j'avais lâché prise pour mieux lui avouer mon coeur ému quand elle était là, quand elle était absente, quand elle était loin, quand elle était si proche, juste là au prochain rendez-vous.

 

L'été avait un moyen d'écrire encore, de libérer mes maux, avec d'autres mots, pour lui parler, pour divulguer cet amour naissant, mais aussi au fond de moi pour s'avouer une vérité évidente. Ne plus la refuser, s'offrir de positifs battements de coeur, aller vers demain sans savoir, plus encore sans redouter demain. J'ai pris sa main, si douce, suivi son regard, je me suis perdu entre ses lèvres, dans son sourire. Son parfum et sa présence étaient, le sont toujours d'ailleurs, des dimensions rassurantes, des repères de douceur. Les effluves, son rouge à lèvres, ses robes, ses escarpins, son sourire toujours, sa silhouette, son esprit vif, un tout qui forme son allure. Et puis ses jambes, ce nylon trait d'union (le mot n'est qu'un euphémisme) entre nous, pour nous rapprocher au plus près d'elle, je le regardais en mouvement, je le caressais du regard puis du bout des doigts.

 

Imperceptible souffle d'automne, indispensable aux premiers frimas, pour aller boire un thé après quelques boutiques visitées ensemble, pour parler de nous, pour l'écouter, pour répondre à ses interrogations, pour y ajouter les miennes, pour former cette bulle unique et forte de tendresse, nous avons fusionné nos vies. Nos passés et nos familles, nos jobs, nos multiples vies, et maintenant un avenir en commun, nous aimons tant refaire un monde idéal, plus humain, plus proche de notre vision moderne et altruiste de la société. La météo jouait de ses variations et nous étions toujours plus proches, prompts à affronter les prochaines étapes, prêts à grimper des montagnes pour y être tous les deux, tel un couple. Un mot compliqué pour nous quand nous regardions en arrière, si indéniable pour marcher ensemble vers le futur, nous avions toujours notre bulle de sentiments.

 

Hiver et son froid, ses petits matin, vers le train, la chaleur du lit, le bonheur de sez retrouver, de se parler, et surtout, de croire enfin et totalement en nous. Nos amis, nos proches, nos vies avec une magie accessible, simple comme nos envies, chaque saison a donné de la force à mes sentiments pour mieux l'aimer, pour la protéger. Mes mains, ses mains, nos mains, ici et là, fidèles à nos sensations, à nos émotions, à nos points communs, à notre définition de la délicatesse, complices de nos jouissances, notre amour est le fluide qui passe entre les mailles de nylon, le fait vibrer plus subtilement.

 

Aujourd'hui, je ne peux rien ajouter aux mille petits bonheurs de notre quotidien.

Mais je l'aime si fort !

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes & Portraits
Voiles d'été

C’était cet été, un moment de liberté, nouvelle après cette rupture. Je venais de me réfugier dans une petite chambre, gentiment proposée par une amie me sentant un peu fragile. Des vacances, elle avait insisté pour que je fasse un break, moi qui avait annulé mon voyage à Bali avec lui. Je ne voulais pas voir ce futur devenu impossible, je bossais jusqu’à la saturation depuis six mois. Plus de sorties, je les refusais toutes, mêmes les instants entre copines au restaurant, rien de tout cela, juste du boulot. Douche le matin, travail ensuite sur mon ordinateur, sur les projets, quelques rendez-vous avec les clients et les partenaires, je retournais ensuite face à mon écran, mes idées concentrées dans une folle envie de ne plus penser à moi. Boulot encore le soir en mangeant une salade, un morceau de fromages, du boulot jusqu’à ce que ma tête s’affaisse dans le canapé, sur une dernière idée, les yeux fermés.

 

Un soir, elle était passée, ma grande copine, mon ex-colocataire quand nous étions ensemble en école de commerce à Grenoble. Des soirées pâtes à refaire le monde dans un studio, des soirées avec nos autres copains de classe, nos rapports de stage finis à l’arrache, nos premiers projets professionnels, nos rêves. Elle n’avait pas changé son image, entre sa chemise d’homme sur son corps de femme enfant, blonde et mince, parfois très sérieuse, triste voire fade, et en quelques secondes, radieuse, solaire et conquérante. J’aimais cette dualité en elle, son mari était un ex-camarade de classe, une année avant nous. Un beau brun charmeur, elle avait craqué pour son parfum, je me souviens encore de ses discussions sans fin sur ce coup de cœur après une soirée dégustation de vins en centre-ville. Les petites rues, elle me les avait racontées tant de fois, son parfum, sa chemise bleue à rayures blanche qu’elle portait dorénavant. Je repensais à cela dans le hamac, moi la vacancière malgré moi, venue avec eux, sa famille, ses jumelles en bas âge, sa cousine et son mari, ses beaux-parents. Je m’étais intégrée dans ce cocon familial avec une discrétion réelle, pour mieux disparaître dans la chambre du fond, dès que possible. Ils étaient au bord de la piscine, je me reposais de ce marathon de six mois, pour éviter l’implosion de fatigue. Elle avait eu raison d’insister lors de notre dernier coup de fil pour m’arracher à mon clavier.

 

Un repas à deux dans un bistrot caché, un endroit privilégié avec peu de monde. J’avais presque perdu l’habitude de la foule, de ces gens nombreux, de ce bruit multiple. J’avais pris un taxi avec elle, son rire solaire m’avait capturé comme dans le passé. Une sensation renouvelée avec nos sourires complices, avec cette amitié distillée entre nous deux. Une porte, un bonjour, une table dans un recoin, un menu sur une ardoise, deux flûtes avec du champagne. J’avais ri de cette initiative comme si elle était mon prince charmant, un beau gosse en train de me draguer. Des bulles, de la fantaisie, j’avais croqué dedans avec un bonheur non retenu. Je m’étais aperçue dans le reflet de la vitre, floue avec en arrière-plan un bac de fleurs de printemps, mais j’étais bien là. On avait bu, largement plus que de raison, juste pour trouver l’ivresse, le sens confus de la désinhibition. J’avais déroulé mes frustrations en mangeant de la cochonnaille, ce plaisir du gras, du goûteux, de la bouche pleine de pain et de sucs de viandes séchées, de parfums complexes. De la gourmandise, juste cela. Elle avait une boîte cartonnée dans un sac, et soudain elle l’avait déposée sur la table. Simplement devant moi. Un cadeau. « Pourquoi » avait été mon premier mot, « pour le plaisir de te voir heureuse » avaient les siens. La marque Repetto, un souvenir complice aussi quand nous avions partagé nos enfances, nos cours de danse classique et plus encore notre envie de reprendre ces exercices de contraintes et de souplesse. Nous avions poussé la porte d’une salle de danse grenobloise, avec nos corps de jeunes femmes, nos collants blancs, nos chaussons neufs, durs et si peu confortables. Là encore, nous avions été des amies encore plus proches, c’était notre échappatoire entre deux cours, entre deux sorties étudiantes, nous venions ici pour la rigueur et le plaisir. Un grand carton, dedans une jupe légère, non pas un tutu de mousseline, mais cette version longue d’un voile opaque rose poudré. Une longueur féminine en attente d’un souffle de vent sur ma silhouette, elle l’avait suspendue entre ses doigts, devant moi, parlant d’un lieu pour la porter tout prochainement. C’était ici, en vacances, un double cadeau, un ticket pour venir avec eux me changer les idées. Cette super amie, je lui avais fait mille bises entre mes larmes de joie.

 

Et le vent soufflait maintenant sur mes jambes, le rose s’illuminait du soleil arrosant cette terrasse.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon & Mode
Anonyme bien-être

A une autre époque, cela aurait été une enveloppe avec un timbre, une date estampillée par la poste, un étrange courrier déposé dans la boîte, une quasi lettre anonyme. Mais aujourd’hui c’était un message privé, du moins la définition donnée par un réseau social quant au « privé » dans les règles actuelles de notre monde virtuel de communication. Un simple message envoyé par un profil embelli par une photo de chatons, quelques citations vaguement philosophiques, quelques beaux aphorismes et une photo de vacances oubliée depuis plus de cinq ans dans les limbes éloignés des clics, je venais de recevoir ce MP d’une personne non pas anonyme mais inconnue.

 

Et pourtant j’ai reçu les mots en direct dès les premières lignes. Avec un « vous » qui aurait donné du recul, un « tu » qui aurait confirmé une proximité amicale, mais plus simplement un « je » narratif qui souhaitait s’ouvrir à moi. J’ai lu, bien plus qu’une simple ligne avec la futilité actuelle de se satisfaire de peu de mots, de comprendre ou non le sens de ceux-ci et d’en oublier aussi vite la teneur. J’ai lu la deuxième ligne, la suivante, les nombreuses suivantes car il y avait plusieurs MP fort longs les uns derrières les autres. Tant de choses à dire méritaient une lecture et même une relecture.

 Une personne, une femme plus exactement, une jeune femme du passé, revenue au présent après tant d’années, une source de souvenirs. Nous nous étions rencontrés il y a si longtemps, juste à cette période clef après le baccalauréat, le début des études, les premiers pas d’après, ailleurs. Elle était jeune étudiante, pleine de volonté et de grâce. Son chemin était encore hésitant non dans sa définition de son avenir mais dans cet instant fragile où l’on prépare les parents à une rupture, à ce lendemain loin d’eux, sans eux. Partir pour devenir grande, partir pour confirmer son métier, pour s’arracher à ce statut d’enfant, pour confirmer celui de jeune adulte. J’avais croisé son chemin un soir dans une boîte de nuit, un ennui commun nous avait rapproché du bar, avec nos cocktails pour premiers sujets de discussion. Une alchimie nocturne, elle avec ses amies en pleine drague et danses, moi avec mes copains de chambrée, des jeunes militaires insouciants. La nuit, la musique trop forte, l’alcool, des mots au milieu de tout cela pour oublier justement l’ambiance où nous ne semblions ni l’un, ni l’autre avoir choisi d’y venir volontairement. Un autre rendez-vous dans un café, du calme, le soleil, la rivière et le pont à côté, un peu plus de romantisme, et surtout son univers, ses yeux, son regard sous ses cheveux brun foncé, son sourire immense quand elle parlait d’elle, de ses copines, de son envie encore plus forte de partir d’ici, et tout en même temps de ces milles souvenirs qui l’attachait à cette ville de province. Nous avions flâné pour découvrir ce lieu, ces recoins de son enfance, nos premiers baisers aussi. Elle aurait aimé que je l’emporte avec moi dans ma valise, pour conquérir Paris. Nos courriers, nos lettres enflammées, la distance, une nuit dans un petit hôtel à mi-chemin de nos vies, nous nous sommes aimés furtivement.

Elle me rappelait sa version des faits, ressortant de l’ombre ce coup de cœur, son sourire et son visage, bien plus encore. Si loin dans nos vies, derrière sa vie de femme mariée, de mère de deux filles, de femme divorcée, mais toujours et définitivement psychologue spécialisée dans les souffrances liées au travail pour les adultes. Elle avait atteint son graal, étape par étape, réunissant les qualités pour parfaire sa vocation.

Aujourd’hui, au-delà des nouvelles, par le hasard de rencontres avec d’autres amis, elle avait rencontré une quadra moderne à la silhouette néo-rétro. Une allure qui lui plaisait aussi, un style qu’elle trouvait idéal pour cacher ses hanches sous des robes corolles, des plumetis de couleurs, des coupes qui valorisaient aussi sa poitrine. Des souvenirs dans les malles et les magazines de sa grand-mère, couturière de plus, dans les froufrous de son enfance, parfois pour elle, souvent pour ses poupées. En discutant avec cette nouvelle amie, elles avaient fini par parler chaussures, escarpins plus encore, hauts talons en général. Leurs gourmandises de mode et surtout un plaisir du quotidien. Une complicité récurrente, d’autres soirées à se revoir, elles avaient fini par chiner ensemble dans les brocantes, pour occuper les dimanches, sans les enfants maintenant étudiantes en province. Et là sous les robes, sous les jupes anciennes, les corsets, les guêpières, les dentelles et bien évidemment les bas.

Aujourd’hui le hasard l’avait amené sur le net, la sérendipité vers les rares blogs parlant de vintage, de femmes, de bas nylon à couture aussi. Et en lisant les mots, les phrases, elle avait revu des expressions, une passion, un impossible lien. Durant un voyage chez ses parents âgés, elle avait ressorti les lettres du passé, relu, ri de nos propos datant de plusieurs décennies déjà. Mais elle avait confirmé le style d’un seul homme. Non pas une recherche, mais une exploration dans les textes de ce blog, des facettes multiples de la féminité, cette obstination à voir les femmes dans des silhouettes glamour, fragiles et belles à la fois, modernes et toujours plus encerclées par le jugement des hommes. Pugnace, elle avait lu encore, hésitant à croire en un jeu d’envie de son esprit d’impossible vérité de sa mémoire.

Aujourd’hui elle osait m’écrire pour me dire que ce voile de nylon, que la première fois avec cette guêpière, que ce premier reflet dans un miroir d’une chambre étudiante, jamais elle n’avait oublié tout cela. De façon inné, des années plus tard, elle avait pris ce plaisir pour elle, puis pour le séduire lui son futur mari, pour son quotidien. Derrière son métier de discussions, de douleurs des autres, de solutions complexes pour forger des futurs, son grigri personnel était la mode mais plus encore, les dessous. Elle aimait se sentir infiniment femme, glamour et séduisante pour envelopper les courbes nouvelles de chaque décennie. Elle évoluait mais sans se cacher, bien au contraire pour se révéler, elle se glissait dans de la soie, de la dentelle, de la mousseline, pour se sentir bien. Un lâcher-prise aussi important pour son bien-être que des massages où son corps nu recevait le fluide libérateur des mains d’un inconnu, elle aimait se vêtir, se dévêtir en glissant ses bas sur ses jambes, en posant sa culotte sur ses hanches, en attachant ses jarretelles. Un bonheur devenu rituel à chaque période de soldes, dans les boutiques de lingerie, avant ou après celles de chaussures. Elle était devenue femme en trouvant son métier, en quittant sa ville d’enfance. Mais plus encore elle avait gardé ce sublime rituel de se plaire depuis le jour ancien où un jeune homme l’avait surprise en lui offrant sa première guêpière, lui avait attaché ses premiers bas, l’avait aimé sans limites dans cette volupté.

 

Longtemps elle avait hésité à l’écrire, jamais elle n’avait pris conscience de ce lien, de cet instant avec des voiles légers devenus seconde peau. Elle n’attendait pas de réponses. Son bonheur passait dorénavant par cette signature sensuelle.

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous
Automne

Un rayon de soleil juste derrière la porte de mon immeuble, un sourire de la météo pour m’indiquer mon chemin, je suis la chaleur jusqu’à ma voiture. Sur le trottoir les feuilles mortes, les premières rousseurs pour marquer cette belle saison d’automne, les parfums se renforcent avec la rosée encore présente.

 

Des feuilles de cerisiers, ovales et pointues, en tas au pied des arbres alignés, comme une séance de déshabillage imposé, je détourne le visage en rigolant. Des fleurs énormes sur les hortensias, des roses dans la haie de cette belle maison, une cascade si fragile dans le vent, si envoûtante avec les effluves, j’aime cet endroit. Plus loin des châtaigniers, des grosses feuilles, craquantes sous les pas, nombreuses, éparses, et là des cosses éclatées en tombant. Les épines vertes, rousses, les morceaux de ces coquilles vides, car les marrons sont dispersés, ici et là. Ils brillent dans le soleil. Une beauté naturelle, des teintes d’acajou, des rondeurs variées, aucun ne se ressemble. Je les regarde avec une certaine gourmandise. Non pour les manger, ce ne sont pas des châtaignes à griller, mais pour les bousculer un peu. Souvenirs d’une enfance en pantalon, en sweat de rugby, garçon manqué, je shootais dans les marrons. Ils décollaient dans les arbres, roulaient sur la rue, partaient toujours plus loin. Plus ils étaient ronds, plus ils dévalaient la pente, comme dans la quête d’un record de distance. Je les ramassais aussi pour les entasser à l’entrée du jardin de mes parents. Les plus beaux, les plus biscornus certains jours attiraient mon attention, les plus ronds les autres jours. Et puis le week-end je les relâchais, je les balançais dans la rue, dans les descentes du village, même là où aucun arbre n’embellissait les trottoirs. Etrange migration des marrons, plaisir de taper dedans, de les voir partir, rouler, encore, de résister aussi à mon envie de les voir disparaître dans le virage, ultime barrière à mon record d’enfant.

 

Mais là, j’ai un peu grandi, mes escarpins pointus, surtout avec les dix centimètres de talons ne sont plus adaptés. Et cette jupe crayon en tartan, qui enveloppe mes hanches, elle retient mon corps, évite les rotations de la taille. Loin du sportwear de garçon manqué, le chemisier et la veste courte cintrée, mais l’envie est trop forte. Irrépressible envie de taper dedans. Je piétine, je remonte discrètement ma jupe pour libérer mes cuisses, assez mais avec décence. La rue, la pente, ma voiture plus loin, quelques rares passants, et la gamine devenue quadra, la quadra toujours enfant, le recul à gauche pour mieux taper de mon pied droit. Le réflexe de repérer un beau marron bien rond, un coup net, il décolle, je jubile, il vole, tape un marronnier, un muret puis un enjoliveur, il dévale le trottoir, se faufile entre les feuilles, ne s’arrête pas, roule encore. Complice de mon envie, il continue pour se caler contre ma voiture.

 

Je marche en souriant au soleil, en pensant à cette belle journée, à cette réunion pleine de costumes gris, avec ce petit bonheur. D’ailleurs si je tapais un second coup. Il est là, il m’attend à côté de ma portière. Je l’ouvre, pour poser mes sacs. Et comme un plaisir interdit, un doigt dans le pot de confiture, comme un bonbon volé, je frappe dedans en éclatant de rires.

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon & Mode
MOSH by Albert Sanchez

MOSH by Albert Sanchez

Non, définitivement non, je ne suis pas une pin-up.

 

Pas plus que je ne suis cette femme idéale aperçue à chaque page de publicité dans les magazines féminins ou à la télé, je ne ressemble pas à cet ersatz de jeunisme. Je suis moi, jeune fille devenue jeune femme, passée par un mariage heureux, maman de deux enfants qui eux-mêmes grandissent trop vite. Je vieillis, je bouge entre métro-boulot-dodo, mais avec les options nombreuses comme courses, taxi pour l'école et la danse, mais aussi pour le judo et le badminton, avec un peu de ménage en rentrant aussi, ou la délicieuse option repassage. J'oubliais aussi les repas, heureusement, mon homme est aussi présent, il adore nous préparer des plats pour les soirs de semaine, il appuie lui aussi sur les boutons de l'aspirateur ou ou de la machine à laver. Une version moderne du mâle, qui nettoie la salle de bain après le passage de toute la famille et même les toilettes. Pas non plus un modèle parfait mais avec un coeur tendre et des bras chauds. Bref les semaines passent, les années tout autant. Et plus je regarde les pages de publicités, moins je me vois dans les crèmes rajeunissantes mises en avant par des mannequins tristes, des corps filiformes et surtout n'ayant pas encore atteint la vingtaine. La mode, je m'en accommode, je picore les tendances pour les robes, les jupes, les couleurs. Oui j'ai une faiblesse, une énorme faiblesse, une gigantesque faiblesse pour les chaussures. Tous les modèles ; bottines, bottes et cuissardes pour l'automne et l'hiver à venir, mais surtout pour les escarpins, tous les jours de l'année. Lui aussi apprécie ce détail, cet accessoire qui supporte ma silhouette.

 

Car je suis bien une pin-up, dans son regard, dans nos instants complices en faisant des courses ensemble, durant les soldes, pour des essayages nombreux, pour craquer pour une tunique bleu électrique et une ceinture large, pour cette jupe évasée dégotée dans un coin, sur un simple coup de coeur. Il sait me suggérer des idées, me pousser à les essayer, me surprendre même avec des achats toujours impeccables sur mes courbes. Son regard, ma fierté, mon bien-être, celui d'accepter mon corps dans le miroir. Pourtant, comme les copines, je suis critique sur moi-même, trop le plus souvent. Alors je fais du sport pendant qu'il cuisine, je marche, je cours, je sautille au cours de taïso. Je trottine sur mes escarpins pour allonger naturellement mes mollets, je souris en pensant à son regard délicat sur ma nouvelle tenue, quand il reviendra le soir. Je suis moi, je me sens encore plus femme, toujours plus séduisante, sans les crèmes miracles et les idées régime ou chirurgie des revues. Je vis mes journées avec mon âge, je m'assume totalement avec mon corps, et cela fait un grand bien.

 

Et quand j'enfile doucement sur mes jambes des bas nylon, c'est d'abord pour moi, mais aussi pour son coeur amoureux. Quand j'attache mes jarretelles, je sais qu'il saura les découvrir d'une main subtile sous le tissu fluide de ma jupe. Quand je glisse ma poitrine dans un balconnet de dentelle fine, je devine ses yeux experts pour l'apercevoir sous mon chemisier de soie. Quelques coups de brosse dans mes cheveux, mes boucles d'oreille, un trait d'eyeliner, une bouche rouge comme le vernis de mes ongles. 

 

Je suis une pin-up.

Celle d'un amour infini et complice.

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous

Virgule, un simple geste si souvent répété pour le faire maintenant naturellement. Une courte ligne et une pointe, une à droite, une à gauche avec l'eye-liner noir, les paupières argent, doucement poudrées, je signe mon maquillage, mon regard.

Petit à petit je me suis habituée à ajouter ces poudres, le mascara, mais aussi les crèmes pour faire une base, pour soigner ma peau sans pour autant la noyer dans un océan gras de cosmétiques, préférant laisser la nature. Une respiration, car maintenant c'est un peu de moi, un petit plus, une touche de féminité en bonus. Certes mes ongles ont toujours été vernis, rouges le plus souvent, bordeaux parfois, turquoise avec mes petites nièces et même arc-en-ciel durant l'été en rigolant autour de la piscine, j'ai même essayé le orange, le nude, le beige brillant, le naturel aussi avant de faire un ultime essai du noir avec french manucure blanche. J'aime ces étincelles de beauté pour les yeux des autres, pour ses yeux, mais surtout ces étincelles de bien-être.

 

Alors aujourd'hui je lisse les coutures au dos de mes jambes, mon plaisir glamour pour moi, sous ma robe, un achat récent, un coup de coeur entre deux rendez-vous. Un passage devant cette vitrine en sortant du métro, un coup de foudre, une réunion captivante mais vite oubliée pour filer en dix minutes dans une cabine d'essayage, pour me faufiler dedans, l'acheter aussi vite. Elle est là, suspendue sur le miroir, dans mes mains, sur ma silhouette.

 

Quelques pois, quelques notes de musique sur mes lignes, du noir sur le blanc, elle est moi.

 

Elle et moi.

 

 

Ponctuation

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain

Une nouvelle rentrée, un nouveau lycée, pardon une université, un autre pays.

 

Le temps a passé depuis ce premier jour à la maternelle avec mon doudou et mes parents. Ma mère stressée, avec plus de larmes que moi, mon père fier de voir son bébé devenu grand. Des heures de coloriages, de jeux et de gribouillages, des journées entières de dessins et de couleurs avec les maîtresses si adorables. Elles séchaient mes larmes, me donnaieent des ailes pour des réussites toutes relatives, supportaient nos errances et nos progrès. Les fêtes de fin d'année, dans la cour qui rétrécissait chaque année, à chaque fois que je grandissais. Les dimensions des lieux, les odeurs, les repères dans la cour, les copines, les premiers bisous en primaire, les jeux encore, les premières fois à écrire mon prénom, mon premier poème pour la fête des mères, mon premier livre lu toute seule. Tant de beaux souvenirs de classe, de sorties sous la pluie d'automne, de cavalcades et de parties de cache-cache, de concours de sauts dans les flaques en hiver, voire de batailles de boules de neige.

Le printemps, les amours, les sourires, le bus pour le collège, là, lui et sa timidité, plus forte que la mienne, sa main dans ma main, ce bonheur qui palpite. Lui et ses conseils pour lire un livre choisi dans la bibliothèque de sa mère, prof de littérature, moi avec mes aides pour réussir ses exos de maths, nous prenions nos goûters ensemble. Les baisers volés, la chaleur de sa main, la jalousie des autres, les phrases qui blessent, l'aodlescence et ses grands loopings d'hormones, d'idées stupides et d'essais initiatiques. 

L'été et le lycée, immense avec trop de monde, trop de nouveaux, des souvenirs de plage, d'une rencontre, d'une autre première fois plus marquante pour la jeune fille devenue jeune femme. Des études, des doutes, le divorce de mes parents, mon père infidèle et sa nouvelle compagne, ma mère pleurnichante mais pas vraiment la seule victime, mes devoirs et au final mon baccalauréat en poche. Une envie de vacances, loin de tout, comme un nouveau départ.

 

Un mois de septembre passé si vite entre préparation de ce voyage, en terre étrangère, avec des nouvelles têtes, une langue presque nouvelle au quotidien, des tonnes d'informations pour vivre ici. Lui, ce bel homme croisé en faisant un peu de sport, lui dans mon lit, lui avec ses bras autour de moi, lui et son coeur, ses mots écrits dans mon carnet, dans mon sac. Lui que j'attends pour la première fois dans cette gare. Notre premier week-end en amoureux, ma robe vaporeuse, le vent, je m'envole. L'amour donne des ailes.

 

 

Nylonement 

 

Des ailes

 

OCTOBRE ROSE

 

 

Des ailes

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