Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Etre une femme, et parfois sans aucune schizophrénie, vivre la vie de deux femmes.

 

Oui, je vois encore le regard souriant de cet homme croisé récemment à un mariage, nous parlions de tout, de rien, patientant sans nous connaître, en petits groupes, dans le jardin de la famille du marié. Des phrases banales, et puis soudain, un détail sur un arbuste, une anecdote, et mon voisin qui se trompe, volontairement ou non, sur la dénomination de cette plante. Je corrige, il sourit.

Sa curiosité revient vers moi, en cherchant à savoir si j'étais passionnée de jardins, ou finalement de botanique. Notre discussion part alors sur les pivoines, un amateur lui aussi. Les parfumées, les herbacées, les arbustives, les grandes familles, de chaque zone du monde, les croisements, il me pose des questions, et moi dans ma robe bleue nuit, impeccable, mes talons fins sur ce gazon fraîchement coupé, je lui décris les couleurs, les raretés des parcs français en particulier. Il est intrigué, mais la cérémonie commence. 

 

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Mariée si belle en robe blanche, je la regarde comme si elle était une princesse, j'adore les paillettes, les dentelles, les roses blanches dans sa coiffure, et cette légère voilette sur le visage. Départ éparpillé en voiture, mairie, église, soleil et pétales de rose avant les félicitations, les photos trop nombreuses, les hsytéries des uns, les oublis des autres, les deux belles-mères en quête de la perfection. Moi je regarde les robes, les sasc à main, les chapeaux, un foisonnement de beauté et de mode.

 

La variété de femmes, d'allures, certaines trop endimanchés, d'autres totalement perdues dans une tenue qui les boudinent, d'autres très altières, mais beaucoup simplement féminines soit en simplicité, soit en sophistication. Un beau festival de diversité, de couleurs, de longueurs, de coiffures, de perles et de bijoux. C'est l'été, le corps parle.

 

Les heures passent, la fin de journée, le vin d'honneur, le soir, le buffet, des tables dans un jardin, celui d'un manoir, une flûte de champagne qui vient vers moi et lui derrière. Il m'avoue être un peu perdu, ami de classe de la mariée, mais ne connaissant personne, à peine les parents, remariés depuis leur baccalauréat, les frères et soeurs, trop petits à l'époque. Je rigole car moi-aussi, je connais que peu ce petit monde, je suis le petit canard noir de la famille, cousine par mésalliance des familles recomposées du côté du marié. On rigole de ce détail, et j'explique pourquoi. 

 

Alors que tout ce petit monde vit à la ville, en petite bourgeoisie de commerces locaux, de début de statut de notables, je suis celle qui vit à la campagne. Oui je suis garde forestier, un choix personnel après des études de chercheuses en botanique, en développement des écosystèmes ruraux, je voulais vivre dans la forêt, je le fais chaque jour. Il se recule et me regarde. Des pieds à la tête.


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Plus exactement des talons de mes escarpins, bien hauts, en passant par mes jambes fines, ma robe bleue et sa fine ceinture, mon petit gilet sur les épaules, ma coiffure blonde en chignon. Il ne semble pas me croire, me charriant un peu, validant le bon choix du rouge à lèvres qui pourrait peut-être effrayer les renards ou les sangliers. Je me justifie, il me rassure, il a bien compris le sens de mes mots, la valeur de mes choix.

 

Nous nous installons à une des tables posées dans ce grand espace, des bougies et des lampes, des grands arbres, nous parlons poésie, fleurs, plantes et un peu de mon métier. Il s'amuse de ma tenue si élégante, si féminine, avec des mots très respectueux mais plus facilement relâchés avec les verres, les plats grapillés ensemble à ce buffet géant.

 

Les mariées passent, saluent et papotent avec chacun des invités, nous les embrassons, nous leurs souhaitons de belles années pleines de bonheur, de joie et d'enfants. J'ajoute aussi avec un beau jardin, et les rayons d'un soleil intérieur, eux, et extérieur. L'ambiance est chaleureuse.

 

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Mon interlocuteur revient avec des fruits frais, des framboises et des fraises des bois, nous les mangeons en continuant nos balades entre les oiseaux, les lieux magnifiques de nos régions, les forêts en particulier. Sans aucun équilibre nous bondissons aussi dans la mode. 


Il est surpris de me savoir en rangers et pantalon de toile durant mes journées, avant d'être rassuré de ma seconde vie en rentrant chez moi. J'adore autant les parfums des bruyères, le matin, dans la brume d'automne, entre les roux des feuilles mortes, les jaunes des autres arbustes, autant que j'aime les magazines féminins et mes soirées à commander des belles affaires chez ASOS ou NEW LOOK, ou pour commenter chez les blogueuses et modeuses. Il apprécie cette dualité, cette cendrillon cachée dans les bois.

 

Lyrisme, alcool, proximité, lui est un être d'internet, il quitte peu son écran, même si on le croit souvent dans une tour de verre, dans un quartier d'affaires alors qu'il travaille avec internet, d'un peu partout. Dans une maison, avec deux fenêtres donnant sur des arbres, un tilleul, des noisetiers, des chênes, la forêt lui aussi. Nous avons tous deux cette alchimie sans explication, avec la nature, par choix de vie, plus encore par essence de complicité avec le milieu ambiant. C'est un besoin.

 

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Moi qui venait pour profiter de la mode qui se regroupe les jours de fête, je croise un homme, un esthète de la mode. Pivoines arbustives, je vous regarderai différemment dès demain, en recensant les jeunes pousses d'une parcelle en pleine éco-rénovation, coupée mais laissée en friches pour étudier les changements, les implantations naturelles, les dégradations et les espèces de plantes qui reprennent le dessus. Charmante rencontre, nous nous sommes quittés sur un sourire, il m'a dit avoir été surpris par les deux femmes qui fusionnaient en moi, charmés par leurs intelligences mutuelles, celle du jour et de la nuit, par leurs envies de croquer la vie, en gourmandise de nature, en plaisir gourmet de la mode. 

 

Et avant de partir, de nous éloigner, il m'a demandé où se cachait la femme glamour le jour.

"Dans son rouge pour les lèvres, dans le vernis sous les gants."

 

Il a ri, puis m'a embrassé.


 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Prendre l'air du temps, ouvrir sa fenêtre, absorber le ciel en soi.

 

Un grand vide, un silence, une rupture, je ne sais pas où se trouvaient les frontières invisibles de mon couple, et un jour, cela devint la nuit. Un contraste fou, une lueur au fond d'un tunnel de médiocrité et de routine, un chemin, cabossé et cumulant l'ennui, que l'on suit sans connaître la fin, sans vouloir reculer. Mais peut-on refaire son passé ?

 

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Alors là devant moi, comme cet ami que j'avais vu se détruire, se décomposer, s'étioler avant de devenir transparent. Ce souvenir présent.  Et un jour, là entre amis, nous étions devant sa future ex devenue sa veuve. Il avait disparu de nos yeux, laissant des messages que l'on ne voulait peut-être pas voir. Là aussi des souvenirs, des moments communs de notre amitié, de notre passé. Pourquoi ce lien, cette image de lui ?

 

Maintenant, mon tunnel se renforçait de noirceur avec cette prise de conscience inexorable. Soudainement je croyais en une sortie, glaçante évidence, en un nouveau chemin, ailleurs, autrement. Avec de nouvelles bases !

 

 

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Là son sourire, une fois, puis une autre fois, et sans savoir un jour mes larmes à cet homme que je ne connaissais pas, mais dont la proximité me paraissait naturelle. J'étais tombée à la fois de mon piedestal d'épouse et de mère, ne comprenant plus pourquoi j'avais gâché plusieurs années de ma vie, ajoutant aussi que j'étais tombée amoureuse.

 

Lui, inconnu et son sourire.

 

Folle, moi, non, il avait pris cela avec un détachement digne d'un poête qui flâne dans la rue, en quête de mots, de belle inspiration. Avec son épaule et un mouchoir, il avait donné un renfort à mon écroulement, ne souhaitant pas me tenir, mais plutôt me contenir, et au final me rassurer sans rien me donner. Juste m'écouter, je me vidais, par strates entières, le premier domino tombant pour écrouler par dizaines, centaines, milliers les niveaux de convictions accumulées dans une vie de couple. Patatra ! un glissement de terrain intérieur, un fatras après l'ouragan, mais aussi de nouveaux espaces pour moi, enfin quelqu'un qui viendrait s'installer en moi, pour me dire de regarder devant, de choisir d'avancer vers une autre vie.

 

 

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L'aimer, je ne sais plus, ni comment, ni quand, ni même pourquoi, simplement un sourire, une sensibilité, une écoute, à moins que cela ne soit sa peau douce. Mais cet effondrement, après le tunnel, tout cela devenait évident, imprévu mais volontaire, j'oscillais vers le vide, j'avançais vers moi. 

 

Une femme, une nouvelle femme, un coeur palpitant mais blessé, blessé mais palpitant.

 

Une nouvelle vie.

 


 

Nylonement


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Pourquoi devrais être comme les autres ?

 

Je ne suis pas comme les autres. Même adoslescente, j'avais envie d'être différente, d'être moi peut-être car je voyais bien quue mon corps changeait, que des questions bouillonnaient en moi. Je voulais être caméléon certains jours pour que l'on me foute la paix, mais d'autres jours, plus rares, j'aurai été être l'amoureuse de ce brun là-bas ou de ce jeune cousin roux chez une copine , aperç lors de cette soirée. En fait je n'en savais rien, je voulais pas être centrale mais j'avais les meilleures notes donc forcément des remarques, des jalouses, des envieuses, des clans que je ne connaissais pas, que je ne voulais pas connaître. Tout étéait compliqué.

 

 

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Et puis les parents qui divorcent, un mal pour un bien, une séparation, un père qui perd les pédales, une mère qui joue les divas ou encore une crise d'adolescence en étant quadra. Je ne savais plus où étaient les repères, car les adultes, ce statut que je voulais avoir à la place de celui d'enfant, finalement il avait l'air pourri aussi.

 

Mon corps, celui-là qui grandissait, qui changeait, que je refusais, avec mes premières règles, avec les garçons aussi, les filles aussi, enfin je ne savais pas. J'étais là et j'avais parfois l'impresion de voir passer des trains, la vie des autres sans jamais faire partie des jeux, des habitudes, des routines, des saisons. Je voualis être moi, j'ai grandi avec cette idée.

 

Bien sûr il y avait l'oncle, et prrain, subtil énergumène resté célibataire, qui ne comprenait rien à rien, mais avait toujours des conseils, enin plutôt des certitudes et des regards louches sur moi. Je haissais les week-ends avec ses visites interminables, ses mains pour "consoler" sa nièce en pleine crise d'ado. Beurk aujourd'hui encore !

 

Personne ne me voyait, je me rendait transparente, une fois de trop, l'hôpital, la vie bouleversée, et aucune envie de mourir, mais aucune envie d'être.

 

Mon pire ennemi était le miroir, mon image, celle de mes yeux, celle de mon corps, celle de moi, celle d'un décalage avec moi. Une autre peut-être !

 

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Mais j'ai grandi, pris des responsabilités, mes études en main, crié mes doutes, vu un psy, pleuré souvent. Un jour, je l'ai croisé, par hasard, un soir plutôt d'ailleurs, une soirée où je faisais tapisserie, où je voulais être là et puis un peu ailleurs. Un verre, pas d'alcool mais un cocktail et surtout un sourire. J'ai bafouillé, il a ri, pas pour se moquer, juste car lui aussi avait cette sensibilité, naturellement discret, intéressant, très intéressant même. Et une peau si douce.

 

Moi, en jean, en tee-shirt informe, sans mode, loin des copines en petites robes moulantes, mais avec mon charme de brunette, avec mon nez et mes yeux, ma langue, enfin je sais plus, j'ai craqué pour lui, enfin lui aussi. Pas de coup de foudre, je suis trop rationnelle pour cela, mais peut-être un lâcher prise. Une alchimie pour vous rassurer.

 

Moi, heureuse, sereine en train d'attendre ses sms, avec mes bouquins, ma couette, mon snood, ma singularité, ma vie de jeune femme, et ce sourire coincé là.

 

J'en vois une qui rigole, ma mère.

 

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Je ne lui dirais rien, de toute façon elle le sait déjà.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Mode

 

 

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La féminité est celle que l'on aperçoit avant la douche, sortant du lit, un peu fanée par le sommeil qui plombe encore nos yeux. Mais la plus belle est celle que vous verrez ensuite, la princesse éveillée, réchauffée par l'eau qui coule sur sa peau, en retirant la buée sur le miroir du lavabo.

 

Là c'est vous, croqueuse de vie, nue, entre serviette et chauffage soufflant, vous secouez la tête, les cheveux bougent, vous êtes femme. Jeune, moins jeune, grande, petite, souriante de vous voir, de constater avec malice que l'âge avance, que vous êtes toujours une femme malgré des années de vie, de couple, des enfants, des doutes, des victoires, tout est là, en vous sur votre silhouette mais surtout dans votre allure positive. Allez ! redressez-vous !

 

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Dessous chics, tenues de mode dans le magazine entre votre tartine de confiture de pomme-coings, et votre thé, vous rêvez, vous avez aussi votre mode. Une tunique chaude en laine, un collant, votre confort, votre beauté, pour aller travailler ! Un pull doudou avec votre écharpe coordonnée qui ne vous quittera pas, un short et un collant opaque de couleur dans vos bottines pour aller en cours ! Votre robe et un gilet, une ceinture pour marquer votre taille, des matières douces, votre féminité dynamisée par du bleu, votre couleur préférée, pour croiser vos amies retraitées !

 

Toutes, vous avez votre mode, tant de choix, tant de rêves, accessibles ou purement esthétiques, alors vous feuilletez votre magazine, souriez, parfois vous vous demandez le message du styliste, ou du photographe. Vous vous dédoublez dans les images, vous en riez, tournant la prochaine page.

 

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Heureusement, le choix est là, les pages changent avec leurs styles. Et vous, vous serez toujours si belle en passant devant votre miroir, fière d'être femme, pour vous, pour lui, pour elle. Vous !

 

 

 

 

Nylonement

 

Magazine L'OFFICIEL Ukraine

Modèle Dioni TABBERS

Photographe Jenny BROUGH

Mode by BURBERRY PRORSUM, AGENT PROVOCATEUR & FENDI

Stylisme Natascha HAWKE

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Aujourd'hui est un jour d'automne, je viens de courir entre ma voiture mal garée en bas de chez la nounou, mon bébé de six mois sur un bras, son sac de l'autre. Il fait froid, un froid sec apparemment mais le ciel blanc laisse penser à de la pluie voire de la neige.

 

Avant j'avais déposé mon autre fille, plus grande à la maternelle, elle adore l'école, les copines et sa maîtresse, une jeune femme charmante. Je suis remontée dans ma voiture, repartie dans le flot des rues encombrées, des autoroutes saturées et des transports incompatibles avec mes rendez-vous de responsable commercial sur trois départements. Alors je suis déjà branché sur mon téléphone, mon kit main-libres, mon système de lecture vocale des emails. J'attends, j'avance, je freine, je patiente. 

 

Mon regard porte devant moi, vers l'avenir de mes filles, dans un monde qui évolue soit-disant, mais où la communication permet tous les échanges, simplifie les contacts. Un business où chacun est passé par des cours et des réunions de formation, mais aussi avec des objectifs, des indicateurs de performance, c'est optimisation permanente, le suivi et les statistiques. J'aime cela, même si je suis consciente, pas toujours, de l'aggressivité qu'engendre l'atteinte des objectifs, des contraintes, ici et là, des rapports qui s'enflamment avec tel collège ou tel fournisseur. Je dois être ainsi pour réussir, ne rien laisser, tout prendre. Les clients doivent être satisfaits, mon bonus en dépend.

 

 

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Et au-delà de tout cela, je suis une femme, une jeune femme brillante sortie d'une grande école de commerce, au cv bien rempli de diplômes, avec une envie de devenir une brillante directrice générale au plus vite. 

Mais les étapes sont là, les réunions, le café, les remarques, ma blondeur, la confusion des genres, des idées et des préjugés, oui je vous parle des mâles, les anciens, les quinquas actuels et leurs futurs repreneurs de fauteuils, mes jeunes collègues mâles. Une osmose, une équipe naturelle, avec un seul cerveau, voire un seul organe entre les jambes, avec cette habitude hérité de leur éducation, leurs regards sur mon corps. Oui, je n'ai pas honte de le dire, je suis féminine, toujours soignée dans mon tailleur, avec de jolis talons, sereine ainsi, mais cela ne fait pas de moi, ni une serveuse de café, ni une bimbo à mater, ni toute autre objet sexuel.

 

Et quand je viens dans une salle de réunion, arrivant aprs un coup de fil à la nounou, avec mon sac à main et mes dossiers, ce n'est pas pour une démonstration de lap dance sur la table centrale, mais bien pour motiver les troupes, démontrer les résultats, construire la stratégie de demain. Nous vivons en 2013 mais plus le temps avance, plus les plafonds de verre s'épaississent au-dessus de nos têtes.

 

D'autant que si les premières femmes managers se sont déguisés en homme en adoptant leurs codes, pour les vampiriser de l'intérieur, en mettant des costumes, en devenant parfois trop masculine dans leur comportement, en sacrifiant leur vie de famille. Moi, je refuse cela, je suis femme, je suis naturellement féministe quand l'adversité pointe son nez, même si je ne manifeste pas, même si je ne crois pas au quota, mais uniquement à mon intelligence, à mon envie conquérante d'atteindre les meilleures performances en équipe, comme chef d'équipe, et à mes décisions. Oui je le veux !

 

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Alors pour marquer cette évolution, je bosse sans compter, mais je gère aussi avec téléphone et internet les retours des clients le soir, tout en faisant bain et repas de mes deux filles, à la maison, pas tous les soirs, mon homme s'occupe aussi d'elles. 

Mais demain, comme moi, dans ce monde, pourront-elles porter des jupes, des tenues féminines, sans avoir à subir les regards libidineux du patron, les remarques dignes d'un footballeur international, au ras du gazon sur ma longueur de jupe, sur ma poitrine, ou d'autres détails. Est-ce que je juge leurs bedaines, naissantes ou acquises sous leur chemise tendue, leurs costumes achetés par leurs femmes car ils ne connaissent pas leur propre taille, leur calvitie ou pire encoren la longueur de leur organe ? 

Quand arriverons-nous à une égalité, et plus encore à un respect total, loin des préceptes ancestraux des machistes, ou de ces hommes qui ne gagnent rien en rabaissant les femmes ?

 

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Mes filles seront-elle libres de tous leurs choix de vie, de mode, de profession, de carrières ?

Libres comme les jeunes filles qui passent sur ce trottoir, proche d'une université, heureuses, vêtues de jeans, de jupes, de shorts, de manteaux courts ou longs, apparemment libres comme leurs copains de classe. Je le pensais quand j'avais leur âge, aujourd'hui je doute.

 

 

 

 

Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Mode

A peine une quarantaine de jours avant le saumon fumé et les macarons, des douceurs au foie gras et le champagne, donc il est temps de courir dans les boutiques, les e-shops.

 

Pour trouver les merveilles pour la surprendre, l'étonner ou simplement le conforter dans un coup de coeur, un petit bonheur, sans coût affolant. Sobrement penser à lui, à elle, un petit cadeau, un sourire dans une boîte. Une attention plus qu'un budget, et puis surtout ce détail qui touche là, droit au coeur.

 

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Mais rien n'empêche d'offrir des bijoux, des beaux, des spectaculaires, des somptueux ou des avalanches de fausses perles, de strass et de gros diamants qui brillent sans en être. Au choix !

 

Et de la dentelle, pourquoi pas, avec de la mode !

 

J'aimerai tant lui offrir une petite robe noire, oui une obsession éternelle, avec les accessoires, les dessous, les talons ! Un tout dans pleins de petits paquets ! Et voir sa joie, une larme là, une émotion car derrière ce tout, il y aura mon coeur, juste pour elle. Un baiser immatériel bien présent !

 

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Nylonement

 

Magazine ELLE RUSSIA

Modèle Veranika ANTSIPAVA

Photographe Nikolay BIRYUKOV

Maquillage Andrey SHILKOV

Coiffure Marina MELENTIEVA

Stylisme Renata KHARKOVA

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 2000...

De quoi parlons nous ?

 

Nylon, un mot devenu générique pour parler de toutes les matières, les voiles fins qui recouvrent les jambes des femmes. Dans un article récent du dimanche, je vous ai exposé rapidement les premiers pas de cette découverte par DUPONT, société de chimie et de poudres des USA. Une histoire de fil devenu si fin, si résistant, si utile pour les brosses à dents mais aussi d'autres brosses, d'autres usages en tant que tissu souple et résitant. La grande famille des polyamides serait plus exacte. 

 

Car par la suite, chacun a essayé de contrecarrer l'autre, l'économie allemande forte d'une chimie imaginative et puissante en nombre de brevets et d'inventions, avant, pendant et après la guerre. Mais aussi ensuite les pays européens, qui avec le regain des multiples plans de relance, ont eux aussi eu l'envie de produits nationaux, mais aussi de nouveautés.

 

Pour ces deux raisons, indépendance et innovation, les noms sont nombreux pour décrire des fibres de la même famille, quasi semblable et en même temps, différentes. Car à cette liste "nylon", "gerlon", "perlon", "rayonne (associé non pas chimiquement mais dans l'usage)", "Agilon", nous avons des produits créés par des marques mais très proches de la molécule déposée par DUPONT via CAROTHERS, mais aussi des totales nouveautés comme le seront plus tard le "Lycra", le "Lycra 3D" et d'autres fibres.

 

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Souplesse, résistance, élasticité, transparence, facilité de production ou de filage, facilité de tissage et de mélange avec d'autres matières nobles comme la soie ou le cachemire, tout ces critères et quelques autres sont sources de nouvelles idées, de tests, de brevets... mais plus encore de rareté de nos jours pour retrouver des paires de bas avec ce détail-là.

 

Et pour les plus expertes qui les portent, les ont portés, la sensation sur la jambe, la tension avec les jarretelles sont différentes. 

 

Et pour les mains qui se poseront là, sur les jambes, la douceur est parfois palpable.

 

 

AGILON (video vintage)

 

 

Nylonement

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