Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 50-60, #Nylon Passion
Bas nylon & Talons

Plus exactement, les bas nylon à couture et leur diversité de finition de talon.

 

Sur ce blog, que vous découvrez peut-être, que vous connaissez depuis bientôt dix ans, où des centaines d'articles (oui c'est énnnnormmmme) parlent de bas nylon, décryptant les douceurs des marques actuelles mais aussi (et surtout) des marques vintage, dénonçant les préjugés sur cet accessoire si glamour, dévoilant les dessous des belles élégantes qui aimeraient tant cacher ce revers sous cette jupe où le vent souffle, recouvrant les exhibitions trop indiscrètes, souriant de cette volupté qui épouse toutes les jambes comme une seconde peau.

Sur ce blog, vous allez redécouvrir les différentes finitions de talons pour les bas dit "fully fashioned", avec cette couture qui referme le bas, produit à plat avec les formes naturelles de la cheville, des mollets et du genou, enfin des cuisses. Ce bas en voile de nylon pesant quelques grammes n'existe que par l'intervention précautionneuse et le geste précis de la couturière-assembleuse. Une finition indispensable à l'époque de leur création, les années 40, puis durant les années d'or 50-60 avant l'arrivée des bas sans couture, avant la quasi-disparition devant le tsunami des collants. Cette couture est en premier lieu fonctionnelle, du moins le résultat d'une contrainte de fabrication à plat, avant l'invention de métiers à tricoter dit "circulaires", générant des tubes de nylon et autres polyamides.

 

Mais cette couture a créé un mythe, un point de repère, une magie géométrique sur les jambes, un effet d'optique hypnotisant les regards des unes et des autres aussi.

 

Bas nylon & Talons

Les bas nylon à couture ont aussi des renforts à la pointe (au niveau des orteils) pour contrecarrer des points d'usure naturelle, d'autant plus que la finesse de ce voile donne sa part de rêve et de transparence mais aussi le léger souci d'être toujours plus fin donc fragile. Des renforts aussi à la cheville, plus précisément au niveau du talon, source d'usure là aussi dans les escarpins et autres chaussures, mais aussi de tension quand il est tiré sur la jambe. Le revers est lui doublé en épaisseur, pour la finition du haut du bas, pour recevoir les jarretelles sous tension.

 

Les finitions de talons ont existé bien avant, dès la création des bas de soie (ou de coton) de la Renaissance, car ils étaient alors objets de luxe et d'apparat, caution parfois du statut social de celui ou celle qui les portaient. Quand les bas sont devenus l'apanage des femmes quasi exclusivement, fin du XIX siècle et début du XXe siècle, les bas de soie des plus coquettes, des plus élégantes, recevaient aussi des broderies en plus des renforts au talon. Une forme carrée le plus souvent !

 

Découvrez quelques publicités des années 1920-1930.

 

Et prochainement ce blog abordera dans différents articles :

Le talon Cubain - Cuban Heel

Le talon Manhattan - Manhattan Heel

Le talon Susan - Susan Heel

Le talon Zigzag - Zigzag Heel

Le talon Français - French ou Point Heel

Le talon Havane - Havana Heel

Et bien d'autres variantes connues ou  moins connues.

 

A bientôt, chères lectrices et chers lecteurs.

 

Nylonement

 

Bas nylon & Talons
Bas nylon & Talons
Bas nylon & Talons
Bas nylon & Talons
Bas nylon & Talons
Bas nylon & Talons
Bas nylon & Talons

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Douleurs de Femme, #Femmes - vous, #Femmes - demain

 

Entre deux réunions, un coup d'oeil rapide sur mes sms, un message sur le répondeur en attente, étrange car ce sont mes parents, en dehors des horaires ont nous communiquons ensemble. Un doute, le message vocal encadré des imperturbables précaution de la voix synthétique qui annonce le nombre de message, l'heure et autres détails, j'écoute. Mauvaise nouvelle, lui, cet homme, ce proche, il glisse vers sa fin de vie. Choix de mots pour ne pas parler de la mort, avant qu'elle n'arrive comme inéluctable. Il est coincé dans cet espace impossible de soins, cet recoin qui le condamne sans se l'avouer, sans le dire, sans chercher à en finir avec la vie.

Sans chercher à oublier les douleurs omniprésentes.

L'espoir et ses paradoxes, car tous savent, ils ont entendu le diagnostic présenté par l'équipe de médecins, avec douceur, avec détails et avec ses répétitions à des questions qui veulent croire à une autre possible solution. Et pourtant les soins palliatifs sont déjà en cours, et il n'y a plus de recours. Rien à espérer mais avec cette féroce envie de croire le contraire.

 

Qui sommes-nous ?

 

Alors je quitte mes collègues, leur donnant les clefs de cette prochaine réunion, les leviers pour gagner ce dossier, pour ne rien lâcher si ce n'est que du temps pour aller plus loin. Des consignes, simples, claires, très précises pour mener le débat. Je pars pour réfléchir dans un endroit plus tranquille, chez moi, connectée à distance pour finir d'autres rapports, d'autres dossiers en cours. Sans le tourbillon et les parasites des échanges, juste seule entre bureau, salon et terrasse pour penser à lui. 

Qui était-il pour moi ? Un homme relié à moi par les liens familiaux, lié aussi par des liens religieux, un engagement de naissance ou presque. Mais qu'avons-nous échangé durant les décennies ? Des repas, de nombreux repas gourmands, des barbecues pour les anniversaires, pour les départs en retraite des grands-parents, pour le sien aussi, pour les mariages, les baptêmes et quelques noëls aussi. Des instants au milieu de la foule, des politesses et des phrases toutes convenues sur l'âge du petit dernier, sur les études des uns et des autres, sur la nouvelle maison, sur le divorce du cousin. Rien de plus ou si peu quand je sers ma tasse de thé chaud entre mes mains, centrant ma mémoire sur lui.

 

Pourtant je garde aussi des sourires émus, de sa présence, de sa générosité positive, de son "ça va les gamins" chaud et réconfortant pour chaque génération. Je le vois parler de son père, de ses origines modestes, de sa vérité paysanne d'où il est sorti pour devenir un cadre brillant dans une entreprise internationale, voyageant ici et là. Lui dans son costume, avec ses mains larges. Soudain me reviennent des émotions, une forte envie de lui dire simplement "je t'aime, ne pars pas !".

 

Il est parti, sans souffrir, avec des douleurs endormies pour son dernier sprint lent. En nous disant "au revoir" et pas "adieu". Sans se retourner, pour ne pas nous décevoir, humble et poli comme toujours.

 

 

Adieu mon Oncle !

Adieu mon Parrain !

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Ce week-end  a vu tomber des éclats de pluie, des rayons de soleil mêlés d'arc-en-ciel et tout autant de particules de grêle sur ma terrasse. Les jeunes narcisses ont courbé le dos, plié sous les trombes excessives de vent, souri au bel astre chaud revenu ensuite entre deux nuages.

Pendant ce temps, elle a joué avec ses enfants, riant de leurs entourloupes autour d'une table avec un jeu de société, expliquant vainement des règles incomprises, jouant au mieux pour satisfaire le plaisir partagé avec les enfants de différents âges. Jus d'orange, jus de fraises et de kiwis-carottes mais aussi un thé pour que chacun puisse boire à volonté, riant de leurs bêtises, mangeant avec gourmandise les madeleines encore tièdes, un bel univers intérieur en action. Dehors, la météo est encore instable, le jardin profite de tout cela pour se réveiller doucement, les oiseaux dévorent les premiers insectes, le chat les regarde, blotti sous la table, loin de la pluie.

 

Mais aujourd'hui, quels vêtements va-t-elle choisir pour sa journée de maman-femme active ?

 

Fera-t-il chaud enfin, pour annoncer le Printemps ? ou encore ces vents froids d'Hiver frappant aux fenêtres, bousculant les piétons à la sortie du métro ?

 

Hiver ou Printemps

 

Elle hésite, ouvre son armoire, regarde ses robes sur les cintres. Quelle couleur ? quelle matière ? car il faut toujours combiner l'impossible entre le moment où elle sera devant l'école, entre sa voiture et la porte d'entrée, dans la foule et dans l'attente, avec les dizaines d'autres gamins et parents, avec son manteau sur elle, puis ensuite dans ce parking ouvert à tous les vents, juste avant de monter dans le métro. Endroit chaud propice  l'entassement des heures de pointe, le manteau devenant trop épais, la promiscuité empêchant tous mouvements, la chaleur toujours plus prenante de stations en stations, puis la libération, avec les cinq cents mètres de rue à parcourir. Une avenue avec de beaux arbres, le chant des oiseaux, la météo en direct, chaud ou froid, puis cette place et là-bas les bureaux de cette tour en verre. Elle entre dans le hall climatisé, actuellement dans une ambiance serre tropicale, trop chaud pour la saison. Soudainement son manteau est de trop, sa robe de mi-saison demande sa cousine de Printemps. Ici cette saison est a référence. Vingt degrés celsius en permanence, et donc une mode adéquate est demandée. Oui mais l'été derrière les vitres, la climatisation compense avec des flux d'air froid, donc un gilet est alors indispensable. Paradoxe de notre monde, il ferait presque plus froid ici l'été que durant l'hiver. 

Aucun coach de mode n'a réussi l'épreuve de devoir trouver la robe, la tunique ou le tailleur idéal pour vivre en toutes saisons. Elle en souri parfois, oubliant la météo pour se plonger dans le boulot, les rapports et les réunions, avant de repartir vers sa maison, ses enfants. Le grand écart du chaud et du froid, du corps en contact direct ou caché sous les couches de mode pour répondre au mieux à son confort. Mais avec élégance.

 

Alors aujourd'hui, tunique de laine grise, ceinture kimono en cuir, bottes et collant noir opaque, sous un trench doublé. Et elle passera entre les gouttes avec son parapluie et son sourire.

 

 

Nylonement

 

Hiver ou Printemps

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

Assise face à cette fenêtre, face à ce ciel cotonneux avec des nuances de gris dans les nuages blancs, face à cette petite terrasse où les plantes endormies prenaient en plein coeur les coups de vent, elle versait son thé chaud. Lovée dans cette robe pull de laine soyeuse, les jambes enveloppées de cette opaque bleu  roi brillant, la chaleur collée à son corps, elle lisait. Son canapé aurait pu être ce nième livre géant, ouvert en étant posé à plat sur le sol et le mur, elle était bien calée dedans, entre des coussins de satin et de velours, des matières rassurantes et douces.

Autour d'elle, sa vie, un bilan de ses dernières années, quelques décennies déjà. Enfant et déjà adolescente, elle lisait, elle aimait prendre le temps de chercher un livre dans la bibliothèque municipale. Sa complicité avec la responsable lui permettait d'y accéder quasiment à toutes heures, en dehors des réelles ouvertures, lui donnant cette liberté supplémentaire de flâner dans les allées d'étagères combles de livres les plus divers. Une gourmandise pour ne dire une boulimie assumée car elle avait plus souvent de plaisirs à venir ici que de partir avec des copines pour s'amuser. Le temps avançant, elle ouvrit ses espaces pour aller dans la ville, dans celles d'à côté, à Paris même, toujours pour retrouver cette dimension verticale, pour pousser des portes de libraires. Son torticolis s'amusait de sa tête bloquée en vertical sur la droite ou quelque fois sur la gauche pour lire les titres des ouvrages dans les rayons. De longues minutes pour déchiffrer et s'approprier en quelques mots, le possible contenu de ce livre. Là s'ouvrait une dimension magique, pas forcément un imaginaire, car en connaissant l'univers de nombreux auteurs, elle s'essayait à comprendre cette clef pour d'éventuels chemins et autant de découvertes. Bien évidemment elle avait déjà quelques écrivains dans sa préférence, mais aucun favori.

Autour d'elle, des étagères, des piles, plusieurs hauteurs, plusieurs tas sur cette table basse, ici et là sur son bureau dans l'autre pièce, sur le piano, à côté aussi, des livres, encore des livres. De beaux catalogues d'exposition ou de photos, mais surtout des bouquins, anciens ou récents, une tonne de pages, de mots, de lettres, de voyelles avec un peu plus de consonnes. Son univers à flancs de mur, souvent sur le sol, car ces piles n'étaient pas un monstre envahissant, un avaleur d'espace, mais plutôt un cocon réconfortant, toujours plus sophistiqué dans son désordre, toujours sources de propositions. Car si certaines piles avaient vocation à être lu prochainement, d'autres naissaient d'un hasard ou le plus souvent d'une dégringolade nécessitant restructuration dans une nouvelle verticalité, pleine de hasard, de combinant tous les formats et tous les âges. Dans ce méli-mélo improbable, elle pourrait trouver un jour de doutes voire de blues amoureux, un livre acheté sur un coup de coeur, oublié aussi vite dans le voyage de retour, reprenant soudainement un sens pour être lu, là tout de suite sur le canapé avec un thé.

Seule, pas vraiment, avec ce bouquet de fleurs rouges, avec toutes ces histoires disponibles, à lire, lues et même relues, avec ces liens réels, avec cette possibilité d'un nouveau voyage, elle regardait la page suivante.

 

 

Voyage intérieur

 

Pour les livres,

Pour ces soins pleins de douceur entrés par les yeux qui soignent mes douleurs, encensent mes envies, affolent mon esprit.

Pour toutes les lectrices, pour les lecteurs, pour les amoureux des mots, pour tous ces voyages.

 

 

Nylonement

Gentleman W

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Douleurs de Femme

Mes journées sont longues, non pas en horaires mais en temps passé dans mon véhicule, en déplacements, même pas pour des dizaines de kilomètres mais plutôt des heures entières dans les bouchons. Là, passif dans l'attente d'un feu vert, d'un mouvement de ce nième camion de livraison, encore un, et surtout bloqué dans les voies toujours plus rares car contraintes par des travaux fantômes d'une mairie de Paris en pleine hystérie.

 

Certes il y a un bénéfice, je peux regarder le temps qui défile sur ma montre, mais plus sûrement observer la vie autour de moi, sur les trottoirs. Elles marchent, elles s'arrêtent, le nez sur leurs écrans traversent la rue, sans regarder la couleur du feu, sans même envisager des voitures sur le macadam, le même qu'elles foulent de leurs talons. Elles portent leurs sacs, poussent des portes de boutiques, sourient de leurs conversations téléphoniques, discutent entre elles, embrassent des enfants devant l'école, repartent vers le métro, marchent encore vers une autre vitrine, entrent dans un immeuble car c'est ici, leur maison ou leur bureau. 

 

Web pictures from Pinterest

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Sur ce trottoir, elle parlait dans son mobile, avec un large sourire attirant la lumière du soleil. Un visage totalement serein, des cheveux bousculés par le vent de cette fin d'hiver, cependant ses longues boucles étaient si belles, si légères, retombant toujours avec élégance sur les épaules de son trench court. Elle marquait une pause, s'observait dans le miroir de la vitrine, à côté des escarpins en cascade, elle était déjà posée sur une douzaine de centimètres d'un vernis noir. Des jambes, oui mon regard s'accroche toujours à de simples détails ;-), fines de la cheville jusqu'au genou, sous un voile très fin, juste marqué de quelques pois, le duo vertical s'envolait sous une robe à chevrons bleus, judicieusement coupée sur son corps. Et ce feu qui durait, mon regard se perdait sur son image renvoyée. Elle rigolait en raccrochant. Puis en cherchant adroitement dans le désordre maladroit de son sac, elle sortit son rouge à lèvres, tourna un rétroviseur, souligna d'un geste sûr ses lèvres devenues parfaitement écarlates. Son écharpe de soie remise en place, elle fît le code de ce jolie porte, poussa après le déclic pour monter les marches vers un amoureux peut-être, un amant possiblement.

 

 

Sur l'autre trottoir, un peu plus loin, après cette rue bloquée depuis près de vingt minutes par des travaux pharaoniques qui ne laisseront pas de souvenirs touristiques sauf la saleté permanente et les attentes infinies même dans le bus écolo électrique, lui aussi bloqué, donc sur le pavé, elle était là. Jeune femme, les yeux hagards à la fois endormie pour ne pas voir cette société à laquelle elle ne semblait plus appartenir, les yeux en colère par ce rejet qu'elle ne pouvait comprendre. Le feu passait au rouge, son instant à elle, pour venir vers les voitures, pour montrer sa misère, pour espérer une petite pièce ou un ticket restaurant, parfois aussi un simple morceau de pain, un truc à manger. Elle refusait de compter les jours sans, sans rien dans le ventre, sans aucun repas malgré le froid des nuits, malgré la poussière sur son corps. Elle espérait tant de ces grosses cylindrées dégoulinantes d'euros dépensés pour le paraître de ces messieurs très sûrs d'eux dans leurs costumes, de ces dames souvent aux lèvres bien trop jeunes pour leurs âges. Apercevoir des simples baguettes, des sachets de nourritures, un paquet de gâteau sur le siège passager, tout cela devenait une hystérie intérieur, heureusement anesthésiée depuis de longs mois dans la rue, car il fallait faire profil bas pour inspirer un peu plus de désespoir pour les toucher derrière leurs vitres. Elle avançait sans espoir, sans envie, dans son manteau long, laissant sortir des baskets usées. Le froid, surtout le vent reprenait à chaque feu vert, la repoussant vers le trottoir. Femme perdue dans cette ville d'ailleurs, elle n'avait plus aucun papiers, aucun lien avec ce monde, avec une famille. Elle était seule, ectoplasme ayant définitivement oubliée sa féminité et même sa propre existence. Sans repères.

 

Bonne semaine à vous, toutes et tous.

 

Nylonement

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