Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode
Envie de folie

Finie la chaleur, fini aussi le bronzage doucement caramel sur mes jambes, alors si l'automne pointe son nez avec aujourd'hui de la pluie, j'ai une grande envie de changer ma garde-robe des dernières semaines. Mi-saison peut-être, mais les tuniques légères ne le seront que trop, alors ce sera plutôt robe, avec des couleurs, en jouant sur les matières, les épaisseurs. Un petit gilet certains matins ou lors des réunions sous la climatisation diabolique (toujours ce souffle, ce brin d'air qui ne fait que toutes nous geler), je le prendrai dans mon sac par sécurité. Un trench pour les prochains jours, mais je verrai bien un modèle plus court pour laisser parler mes jambes, mon atout beauté.

 

D'ailleurs je vais ressortir les talons pour compléter mes ballerines de l'été, pas trop hauts, juste ce qu'il faut pour ré-hausser ma silhouette. En attendant les bottes, mon pêché mignon, je verrai bien un grain de folie avec des collants fantaisie. De gros pois blancs sur un fond opaque, des couleurs comme ce jaune moutarde ou ce violet, des dentelles et d'autres motifs graphique, je veux que l'on me regarde, me complimente, m'envie !!!

 

Bel automne à vous toutes !!!

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Douleurs de Femme, #Femmes - vous
Danse dans le silence

Dans le noir, ce tutu, ces robes de voile blancs s'envolaient sans limite, juste en harmonie avec mon corps libre. Là, tard dans la nuit, j'étais enfin en accord avec moi-même, sans les regards, sans les préjugés sur cet être que je suis.

 

Dans la nuit, dans cette salle vide, sans musique pour ne pas réveiller les gardiens, pour ne gêner personne, et puis de toute façon, je n'entends pas les notes. Vivre avec un handicap invisible semble pourtant un avantage, mais parfois il devient une double peine. Car je danse, librement, avec la technique que chaque jour je travaille, sans relâche, pour encore plus atteindre ce Graal personnel, pour me fondre dans la masse des autres danseurs, pour aussi montrer ma force, pour passer au-delà de l'obstacle. Quelques minutes pour boire un peu d'eau, de thé devenu froid, car voilà plus de deux heures que je force mes jambes, mon torse, mes bras et toute ma silhouette à suivre la chorégraphie inscrite dans ma mémoire. Sans musique et sans lumières, je suis là dans la salle de danse, en mouvements, en répétition perpétuelle.

 

J'interagis avec les murs et les miroirs, je reviens vers la seule lumière des lampadaires extérieurs qui filtrent à travers les vitres opaques, je joue de ce parcours nouveau, de cette dimension invisible le jour, de cette nouvelle définition des lieux, dans la contrainte de mes pas timides le jour, de mes pas légers ce soir. Je vois mon évolution, je ne ressens plus les douleurs, je suis passés au-dessus de cette limite, je ne force plus, je profites de cette apesanteur nouvelle et soudaine. Une dernière fois avant d'aller m'endormir dans un coin. Je m'arrête, vérifiant ma place, ma position, tous mes muscles relâchés, près pour le représentation, je me lance, je file vers les lumières, je me courbe dans l'ombre, je reviens, je ferme les yeux pour ne plus sentir que la beauté de mes gestes, pour devenir cet ange impossible le jour. Rien n'est plus magique que ces instants, je ressens le vent créé par mes jambes, mes volutes et mes bras devenus ailes. Je m'envole, sans repères. 

 

Fin du spectacle pour cette nuit, je salue la lune, là-haut. Je peux aller dormir, la vie est belle, simplement silencieuse pour moi. Comprendront-ils un jour que je ressens les autres dimensions, certaines vibrations, au fond de moi. Comme un second coeur !

 

 

Nylonement

Danse dans le silence

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #femmes - vous, #femmes - demain

Une après-midi de libre, sans dossier à préparer, une pause après des semaines de rush obsédant, des journées sans fin, des weekends tronqués soit par le boulot, soit par les pensées encombrées par celui-ci, je marche seule, ma responsable m'a libéré du temps pour respirer, selon ses termes. Deux jours libres, pour faire une exposition, moi qui voit le temps passé si vite que je ne trouve ni le temps pour réserver, ni le temps pour inviter des amis à venir avec moi, ni le temps pour simplement respirer cet air frais. Alors à défaut de tableaux ou de photos, je flâne dans cette rue, devant les vitrines attrayantes. Chaussures et sacs, deux folies compulsives que je n'ai même pas laissé s'enflammer lors des deux dernières saisons de soldes. Certes mes étagères débordent de modèles hauts ou plats, de cuir verni ou de daim de couleurs, je ne manque pas, mais je n'avais plus le temps pour rien, pour moi. Lui me direz-vous, il est parti de ma vie il y a bientôt deux ans, un soir avec une pizza froide, avec sa valise prête et juste quelques mots pour signaler la fin de notre amour. Plus rien de son côté, et moi, juste une fontaine ouverte de larmes, avec le coeur saignant comme une source géante, oubliant nos désaccords et ne voyant que ce manque soudain devant moi. Il m'a fallu plusieurs mois pour comprendre que nous ne partagions plus grand chose, que le copain de fac, devenu amoureux et chéri, installé dans cet appartement, ce mec n'avait plus les mêmes ambitions, et que mon boulot m'emportait ailleurs, loin de lui. Son confort se résumait à parfois ses bras, son corps, son sexe pour une routine bien huilée, mais exempte de sentiments bien réels. 

 

Le boulot, ce vide rempli de boulot, ce moral aussi bas que mes envies en général, même pas une nouvelle paire d'escarpins. 

 

Petits gâteaux

 

Et puis là, cette petite boutique d'une créatrice, celle dont je ne voyais pas l'existence malgré mes passages journaliers devant, en sortant du métro vers le bureau, je pousse la porte. Je regarde, caresse les matières, demande pour des tuniques de mi-saison, pour un tailleur différent, pour des robes, pour ce pantalon large ou j'hésite avec cette combinaison si stylée, presque smoking. Je prends mon temps et surtout je ne pense qu'à moi. Des conseils, une créatrice souriante expliquant ses choix, ce sur-mesure possible si je souhaite une autre couleur, dans la semaine, mais le blanc me plaît, ah moins que ce ne soit l'ivoire là-bas. J'essaye encore, elle m'offre un thé, quelques gourmandises, des macarons maison. J'aime ce jour si tranquille.

 

Et si je prenais des vacances.

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #femmes - vous

Les derniers rayons de soleil, avec notre départ repoussé du samedi vers ce dimanche, juste une journée gagnée, comme un bonus gourmand et intemporel, nous attendrons le dernier moment pour quitter cet hôtel délicat. Des journées entre balades en bord de mer et repos sur le transat en bordure de piscine, un livre entre les mains, j'aime cette douceur presque innocente des vacances d'été, sans montre et sans portable, libres de nos mouvements et de nos errances.

Rien ne nous contraint à sortir du lit, le matin, quand nous savourons les minutes, les heures lovés l'un dans l'autre. Ses bras autour de moi, nus le plus souvent, nos corps s'emboîtent naturellement, dans une douceur mutuelle et complice, j'aime le sentir là. Tout près de moi. En moi aussi. J'aime ces instants immobiles, juste avec le vent fendant la fenêtre, déplaçant les rideaux au gré du bruit des vagues, des marées. Le soleil est là, juste avec sa lumière mais pas encore sa chaleur, et nous nous aimons. Simplement.

 

Dehors il fait beau, le repas en terrasse de ce midi, entre les hurlements des goélands et le retour des petits bateaux de pêche, la joie des gens profitant de ce weekend comme d'un cadeau avant le gris de l'hiver. Encore un de plus en capital soleil. Ces journées où l'on souhaite fermer la petite maison de famille, sans y croire, en espérant y revenir le plus vite, le prochain weekend peut-être. Tout le monde est heureux, nous en profitons à travers la tranquillité des lieux, les sourires des gens croisés. La mer, une dernière fois, un dernier bol d'air avant de replier les valises, de vider la chambre, de sauter dans la voiture. 

 

Fin de vacances

Pensive je suis, sur ce fauteuil pendant qu'il charge les sacs, nos achats et nos coups de coeur des brocantes découvertes sur notre chemin, je suis comme un chat, j'aimerai tant rester ici, enroulé entre deux coussins. Il me fait signe, je saisis ce bouquet de fleurs, les parfums, ceux des vacances et de notre amour.

 

 

Nylonement

 

 

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