Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Oui, je vous le dis, je suis lesbienne.

 

Faut-il un coming-out, une déclaration publique pour que chacun sache que je prends mon pied, que je vis plus simplement ma vie, maintenant, avec une autre femme. 

 


 

Certes mon mariage avec un homme, marqua lui aussi les âmes puisqu'ainsi je pouvait dire "oui" devant toutes et tous pour une union, et pour le symbole du couple aux yeux de tous. Oui je l'aimais, et nous avions une union heureuse, entre nos boulots et nos nombreux week-ends en balade, un peu partout en France et en Europe. Nous avons eu deux enfants, le choix du roi, un graçon puis une fille, équilibrés et sereins dans leur croissance entre école et vie de famille.

 

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Nous avions une sexualité libre, l'époque peut-être plus probablement notre envie de découverte, une gourmandise charnelle et profonde de croiser des routes, des sensations libertines. Ainsi nous avons fait différents trios avec d'autres hommes, d'autres couples pour essayer des douceurs nouvelles, des dîners coquins pleins de lingerie fine, de regards, de complicité. C'était notre monde, notre envie et rien ne justifiait de le dire aux autres, surtout pour obtenir un jugement obtu, sans recul, sans connaissance du sujet, et avec des réflexes hérités de leurs éducations, voire pire, de leurs religions. 

 

Et puis le temps a passé, nous nous sommes usé plus naturellement entre le boulot, les habitudes, les enfants plus grands, des passions qui devenaient source de conflit, nous avions arrêté le libertinage depuis longtemps, un vieux couple à l'approche de la cinquantaine, repu de nous-mêmes, complices et plutôt amis que mari et femme. Alors nous avons pris le choix de nous séparer, de repartir pour les trente prochaines années autrement, en nous croisant parfois, mais chacun vivant sa vie avec plus de bonheur.

 

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Et là, oui, sur mon chemin, j'ai vu cette femme, dans une soirée entre amies, elle avait une jolie robe, une peau que j'ai eu envie de caresser, un regard, quelque chose d'animal, d'hormonal entre moi et elle. Nous avons sympathisé et le hasard a voulu qu'elle m'invite, que nous partagions des dîners, elle seule, moi seule, elle discrète pour un jour me dire qu'elle préférait les femmes, et moi qui ajoutait un sourire à sa phrase. Depuis nous vivons ensemble, c'est de nouveau très sexuel, très féminin entre nous deux, deux folles de chaussures, deux folles de sacs à main, de belles robes, de belles lingeries. Nous fusionnons pour être une sensualité, tant dans notre vie, notre lit, notre amour face aux autres.

 

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Mais dois-je me justifier, de tenir par la main, une autre femme, de l'aimer sincèrement ?

Notre époque nous juge encore, et pourtant ce n'est que de l'amour.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Mode

Ce matin j'étais rebelle, ma mère ne comprenait pas mon attitude, mon sens de la vie. J'avais des hormones en ébullition et puis tant de choses à faire dès maintenant. Mon père plus discret m'écoutais, me grondait, mais finalement me montrait plus de partage avec ma génération. Avec les copines, on sortait boire un café, toute ensemble, dans notre lieu. On parlait on twittait, on se jalousait le beau mâle du moment mais toujours on repartait ensemble.

 

J'étais jeune, insouciante et fière de deux choses, trois peut-être, de ce sac besace si grand pour mon fouillis, de cette jupe en cuir négociée pendant trois mois, mamère ne voulait de cela sur moi, achetée avec mes sous, si jolie avec des boots et un collant moutarde, parfois rouge comme à la soirée où j'ai rencontré ce jeune intello, si charmeur. Entre deux bulles de champagne.

 

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Ce midi, j'étais venu voir cette agence, pour présenter un nouveau concept de publicité avec les réseaux sociaux dans une société pourssiéreuse. J'avais un look décalée de mon monde de création, d'innovation, de soirées de boulot sans fin, mais de franches rigolades. Une équipe, des femmes, des hommes, beaucoup d'idées et de fun. On rigole souvent, on stresse aussi, on vit une aventure. 

 

Face à ces costumes gris, je présente, je déroule ma présentation, j'ai mis ma jupe en cuir plissé, si jolie, achetée en soldes, si tendance. Un pull de couleur orange, un collant opaque noir et des bottes, je suis bien dans ma mode, je dépare dans ce décor, mais rien ne peux me déstabiliser, c'est ma matière fétiche, mon gri-gri anti-stress. Je vais signer cette affaire, comme les précédentes. Mon collègue me sourit, il présente la partie économique, il valide avec l'acheteur. Ce soir, nous fêtrons au champagne ce contrat

 

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copyrights www.viewsbylaura.com

 

Ce soir, après un divorce et tant de souffrances, je suis plus sereine, je vais retrouver mes copines, je n'ai pu annuler ce dîner si convivial, on va parler de Noël, des cadeaux, de nos tenues, des fêtes. Mes enfants ont grandi, pas encore de petits-enfants mais déjà un couple et deux fiancées. Je suis heureuse de cette vie, surtout que mon amoureux sera là dans le lit au retour. Il reviendra d'un déplacement de province, un peu tard, mais je pourrai me réchauffer près de lui.

 

Je marche avec mon manteau trois-quart, la rue est vide, les lumières au fond, notre café brasserie habituelle, je regarde les vitrines encore illuminées. Je porte ma robe en cuir, si tendance, si sobre, justement moulante sur ma poitrine fière, sur de beaux dessous, avec des bas, mon amoureux les aiment autant que moi. J'aime ce cuir, froid au début puis qui prend la température de mon corps, une seconde peau. Je me sens bien. J'entends des rires, je passe devant d'autres devantures, des idées pour le réveillon, deux flûtes et un champagne rosé.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #SATINBOX écrins de Lingerie

Vous commencez à regarder les vitrines pour les cadeaux de NOEL, le midi, le soir en repassant devant. Des plaisirs variés comme la mode et surtout les folles chaussures, les accessoires, les belles écharpes de saison, les envies de rien parfois, de tout parfois aussi.

 

Vous devez trouver des idées pour les autres, votre soeur, votre mère, vos filles, vos proches, même la tante Gertrude, mais vous regardez aussi pour vous.

 

Alors une idée à partager, de jolies boîtes pour la Lingerie, les pochettes de Bas, pour vos Collants ou Leggings, mais aussi pour vos autres accessoires, gants ou foulards.

 

Un lieu & un Concept !

www.SATINBOX.net

 

 

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SATINRONDE ivory-white

SATINCUBE ivoire

Collection SurMesure 

 

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SATINBOX Passion

pour votre Lingerie

Collection Origine

 

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SATINBOX Glamour

pour les bas & collants

Collection Origine

 

 

www.SATINBOX.net

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 50-60

Le musée du BAS NYLON VINTAGE profite des week-ends venteux et pluvieux de l'automne pour ranger son fond de collection, ses trouvailles en France et à l'international.

 

Un univers du glamour des années 50-60 avec des publicités qui marquent l'esprit de l'époque avec les femmes qui s'affirment dans leur mode, jouent de leur beauté avec leurs jambes, usent et abusent de longueurs avec de fins voiles.

 

Publicité décalée même avec la première !

 

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Un esprit plus graphique proche de l'illustrateur Gruau, pour montrer jarretelles et froufrous dans une mode avec la jupette de mousseline, courte de la fin des années soixante.

 

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Prenez votre temps, il pleut à l'extérieur, alors flâner ici, cherchez des idées pour NOEL, originales et délicates pour vos femmes, Messieurs, et pour vous-mêmes, Mesdames. Pourquoi ne pas offrir de véritables perles rares, de beaux accessoires chinés dans le web VINTAGE comme un sac, comme des gants, comme des bas couture.

 

Bon thé et madeleines pour cette journée

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

Une envie de féminité, dans l'art pour un week-end en amoureux, sur Paris dans les prochaines semaines avec des artistes qui ont sublimer les femmes, tant dans la mode que dans leur vie courante, dans une ville de rêve Venise. OH combien de centimètres carrés d'esthétisme pur à voir, à dé&tailler avec ses belles expositions.

 

A visiter avec élégance !

 

 

Deux expositions :

L’IMPRESSIONNISME & LA MODE

 

CANALETTO

 

 

L’IMPRESSIONNISME & LA MODE

Un univers au féminin, revue de mode d’une époque pas si éloignée, que nos grands-parents ont croisé. Un bel exercice de style car ici vous rencontrerez des tableaux, parfois mythiques de Manet ou Renoir, de nos célèbres peintres impressionnistes, dans un contexte de mode, de robes d’époque, savamment restaurée ou de robes actuelles spécialement façonnées par de grandes maisons de couture pour montrer le soyeux de la beauté, de la féminité des décennies passées.

 

A VOIR ABSOLUMENT !

 

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Introduction à l’exposition :

 

Soucieux de rendre compte de la vie contemporaine, l'impressionnisme a privilégié la représentation de la figure humaine dans son milieu quotidien et saisi l'homme "moderne" dans ses activités habituelles, à la ville comme à la campagne.

Bien qu'ils ne s'attachent pas à la représentation scrupuleuse de la physionomie, du costume et de l'habit, les impressionnistes n'en rendent pas moins compte des modes et des attitudes de leur temps. Ils y parviennent par leur volonté de considérer le portrait comme l'instantané d'un homme dans son cadre familier, par leur capacité à renouveler, du double point de vue de la typologie et de la topographie, la scène de genre et surtout par leur attention à "la métamorphose journalière des choses extérieures", pour reprendre l'expression de Baudelaire.
De leurs positions esthétiques, la réalité de l'homme des années 1860-1880 et de son habit subit une incontestable transfiguration.

 

Au MUSEE d’ORSAY à PARIS du 25 septembre au 20 janvier 2013

 

 

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 Et pour justifier un passage à Paris, faites un pas de deux avec le Musée JACQUEMART-ANDRE pour l'exposition  CANALETTO.

 

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CANALETTO

 Maître incontesté de la veduta, Giovanni Antonio Canal, dit Canaletto (Venise 1697-1768) marque son siècle en fixant dans ses toiles les différents visages de la Venise de son temps. Outre la Place Saint-Marc et le Grand Canal, immédiatement reconnaissables, on y retrouve les campi et les églises de Venise, ainsi que des vues de la lagune, de la vie quotidienne ou des jours de fête. Peintre de théâtre dans sa jeunesse, Canaletto parvient à associer un grand sens de la mise en scène, une technique de la perspective qu’il maîtrise parfaitement, et de très séduisants effets de lumière. On doit à Canaletto les plus belles et les plus novatrices vues de Venise, sources d’inspiration pour ses suiveurs.

 

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A l’occasion du trois-centième anniversaire de la naissance de Francesco Guardi (1712-1793), l’exposition rassemble plus d’une vingtaine de ses œuvres, rarement exposées en France, et met en lumière ses liens avec Canaletto, plus âgé.Les dessins de Canaletto que le jeune Guardi avait admirés à Venise sont présentés pour la première fois face aux tableaux de Guardi qu’ils ont inspirés. Il se dégage de ces œuvres une sensibilité différente au rendu de la perspective et des effets atmosphériques. Si Canaletto est dans la rationalité, Guardi se laisse aller à davantage de fantaisie, comme pour donner à chaque scène un charme particulier. Portées par des couleurs chaudes et des lumières vibrantes, les œuvres de Guardi exaltent la beauté de la Sérénissime et dévoilent l’atmosphère d’une Venise fragile et décadente.

 

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Du 14 septembre au 21 janvier 2012

 

Avec un petit salon de thé très agréable au musée, et des tartelettes gourmandes.

Alors venez à Paris pour préparer les fêtes, ou pour les début de soldes,

mais ne ratez pas ses deux expositions sublimes

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Je vous l’accorderai volontiers, ce matin, je me suis levée difficilement, comme un fantôme qui oublie son voile, j’ai oublié les muscles et mon squelette dans le lit.

Sous la douche chaude, j’ai retrouvé mes formes, mes hanches que n’aime que sous ses mains, douces et rondes, envahissantes quand j’essaye de la mode, cette robe, cette jupe. J’étais dans la brume, j’ai épousseté la buée du miroir, je me suis maquillée de peu, un lait de jour, un trait pour les sourcils, deux coups pour les cils, moi endormie. J’ai mangé avec la radio, je ne me souviens de rien, d’aucun bruit, d'aucun fait, d'aucune pub, d'aucun son.

 

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Je suis arrivée par hasard sur ce quai de gare, encore dans mes draps, encore chiffonnée, pas détendue, pas décontractée, pas présente. J’ai marché, sauté sur les marches dans la foule. Là debout, je ne vais pas me rendormir, les avantages certains du train moderne, vous payez votre abonnement mais vous voyagez debout durant 30 mn presque chaque jour. Audit et SNCF doivent être des mots incompatibles pour prendre soin des clients. Vague pensée, je me tiens à la barre de métal froide, des mains au-dessus, au-dessous.

 

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Je me lève, je me réveille peut-être car autour de moi je découvre la consternation, la folie du marketing jubilatoire de la téléphonie mobile. 99% des personnes ici et là ont des écouteurs, fin ou des véritables casques sur les oreilles. Des actualités, de la radio, non, j’entends toutes les musiques, quand je ne vois pas ces jeunes cadres avec leurs petits écrans en train de jouer à casse-brique ou autre variations guerrières en éructant de temps à autre, des mots de jouissances après la mort sanguinolente d’un ennemi virtuel. Je suis, je tourne mon regard à 360°, je les vois tous, certes parfois avec un journal, d’autres en plein sommeil du matin, dodelinant au gré des courbes et des aiguillages. Tous sont des zombies avec des fils, leurs neurones se chargent, se déchargent de sons, de bruits et de commentaires. Deux regardent un films ou un clip vidéos, chantent en chœur. Des addicts avec leurs tablettes, leurs smartphones, et surtout cette envie frénétique de communiquer, des milliards de millards de doigts en action. Une possible mutation de nos doigts dans les prochaines années, la génétique n'expliquera pas l'histoire de la technologies, elle la subira.

 

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copyrights Rejane.com


Suis-je encore dans un de mes rêves, sous ma couette, dans un blade-runner du XXX siècle ?

 

 

Je n’ai qu’un téléphone, certes avec internet, mon planning de travail et personnel, mes contacts, mais dès l’aube je ne téléphone pas durant des heures, à une copine, et là devant moi, autour de moi, ils se parlent, de quoi ? de rien, répète souvent, et reparle de leurs vies fades, des séries télévisées et commentent encore les exploits d’untel ou d’un autre. Cela communique, cela passe de fil en micro, de sourdes oreilles en discussion partagée par le carré de voyageurs, conscients ou inconscients, parfois on se demande si l’on ne va pas répondre à la place de l’autre, rentrer dans la conversation.

Je suis décalée.

 

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Mais où est le calme ? ici, il y a des bruits sourds de musique, de tous styles, surprenants parfois entre la mode de la personne et les éructations qui désensibilisent définitivement leur ouïe. Puis du classique, une jeune femme pourtant avec un baggy, mais si cool intérieurement, ne jugeons pas, juste écoutons ! Je suis dans un cliquetis de rails, de train en mouvement et de conversations, de bribes de tout, de rien.

 

Je me lève enfin, je suis dans le monde actif, je vais travailler, dans mon atelier parisien. Je suis fleuriste, un univers de parfums, silencieux, si différent, si agréable.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Je suis debout derrière mon pupitre.

 

Ce matin, je me suis levée après une nuit courte, entre les derniers chiffres d'hier soir, un peu de tress, je m'engage pour une bonne douche, un maquillage d'executive woman, sobre. Pas de couleur excessive mais des étincelles , de sdétails qui me rassure dans ma féminité, mon rouge à lèvres favori, un rouge un peu orangé, un Chanel, mon fétiche. Les cheveux, brossés puis tirés en chignon avec une broche argentée, cadeau de ma moitié.

 

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Je suis sereine, dans mon tailleur gris, pas trop austère mais strict, un chemisier en soie turquoise, un collant semi-opaque, des bottes vernies. J'ai choisi des talons confortables car je vais bouger pour cette soutenance. Je me suis engoufrée dans le taxi, pas d'envie de transports en commun trop tôt, plutôt du calme, de la chaleur. Juste cinq secondes de froid, ce grand hôtel, ses salles de réunions, la plus grande. J'ai mon sac à main, mon ipad, mes emails.

 

Je suis dans la salle, devant ses sièges vides, j'ai pris mes marques sur cette scène, mes deux amies, peut-être un jour associées, silencieuses au premier rang. Je teste mes diapositives. Un lent discours intérieur, pour me remémorrer les mots-clefs. Je suis entre trac et stress, mais pourtant je suis calme. J'échange quelques sourires avec la salle, je scructe la salle vide.

 

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Ils, elles vont venir pour choisir, pour investir. Nous sommes plusieurs entreprises, très jeunes, en création, en quête de premiers pas, de financement. Je suis la première de cette journée. Je vais jouer un bout de ma vie, en quelques minutes, je vais devoir convaincre.

 

Vendre mon projet, me vendre, vendre cette idée qui est sortie de moi un jour.

 

Un soir, sur le canapé, à feuilleter des catalogues, des livres sur la création d'entreprises, à la recherche d'une indépendance, d'un autre projet de vie, j'ai soudainement souri. J'ai bu mon thé, ce soir-là je n'ai pas dormi. J'ai griffonné, j'ai lu, j'ai écrit dans tous les sens, j'ai mis des papiers partout, des dessins, des schémas, des possibilités. Un nouveau concept, un idée, du thé encore, des visites sur mille sites internet, pour voir en français, en anglais, si les mots donnaient des réponses cohérentes. Seule, nouvelle, mon idée face à la concurrence. La propriété intellectuelle prenait soudainement son sens, je devais tout donner, laisser le cerveau en ébullition, avec sa vapeur et ses bulles diverses.

 

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Mon chemin de croissance, de pure folie d'un jour être là avec un concept, le vendre, en vivre. J'ai soupiré, j'ai faibli, je me suis endormi sur le canapé, en vrac. C'était il y a quelques mois, depuis des prototypes, de nouvelles idées, des premières présentations, des corrections, des critiques, des déceptions et puis des jours souriants. Un business-plan, des banques silencieuses voire transparentes, totalement en dehors de la vie réelle et du business, j'ai présenté, défendu mes idées, prévu l'avenir sans connaître le présent. J'ai pleuré aussi, car certains jours, j'ai cru tout jeter. Garder mon idée pour ne rien en faire.

 

Puis j'ai trouvé les premiers contacts, les possibles clients, j'ai vécu un autre cycle, celui de vivre mon aventure, en parallèle de mon métier, d'un 3/5 négocié rapidement, d'un encouragement de mon entourage, enfin. J'ai pensé à la production, trop chère, à négocier, sans élément pour démarrer, sans les mots exacts pour chaque fournisseur, la sémantique technique, l'évolution éthique, à mon ciblage client, à la gamme de prix, à la possibilité de faire ici, ailleurs, non ici.

 

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Ce matin, je suis une femme qui attend dans un virage, sans visibilité sur son avenir, mais avec une folle envie d'accelérer encore. Je vais créer la route.

 

Nylonement

 


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