Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - demain
Vivement le printemps

J'ai toujours aimé les saisons car elles marquent les instants où notre monde change, la nature avec même au sein des villes. Des pluies, des manteaux, du froid, des gants et des écharpes, des longues journées sans soleil, des agendas de boulot quicommenent dans lenoir du matin, finissent dans la pénombre des fins d'après-midi.

 

Et le printemps arrive enfin. moins de froid, plus de soleil et surtout la lumière, et pour chaque saison, sa mode. J'aime cela, sagement blottie dans mon appartement, à changer de place les tenues d'automne et d'hiver vers le fond de la chambre d'amis, pour ressortir les robes d'été, les tuniques de printemps, les matières plus légères, les manteaux courts, de nouveaux colliers, de nouveaux escarpins.

 

L'hiver au chaud n'oblige pas à l'hibernation mais profite aux soldes du net, aux bonnes affaires sur les sacs à main, les bottines, les collants fins, les petits tops colorés. Et puis les vestes, en oubliant les pulls, ou juste les plus légers, les plus ouverts, les instants plus romantiques eet souvent féminins du printemps.

 

 

Vivement le printemps

 

Aujourd'hui encore trop de vent, un peu de froid, une hésitation entre le collant gris clair si fin si doux sur mes jambes, ou la couleur, moutarde ou rouge avec une jupe, le bonheur de ne plus se cacher, la mode elle aussi éclôt en même temps que les fleurs.

 

Un grand sac, un parapluie pas trop loin, des lunettes de soleil, une journée qui peut encore passer de l'un à l'autre. Ma mode va suivre la météo, et les robes longues, une envie pour cette année va reecouvrir mes jambes. Pas de tongs, pas de chaussettes immondes, mais des ballerines dorées, so girly, so chic.

 

Vivement le soleil !!

 

Nylonement

Vivement le printemps

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes & Portraits, #Femmes - demain
Autrement

Aujourd'hui, c'est un autre jour, non pas une autre vie, mais un pas différent.

 

Un pas de danse, une pause dans ma vie bien occupée. Célibataire, faute de ne pas trouver le temps de remplacer le prince charmant parti avec une brunette aguicheuse, je me suis concentrée dans mon boulot, avec quelques mouchoirs, et du temps pour moi. Après avoir l'impression de tout lui avoir donner, je suis devenu altruiste avec moi--même, prenant le temps de pousser la porte d'un salon de massage deux fois par mois, pour me détendre, me faire chouchouter sur-mesure, et puis surtout j'ai repris la danse. Un exutoire, un sport, un art de vivre aussi. Non pour le régime, je ne veux devenir danseuse étoile, et rachitique pour mieux enfiler mon tutu. Mais simplement  dans l'esprit, je veux être légère, aérienne, force de subtilité.

 

Alors le classique certains jours, du jazz d'autres soirs, parfois de la danse plus chaude, plus sensuelle à deux avec de la salsa ou de la rumba, mais je reviens toujours à la barre, à mon tutu, à mes chaussons, à ce temps immobile avec le laçage, le mouvement lent des mains autour des chevilles. Se changer, bouger, chauffer tous les muscles, avancer, voler, devenir une autre.

 

 

Autrement
Autrement
Autrement

 

Un bien-être très intéroirisé, une histoire personnelle, une sueur qui me fait du bien, au-delà des hormones que mon corps distribue quand je poursse l'effort, quand je repousse les limites, quand j'oublie que j'ai peut-être mal, que la fatigue est là depuis plusieurs minutes. J'aime ce bien-être fort, une drogue sportive mais aussi spirituelle, tourner sans limites, ne plus sentir les muscles, les années, mon corps de femme, mais juste interprêtée la volupté, la grâce dansun espace sans fin. L'horizon de lumières vives, le soir, quasi seule dans cette salle, en cherchant le bon geste, la main subtilement libre, les pieds en extension, les cambrures, les muscles allongées, les coups de reins, les sauts, les réceptions, les enchaînements, c'est un tout dans la nuit extérieur, les lumières sur la ville. 

 

Je fais corps avec ce piano, cette variation d'Horowitz que j'aime tant, elle me berce depuis des années, depuis mes études, dans mon mp3 dans le métro, chez moi parfois, mais ici sur ce parquet, je fusionne avec le piano, avec la fougue délicate des doigts de ce génie. Et quand le public applaudi cette version concert, je m'écroule, satisfaite, épuisée, rassasiée de mes efforts. La douche, sera le meilleur moyen de caresser mon corps, de retrouver ma présence de femme, celle que je refuse encore de voir dans le miroir, espérant ses bras à lui autour ma robe. Je me donne pour retrouver mon intégrité, encore et encore.

 

D'ailleurs aujourd'hui, je ferai des photos, en danseuse pour un photographe, me voir enfin.

 

 

Nylonement 

Autrement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Lingerie, #Nylon Passion, #Nylon & Mode, #Nylon 2000...
Volupté

Un mot associé au nom de ce blog, depuis près de cinq ans, un mot dont j'aime la douceur et l'évocation. L'érotisme lui sourit, est parfois un peu cousin avec lui, mais son autre ascendance avec la famille glamour me plaît tout autant.

 

Alors que cherchez de plus dans notre vie, dans ma vie et dans les contacts extérieurs de celle-ci si ce n'est un peu plus d'humanité et de réelle égalité.

 

En visitant hier pour la nième fois l'intérieur et l'extérieur du château de Vaux de Vicomte, à une cinquantaine de kilomètres de Paris, à quelques pas de chez moi, en accompagnant des visiteurs étrangers, j'ai revu de nouveaux détails sur ce lieu, sur ce siècle fou de la renaissance, sur les flies mégalomaniaques des riches, sur les travaux qui finalement traversent le temps, sous les nuages gris de mars, et soudain, dans une visite exceptionelle, en haut du dôme du château, le soleil. Perspectives multiples sur les jardins, sur un lieu loin de toute nuisance visuelle ou auditive, un paradis pour séduire, gouverner, magnifier le beau. Certes le luxe baroque des lieux piquent parfois les yeux tant le travail d'embellissement des sculptures, des couleurs sur les plafonds et les papiers muraux et dans les marquetteries des meubles sont opulents, mais la beauté est présente partout. Je suis resté fasciné par les horloges, un travail de perfection, de mesure du temps depuis des siècles. Tic-Tac sans fin.

 

Et puis la magie, par la fenêtre une mariée, des photos, des lieux si éléants dehors, des jardins à la française. Des souvenirs, récents, une soirée d'été en musique, champagne et bougies pour voir la nuit tomber, et main dans la main, errer dans ce lieu avec mon amoureuse.

 

 

Volupté
Volupté

J'ai descendu les marches de ces escaliers larges où des robes amples, des faux-culs encombrants avec dentelles et froufrous sont montés et descendus, vers les salles, les chambres, les boudoirs et parfois entre deux-portes, juste pour un baiser.

 

Dehors, le soleil était là, les mariées posaient, les amies étaient rayonnantes, une belle robe bleue ballon pour l'une d'elle, des talons rouges pour d'autres, des petites robes noires à foison, des belles-mères stressées, des beaux-pères plutôt émerveillés, des regards vers la belle robe blanche. 

 

Une autre belle plus loin, en balade ou avec ce mariage, je ne sais, une veste courte sur un bustier de dentelle noire, une robe courte, très courte même mais avec un jupon de dentelle et mousseline noire dessus, très long sur des talons noirs. Un escalier, des bas noirs, des petits pas, deux jarretelles noires, un sourire dans mes yeux, avant de repartir ailleurs.

 

Je ne les ai plus vu que de loin, de très loin, mon imaginaire étant rassuré. Aujourd'hui encore, des belles en mode, savent compléter leurs dessous de jarretelles pour être belles dessous. Des fins bas noirs dont je ne saurais jamais si ils avaient une couture, mais dont la volupté s'est exprimée en quelques secondes. Juste là, sous le soleil complice, une transparence et certes un oeil gourmet de beauté.

 

 

 

Nylonement

Volupté

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Publié le par Gentleman W.
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Jamais sans mes jambes !

Encore un regard, celui d'une collègue, sur mon petit tailleur noir, sobre, presque stricte, d'une coupe stylisée sans fioritures, juste quelques lignes blanches et fines pour marquer le tissu. Elle semble apprécier, tout comme le collant opaque et mes bottines, eux aussi en toute simplicité, mais avec cette élégance chic qui est ma signature, ma silhouette dans ce cabinet de consultants. Audit et réunions, rapports et tableaux, je travaille beaucoup, trop parfois, mais j'aime me donner du style avec quelques éléments simplement, avec des jeux sans excès de transparence, ni même de dentelles, mais plutôt avec des matières nobles, aux coupes modernes. Sans jamais oublier de mettre en valeur mes jambes.

 

Mon atout féminité, ma force de femme active, une part réelle de mon identité. 

 

Depuis toujours. Déjà adolescente, j'avais mouché les autres, les tribus soumises aux remarques des ados mâles souvent pré-pubères, coincés entre les résultats des matchs de foot et leurs premières vidéos de cul, leurs visions très limitées du corps de la femme. Sans oublier les esprits peu libres, pas très sains qui voyaient en mon corps une expression débordante de "salope" car j'osais porter des jupes, des robes, affirmer et montrer mes jambes. Mes bracelets aux poignets, mes cheveux en pétard, ma haine dans les yeux envers ceux qui regardaient pas, envers ceux qui regardaient trop, envers tous. Belle adolescence pleine de paradoxes !

 

Puis j'ai déménagé au gré du divorce des parents, dans une autre banlieue, une autre région, du soleil en bonus, des nouveaux copains, des copines plus stylées, et puis moi, en plein changement, naturellement plus bohème, les cheveux longs mais enfin coiffés. Des bottines, des sandales compensées, des sacs très lares pour mon bazar, mes cours, mes discussions sans fin pour refaire le monde avec les potes.

Que de café, que de paroles sur la mode, moins sur moi, tant mieux, j'aimais alors être fondu dans la masse, dans cette foule d'amitié, mais fidèle à mes shorts, mes jupes, mes tuniques d'été et mes gambettes libres.

 

Jamais sans mes jambes !
Jamais sans mes jambes !
Jamais sans mes jambes !

Puis le poids du divorce, des résultats d'école qui ne me convenaient pas, la maturité d'un corps naissant de jeune femme, quelques kilos, je me suis caché sous des pulls longs, des tuniques plus épaisses, plus molles, des collants opaques, ma féminité en retrait, loin de moi, dans une enveloppe floue. J'aimais pourtant ce nouveau calme, ce nouvel amour de ma mère, ses sourires, ce beau-père discret et attentif. Et puis j'ai aimé, cet Emmanuel, beau brun timide, mais fougueux dans sa déclaration, dans la chaleur de ses bras, des baisers volés et une volonté de mes retrouver pour lui. De devenir femme entre nos sentiments et nos émotions charnelles, j'ai retrouvé une ligne sans régime sauf celui de l'amour.

 

Robes légères, balades et soirées sans fin. J'étais bien et si féminine, une nouvelle coupe, blonde six mois, brune six mois et toujours lui. Pour lui, pour son coup de crayon, j'ai posé, j'ai souri sans limite, j'ai joué avec mes courbes, mon corps exprimant le reflet de ses regards forts sur moi. Un duo complice, une belle fusion, le temps de porter des collants de couleurs, d'oser des motifs, des tenter les résilles de toutes tailles, de rire des moments impossibles, des collants filés trop vite, des looks destroy imrpovisés, de son regard toujours attentionné sur moi. J'étais sin bien.

 

Aujourd'hui je suis devenue une femme, bientôt une mère, déjà une épouse, avec un autre certes, mais je ne peux envisager ma vie sans mes jambes libres. Dans ma propre définition de cette valeur, sans contrainte, sans exhibition, mais juste aériennes sur des talons, dans des bottes ou sur des escarpins à talons hauts, mes jambes enveloppées de nylon, fin ou opaque, pour souligner mon allure naturelle. C'est un peu de moi, c'est indispensable à ma féminité, et je suis bien ainsi.

 

Nylonement

 

Jamais sans mes jambes !

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Publié le par Gentleman W.
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Hallucination de mode

Pourtant ce café avait l'air normal, sobrement noir, un peu serré, un expresso comme les autres matins, mais je devais avoir de la brume denuit encore en moi. Une pleine lune, une transition entre deux cycles, le mien aussi en bonus, trop compliqué, trop oppressant pour ne pas dire douloureux, et puis ce froid qui revenait alors que je croyais déjà au printemps.

 

Un rapide coup d'oeil sur le calendrier, car en bossant depuis chez soi, on perd parfois la notion du temps, de l'espace même en restant toujours ici, entre mes murs. Mais pour moi, pour mon job entre deux continents, avec des horaires variables, des discussions et des emails nombreux, je suis bien chez moi. Un salon pour les amis, une chambre pour moi, une autre chambre pour les copines de passage, et parfois pour moi, pour mes plaisirs charnels, une cuisine, une salle de bain géante avec douche et baignoire, vue sur les toits de Paris, un bureau trop petit, mais mon cocon. 

 

Ma tasse de café, je la savour en bas de chez moi, mes courses matinales, mon bol d'air frais en toute saison, pour acheter des fruits, des légumes, un peu de viandes, des croissants, du pain chaud, quelques chocolats, mon pêché minon pour ne pas me sentir seule face à mes écrans. Je suis bien dans ce programme hebdomadaire, dans ma vie.

 

Sauf cette nuit !

 

Hallucination de mode
Hallucination de mode
Hallucination de mode

Une glissade dans la mode, un plaisir, rare car la foule ne m'excite pas trop, je préfère flâner entre copines, rarement certes, de boutique et boutique. un rêve tranquille, je me voyais en tenues de toutes les couelurs, du rose bonbon, un tutu, une folie, une jupe plissée, un bandeau, des jeans déchirés, une vraie folie car j'ai horreur de ce gâchis si tendance, si moche. D'autres robes, d'autres bottes, des escarpins, je tournais les yeux et hop, j'étais dans la vitrine. 

 

Puis cette angoisse, un noeud en moi, un doute, une perte de repères, comme saoule. Mes jambes se sont effondrées, mes genoux devenaient mous, j'ai glissé le lon du mannequin entre la robe et la vitre. Là, répandue comme une molle réflexion de mon image sur le miroir de Dali. Le temps passait lui aussi, mollement, la mode défilait et moi, je devenais enocre plus liquide. 

 

Froide, angoissée, hyper-tenude, je me suis réveillée, éffondrée en moi-même, prise par la réalité impossible d'un rêve tout aussi délirant qu'irrationnel. Mais mon corps s'était mis en alerte, dans le rouge, en pleine implosion. Des sueurs, un coup de froid, un coup de chaud, j'avais trempé le lit, mes draps, je ruisselais de cet espace inconscient. Malgré la lumière, je ne pouvais plus bouger, enfin si, je tremblais de tout mon corps. Dans un effort douloureux, j'ai pu me lever, me prendre une douche chaude, me sécher, changer le lit. Puis je me suis enveloppée de douceur, de soie et de laine douce, d'une couette cocon, j'ai ouvert les yeux, cherchant un vrai repère, un phare dans cette nuit noire. J'ai serré fort mon oreiller, et j'ai tenté de dormir à nouveau. Mon corps encore oppressé tanguait dans des douleurs féminines et intérieures, je n'étais pas bien. Pourquoi tant de mal, dans une vie où je gère mon bien-être avec simplicité.

 

Rien, sauf cette angoisse noire née d'un tourbillon de mode joyeux, complexe jeu de mes neurones, je ne sais pas, mais le café a un goût différent. 

 

Et si je sortais aujourd'hui ?

 

 

Nylonement

 

Hallucination de mode

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Féminité & Féminisme, #Femmes - demain
Anonyme

 

Je suis anonyme, sans réelle existence dans ce monde qui m'est encore inconnu partiellement. Dans un camion, à travers des frontières, sans réels papiers et payant fort cher, mes parents ont facilité du travail de toute leur vie pour que je partes ici. Dans ce pays occidental, aux manières découvertes dans un livre, dans quelques films et avec mes base de langue anglaise, je me débrouille, des lointains cousins m'ont recueilli et je travaille pour eux tous les jours. 

 

Longues semaines, longs mois et bientôt deux années dans ce fouillis de rues, de fatigue, de travail encore et de salaire minimum, avec un lit partagé avec une autre cousine, je dors la nuit, elle le jour, on se croise sans se connaître. Chacune a un job lié à ce clan, on ferme les yeux sur les rumeurs, moi j'appprends tous les jours, j'essaye en plus d'ouvrir mon espace autour de moi. Repousser les nouvelles frontières de la langue encore inconnue, du quartier, de la ville, des usages, des transports en commun. Petit à petit je vois le ciel bleu, j'essaye de voir le bleu plus encore proche de moi. Pour les clients du restaurant, je ne suis qu'une chinoise, une asiat qui écrit des numéros sans comprendre le sens du menu, de leurs remarques, de leurs réflexions. Mais je progresse tant dans l'émotion que dans la haine. Je saisis les sens, je traduis en moi, je développe mon futur.

 

Car avant de venir ici, j'étais professeur, j'avais étudié la biologie mais aussi des notions de vente, dans une école mixte avec quelques étrangers. Et sans rien en dire, j'avais appris les bases du français, mais jamais je n'ai dévoilé mes cartes, mes atouts pour réussir, juste un soir à ma mère. Voilà pourquoi je suis ici, mais pas pour la vie, mais bien pour devenir l'avenir réussi de ma famille. Une autre femme, plus droite, plus respectée, plus debout face à ce passé encore lourd sur les épaules. Aujourd'hui après que mes parents aient payé mon passage, je paye encore un droit pour travailler, sans papiers officiels. Cela pourrait être pire, comme ma colocataire de lit, elle se vend. On l'exploite. Je ne sais pourquoi je suis là, d'après quels critères, je fais la serveuse, pour quel honneur de famille ou autre sombre raison. 

 

Demain, je serai libre, un jour je partirai, pour avoir des papiers, les moyens de travailler honnêtement, d'être moi, de vivre et de dormir là où je l'aurai décidé. Une liberté née de plusieurs sacrifices, sur plusieurs générations. Comment y croire ? Mais en moi j'ai encore une force cachée, une fierté qui me tiendra toujours face à l'adversité. Faut-il se battre pour être simplement moi-même ? Combien de frantières invisibles encore à traverser ?

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain
Ne pas nous perdre sur le chemin

Femmes d'aujourd'hui, mais avec quelle définition réellement exacte ?

 

Femmes de France, femmes d'ailleurs, femmes libres ou femmes soumises, dans des libertés d'expression à géométrie très variable, elles sont en 2015 loin de voir le monde avec égalité, parité ou équité, suivant la vision de chacun. Troublante réalité qui mériterait une approche macroscopique et universelle, pour appliquer des droits naturels entre toutes les êtres humains, les femmes et les hommes. Loin des valeurs ancestrales héritées de l'homo erectus, animal devenu bipède par hasard ou au nom d'une intellience dite supérieure sur les autres espèces du monde animal. J'en doute après tant de mutations, d'adaptations et de variantes. L'être humain a su se reproduire pour perpétrer son existence, il a su devenir complémentaire et sourire de son évolution, mais je fais abstraction des batailles pour survivre suivant les époques et les changements climatiques.

 

Des milliers d'années pour créer des choses devenus évidentes pour nous, des inventions, des découvertes, des soins, des libertés nouvelles et une vocation incroyable de créer toujours plus, de partager son savoir, de transmettre, enfin pas pour tous, pas pour toutes.

 

Des pointillés, des points d'exclamation, des points d'interrogations, des points de suspension. Une incompréhension et non des fautes de frappe.

 

Car ici et là, pas forcément là-bas, chez les autres, chez les bouc-émissaires des médias ou de certaines nébuleuses politiques, mais bien là proche de nous, les femmes n'ont pas l'égalité dans la vie. Car apparement encore en 2015, le fer à repasser simple un objet pour mains féminins, le lave-linge, les courses et tant d'idées reçues que l'on perpétue avec nostalgie pour les uns, avec fainéantise entretenue pour les autres. Question de générations ? Questions de messages implicites dans nos éducations, dans nos remarques, dans nos discours et plus encore dans des comportements machistes pour ne pas dire primaires de certains. (Pardon aussi de certaines !)

 

Oui en 2015, certaines tâches élémentaires sont forcément féminines, vu par les hommes, élévés ainsi peut-être par leurs mères, protectrices ou facilitatrices de ces idées, confortés par leurs pères, chefs de famille. Ah oui, ce sacro-saint terme, obsolète et sans définition que vous retrouverez dans toutes les études,, dans tous les questionnaires, dans les paperasses administratives, un héritage du XIXe siècle et d'avant plus encore, mais toujours en cours au XXIe siècle. Au-delà de la caricature des créneaux impossibles, des conduites douteuses de ces dames, on pourrait ajouter qu'elles ne savent ni lire, ni écrire, ni utiliser un ordinateur. Les idées persistent, durent dans le temps et retrouvent un statut implicite dans des discours obscurs autour de nous. 

Il ne faut pas rentrer en rébellion (peut-être après tout ...) contre le système car c'est vain, contre toutes les impossibles remarques et transmissions d'idées sur le genre associé aux métiers, à l'éducation, aux tâches ménagères, à la vie en général. Mais il existe encore trop de marches supplémentaires sur le parcours d'une vie au féminin, sans raison.

 

Nous pouvons le changer à notre niveau, avec nos enfants, nos proches, lors de réunions associatives, de débats entre amis.

 

 

 

Ne pas nous perdre sur le chemin
Ne pas nous perdre sur le chemin
Ne pas nous perdre sur le chemin

 

Point par point, il faudrait non pas un article sur ce blog, mais une encyclopédie de blogs, féminins et/ou féministes, écrits par les femmes mais aussi des hommes, pour lister les inégalités, les différences, les réalités et les faits. D'ailleurs est-il bon de revenir à d'éternelles comparaisons avec le passé, avec le confort des uns, avec les progrès des autres, avec les routines instaurées, les regards émus et faux, les réels avancées, les réels reculs depuis simplement deux ou trois décennies. 

Nous sommes du genre "humain", notre diversité fait notre richesse, nos libertés plus encore. Le respect de l'autre totalement.

 

Certes les valeurs nécessitent des défintions claires et naturelles pour tous. Mais plus encore partagées par tous. Malheureusement force est de constater que le confort des uns s'appuie sur la soumission, sur des non-libertés pour les autres, sur un système déviant et obsolète. Le débat serait long, fougueux et argumenté par des visions fortement différentes, des hommes, des femmes, des uns sur les autres et réciproquement.

 

Mais je ne vois que mon échelle, microscopique parmi les sept milliards d'humains. Et quand mes enfants, filles et garçons sont nés, ont grandi, continuent d'avancer dans leur maturité, je n'ai transmis qu'un seul message. Nous sommes égaux, toi et toi encore, toi aussi. Toutes et tous pareils. Et quand vient le moment des repas, du repassage, du travail, des documents, des ordinateurs, des vélos, des voitures, des instants de vie, nous sommes différents mais tout est possible par l'un ou l'autre. Pour un travail donné, le salaire devrait unanimement être le même (oui vous directeurs et directrices RH, SVP, il serait bon d'appliquer les même barèmes et avantages, d'oublier les remarques inutiles sur les congés enfants malades,sur les horaires normaux de fin de journée pour un homme, normaux pour une femme, et autres regards de travers à chaque grosssesse). Car là oui, nous sommes bien différents, les femmes accouchent, donnent la vie, cette lumière incroyable, mais elles ont besoin des hommes pour les aider dans ce cadeau fait à deux. Respectons la grossesse et la maternité, mais aussi envisageons une réelle et forte implication des mâles dans l'éducation des enfants, jeunes et un peu plus.

 

Oui le fer à repasser est un ustensile utile, pratique, apprécié pour donner de l'élégance à une robe bien nette, à une chemise bien nette. Et avec ses fonctions sont unisexes.

 

Point par point, il serait vraiment trop long de lister les qualités des femmes, les qualités des hommes, car nous sommes pareils. Mais en aucun cas, pour le choix d'un poste, le critère du genre ne devrait influencer le sélectionneur. Et quand dans le couple, la vie courante nous oblige à des tâches répétitives, ne négligeons pas de nous rappeler que nous pouvons apprendre à les faire, avoir des affinités pour certaines plus que d'autres, mais que l'équilibre dans le temps, dans l'investissement humain de chacun doit être égal, non compté, mais implicitement et naturellement égal. Car au final, nous aurions mieux compris l'autre, une communion plus évidente entre nos actions partagées, communes, pour le bien de tous.

Peut-être aussi le plaisir d'avoir plus de temps pour nous aimer. Tout simplement.

 

Avec les pois et les plumetis, j'espère laisser des traces, des signes pour que le chemin de nos actes soit plus rationnel et aimant, avec plus d'émotions et d'égalité, d'équité. 

 

 

Nylonement

 

Ne pas nous perdre sur le chemin
Ne pas nous perdre sur le chemin

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