Quand le sombre devient lumière, quand l'approche de l'autre est un art brut, je vous invite aujourd'hui à découvrir le travail photographique d'Olivier MONMART-FAYS. Pro de la photo, il balance entre passion et clichés, clichés et passion. Son regard saisit des instants, rapidement, très rapidement.
Mais aussi, il crée des ambiances, place ses lumières, sculpte les visages de ses gueules noirs, cherchant le rendu de cette authenticité, offrant ce partage avec des teintes quasi noires devenant sources de clartés nouvelles.
Son art, il l'exerce aussi sur les silhouettes féminines, modèles ou avec sa muse, pour extraire des émotions là aussi bien réelles. Poses conventionelles rarement, il sculpte là encore les corps, nus ou habillées de sensualité, les angles changent, les têtes tournent. Les jambes suivent les mouvements, s'arrêtent en 1/250e de seconde, les battements de coeur continuent avec vos regards sur le cliché final.
Dans les clichés d'Olivier MONMART-FAYS, il y a une âme au-delà d'une volonté d'affirmer un style. Une approche immatérielle , volontairement émotionnelle pour rendre actif celui ou celle qui contemple, pour apprécier la force ou la douceur extrême.
Un entretien s'imposait depuis le temps où je dégustais via le web son travail, sa poésie et surtout ses photos.
Vos Premiers Pas
Depuis l’enfance, j’ai toujours eu des appareils photo dont un petit kodak dès l'âge de 8 ans. FAsiné par la petite fenêtre et ses petits bruits mécaniques de l'époque, j’ai suivi trois ans d’étude en photographie à l’IATA ( institut des arts techniques et artisanats ) à Namur, Belgique. Une passion développée en regardant les photos de Jeanloup Sieff, ses portraits, ses nus et ses paysages. Des noirs intenses, des lumières inspirées.
Je préfère voir les choses en monochrome. Les noirs denses, dramatiques et profonds ont ma préférence.
Passion Photo
Quel chemin avez-vous pris pour devenir au fil du temps un photographe (d’ailleurs professionnel ou amateur) ?
Après mes études en photographies, j’ai travaillé à mon compte pendant 15 ans. Mode, portrait, mariage, corporate. J’ai cessé mon activité depuis 2005 et je suis sapeur-pompier professionnel.
Je fais de la photo pour moi, sans aucune contrainte économique et cette liberté n’a pas de prix. J'aime créer des ambiances, ce lien fort avec le modèle, avec complicité, confiance, bonne humeur et respect.
Quelques pas en argentique peut-être ?
En argentique, j’étais déjà équipé en nikon, mais optiques sont d’ailleurs toujours celles de l’époque. Mais mes coups de cœur allaient à Leica et Hasselblad, pour leur qualité de fabrication et pour leurs optiques somptueuses. Avec un goût immodéré pour le noir et blanc depuis toujours !
Un coup de cœur dans la photo ?
Jeanloup Sieff, Helmuth Newton, Sebastiao Salgado, Lee Jeffries, Pavel Titovich et d'autres bien évidemment.
Mais en oubliant volontairement les faustographes, trop nombreux, trop auto-proclamés !
Volupté en trois dimensions
Vos éclairages, vos jeux d’ombres, une évidence dans le rendu si charmeur, mais comment les travaillez-vous ?
Le plus simplement possible, une seule source en général, je pars du principe qu’il n’y a, dans la vie de tous les jours, qu’une seule source de soleil !
Ensuite pas ou peu de retouche mais un renfort de contrastes.
Modèles masculins ou féminins, vous leur donnez une âme, une recette ?
Le dialogue, la complicité. Arriver à ce que le modèle se laisse aller et se livre à vous. Fort influencé par la peinture et la sculpture. J’aime les poses sculpturales.
La sensualité est-elle dans le modèle naturellement, dans toutes les femmes ?
Je ne pense pas que c’est inné chez toutes les femmes. Certaines ont une grâce naturelle, une élégance spontanée, pour d’autres, il est nécessaire de les guider et leur apprendre et pour certaines, c’est le néant en la matière .
Vos mises en scène avec votre compagne modèle, un univers encore plus libre, une exploration plus énivrante ?
Oui, très certainement, la complicité est plus forte et la confiance également.
Et quelques Bas Nylon
Comment les bas nylon sont arrivés dans le cocktail magique de votre univers photo ?
Tout jeune, je me souviens d’avoir surpris ma grand-mère attachant ses bas à son porte jarretelle. Le geste était naturel et élégant.
Ensuite, j’ai baigné dans l’univers de Benny Hill, où le porte jarretelle et le bas étaient omniprésents dans la loufoquerie de cet humoriste anglais. Puis j’ai découvert les pins up d’après guerre avec également leurs nylons. Cela a éveillé en moi une sensation de glamour et d’érotisme terrible ! Je n’ai eu de cesse que de les photographier.
Plus encore, pourquoi des bas nylon à couture ?
Car ils sont à mes yeux le sommet de l’élégance, du chic rétro et du glamour.
Un autre accessoire de mode de la femme moderne ?
Les escarpins à talons aiguilles
Peut-on réinventer une pinup au XXIe siècle ?
Oui, sans aucun doute !
Quelques mots encore
Si vous étiez une couleur ?
Noir sans hésitation !
Si vous étiez une lumière ?
Je serais plus riche ! J Sérieusement, un lumière enveloppante.
Si vous étiez une ombre, sur quelle partie du corps seriez-vous cachée ?
L’ombre sous un sein.
Si vous rêvez d’un duo avec un autre photographe ?
Si je peux voyager dans l’au-delà, Jeanloup Sieff !
Si vous rêvez d’une modèle pour un shooting ?
Une rousse, aux long cheveux ondulés avec un regard clair, aux courbes pulpeuses et harmonieuses, à la peau laiteuse et qui dégage une très grande sensualité .
Merci cher Olivier.
www.oliviermonmartphotographe.com
Nylonement