Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Aujourd'hui, je veux râler contre la fourrure, mais aussi contre les anti-fourrures.

 

La mode est changé depuis néerdanthal et son installation dans la grotte locale, sans électricité, mais eau les jours de pluie. La peau de bête râclée avec un outil de silex taillé ou les dents (la méthode esquimaude) a pris divers chemin, pour devenir lambeaux tressés puis à avoir sa propre concurrence avec la laine, filée et tressée, et les premiers fils d'origine végétale comme le lin, la jute, le coton. Le temps nous a donné la soie, la curiosité d'une princesse chinoise qui aurait déroulé le fil d'un cocon de papillon tombé dans son bol de thé chaud, enfin c'est la légende.

 

Puis le pétrole avec ses effets sublimes pour la planète, mais ainsi sont nés tous les polyamides, les polyesters, les nylons, les lycras et autres polymères tissables. On continue à trouver de nouvelles fibres comme celle du bambou, car il faut habiller près de 7 milliards de consommateurs actifs.

 

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Toutes ses matières sont nobles, avec leurs défauts et qualités, mais PITIE pour la fourrure.

La semaine dernière j'ai subi durant une émission de télévision, une "crise de filles", avec la tête à la renverse, VERY SHOCKING de voir les fashionistas, les people qui allaient aux défilés de la fashion Week avec -5°c de température, ces personnes portaient de la fourrure.

SHOCKING primo parce que déjà elles devaient être plusieurs milliers et on en comptait une trentaine habillée de poils de bête, donc un pourcentage non significatif. Deuxio, elles pouvaient être fausses car maintenant la différence est parfois peu décelable, surtout en version colorée. Tertio, oui, elles ont toutes dit qu'elles l'avaient hérité de leur mère ou grand-mère (la bête est morte depuis longtemps ;-).

Mais ce qui m'a fait le plus râler, c'est le côté SHOCKING TOO MUCH, alors que la même présentatrice et sa comparse sont un jour sur trois en robe en cuir (pour info c'est aussi une peau de bête). Non à la bêtise.

 

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Toutefois, je ne suis pas un adepte de la fourrure pour autant, la plupart des manteaux actuels sont fabriqués avec des peaux d'élevage, je ne connais pas les conditions pour les animaux.

 

Je respecte le goût de chacun, et je mange de la viande boeuf, sans avoir de veste en cuir, étrange non ?

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

J’aime une femme, plus encore j’aime cette femme qui pourrait être ma mère, blonde plantureuse, sûre d’elle, assumant les regards qui la suivent.

J’aime cette femme malgré ma culture lointaine, venant d’Asie, depuis plusieurs générations, par mes parents, bloquée dans un carcan culturel et ethnique. Une blanche !

 

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Mais comment expliquer cela à ma sœur qui vient de ses marier avec un autre vietnamien, respectant la famille, les contraintes naturelles de notre avenir. Elle est heureuse certes, mais comment lui dire que moi, sa sœur, j’aime une femme,  une femme blanche, une femme blanche européenne.

 

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C’est ainsi, ce n’est pas une maladie, c’est juste de l’amour et des palpitations fortes, de plus en plus fortes depuis notre première rencontre. Elle est venue dans la boutique où je suis esthéticienne, pour des soins, pour une épilation, pour une manucure. Nous avons sympathisé. Elle était si belle,  si solaire dans sa lingerie noire sous son tailleur.

 

Je me suis occupée d’elle à chaque visite, un soir, le dernier rendez-vous, juste après son travail, elle m’a proposé d’aller boire un verre dans le quartier. Nous avons eu une longue discussion amicale, ponctuée de sourires, d’autres verres.

 

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Elle cherchait des massages pour se délasser, contre le stress de ses journées, de ses déplacements. Nous avons discuté encore, de ma formation, de son métier, de mon activité, nous avons dîné ensemble. Puis au dessert, je lui proposé des massages. J’ai été formé pour cela, mais nous ne le proposons pas en boutique, sauf pour les pieds.

 

Elle a souri, demandé comment faire tout en gardant son assurance, cette fierté droite qui lui donne un air altier, je l’aime pour cela.

 

 

Finalement deux semaines plus tard, elle m’a redemandée, je suis allée chez elle avec l’huile de massage et des serviettes parfumées. La soirée fût délicieuse comme son appartement aussi féminin que son allure. La soirée fût longue, la nuit fût surprenante et courte. Une première fois pour moi.

  

Lingerie blanche, lingerie noire, nos deux peaux.

 

Je l’aime depuis des mois.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Je suis arrivée ce matin, heureuse de réjouir d’avoir décroché un entretien. Enfin ! Oui mon handicap ne rend pas simple les recherches d’emploi. Certes certaines entreprises ont compris le processus d’un travail adapté au handicap mais beaucoup préfèrent encore payer la taxe et ne pas avoir 6% de leur effectif avec des gens si différents, c’est-à-dire comme moi.

 

Je dois envoyer tant de CV, tant d’emails, mais je reste stoppée par le téléphone, les courts entretiens.

 

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Je suis assise dans la salle d’attente de ce bel immeuble transparent, un parallépipède se reflétant dans une pièce d’eau plate en face de moi. Un jeu de miroir, avec la structure moderne, un jardin extérieur avec des chaises de couleur, un espace de vie, une entreprise conviviale apparemment. Je me suis calée dans un angle du canapé, pour voir arriver mon interlocuteur.

 

Une personne se présente, prononce mon nom et prénom. Je me lève, je la salue, je la suis, je me mets à côté d’elle. Nous marchons dans les couloirs, entre des bureaux, des personnes assidues à leur travail derrière l’écran.

 

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Nous arrivons dans une salle, un bureau classique, le sien ainsi qu’une table ronde, elle me propose de m’asseoir, je pose mon manteau. Je pose ma pochette contenant CV et autres papiers administratifs classiques. Je pose mes mains dessus. Son regard va immédiatement vers ma main gauche avec les deux phalanges qui me manquent.

 

« Oui deux doigts avec un raccourci clavier » dis-je pour me décontracter. La personne sourit.

 

Nous commençons notre discussion, elle nous permet un échange classique sur le poste à pourvoir, puis pour moi mes compétences, un rapide résumé de mon expérience, souvent de courts CDD. Nous évoquons mon handicap, elle se tourne encore vers ma main, je lui précise que cela ne m’a pas empêché bien au contraire d’apprendre à taper sur un clavier comme les assistantes qui tapaient sur une machine. J’ai pris des cours pour cela. Elle veut savoir, me questionne, une bêtise d’enfant dans un atelier de grand-père menuisier. Une époque où l’on ne savait pas encore maîtrisé la chirurgie de la main aussi bien qu’aujourd’hui.

 

Nous évoquons mon parcours, mon choix, mes objectifs et ma volonté d’avoir ce poste.

 

Mon handicap, ce n’est pas celui-là, pourtant si évident, il est invisible aux yeux de tous, et plus encore à mes oreilles. Je suis sourde, mais je parle totalement comme les autres personnes. Je lis avec rapidité, sur les lèvres depuis mon plus jeune âge, et comme je viens d’une famille avec d’autres enfants, j’ai toujours pris le dessus sur ce handicap. Je vis avec depuis toujours, c’est mon quotidien. Mais il me faut traverser le miroir de la différence.

 

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Les limites, nous les évoquons, je ne peux avoir de téléphone, une économie, sauf en SMS, nous rigolons ensemble. Je ne peux avoir de contact avec les clients que par email ou en visio-conférence, mais aucun souci avec mes collègues, juste choisir un bureau face aux gens. J’explique que la téléphonie mobile a fortement progressé en ce sens et que mon dernier employeur utilisait la visio-téléphonie ou sa webcam de son pc portable. Nous avons bien travaillé ensemble. Mes références, je les présente, sont bonnes mais malheureusement les CDD s’enchainent trop souvent, le handicap fait peur.

 

Nous échangeons encore, je précise que je ne peux comprendre qu’une personne en vision frontale ou latérale, lors de réunion. Mais que mon handicap n’est qu’un rien, qu’un silence qui me pousse à parler et à communiquer encore plus à l’ère des nouvelles technologies.

 

Je sens une véritable écoute, un univers de travail qui me conviendrait. Je suis sereine. Nous approfondissons le besoin pour ce poste, elle me fait confiance, elle a déjà oublié mon handicap. J’aime cette convivialité naturelle.

 

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Elle me laisse quelques minutes, elle revient avec une autre personne. Une future collègue avec laquelle je dois passer un autre entretien, elles ne font aucune allusion à ma surdité, nous conversons.

 

Depuis je travaille aux services achats comme comptable adjointe, j’ai des collègues, des nouveaux amis. Et je sais me faire entendre, m’a encore dit récemment ma responsable avec un grand sourire partagé.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Je rêve.

Je rêve d'un univers soyeux de femmes et d'hommes qui se parlent, échangent et s'aiment. Un monde de presque douceurs, où chacun peut aimer l'autre, le respecter, et surtout souhaiter le bonheur pour ses enfants, ses parents, ses amies, ses proches, ses collègues.

 

Oui je veux rêver plus fort encore, car je souhaite un monde où cette haine qui anime certains, qui les rend si étranges disparaîtrait, mais avec eux.

 

Oui je rêve d’un monde où la politesse serait un bien commun, naturel et partagé. Un capital que l’on cultiverait pour le bonheur des autres, pour soi aussi, mais dans un altruisme total et délibéré. Oui, faire plaisir aux autres serait un acte inné qui donnerait une belle image de soi, qui s’ouvrirait vers un monde d’aide et d’entraide.

 

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Le respect des autres, ce petit bonheur à laisser passer une personne, sans jouer des coudes, sans lui marcher dessus ou mieux encore sans être dans cette population grandissante des « seulsaumonde ». Belle exemple de nombrilisme hypertrophié qui vous marche sur les pieds, sans même dire « merci » et moins encore en s’excusant.

 

Ah les excuses, quel produit dommageable, dangereux même pour cette population qui croit élever des enfants très heureux en ne leur donnant aucune règle, aucune limite. L’enfant roi du seulaumonde est une merveille de convivialité débordante, il se mouche sur vous, il hurle dans le train, il sourit malgré tout, il veut faire ceci ou cela, et continuer à parler, crier, pleurer face à tous caprices pour le bonheur des personnes bloquées dans ce wagon. Mais il y a toujours mieux pour le seulaumonde, qui ne voit que ses envies, sa vie, et ses mœurs, surtout quand vous mangez au restaurant près de sa table. Il téléphone pendant que ses enfants courent entre les tables en hurlant, vous avez soudainement la chance de vivre dans son salon.

 

Ou les autres seulsaumonde qui discutent des heures avec leur téléphone, écoutent de la musique en la faisant partager à tous, qui semblent si prolixe avec leurs "zamis", utilisent le verlan, sans connaître la langue française, mais connaissent des centaines d'insultes pour vous parler.

 

Je ne parlerai pas des "respectueux dans leur religion" car le débat serait trop long, sans débouché, et quelque soit leur dieu, certains ne savent pas lire et encore moins parler avec leur coeur. Pourtant tout ces livres de "dieu" parlent et fonctionnent avec le respect de l'autre.

 

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Je sais le bonheur n’a pas de prix, alors soufflons, apprécions la beauté autour de nous, avec de la musique, celle de la vie, ou un long silence, avec des œuvres d’art près de nous, des passions sereines.

 

Marcher, flâner encore, et respirer cet air différent, vous êtes bien dans un rêve, car le respect, la politesse, le bonheur sont des valeurs primaires, et chacune, chacun se salue, se dit bonjour.

 

Un dernier bonjour, une poignée de main, un bonsoir aussi, et pour vous quelques bises.

 

Je vais rouvrir les yeux, je suis bien derrière cette personne qui hésite depuis dix minutes sur son choix de gâteau, de pain, de viennoiseries, ce petit vieux merveilleux (que je ne veux pas devenir). Et pourtant nous sommes dans la queue depuis près de quinze minutes, devant cette vitrine transparente. Heureuse personne, qui prends son temps, hésite encore, use la patience de façade de la vendeuse.

 

Je pense à un livre de Foenkinos, le pseudo-écrivain à la tête choucroutée*, c’est-à-dire à rien, au vide et à la mollesse. Je me libère.

Je reste zen. 


 

Que le monde sera beau demain.

Je lirai alors Vikram Seth, un génie indien qui voyage avec les mots.

 

Nylonement

 

* Vous allez vous dire, il est gonflé après nous avoir parlé de respect, il se paye l'écrivaillon. Mon respect est pour la souffrance des lecteurs qui cherchent encore le sens de ses livres, pour les dépressions faites par ceux qui le voit partout et trop souvent, pour faire une différence entre aligner des mots (version marketing) et écrire de la littérature.

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Burlesque & Paillettes

Pour mes lectrices et lecteurs de la région PACA, ou en balade prochainement dans le coin, je vous propose de découvrir une artiste FABIENNE ROUSSEAU, croisée au hasard de la pétillante sérendipité du net. J'avais prévu d'en parler en 2013, et voilà qu'un vernissage, une exposition vous permettra, à vous, heureux habitants du soleil du sud de la voir, de découvrir les oeuvres de cette artiste au féminin.

 

Un mini-interview de  l'artiste :

Bonjour Fabienne,  
   
Un talent, oui vous avez un talent que l'on pense souvent voir dans le regard d'un homme vers une femme, vers les courbes qui bercent nos rêves, notre imaginaire. Et de plus vous saisissez si fidèlement ce petit pli, ce petit reflet sur la cuisse, dans les ombres et lumières d'un bas dit noir, mais en fait composé de milles arrondis de gris foncé, de noir, et parfois de noir lumineux, si cher à Pierre Soulages.  
   
Alors oui, nous avons craqué pour vos croquis, vos œuvres aperçues par hasard sur le net.  
   
Aujourd'hui de plus une exposition pointe son nez en ce début de février 2013. 
   
   
Nylon-Volupté : Cherchez vous une définition de la Volupté à travers vos travaux d'artiste ?
Artiste Fabienne ROUSSEAU :
Non, je n’ai pas cette prétention, et je suis d’ailleurs toujours aussi surprise de la réaction des gens qui complimentent mon travail. J’aime la sensualité et toutes les femmes ont un pouvoir de séduction en elles. C’est cela que je cherche à retranscrire. C’est parfois juste un port de tête, une nuque, une posture.
Certaines femmes n’en sont pas conscientes, cependant, elles aiment leur image sur la toile et se reconnaissent…
Et ce n’est pas alors une quête. Je crois que l’on ne peut bien peindre ou reproduire que ce que l’on aime.
 
 
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NV : Quelles sont vos matières de prédilection pour dépeindre la Femme ?
FB :
J’adore varier les tenues et donner des effets de matière dans une même toile. C’est à chaque fois un nouveau challenge car je veux que l’on devine les matériaux :
Rendre légère la plume d’un boa, retrouver la douceur de la soie à travers la brillance d’un corset bien serré. Travailler les détails d’une dentelle sur un sein, et la brillance d’un bas nylon retenu par une attache en satin.
Les bijoux sont également très importants. Du petit brillant à l’oreille très discret que seul certains apercevront, aux colliers de perles lourdes et brillantes.
Je succombe sous les parures  de strasses et de plumes de paon de mes performeuses Burlesque !
 
NV : Quelles sont vos matières de prédilection pour dépeindre la Femme ?
FB :
J’aime travailler sur la toile de Lin.
Ce support à la fois brut est en même temps raffiné de par sa couleur gris beige que je laisse nu par endroit.
J’aime également son contraste avec la mine de plomb que je travaille très délicatement pour obtenir un maximum de nuances et le plus de réalisme possible.
Je l’associe  au bitume de Judée, (sorte de goudron nature de couleur brune) appliqué au pinceau par zone qui donne un peu plus de profondeur à la toile.
Quelques toiles sont à la peinture à l’huile, tellement agréable à travailler et qui offre tant de possibilités.
Puis je m’amuse pour les touches de couleurs avec du pastel, de l’acrylique, de la feuille d’or et bien d’autres techniques.
 
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NV : D'ailleurs nue ? Ou plutôt, avec ce plus de la lingerie, du vaporeux ?
FB :
Je suis une passionnée de lingerie, d’artifices en tout genre !
Tout ce qui est là pour magnifier le corps de la femme me plait !
De la nuisette, aux corsets, en passant par les ensembles très coquins. J’aime beaucoup tout ce qui est en  plumes, le travail de la dentelle, et bien sur les bas, accessoires indispensables !
Un savant mélange entre l’habillé et le déshabillé !
Seule limite, ne pas tomber dans la vulgarité.
 
NV : Travaillez-vous avec des modèles ? Autrement à l'ère d'internet ?
FB :
 Je travail de 2 façons mais toujours d’après photo pour avoir le plus de réalisme possible :
 
-        J’ai régulièrement des demi-journées de séance photos.
Pour les commandes personnelles, la cliente pose devant mon objectif, mais également pour de nouvelles œuvres.
 
-       Les clients peuvent m’envoyer leurs propres photos pour des commandes que je sélectionne et retravaille sur Photoshop
 
-       Je prends sur internet des photos  de performeuses Burlesques qui sont mes modèles.
Elles vivent loin et, comme ce sont des professionnelles, j’ai des photos magnifiques en tenue de spectacle, et souvent même de leur show.
Je ne pourrais pas obtenir autrement ces photos que par le net.
 
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NV : Cette passion pour la vision artistique de la femme, est-elle dans l'artiste ? Dans la femme ? Une cohabitation nourricière ?
FB :
Je crois que l'on ne peut pas dissocier les deux. Je suis une femme très féminine, bien que beaucoup moins depuis que j’ai mes 2 jeunes enfants !
Vous disiez que l’on voyait souvent cette vision de la femme dans le regard d’un homme vers une femme.
Mon regard est sain, sans ambiguïté, je suis d’ailleurs mariée, c’est un regard d’artiste, qui ne juge pas.
On m’a déjà félicité d’être une femme et de faire ces toiles. Je suis flattée car je pense avoir un beau regard, fière, admirateur et je mets toujours mes modèles en avant !
J’ai toujours aimé les artifices ! Et toujours pensé que nous avions beaucoup de chance en tant que femme d’en user ! Donc forcément, dans mon art, c’est devenu une évidence.
J’ai pris beaucoup de court de nu, car le corps en général me plait. Mais il est vrai que le corps de la femme est rond et toujours harmonieux. En l’accessoirisant, je le mets en valeur.
Il faut toujours que l’on voit suffisamment le corps et ses jeux d’ombres et de lumières.
Je suis incapable de dessiner ou peindre quelque chose que je n’aime pas. C’est ainsi, je ne sais pas me forcer pour l’Art, tout comme je n’arrive pas à peindre lorsque je ne suis pas bien.
Alors cohabitation nourricière, oui, mais parfois également destructrice…
 
 
NV : Quand ou plutôt comment avez-vous commencé ?
FB :
 Le dessin, depuis que je sais tenir un crayon.
J’ai pris pas mal de cours de peinture, dessin, modelage, nus.., fais quelques écoles d’Art mais pas de grandes écoles.
L’art n’a jamais été mon métier mais ma passion jusqu'en  2005, ou j’ai ouvert mon Atelier de trompes-l ’œil et fresques. Puis j’ai du arrêter mon activité pour élever mes enfants.
C’est début 2012 que j’ai décidé de reprendre mon activité de peintre en ayant eu un peu plus tôt une révélation !
J’ai retrouvé un ami de longue date sur face-book, parti vivre en Italie. Il m’a présenté l’entreprise qu’il avait créé là-bas : Voodoo de Luxe. Il organise à Milan les plus beaux shows Burlesque que je n’ai jamais vu. Je suis tombée  amoureuse de ce milieu, ces paillettes, ces femmes aux parures magnifiques. Et je me suis remise à peindre. Ce que je n’arrivais pas à faire depuis 4 ans !
La suite vous la connaissez.
 
Je ne peins pas que des performeuses Burlesque, mais il est vrai que j’y suis très attachée. 
 
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NV : Le glamour, le néo-rétro sont des tendances de retour, une réelle source d'inspiration ?
FB :
Oui oui, une vraie source d’inspiration comme je viens de vous l’expliquer.
Il faut dire que je suis tombée dedans lorsque j’avais à peine 20 ans. La musique, les pin-up !
Je ne connaissais pas le Burlesque à l’époque mais nous étions dans ce mouvement.
J’ai des amies qui le vivent au quotidien, l’une d’elle, propose même du Relooking rétro pin-up à Nice," So Nice Pin-up".
J’aime cette vraie féminité.
  
 
NV : Sur notre blog, nous parlons de toutes les femmes, tous les âges, toutes les morphologies, à travers des billets d'humeur, des portraits. Comment voyez-vous évoluer la féminité autour de vous ?
FB :
Je ne suis pas une bonne critique car je suis dans un milieu très protégé, et très féminin. De plus, les femmes qui se rapprochent de moi professionnellement sont attirées par mon travail très féminin et donc le sont aussi.
J’ai l’impression, que même en dehors de ce microcosme, les femmes sont en quête de plus en plus de féminité !
L’envie est là, malheureusement, pas toujours la façon. Et l’on se retrouve avec des minijupes + talon+ décolletés oufff,  et ça à tout âge!!! Pas terrible ! On tombe très vite dans le très mauvais gout.
Quand on connait le pouvoir qu’a une femme qui sait se servir de sa féminité, on sait aussi ce qu’obtient la vulgarité !
Le respect pour lequel nous nous battons depuis toujours est fragile et durement acquis, quand il l’est, il faut donc y faire très attention.
Et c’est dommage, car je pense vraiment que de nombreuses femmes voudraient juste être belles.
 
 
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NV : Dernier point, seriez-vous porteuse de corset ? Et de bas nylon ?
(sinon quel est votre avis  sur ceux-ci) 
FB :
Je suis absolument fan des 2, mais je vais vous décevoir !
J’adore les dessous et le corset en fait partie. J’ai des corsets mais sans baleines ! Ce ne sont pas les plus beaux, mais je ne peux pas porter les autres dans lesquels l’impression d’étouffer !
J’ai fait une exposition de tableaux de corsets, avec un défilé de corsets magnifiques fait pas la corsetière LIMATAGOTH (www.limatagoth.com)
Le corset est très présent dans mes, œuvres. Il marque la taille et fait une superbe poitrine. Mais attention, il faut savoir le porter et se tenir droite !!
Quant au bas nylon, moi qui les adore tant, ne les portent pas ! Par facilité uniquement, car rien n’est plus beau sur la jambe !

Le bas nylon renvoit la lumière ou l’accroche comme lui seul sait le faire. Les légers plis sont un délice à dessiner, c’est le top de la féminité !! 

 

Merci à Fabienne ROUSSEAU de s'être prêter au jeu de l'interview, ses mots éclairent sa vision de son travail, son enthousiasme au féminin, et une passion pour les paillettes du Burlesque. Je vous laisse découvrir quelques unes de ses oeuvres.

 

La légèreté qu'elle pose sur des toiles de lin brut, avec un jeu de simples (apparemment si simples, si anodins, et pourtant si lumineux de précision) de fins coups de crayon, cette sensibilité devient vite sensualité, avec cette allure en plus.

C'est un cliché en noir et blanc, avec une variante vintage, une caresse qui ne m'a pas laissé insensible dès le premier croisement d'un tableau d'une burlesque girl, la belle, la sublime Lada.

 

Trop de mots nuiraient alors découvrez, commentez, visitez, mieux encore achetez ces toiles.

 

Vous pourrez poursuivre le voyage sur son site :

www.frousseau-artistepeintre.fr

 

sa page FB :

fb/atelierdart.fabiennerousseau

 

et lors de la prochaine exposition

"La Sensualité et L'Erotisme"

 du 5 février au 2 mars 2013

à LA GALERIE 30, 06110 LE CANNET

vernissage le 7 février à 18h00

 

La Prochaine Exposition sur FACEBOOK

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Copyrights Fabienne ROUSSEAU pour toutes les oeuvres

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #SATINBOX écrins de Lingerie


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Le concept des SATINBOX a été créé pour envelopper de douceur vos ensembles de lingerie, vos dentelles les plus fines, les plus intimes, mais aussi pour ranger vos bas et collants.

 

Boîtes de rangement, les SATINBOX proposent différentes configurations pour chaque type de rangement, suivant votre choix.

Les coloris extérieurs se sont enrichis d'une nouvelle couleur argent.

Les satins intérieurs offrent trois rose (tyrien, rose pâle, rose saumon), du rouge, du ivoire, du orange, du gris perle et un nouveau et ravissant prune.

 

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La collection ORIGINE est présentée ici en extérieur anthracite (presque noir) habillée de satin rouge, les couvercles sont en finition ruban, mais découvrez sur le site, les couvercles avec strass et leur dessin unique réalisé à la main. 

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Collection ORIGINE Modèle VOLUPTE

Quatre cases molletonnées, soyeuses pour

accueillir vos plus belles parures de dentelles

 

 

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Collection ORIGINE Modèle PASSION

Grand format de boîte de rangement

idéal pour vos soutiens-gorges, vos culottes,

vos shortys, strings, tangas

 

 

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Collection ORIGINE Modèle GLAMOUR

Des rangées en attente de vos collants, de vos bas

les plus fins, le satin ennveloppera de sa douceur

les deniers les plus légers

 

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Collection ORIGINE Modèle CORSET

Vos guêpières, vos nuisettes,

vos combinettes, vos corsets attendaient 

un maxi rangement soyeux

 


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Rangement de luxe, pour vos accessoires de mode

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Alors Messieurs, surprenez vos compagnes

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 2000...

Je vous parle chaque dimanche du glamour en évoquant un de ses symboles, en l'occurence le bas nylon. Qu'il soit vintage ou plus actuel, qu'il soit revisiter avec jarretières ou jarretelles. D'ailleurs les confusions sont encore très nombreuses, tant dans les magazines de mode, que dans le langage courant de nos journalistes.

 

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JARRETIERE : Sans "S" caractérise la jarretière de la mariée, souvent unique, en dentelle ou autre matière de bon ou de très mauvais goût, avec les blagues de tonton Albert, l'alcool et l'euprhorie du groupe, cela reste un moment épique et peu épicurien

 

JARRETIERES : Avec un "S" car il y en a une pour chaque jambe, furent des bandes souvent serrées par des rubans, plus ou moins elasticées au début du 20e siècle pour tenir les bas de soie, ou les bas de coton. Mais aujourd'hui le terme de BAS JARRETIERE correspond "aux bas qui tiennent tout seuls", plus classiquement aux "DIM UP" (terme devenu générique depuis les années 80) ou aux Stay-Up pour reprendre le terme américain. Ici la jarretière élasticée et recouverte de diverses bandes de latex, permet au bas de ne pas glisser (du moins sur une jambe propre, on  poudrée, non crêmée, sinon vlouuuuup sur la cheville).

 

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JARRETELLES : Avec un "S" car elles sont plusieurs, classiquement au nombre de quatre pour la lingerie courante, pour les modèles "sexy discount" comme pour les "Chantal Thomass". Mais pour les puristes, celles qui porteront régulièrement des bas nylon, elles seront au nombre minimum de six, voire de huit, dix ou douze (un brin plus fétichiste me direz-vous !). La jarretelle est une bande de tissu, élastique et réglable en hauteur pour coordonner à merveilles les mouvements de votre silhouette, debout, assise, en marche, pour que le bas reste tendu et à sa place. Pas trop de tension, ni pas assez.

 

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Nylonement

 

Photos : Max ABADIAN

Modèles : Kim CLOUTIER & Pamela BERNIER

pour LUXURE Magazine

Stylisme : Cary TAUBEN

Coiffure & Maquillage : Genevieve LENNEVILLE

Manucure : Lilly SMITH

 

 

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