Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Elle dort, elle a la bouche délicatement ouverte, découvrant de belles dents entre deux lèvres avec un soupçon de rose. Sur elle, son bébé, une petite fille avec une houpette ananas de cheveux blonds, elle aussi dort.

  

Elles sont montées dans le train, entre poussette et sac à langer, sac à main et sac de soldes, après une balade parisienne. La petite ronchonnait par petits cris sous son bonnet qui lui glissait sur les yeux. Elles ont pris une banquette, bloqué les roues de la poussette, trouvé une place entre les sacs.

 

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Doucement, entre discussions souriante et petite voix aigue, et un biberon de jus d’orange, elles se sont calées. La petite a repoussé la tétine, cuite par la fatigue, elle a trouvé le creux entre le sein et l’épaule sur sa mère. Délicatement elle s’est endormie.

 

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Puis dans les chaos du train, du voyage glissant sur les rails, la maman a feuilleté un magazine de mode, du bout des bras pour ne pas déranger la petite, puis elle a fermé les yeux, sombrant dans la mollesse, dans un univers de rêves, elle aussi. Escaliers, trottoirs, foule ont eu raison de ses forces.

Elles dorment.

C’est beau, simplement humain et beau.

 

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 2000...

Je me suis levée, sourde de bruits, la neige avait enveloppée ma maison.

 

Je suis seule, je semble totalement seule dans cette ville, plus aucun son, plus d'oiseaux, tout est enrobé de blanc. J'ouvre mes rideaux, je prends mon thé, dans la chaleur d'un épais legging en polaire ultra-douce de couleur prune, avec un pull et une soudaine envie de snood pour conserver chaque calorie de chaleur autour de moi.

 

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J'aime ce blanc qui arrondit les angles, cache les saletés des coins de rue, avale les travaux et leurs trop nombreux débordements visuels. je ne vois plus que ce jardinet, un arbre dont le tronc avale quelques traînées de blanc, des arbustes courbés, le froid est là, les feuilles sont presque verticales.

 

Aucun mouvement, aucun volet, et toujours pas d'oiseaux sur les coins de fenêtres, eux aussi sont au chaud, dans un recoin. Je regarde ce ciel blanc. Comment sera cette journée ?

 

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Comme les autres, je cherche du travail, je ne vois qu'un monde bruyant, turbulent, très mobile mais dont je semble sortie, comme une ligne d'erreur informatique, moi l'humaine, je ne semble être plus rien. Dure fatalité soudaine, je n'existe plus pour grand monde, les emails sont aussi rares que si j'avais la choléra, une contagion si rapide. Alors aujourd'hui, ce blanc, il me convient, il rappelle que nous sommes là, blottis de façon animale dans nos tannières.

 

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Je vais allumer mon internet, je vais envoyer des CV, croire en moi, car plus personne ne le fait. Une pleine théière, quelques gâteaux secs, deux chocolats, vague restes de Noël, je commence cette belle année.

 

Enverrais-je les voeux aux autres, car pour moi l'année, elle semble déjà longue, avec une profonde amertume, un goût loin d'une bonne année.

Clic, le clavier, les emails, la neige... touche Entrée ... clic clic

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Parfois de simples clichés donnent des envies de les conserver pour soit, de les mettre sur un écran tableau au mur, les voir défiler doucement comme des oeuvres d'art.


Surtout quand tous les clichés viennent  de simples rencontres au gré du net, un soir, d'une insomnie, d'un hasard dans la journée, et vous croisez des nouveaux blogs de mode, de femmes, de photos, d'inspiration.

 

 http://pinterest.com/nylonmode

 

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La sérendipité peut vous nourrir durant des mois, dans les labyrinthes subtils de modeuses, d'anonymes, d'amies et de photographes officiels, et profesionnels mais aussi tant d'amateurs avec tant de beauté, de merveilles avec des clichés naturels dans leurs blogs ou sites, leurs articles.

 

Dans toutes les langues, et c'est à cet instant là, que la traduction instantanée d'un esprit, d'un regard, d'une émotion, sans comprendre les mots qui l'accompagne, mais juste un oeil, une tenue, une sensation.


Comme nous ne pouvons partager tout nos articles sur la mode, sur les Féminités, la lingerie, les collants et les bas, les créations. Voici des galeries, des dérives, des coins et des recoins de couleurs pour vous, alors profitez du nouveau PINTEREST, ce nouveau réseau imagé.

 

Dès aujourd'hui vous pourrez me suivre là aussi : 


pinterest.com/nylonmode

 

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Des  accessoires, de la mode, du vintage sous forme de robes, de tenues d'époque , de lingerie fine et de bas nylon, mais toujours de la féminité.  Vous trouverez différents thèmes pour voyager dedans, et trouver d'autres liens pour de beaux clichés pleins de volupté.

 

 

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pinterest.com/nylonmode

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 50-60

Belle découverte que cette boîte rose d’une marque américaine inconnue.

 

Au hasard d’une boutique vintage, sous des tas de pochettes diverses et fanées, de plastique souple devenu feuilles cassantes, déchirées par le temps et l’oubli, j’ai trouvé cette pépite. Une boîte de carton, typiquement des années 50, avec à l’intérieur, une feuille marketing vantant les mérites de la marque, tant sur la qualité de ce produit féminin, que pour la sensualité accessible, ainsi j’ai pu accéder aux finesses en dessous.

 

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Dans une pochette en soie, avec un ruban de carton fin, voici trois belles paires de bas nylon qui attendent nos regards.

 

Depuis près de soixante ans, une préparatrice les a pliées avec soin, pour envelopper un jour des jambes. Le hasard a voulu qu’elles attendent dans un tiroir d’armoire, puis dans une boite à chaussure, puis après une nouvelle vie, trois déménagements, dans un carton, dans un grenier ou une cave. Le vintage est fait souvent de ces hasards accumulés inconsciemment, ici et là, non pour satisfaire un investissement financier à long terme, mais plutôt un oubli total, au travers de mode qui ont changées la vie des générations suivantes.

 

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La dame qui avait pris soin de choisir, d’acheter ce modèle, de discuter avec la vendeuse de cette petite mercerie, est probablement dans un autre monde, et si il y a eu un heureux acheteur pour faire ce cadeau, il l’a rejoint aussi. Car dans cette boîte, il manque juste une paire, portée sûrement, évaporée sur de longues jambes, il y a bien longtemps.

 

De tout cela, je ne saurai rien, je ne ferai que la part des rêves, et si je veux user du parallèle avec le vin, des vins anciens, je rêverai de ce mystère. Oui, cette paire de bas nylon absente, c’est la part des anges.

 

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Ils boivent diront certains toujours un peu, pour ne laisser que le nectar dans une bouteille de Sauternes, ou pour nous laisser ici avec deux merveilles.

 

Car cette boîte est un joyau. Durant les années 50 en particulier, la production étaient fortement orientée vers des bas noirs, à couture, puis sans couture (détail de fabrication, changement de technique et finalement élégance différente pour les belles de l’époque), vers des bas de teinte chair. Là aussi, les autres paires de bas nylon trouvées ce jour-là, démontrerons les teintes fades, des couleurs chair sans soleil, des gazelles actuelles bien plus savoureuses et recherchées. Les teintes sont fanées, oui et non, elles étaient un accessoire de mode certes, mais avec une fonction, bien avant d’être une réelle valeur ajoutée de sensualité, de bronzage, de teinte soyeuse pour habiller les mollets et les cuisses. Quelques rares bas gris, souvent très foncés, des bas gris fumée comme les adorait le maître ès Mots Frédéric Dard.

 

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Mais cette écrin de carton rose contient des bas nylon de couleur or !

 

Délicatement brillant et délicatement soyeux, avec cette teinte or d’exception.

 

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Alors quand j’ai croisé ce temps, ce petit trésor dans la caverne d’Ali-bas-bas, j’ai eu quelques palpitations, la joie d’un passionné, le bonheur d’un amoureux et fidèle défenseur de ces œuvres d’art de la mode féminine. Bien au-delà du collectionneur, je n’aime pas ce mot car je ne suis pas un accumulateur, fanatique du toujours plus, plus rare, plus fin, plus ceic, plus cela, et pour le stocker. Au-delà du fétichiste, je me suis déjà expliqué sur cette définition réductrice et sans saveur.

 

Au-delà de cet aperçu, de ce soyeux, de cette finesse d’or liquide, j’ai pensé le plus simplement du monde aux jambes qui auront le plaisir de les porter enfin. Exceptionnelle chance de s’envelopper d’or, de vintage, de douceur infinie.

 

 

Alors, cette paire est un taille 10,5, très grande soit une équivalence de pointure 40 et 41, donc pour une femme de grande taille.

 

Je vous propose de la gagner par tirage au sort jusqu’à dimanche prochain.

Oui, si vous êtes grande, ou au mieux collectionneuse de bas nylon.

Laissez un commentaire avec votre enthousiasme,

Expliquez votre amour des bas nylon, en quelques mots, ou  plus encore.

Et vous recevrez une paire de ces bas nylon couleur OR.

En retour, je ne vous demanderai que des photos élégantes sur vos jambes, avec ces bas nylon vintage.

 

Nylonement  

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Lingerie

Provinciale je suis, et depuis ma boutique, je peux voir la place principale, les parterres de fleurs de la mairie, le centre-ville. Ici, certains diront que c’est petit, je dirai que c’est humain. Les générations se croisent au gré de leurs besoins.

Les jeunes filles reçoivent des colis, viennent à la Poste, un peu plus loin, passent  et flânent devant ma vitrine, rigolent de leurs commentaires. Elles voient les mannequins, mes derniers choix de mode, les petits ensembles, les promotions, les soldes actuellement.

 

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Puis ce sera les mamans avec leurs marmots, puis poussent parfois les poussettes, portent un ventre rond du prochain, elles hésitent, s’arrêtent, regardent  les détails et les finesses des dentelles. Elles pensent à elles-meêms, s’imaginent avec, leur regard s’éclaire. Certaines poussent la porte pour profiter des affaires.

 

Les mamies, elles rêvent d’un passé où leur féminité étaient enveloppées de fines dentelles, de combinaisons, des dessous de robes. Elles sont plus à retrouver leur passé dans les modèles néo-rétro de ma vitrine. Elles causent, papotent,  entrent pour fouiller dans les chemises de nuit, dans les déshabillés. Parfois elles céderonts pour une jolie culotte, un soutien-gorge de dentelle de Calais. Elles connaissent la valeur de cette excellence.

 

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Elles parlent de séduction, mais ces messieurs sont plus rares, les souriantes occasions aussi. Elles rient en sortant quelques souvenirs, quelques jarretelles qui avaient du succès.

Elles aussi préfèrent les collants, les plus beaux, des modèles graphiques, avec des motifs, autant être élégantes, avec des opaques pour galber les imperfections de l’âge. Elles ne veulent pas des supercheries de surpermachés, mal finis, mal formés, si peu chers, si peu résistants.

 

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D’ailleurs on vient jusqu’à moi pour la qualité, pour le choix et pour le conseil. Un véritable accompagnement.

 

Puis le soir, juste avant de fermer, j’ai les mamans qui travaillent. Elles courent après leur maison, les enfants, les courrses et leurs maris en plus du boulot. Elles cherchent vite, veulent du confortable pour glisser sur leur peau, sous leur tailleur, jupe ou pantalon, jusque dans leurs escarpins. Elles veulent du beau, car le confort commence par le bien-être, le fait de se sentir femme en premier lieu. De la couleur, de plus en plus souvent, elles auront ce plaisir pour ele sous leur tenue de tous les jours, pour le travail.

 

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Demain je monte à Paris, pour ma visite annuelle au salon international de la Lingerie.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Rien de ne va plus, la neige tombe, emcombre, refroidit .... mais c'est l'hiver, c'est la saison.

 

Les esquimaux ont pris possession des trottoirs, le sel brûle nos bottes et nos chaussures, les pantalons sont unanimes, ils ont pris le pouvoir, le jean vient de faire un push intégriste, et total. Notre monde change, rien ne lui résiste, car il n'y aucun signe venant du ciel. Celui-ci rassure les gaulois, il ne tombera pas tout de suite sur leurs têtes, il reste blanc, glacé et parfois crachouille encore dans un accompagnement de vent, il neige.

 

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La mode esquimau prend toute son ampleur sur les places glissantes, où chacun retient son souffle après chaque pas sur les lieux dégelés avec de l'eau chaude puis totalement devenus miroirs de glace. Pirouette en grosses bottes,en grosses chaussettes, en manteaux longs et doudounes d'exploration polaire. Il fait froid.

 

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Alors depuis l'amphithéâtre où je donne un cours aujourd'hui sur le modélisation des stratégies d'entreprise, je vois tout cela, je ferme les yeux, c'est la pause. Je rêve, oui j'ouvre la porte de rêves éveillés, celle qui habite à côté de moi, en moi, celle qui me permet de donner un ciel rose, avec une mode plus légère, plus d'été avec plus de soleil.

 

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Copyrights Jo'Style

 

Je ressens la chaleur, c'est bon.

Un rayon de soleil, échappé entre deux nuages me caresse le bras.

C'est l'hiver.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Le froid a pris le temps en otage. Ici devant cette église, sous un crachin mêlé de flocons de neige, nous t'attendons. C'est notre dernier hommage, notre dernière fois ensemble, car après tu deviendras poussières. Nous allons pensé à toi, à ce que tu fûs avant, avant aujourd'hui vivante, mais aussi avant cet oubli intérieur.

 

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Depuis plus de vingt ans, tu ne savais plus qui nous étions, nous tes enfants, tes petits-enfants, tes arrière-petits-enfants, tout cela et tant d'autres choses avait disparu. Tu avais un contact sporadique avec ton entourage avec ses infirmières si dévouées, si incroyables dans un mone ou chaque heure tu perdais tes repères. Humaine devenue un corps sans lecture, sans écriture, sans mémoire, sans souvenirs, sauf quelques moments de ton passé.

 

Celui-ci, nous l'avons vécu avec toi, une grand-mère toujours apprêtée, avec des jupes et des corsages froufroutant, tu avais un corps de femme, tu ne le voyais pas vieillir car tu étais si jeune, si vive, si dynamique, parfois même en décalage des autres avec ton énergie. Sur tes doigts, on voyais toujours ce louis d'or enchassé dans une bague, celle de ton premier mari, ton seul amour, ta jeunesse et des moments difficiles mais heureux dans tes yeux. Ah le fort des halles de la Villette, tu l'aimais tant, tu le voyais tous les jours, tu croquais son araignée, son aloyau, sa poire, ses morecaux de choix. Tu le draguais toujours malgré votre mariage, tu étais légère et vêtue de bas nylon, de dessous légers comme tes envies. L'amour, la féminité, les bijoux, les robes et les jupes, tu étais une éternelle sensuelle, toujours en quête de volupté.

 

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Quand tu devins strandardiste pour les taxis parisiens, tu avais une voix de titie (oui avec un "e" pour sa fière féminité) parisienne. Arletty était presque un euphémisme de ta gouaille si vive des quartiers nord de la capitale. Tu donnais du coeur, pour nourrir tes mômes et pour aider les autres. Tu recevais des fleurs de tes amoureux, des tacots parisiens enflammés par ta seule voix, mais aussi par tes cuisses aperçues en passant à Ménilmontant te voir. Unique jusqu'à ta retraite, un peu loin de Paris dans l'Yonne avec ce Jean, amoureux gagnant, ronchonneur de première classe, un peu avare, mais toujours conquis par tes envolées.

 

Mais la fin, nous la connaissons, quand la maladie, celle qui ronge et ne dévore pas, qui vous enlève une vie, en effaçant les liens mais pas le corps, en croquant le mot famille, pour que tu ne nous reconnaisse plus. Tu ne nous avais pas tourné le dos, nous le savons.

 

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Oui, moi, je garde des souvenirs, des souvenirs peut-être un peu flous, un peu édulcorés par le temps, par mon enfance, par ce recul sur le temps, mais je te garde comme une grand-mère, une femme rayonnante, solaire même. Tu es partie. Toute entière cette fois, ton grand âge pouvait le justifier, tu nous manquais depuis près de vingt ans.

 

Tiens le soleil caresse ton dernier lit, il te sourit.

Belle Chouquette, on ne t'oubliera pas.

 

Nylonement

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