Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Femmes & Mode, #Femmes - demain
D'antan ou d'aujourd'hui ?

Lumière d'été, ciel entre bleu et gris, la météo joue avec le soleil et les nuages. Une fraîcheur nouvelle, une pause plus légère, moins accablante en température, surtout dans la ville, une nouvelle bouffée d'air, je bois un verre en attendant mon compagnon. Nous sortons ce soir, un anniversaire, une occasion, juste le plaisir toujours souriant de se revoir, de s'aimer, comme au premier jour.

 

La café s'anime, les couples sortent, des amis se croisent, des solitaires s'ignorent dans un livre ou un journal, pendant que quelques célibataires observent les hommes ou les femmes, en quête d'une personne parfaite, d'un coup de foudre peut-être. Une vieille dame se lève, doucement se faufile vers les tables, pour trouver probablement un lieu d'aisance, non finalement elle s'arrête près de moi.

 

"Bonjour jeune dame, quel âge avez-vous ?" je reste surprise de sa politesse, de son ton direct, de son regard bleu clair entre deux rides. Plus encore de cette question curieuse pour une inconnue. 

 

"Bonjour, pourquoi cette interrogation ?"

 

"Je vous regarde depuis votre arrivée. Oui je prends mon thé ici, tous les jours, ou presque, depuis des années. La mode défile devant moi, mes souvenirs avec. Surtout avec une aussi belle robe. Pas de votre époque, il me semble !" avec un sourire malicieux. " Je peux m'asseoir, mes yeux sont plus vifs que mes os."

 

"Prenez place." sourire en retour "Je suis une une nouvelle trentenaire depuis peu,mais j'aime les belles robes surtout pour sortir. Comme ce soir. Alors j'ai des modèles récents, des petites robes noires, intemporelles, fluides ou strictes, moulantes ou pleines de froufrous. J'ai hérité de cette folie vestimentaire dans ma famille, de mère en fille, de grand-mère en petite-fille aussi. Cette robe a été refaite avec des coupons et un peu de couture récente, mais aussi des mousselines d'antan. Mais je me sens si bien dedans, elle n'a pas d'âge."

 

"Vous rayonnez de féminité, un soupçon des années 40, 50 même, vous êtes la plus belle de ma journée, voire de la semaine et même de ce mois de juillet, si chaud. J'ai tant vu de touristes, de femmes en short, de sandales plates, des claquettes moches, des tee-shirts informes, des tenues de plage dans la ville. Même pour un café chic, j'avais l'impression d'être dans un fast-food. La mode se perd. Les plus jolies ici sont les avocates du cabinet voisin, des amies avec lesquelles je partage mon thé parfois. Toujours en tailleur, souvent avec de belles chaussures. L'une d'elle s'achète toujours des talons hauts à chaque affaire gagnée, et cette année, elle en change chaque semaine." rire " J'aime voir la mode vivante, pas celle des magazines, des belles et des élégantes comme vous."

 

"Merci."

 

"En vous voyant, j'ai même douté, croyant voir une page en noir et blanc, un mirage ou un effet d'un coup de soleil. Je vieillis mais j'avais bien vu, vous étiez là, immobile avec votre sac à main, cherchant un visage, puis entrant dans la salle. Je suis là rarement aussi tard, je ne croise pas forcément les femmes qui sortent le soir, mais je suis heureuse. Je tenais à vous le dire, vous avez avec cette robe, une allure naturellement raffinée. Félicitations." en se levant, elle ajouta " Heureux à notre époque, l'homme qui sera  apprécié votre tenue, votre charme complet, de ce chapeau, en passant par votre rouge à lèvres, votre robe, votre étole, vore démarche."

 

"Merci encore." les joues rouges de bonheur face à ces compliments imprévus, si joliment déposés près de moi, je restais émue.

 

"Vous avez enchanté ma journée, je vais retourner chez moi, en pensant à cette mode, à mes souvenirs, à cette nostalgie d'antan."

 

Au loin, il poussait la porte, me faisant signe.

 

 

D'antan ou d'aujourd'hui ?

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes & Portraits
Voyage d'été

Le soleil caresse les fleurs, une couronne, une stèle froide de granit. Elle repose là maintenant. 

 

Hasard du vide, avec une famille actuelle où certains enfants, petits-enfants vivent aux quatre coins de la France, du monde même, avec en bonus les vacances, personne où presque n'a voulu changé son programme, envoyant des excuses pour absence à la cérémonie. Notre grand-mère, arrière-grand-mère même n'a eu que quelques amies locales, quelques proches et moi derrière elle. Etrange sensation quand on connaît sa gentillesse, sa présence et ses bras ouverts, ses câlins et ses douceurs culinaires, chacun de nous a pourtant savourer ses flans onctueux, ses madeleines, ses confitures uniques, ses moments dans la cuisine ou autour d'une table. Une femme toujours prête pour les grands repas de famille, pour écouter les chagrins et les amours des enfants, des jeunes filles, des garçons. Son regard noisette perçait sans blesser les doutes et les absolus de chacun, guidait les pas suivants avec sa sagesse.

 

Aujourd'hui la maison prend l'air, je suis seule, ici chez elle, j'ai décidé de libérer les pièces des esprits coincés par le temps, les générations. Toute la maison avec ses fenêtres ouvertes, le jardin passant par la porte d'entrée pour aller vers le potager derrière, par la porte de la cuisine, des courants d'air, des souvenirs nombreux. Une grand maison blanche, posée dans un coin de nature, un lieu de repos depuis sa retraite, mais aussi une vie active, des guerres, des enfants, des mariages, des divorces, des repas et des fêtes. Nous avons tous des photos , en toutes saisons, je les ai étalées sur la table du salon, immense, remplie de toutes les générations, en couleur et noir et blanc. Miracles de voir des parents petits, des enfants inconnus, du moins, je ne peux mettre un prénom dessus, des militaires, des paysans, des fêtes locales, des mariées, des chevaux et des jardins, des couleurs seventies, des tenues de tous âges, je voyage depuis deux jours dans ma famille. Sans leur présence, sans leurs commentaires aigris pour certains, sans leurs rires non plus face à nos sourires figés d'autres décennies, je classe au mieux, je vais ranger tout cela dans un boîte à chaussures, les numériser pour tous, enfin pour ceux qui souhaiteront connaître le passé.

 

Je ne suis pas nostalgique car c'est simplement une partie de moi, plus qu'un gène, une tranche d'histoire.

 

Et là-haut, j'ai ouvert des armoires, des lieux interdits quand j'étais petite, pour éviter que nos jeux abîment les meubles, les lits, les armoires. Des endroit oubliés quand je venais moins souvent dans ma période adolescente, préférant la ville à la campagne tranquille, paradoxe d'un âge. J'ouvre les portes, j'ouvre les armoires, les commodes, tout est là, l'odeur de la lessive, des bouquets de lavande maison et un peu de renfermé. J'aère les lieux et les esprits.

 

Sur une tringle, posées, des robes, des années 40 à 70, trente ans de mode, du fait maison, avec de petits moyens, une robe de mariée (à qui appartenait-elle ?), des robes provenant de petits magasins, du village ou de la ville. Je regarde, je la vois dedans, le souvenir des photos vues hier soir, avec ce modèle, elle a tout conservé. Là une robe fifties, corolle et froufrous d'origine, blanche dessous, des pois dessus, je ne peux résister. Je me glisse dedans.

 

J'adore traverser le temps, je ferme les yeux, je les ouvre face au miroir, elle est encore là, à travers moi, nos traits communs, cette robe.

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon & Mode, #Nylon 2000...
 

 

 

 

C'est l'été, il fait chaud, même très chaud l'après-midi. Canicule un mot vite lâché dans les informations, le soleil est là, bien installé au-dessus de votre terrasse, de votre jardin, de la plage ou de vos balades. Ses rayons picorent chaque centimètre de votre mode. Et vos jambes aussi.

 

 

Et là, au gré des discussions, une phrase, non deux, reviennent à mes oreilles :

"Il fait trop chaud pour porter des bas !"

"De toute façon, les femmes ne portent pas de bas, des collants fins, et actuellement rien du tout."

 

Deux affirmations, comme des éléments récurrents de la mode, une pointe de critique, des préjugés avec, les avis sont divers, je les respecte mais parfois je ne peux les partager. A chacun, chacune surtout ses convictions, ses affirmations, ses jugements définitifs malheureusement aussi, mais aussi et plus sereinement ses échanges d'idées.

 

 

 

 

 

BAS GERBE

 

 

Certes quand l'astre solaire pique de ses dards et de mille feux en bonus, les visages, les épaules et les bras, les cuisses et les mollets, le corps entier, tout cela se ressent, pèse de toute la chaleur absorbée, difficilement évacuée. Quand la température dépasse la résistance propre à chacune, variable dès vingt degrés ou dès vingt-cinq degrés, voire plus, les bas peuvent naturellement rejoindre leur pochette, leur tiroir ou leur satinbox.

 

Chacune sait ressentir le moment adéquat pour laisser ses jambes libres sous le soleil, ou juste à l'ombre. Chacune décide d'ailleurs de les laisser bronzer ou pas, pour avoir une teinte caramel léger ou plus prononcée. Une liberté de mode, souvent accompagnée de robes et de jupes, car l'été lance souvent un appel à la légèreté pour respirer plus aisément cette belle saison. Elégance nouvelle car certaines n'osent montrer leurs jambes en d'autres saisons, fidèles aux pantalons, tandis que d'autres portent uniquement des jupes de toutes longueurs, avec des deniers plus ou moins importants.

 

Pour la première affirmation, oui la météo, la température oblige parfois à oublier les bas, à libérer volontairement les jambes pour les bises des rayons de soleil. 

 

Pour la seconde, ma réponse, ma vision commune avec beaucoup d'amies, de relations et de lectrices est différente. Je reste conscient de l'omniprésence du collant, quand les températures s'y prêtent (sinon relire les lignes précédentes) depuis son invention, depuis son adoption inconsciente par plusieurs générations de femmes pour son confort, son pratique et son effet mode sur les gambettes, en complément de leurs tenues. Mais sans militer aveuglément, et sans limiter mon regard à mon entourage proche, je suis certain qu'il existe un faible pourcentage, mais un réel engouement actif pour les bas. Bas jarretières ou bas pour jarretelles, le débat méritera un ou plusieurs autres articles, ou de piocher dans mes écrits des cinq dernières années,

 

 

 

Je finirai sobrement sur cette dernière photo, qui traduit avec un sourire, un espoir fétichiste peut-être (du moins aux yeux de certains), mais plutôt une vision artistique de ma passion pour la mode, pour la lecture et l'écriture, plus encore pour les mots et les bas nylon.

 

 

 

 

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes & Mode
Kate Upton

Kate Upton

Comment ais-je pu tomber amoureuse de cet homme ?

 

Certes quand il est arrivé à cette soirée, les copines, voyant mes yeux collés sur lui, m'ont expliqué qui il était. Bon parti né avec une cuillère en argent dans la bouche, de belles études dans des universités internationales, beau gosse (çà je le voyais, je ne le quittais d'ailleurs plus au milieu de cette foule, de cette terrasse privée !), une carrière dans les médias. J'avais aperçu ce type entrant dans la lumière, comme dans une publicité, là dans cette soirée d'été, invitée par hasard de copinage pour me détendre entre cocktails et musique pop-électro, je buvais avec le regard perdu dans le ciel étoilé. Lasse des récentes chaleurs d'été, je promenais mes talons hauts, ma tunique blanche et turquoise sur peau bronzée dans une fraîcheur retrouvée, je vivais la plage mais en centre-ville. Rien de spécial, je ne connaissais quasiment personne, et l'ambiance portait vers une prolifération de marques, de bling-bling assumé, de cris enthousiastes (mais faux) d'amitié, de grands déballages de bonheur avec un snobisme suspendu. Ici chacun discutait avec une voix off soit ailleurs dans d'autres pensées, soit en pleine somnolence intérieure face à ces échanges insipides. 

 

Avec mes amies, le trait d'union qui m'avait ouvert cette terrasse, j'oscillais entre cette flûte de champagne rosé et quelques fraises dedans, mes talons et mes hanches dans le rythme musical. Ponctués de son arrivée. J'ai écouté le CV, j'ai misé direct sur lui, et pourtant il semblait si loin de mes goûts. Simples d'ailleurs. Littérature, bons films, un peu de blogging, des sorties au restaurant avec des copains de lycée, d'études de premiers boulots, des gens sincères, des amitiés réelles. J'aimais mon petit studio, mon nouveau job de création dans le design, ma discrétion sauf les jours de folies vestimentaires, ces jours où la mode me faisait vivre dans le corps d'une autre. Simplicité avec un peu d'excentricité, mais aucun snobisme avoué, aucun penchant non plus pour les princes charmants, beaux, riches, avec belles bagnoles et grosses montres. Je rêvais de confort, de bonheur quotidien avec un amoureux, des tartines, du thé, un jus d'orange, un chat, un lit, un canapé, une voiture d'occase pour les vacances.

 

Et là, le lendemain, j'avais juste un drap sur moi, une baie vitrée immense donnant sur la mer, le ciel bleu. Splash. Une vague, de l'eau, un corps en mouvement, une piscine en prolongement de la terrasse en bois. Lui. Je me suis souvenu de ce voyage, de ce regard avant de tomber dans ses bras, de ses paroles, de nième cocktail avec la vue sur les toits de cette ville, puis de son cabriolet, de mes jambes nues sur le tableau de bord, de nos rires dans la nuit, sur l'autoroute, vers ce lieu. Après les souvenirs sont plus confus. Nuit, sexe probablement, amour pas vraiment, le prince charmant était fatigué, l'alcool n'aide jamais sauf dans les films.

 

Enveloppée du drap blanc, ne discernant pas ma robe, ni aucun sous-vêtement dans la grande chambre, je suis allée vers lui, dehors, près de l'eau bleue.

 

"Tu piques une tête, rien de mieux pour commencer une journée."

 

Seule ma montre sur mon bras. Nous étions déjà en début d'après-midi, nous avons nagé, refait l'amour, mangé des fruits de mer, profité de ce lieu. Mais après deux jours, j'avais l'impression d'être loin de moi, dans un luxe inadapté, sans plaisirs vrais. Une prison d'été.

 

Prison d'été
Prison d'été
Prison d'été

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Femmes - demain
Livres : LEGARDINIER soudain tout change

Les livres de Gilles LEGARDINIER commence souvent ainsi "Il faisait déjà nuit, un peu froid." et aussitôt vous êtes pris dans le chemin sinueux des mots. Deux livres dévorés en moins d'une semaine de repos, deux livres, deux aventures, deux voyages avec toujours une femme, une narratrice, deux histoires.

 

"Et soudain tout change" un petit bonheur pour toutes les lectrices amoureuses de la nostalgie de cette année si spéciale, celle du bac.

 

Ici une adolescente, jeune adulte en devenir qui découvre les vivissicitudes de la vie avec des adultes qui divorcent, des profs et un baccalauréat en ligne de mire, des notes, des copains, des copines, des jalousies, des moments de vies. Bruts et inégalitaires, des maladies impossibles à cet âge où l'on gagne toujours contre les monstres des jeux vidéos, une bande de jeunes se bat contre le temps, contre les éléments sans trop comprendre la réalité des sentiments, les paradoxes joyeux et tristes des virages, des croisements sur cette route apparemment si tranquille, sans inquiétude. Insouciance naturelle de cette tranche d'âge, l'auteur traduit les comportements, les actes manqués, les folles envolées des mots, des pulsions et es hormones, les vérités et les réalités.

 

Un bon moment, à partager avec vos ados et jeunes adultes mais aussi pour soi, car LEGARDINIER écrit avec une vérité fascinante, une fluidité qui donne envie de lire les sous-titres de nos vies, de notre passé ou d'un présent de parents, d'ado. Il nous aide avec ses messages d'amitiés et sans jugement apporte du bonheur à toutes les situations.

 

Empruntez-le !

Prêtez-le !

 

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture
Livres : LEGARDINIER çà peut pas rater ...

« Les déceptions de chacun reposent sur une double erreur : les femmes croient

que les hommes changeront et les hommes croient que les femmes ne changeront pas.

Or nous resterons toujours les abrutis dont vous avez tant envie ...

Il faut voir au-delà, plus loin que les illusions. C’est là que se cache le bonheur. »

 

Il est toujours plaisant de prendre un livre, de se caler dans un bon tas de coussins, en savourant la chaleur d’un été, de presque vacances durant un week-end ou simplement quelques jours, de se plonger dans le flot rafraîchissant de mots. Tout de suite absorbé par le courant, les idées et surtout ici l’histoire de Gilles LEGARDINIER, pour le livre « çà peut pas rater ? », j’ai coulé sans aucune résistance, avec bonheur, enivré par les personnages, le chat, plus encore par Marie. Une belle histoire d’amour, de drôlerie, de fantaisie mais aussi un complot au sein d’une entreprise de vente de matelas de luxe, des ingrédients parsemés d’épices, une soirée, une nuit et une simple journée sans me décoller des pages, j’ai sombré corps et âme dans ce tourbillon. Captivant sans être un livre d’aventure, juste un roman souriant, avec des personnages palpables, des coups vicieux de trentenaires, des histoires d’amour, des déclarations émouvantes, des personnages âgées pleins de sagesse, une copie quasi réelle d’un quotidien dont on oublie souvent les aspects fantastiques et agréables.

 

L’auteur, Gilles LEGARDINIER,  est un trublion qui m’attire une fois de plus dans ces pages, me colle à sa couverture, souvent avec des chats, m'absorbe avec ses histoires, souvent des femmes, des sentiments, des belles émotions. Ma sensibilité se mouille totalement dans ce flux, ses vagues sont toujours prêtes à cacher une sirène, à défaut un plateau de fruits de mer. Fantaisie ou excentricité,  j’ai encore succombé, avec bonheur.

 

Alors si vous ne l’avez pas encore lu, prenez un transat, un coussin pour la tête, quelques macarons, un thé avec un zeste de citron, lisez les premiers mots « Il fait nuit, un peu froid... », vous tomberez dans l’eau comme l’héroïne dès le premier chapitre. Vous nagerez, vous suivrez le courant, vous rirez en prenant une tasse avec les personnages, vous attendrez en faisant la planche dans les méandres de leurs loufoqueries, mais vous resterez dans cette eau fraîche. Salée ou douce ? Mer ou simple inondation de votre terrasse, vous finirez ce livre avant de vous inquiétez de cette réalité.

 

Du bonheur vivifiant !

Indispensable !!

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - demain
Gambader

L'été est là, pesant de chaleur, vampire de la moindre trace d'humidité dans l'air. 

 

Cependant la saison s'amuse avec la mode, car les belles chaussures, les escarpins fins qui me faisait rêver durant l'hiver, dans les vitrines, toujours en décalage d'une saison, voire de deux, maintenant je suis heureuse de les sortir. Miracles des bonnes affaires, des soldes et des coups de coeur, avec une paire complice d'un craquage d'un soir de spleen, elles sont là, patientes et posées sur une belle étagères, deux encore dans leurs boîtes. L'air chaud les frôle, elles s'animent, je les glisse à mes pieds. 

 

Ongles vernis, chouchoutage en règle de mes pieds, massage en institut, un rituel d'été, des crèmes pour la peau souple, un peu hâlée, une chaînette sur la cheville, aucun voile de nylon, juste la liberté de me chausser, jambes et pieds nus. Escarpins ouverts, talons de petite taille, mais plus souvent des hauteurs supplémentaires, surtout pour cette paire dont l'excuse tient dans une invitation au mariage d'une cousine éloignée. J'ai acheté des hauts talons, dépassant les dix centimètres, mais j'ai répondu que je ne pourrai venir. Paradoxe au féminin, plaisir simple de pouvoir les porter pour une sortie entre copines au restaurant en terrasse. Cet accessoire, c'est mon plaisir, ma gourmandise, ma folie parfois, mon simple bonheur au quotidien. Tous les jours, été comme hiver, je ponctue ma silhouette. Un atout ? peut-être, évidemment une touche cosmétique de bien-être, une note de mode, pour moi.

 

 

Gambader
Gambader
Gambader

 

Et puis si ma mère en rêvait sans pouvoir, sans vouloir oser en porter. Adolescente, ce fût mon premier vice affirmé avec mes sous, mon argent de poche, mon premier achat personnel, quasi intime. Aussi important que les premiers sous-vêtements. Une transgression de mon milieu social peut-être, une rupture avec la normalité pour mieux affirmer ma féminité, mes rêves.

 

Accessibles comme aujourd'hui dans ce dressing, j'aime compléter mon allure avec des escarpins, des talons, toutes les tailles, car je sais marcher, fièrement avec.

 

Et puis le regard des autres est différent, et comme un miroir, j'aime cette étincelle dans leurs yeux, leurs compliments aussi.

 

Nylonement

 

Gambader

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