Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 2000...

J'aime les discussions qui naissent de rencontres imprévues, qui glissent sur les passions, et surtout se nourrissent de belles soirées douces d'été où les bulles de champagne sont les seules étoiles pour guider les propos.

 

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Hasard d'une invitation à une soirée, hasard double d'être assis à cette table avec dans la main une belle bouteille de champagne, curiosité d'oenophile, des flûtes près de moi. 

"Et si vous nous serviez quelques bulles d'or ?"

A une si belle question, je n'ai pu qu'accompagner mon regard d'un sourire, et d'un geste souple servir un groupe de jeunes femmes apparemment assoiffées, papotant de mode, de choses légères et d'autres indiscrétions sur les couples environnants. Je laissais alors mes yeux se poser sur leurs robes d'été, soirée chic oblige, en distribuant le champagne. Des petits robes noires, mais aussi de la couleur, des imprimés, plus ou moins réussis pour charmer, une wrap dress sur des hanches rondes si jolies, des brindilles en jupe haute pour prolonger leurs jambes, et la dernière, celle qui m'avait interpellé, avec une délicieuse robe néo-rétro. Une poitrine mise en valeur par le jeu des bretelles fines sur des épaules bronzées, et un cintrage en-dessous pour laisser pigeonner le duo féminin. Une taille fine marquée par la coupe, la prolongation cintrée de cette robe jusqu'aux hanches qui se cachaient sous la corolle typique des années 50, avec un peu de tulle froufroutant en dessous. Un sourire, un compliment et finalement, un coin de jardin pour discuter. La bonne cuvée emportée avec nous dans un seau à glace, la soirée pouvait s'éterniser. Ne chercher pas de suite affriolante, de culbutes pétillantes derrière les haies d'un valmont moderne, de fin plus sensuelle que mes premiers propos, ce ne fûrent que des mots, un long dialogue coupé parfois d'allées et venues de ses amies, de couples amoureux cherchant la frivolité en plus des embrassades, d'un dragueur un peu trop alcoolisé aussi, devenu improbable dans ses réflexions.

 

 

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Sous la lune complice, nous avons parlé de mode, croiser nos métiers et plus encore nos passions, ces moments où la liberté de rêver devient un art de vivre.

 

Bien évidemment, j'ai fini par parler de lingerie, de voile léger, de bas, de bas nylon tout en cheminant sur les chemins de la volupté, de la sensualité, et enfin de la féminité. D'autres bulles, d'autres mots, elle m'a coupé alors pour soulever un peu le tulle de son ensemble rétro, et laisser apercevoir un revers fin sur ce bas couture de teinte claire, une jarretelle. La signature était là dans le geste, dans le partage d'un détail caché, révélant aussi au passage les coutures que je n'avais pas vues avant. 

 

Notre discussion amplifia par la suite ma curiosité, mais aussi sa féminité, en argumentant des satellites associés, comme le vintage, la mode d'aujourd'hui, les repères d'hier. Elle avait fait un choix, en harmonie avec sa personnalité, avec son esprit vif et peut être extraverti, d'opter pour des vêtements rétro, ou revus avec les matières et des coupes d'aujourd'hui néo-rétro. Nous parlâmes des expositions, des livres et des blogs sur le sujet, rigolant de nos pépites communes et de nos trésors encore inconnus, bientôt partagés dans un prochain email. A défaut de voyager dans le temps, ou dans les étoiles de ce ciel scintillant, nous avons parlé de jupons, de talons et d'escarpins, de coiffure et de rimmel, des étincelles qui font la féminité, sa signature. 

Pour elle, l'apparente coquetterie d'aujourd'hui se liait naturellement au féminisme nouveau, avec tant de mouvances, de moyens de manifester et de prolonger les actions vers un seul objetif de réelle égalité, mais son choix était aussi d'être féminine, avec les atouts fifties. Une époque de référence, du style Christian Dior, le fameux New Look qui avait marqué le cinéma, les belles de cette décennie, avec des photos en noir et blanc devenues myhtiques. Audrey, Ava ou Lauren, et tant d'autres, toutes étaient encore là avec ce type de robe, avec leurs tailles marquées, leur volupté souriante. 

"Mon féminisme passe par une ultra-féminité, une vision sophistiquée de ma réalité, de mon existence bien réelle, en femme glamour d'aujourd'hui." 

Cette phrase, longue, je l'ai noté dans un coin, en lui resservant quelques bulles, de ce millésime soyeux, pour entrer dans ce mystère, plus passionnant que son intimité, le pourquoi de ses choix de mode, de sa passion pour le glamour d'hier vécu maintenant.

 

 

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D'autres mots, d'autres affirmations, mes souvenirs ne sont pas complets, mais nous avons discuté longuement, très tardivement, les invités étaient de moins en moins nombreux, la bouteille vide, nos flûtes écroulées dans l'épaisseur du gazon. Il ne restait plus que nos transats, le ciel et les étoiles. Nous avons continuer naturellement sur les bas nylon, sur leur réalité si rare aujourd'hui, sur la douceur et sur leur extrême finesse. Un choix volontaire pour ponctuer la jambe d'un équilibre de symétrie supplémentaire, car dit-elle en riant "les coutures, je ne les voient jamais, elles sont derrière moi, mais elles me sont indispensables, elles font corps avec moi." 

J'ai souri, convaincu par cette vérité, à l'instant plus encore. Nous avons parlé de bas vintage, de merveilles dégotées lors de brocantes ou de vide-greniers, avec des tailles fantaisistes, trop courtes, trop longues, avec ou sans couture. Son art de vivre croisait ma passion, nous étions comme deux gamins, vantant leurs collections, juste avec cette malice de voir pétiller les yeux de l'autre. Nous avons parlé des marques contemporaines, françaises et anglaises, qui perpétuent cette fabrication, en passant par des matières nobles comme le véritable nylon cristal et la soie. La lingerie, le nombre de jarretelles ont occupé nos discours de passionnés, en passant par les corsets, les allers-retours vers les robes anciennes, les nouvelles couturières passionnées. L'univers vintage non pas comme un monde clos mais une dimension complémentaire à la modernité. Que de mots, de bonnes adresses évoquées, de rires et au final cette conviction commune que cette féminité, que ce détail cachée sous sa robe étaient des douceurs quotidiennes, une part de son bonheur d'être femme.

 

 

Bon dimanche, sous étoiles.

 

 

 

Nylonement

 


 

 


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Publié le par Gentleman W.

 

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La robe portefeuille, wrap-dress en anglais, fête son 40e anniversaire. La créatrice Diane von Furstenberg, d'origine blege, mais vivant aux USA après en avoir adopté la nationalité, l'a imaginé en 1974. Inspirée par la liberté des années 70, la nouvelle position des femmes de plus en plus actives professionnellement, elle a donné les bases de cette robe si chic, si sobre et à la fois si tendance.

 

Motifs et imprimés ont été ses choix le plus souvent, mais la déclinaison à plusieurs millions d'exemplaires de ces modèles lui a donné raison de croire en ses créations. Un peud e chance, la folle dimension du rêve américain, Diane von Furstenberg continue à créer, à donner des tendances pour des femmes toujours plus féminines, plus actives, plus amoureuses et séduisantes.

 

Un anniversaire à partager dans les vitrines des Galeries Lafayette, et dans le magasin avec l'exposition de plusieurs dizaines de robes emblématiques. Un bel hommage !

 

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Exposition "Diane Von Furstenberg",

du 3 au 30 septembre.

Galeries Lafayette Haussmann.

40, Boulevard Haussmann, 75009 Paris. 

www.galerieslafayette.com

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes - vous, #Femmes & Culture

Mouchoir, je cherche dans le fatras de mon sac à main, avec discrétion, des mouchoirs. Indispensable dès maintenant en sentant l'émotion déjà me gagner face à cette scène vide. Les fauteuils se remplissent, les allées bruissent de discussions passionnées, entre parents et invités, entre professeurs et élèves. 

 

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Une audition, un presque concours, un moment de présentation de longues heures de travail, entre son instrument et elle, ma fille, je suis prise par l'intensité de tous les efforts qu'elle a accumulés depuis des mois. Un piano, seul sous la lumière, le parquet, la salle qui parle encore, soudain le noir, un début de silence, les derniers bruits, le silence absolu.

 

Le velours du fauteuil, mon compagnon à côté de moi, son beau-père devenu premier complice de son implication, aidant sans connaître la musique, mais la motivant chaque jour, chaque fois qu'elle se relâchait, n'y croyait plus. Sa main, ma main, serrées en attendant la présentation, un professeur vient expliquer le déroulement de la séance, il nous invite à rester silencieux durant les morceaux, mais enthousiastes ensuite. Il salue quelques personnes, encourage et lance la première personne, une jeune femme, toute frêle, des partitions à la main. Chopin, des mains souples qui brisent le silence, des notes enlevées avec aisance, des variations, de la délicatesse. Elle joue, puis s'arrête, se lève pour recevoir les premiers applaudissements, une tension qui s'efface avec cette première interprète.

 

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D'autres suivent, des adolescents, quelques adultes, des débutants, des quasi virtuoses, parfois très jeunes. Je l'attends, soudain c'est elle, concentrée. Son visage n'émet aucun signe de tension, elle est si passionnée, si heureuse dans la musique. Face au clavier, dans une routine naturelle, elle s'asseoit, positionne sa partition, pose ses mains, et là la magie opère. Ma première larme juste après la première note, intense en moi et pourtant un trémolo si doux, un Liszt soyeux, maintes fois entendu à la maison. Mais là, la dimension de la scène, le lieu, ma fille, son interprétation parfaite, sa rigueur, sa droiture, je suis émue, prise dans son jeu. Rien de compte, sauf ce bien-être qui m'enveloppe de sons mais plus encore me remplit d'émotions. Des années de travail, une passion nourrit depuis le plus jeune âge, avec des ruptures, des doutes, des retours plus tard vers ce clavier si exigeant mais aussi si émouvant. Elle et lui, ils s'expriment ensemble, devenant une échappée de volutes musicales, plus uniquement une vision de solfège, mais un sentiment communicant. Rien n'est plus beau, et je n'avais imaginer cette explosion, des larmes avec, des notes encore, et les dernières notes, celles que je connais. 

 

 

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Libérée, elle ralentit ses mains, sort de cette symbiose, s'extrait de l'instrument, se tourne vers la salle, debout, pour elle seule. Applaudissements, un enthousiasme de connaisseurs, et pour moi, le coeur qui bat si fort, celui d'une mère horriblement fière d'elle. Juste un regard flou, où est ce mouchoir ? Je pleure de joie, je reste sans voix, je la regarde, elle brille.

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Calme dans la maison, avec ce soleil qui entre vaillamment dans le salon, les volets ont dû rester ouverts. Surprise par tant de lumière, j'entre doucement, pieds nus sur le parquet, avec juste ma longue chemise de coton, un orange pastel, un confort d'automne, mon cocon qui a enveloppé ma nuit. Il est là, dans son coin, son capharnaüm de papiers, de livres, de crayons, d'idées et d'objets insolites. Il dort. Sur son bureau, épuisé par la nuit, par les heures, les touches sans limites qui ont saturées son ivresse de mots. Hier soir, il m'a embrassé, s'est levé, nous lisions ensemble dans notre lit, encore une bise, un signe d'amour. L'insipiration l'agitait, je m'étais endormie seule, connaissant ses gestes-là, ce cliquetis au loin sur le clavier.

 

 

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Dans le noir, il est venu là, il a probablement ouvert la fenêtre, laissant  les volets ouverts sur notre courte terrasse pour voir la nuit, la sentir présente, et pour apprécier le silence. Bien que celui-ci soit relatif, en fond sonore, presque peu audible avec les sons du jour, de l'extérieur, j'entends des sonates, le clavier subtil et les teintes endiablées de Glenn Gould. Ce cd tourne sans fin, une boucle qui signe en général la fin d'un texte, d'un roman. Pause. Je connais ce signe, je trouve sur le canapé, les pages imprimées, raturées, le manuscrit entier, sans titre, d'autres ratures en majuscules, il aime que nous en décidions ensemble. c'est le ruban commun pour entourer la fin d'un ouvrage. Tout semble là, entre version imprimée et complément manuscrite.

 

Il a écrit, donné ses dernières forces, poussant sa conclusion, accouchant des dernières phrases, vivant l'intensité de cette histoire d'amour, j'en avais lu quelques pages, celle d'un chapitre au hasard. Mystérieusement il les laisse traîner, attisant ma curiosité, attendant de savoir où il va, et si cela ne me plait pas, il faudra les réécrire. Patience face à cette critique, la mienne, sa première lectrice, sa muse aussi. Un rôle en plus de celle d'épouse, de maman, de femme, il me l'a dit un jour, car sans moi, il ne peut écrire, même si ils ne nous racontent pas. Mais je suis un point de repère dans les brumes de son inspiration, dans les envolées de nuit comme de jour, dans ses moments de doutes, dans ses moments forts et vamipiriques où les mots le sucent jusqu'à ne laisser que des mains crispées, inertes, sclérosées par l'effort. Mais sans les pages, sans cette imagination qu'il ne maîtrise, sans accomplir cet acte humain de donner vie à des histoires, il ne peut vivre. Il exorcise des douleurs intérieures ainsi, simplement, durement.

 

 

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Avec un thé, je m'enroule discrètement dans la couverture douce, je me love dans le canapé, et je lis. Première page, premiers mots, premiers pas dans son imaginaire, dans ce labyrinthe où il aime capturer tout de suite l'attention des yeux qui le veulent. Là, il me prend, plutôt me donne sa vérité, ce chemin avec une personne, peut-être son héroine, je lis, j'avance. Devant moi, il dort la tête sur un coussin, à côté de son clavier, une pose sans élégance, peu confortable car assis, mais c'est une de ses habitudes, la fatigue a pris totalement possession de lui. Ses rêves sont des espaces blancs, s'amuse-t-il à me dire, après cette course folle pour une conclusion, pour une fin. Il dort, et moi, je décortique son intrigue, ses personnages, l'intensité des mots, du style que je connais, que j'aime comme l'homme derrière, un privilège entre ce futur livre, lui et moi. Je le lis, je voyage en lui, sagement, je pose les pages, je note des fautes, je souris de ses étourderies, de ses redites, de ses tournures trop molles, de ses excentricités si fidèles à notre complicité. Je lis, chaque lettre, chaque mot, chaque paragraphe, chaque page, j'approche de la fin, le tas lu s'épaissit sur le coin de table. Je le dévore, sans limites moins non plus, les heures passent, je me remplis de lui, de ses mots, de son parfum, car son style est parallèle à son odeur. Il n'y a que lui, que moi, que nous, ses mots qui donnent un trait d'union de plus.

 

Sur le mot "fin", je pose la dernière page, le soleil a tourné, picore son bureau, bientôt sa tête affaissée sur le coussin, je prends ma tasse. Repue de littérature, je bois le thé fumé, une ponctuation. J'attends son retour auprès de moi, après cette apnée nocturne dans les grandes profondeurs des voyelles et des consonnes. 

 

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

J'avais mis ma petite robe noire, une nouvelle, un peu drapée sur les hanches, avec un collier moderne, entre fils et perles de couleurs, mes cheveux libres et coiffés. Une amie m'invitait dans sa nouvelle colocation, un superbe appartement avec terrasse sur les toits, une centaine de mètres carré partagé avec deux autres femmes. Une soirée pour mélanger les amis, de nouvelles rencontres m'avait-elle promis, mais avec un thème un peu chic "ladies and gentlemen". Le beau quartier appelait cette élégance.

 

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En sortant du taxi, j'avais troqué mes ballerines pour des hauts talons, prévoyante mais aussi féminine, mon grand sac à main me permettrait d'être toujours en plein confort, le bouquet de fleurs dans l'autre main. Ascenseur à grille au centre d'une escalier large haussmannien, je me serrai avec un couple lui en costume gris, triste comme un financier voyant dégringolé la bourse, et elle en tailleur gris, aussi triste mis à part son sac de marque exhibé.

Dernier étage, de la musique, contrastant avec le silence monacal des précédents, ils sortent, mais heureusement ils ouvrent leur porte opposée à mon chemin, les grincheux ne me suivent pas. Sonnette, attente, sonnette, et enfin une ravissante blonde, un robe bleue, une embrassade joviale avec elle que je ne connais pas, une foule dans le salon ouvert. Je pose mon trench, dans la chambre de mon amie, retrouvée dans la cuisine, entre tapas et champagne, elle me libère aussi des fleurs, de mon sac, et m'entraîne.

 

 

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Des lumières colorées sur les longs murs blancs, des moulures au plafond, des canapés larges, un lounge bar ou leur salon, j'hésite, bel espace en tout cas. Je pioche dans les bouchées apéritives, je la suis, vers la terrasse. Elle me présente à des personnes différentes, dont je ne retiens même pas les prénoms, artistes, consultants, copines, collègues, des gens avec d'autres gens. La nuit est là, la chaleur aussi, je retrouve d'une autre relation, déjà vue, je ne sais plus où.

On boit, on discute du lieu, de tout, de rien avec la musique pour les silences. On en arrive aux compliments pour mes talons, une question sur la marque, j'hésite entre la copie d'une marque connue, so chic, et une simple affaire faite entre deux pauses déjeuners, je ne sais plus, pour éviter de mentir, mais c'est vrai ils en jettent mes escarpins. Double brides, paillettes, et talons fins, belle cambrure, on parle des autres chaussures accessibles devant nous, dont une paire magnifiques, au bout de jambes interminables. On rigole de cette robe si courte, si moulante sur la caricaturale blonde à forte poitrine, elle semble attendre avec sa flûte, entre deux pots de fleurs, une bimbo sur un toit. Alcool aidant, on sympathise en cherchant d'autres belles créations, en repassant sur la blonde au passage pour persiffler encore un peu. On se rassure sur nos petites robes noires plus classiques, plus sobres, plus longues malgré tout, moins tapageuses. On disserte sur la féminité, la sensualité et le vulgaire, le regard des hommes aussi.

 

 

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Et là surprise, j'ai failli renversé mon verre sur ma robe, un homme se dirige vers la blonde, toujours aussi caricaturale dans ses poses. Je le connais, même très bien. C'est mon ex. Lui, le type le plus coincé du monde, un brin geek, concerné par son boulot la semaine, et son boulot le week-end, que j'ai quitté en renonçant de le surprendre même en passant en nuisette, porte-jarretelles et bas noirs devant son clavier. Jamais le temps ! Lui, il est là avec cette pétasse moulé comme une barbie de trottoir, une pamela étouffé par ses nichons sur-gonflés. J'hallucine, la personne avec moi, me demande pourquoi mes yeux sont si ronds, si ce sont les bulles du champagne rosé. Non, juste ce con avec cette ***** blonde. 

 

Je bois ma flûte, je ne réponds pas, j'attrape un seau de glace, je retire les deux bouteilles, je me dirige vers lui, lui tape sur l'épaule. "Toi" et "ici" seront les deux seuls mots qu'il aura dit. Je lui offre un défi en version express, de l'eau et de la glace, de quoi lui rafraîchir les idées, de calmer la chaleur des poumons de la robe minimaliste toute proche et aussi mouillée. 

"Tu as gagné, maintenant fais un don."

 

 

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Un froid dans la soirée, puis une immense rigolade, tout le monde applaudit. J'en profite pour filer, avec mes ballerines dans l'escalier, mon trench pour cacher l'eau qui m'a ruiné mes bas et une partie de ma robe. Quelle douche froide !

Je ne suis pas sure d'avoir à mémoriser l'adresse, pas sure de revenir ici, invitée ou non.

 

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Comment croiser nos habitudes liées aux saisons, nos réflexes face à la météo et surtout ses aléas et notre dressing ?

 

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Un coup d'oeil par la fenêtre, à peine réveillée, la tête entre les rêves et le parfum de notre amoureux encore endormi, vus apprécier avec difficulté ce temps de septembre. Gris dehors, le jour pointe son nez, la fraîcheur est là, va-t-elle devenir permanente ? Un coup d'oeil à vos chaussures dans l'entrée, vos étagères qui débordent, en allant vers la cuisine, bottes ou ballerines, escarpins ou simples sandales, vous ne savez plus exactement.

 

Café ou thé, quelques tartines de pain grillé, une odeur douce, un peu de confitures, un yaourt , non, ce fromage frais et crémeux avec des petits bouts de pommes caramélisées, votre corps se réveille avec le goût, un petit bonheur. Des pas, c'est lui qui va directement vers la douche, le bruit de l'eau. Le jour pousse un rayon de soleil vers votre tabouret, vous vous frottez à lui. L'esprit rassasié, vous évoluez de nouveau vers la salle de bain, vers la chambre, pour préparer votre petit top en coton, pas trop épais, juste moulant, libérant vos épaules, idéal avec cette jupe mi-longue, fluide.

 

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Douche, maquillage, détente un peu, mais le temps file, des bisous en passant, il est déjà habillé, prêt à partir vers son univers de travail, il passe sa main sur votre dos, sur vos fesses, vous reculez, vous revenez vers lui, un doux jeu complice. La mode, elle vous habille encore aujourd''hui, simplement avec en plus ce bracelet multiple, ses ballerines bicolores.

 

Un miroir, vous, lui derrière devant son clavier, vous avec votre brosse, quelques coups pour lisser les pointes, mais aussi pour laisser libre votre coiffure. Une touche de rouge à lèvres, votre touche personnelle, toujours raccord avec vos ongles vernis. Un sousire, et là étrangement son regard vers vous, discret, il vous regarde. Il vous aime.

 

 

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Votre sac à main, des bisous encore, votre téléphone, une hésitation pour ce trench ourt ou ce gilet fin, fait-il encore assez froid ? fera-t-il chaud ? La journée commence.

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Matin, après-midi, soirée, alors que je n'y croyais plus, j'ai ressenti cette ambiance d'été.

 

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Oui en septembre, après l'avoir attendu semaine après semaine, et durant juillet et août, sans trop de bruits, le ciel bleu est devenu douceurs et teintes orangées, avec juste un souffle léger de vent. Là la chaleur est venue se poser sur mon pull fin, sur ma jupe longue, mes sandales, et mon grand sac. Je rentrais du boulot, la tête encore en pleine analyse des questions exposées avec le client pendant cette réunion tardive, et là dans la rue, du calme, une étrange impression.

 

Le ciel m'a attiré les yeux, m'a dit qu'il me suivrait jusqu'à chez moi, pas en transports mais bien à pieds, tranquillement. Alors j'ai pris cette seconde option, en me baladant au gré des trottoirs, les passages sous les immeubles, les petits jardins, les squares. Sagement, j'ai pris le temps de savourer la chaleur et sa douceur prolongée. Tout l'été, je l'ai attendu, car c'est un atmosphère délicat, un savoir-être qui vous prend dans ses bras, vous accompagne.

 

Flâner, regarder les fleurs, les feuilles, rousses pour les châtaigners, vertes pour les autres arbres, suivre les derniers signes d'une période de belle harmonie avec la nature. Une boutique, des fleurs, pour un bouquet, pour le salon, une idée pour moi, pour nous, pour penser à mon homme en déplacement. J'aime quand le temps se dilate, décompose des actes mous, des envies floues, des moments plus longs et souvent gorgés de bien-être. Certes la plage est un peu loin, car là, instinctivement, je prendrai volontiers une pause sur une terrasse, pour boire un verre, observer la soleil qui tombe dans l'océan.

 

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Je me contente des arbres de ma ville, je ne peux qu'apprécier ce privilège de verdure, de petits oiseaux bavards, de nature envahissante dans une ville trop bétonnée.

 

Un chat m'attend sur le coin de la bordure, pris par ses pensées, confiant de son statut de félin dormeur et souvent fatigué. Il tourne lentement sa tête, se lève pour passer entre les jambes, se frotter. Je me baisse pour récupérer ma bête câline. Douceur encore, et puis finalement la terrasse de mon appartement, petite mais si cosy, un coin de ciel orangé m'attend lui-aussi.

 

 

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Nylonement

 


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