Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 2000...

Promouvoir le port du bas nylon, chaque dimanche sur ce blog, pour donner les clefs à toutes les femmes qui veulent choisir cet accessoire délicat. Pour un usage occasionnel ou quotidien, mais surtout pour sortir des préjugés et des ignorances qui entourent les jarretelles et les véritables bas nylon.

 

Pour autant, nous ne devons oublier un sentiment bien réel qui suit la couture de ce voile ultra-fin, posé sur vos jambes. Car si l'aspect pratique convainc les porteuses régulières, habituées à attacher en quelques secondes les six jarretelles minimum. Tout cela s'associe au confort soyeux, de la caresse enveloppante des bas sur chaque jambe. L'accesoire habille alors le corps féminin, entre escarpins et jupe. 

 Inconsciemment, ou même consciemment, le bas nylon ouvre une autre dimension : la séduction. Si il embellit la silhouette, surligné parfois de sa couture arrière, verticale jouant de la symétrie de chaque gambette, cet artifice de nylon devient un cocktail aphrodisiaque.

 

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Un nuage de quelques grammes, infinimement fin, charmeur pour les yeux quand il uniformise les jambes, donnant une teinte poudrée parfaite, le bas nylon séduit. Sa présence cachée est un jeu, car si parfois il exprime quelques plis révélateurs de sa souplesse mais aussi de sa réalité de fabrication avec un savoir-faire ancien, il attire les yeux, attise de possibles désirs. 

Et quand il se laisse apercevoir, un début de revers, une simple zone plus sombre ou colorée à mi-cuisse, un revers, voire un ruban de satin, celui d'une jarretelle tentée par la lumière, le bas nylon devient une signature glamour. Il ne dit pas que cette femme est un objet sexuel et disponible, au contraire, il confirme que vous avez en face de vous, une femme libre, assumant sa féminité, méritant le respect de votre regard. Un choix de volupté, comme tous les dessous savamment choisis pour attiser le feu de l'amour, un joli bustier, un serre-taille soyeux ou une guêpière posé sur les hanches, ou encore un porte-jarretelles, ces atouts glorifient la sensualité des femmes.

Pin-up rétro ou femme moderne, sereine avec sa sexualité, le bas nylon devient alors un bijou indispensable pour le jeu de la séduction.

 

 

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Elle seule pourra décider de l'aventure, juste avec votre regard, juste habillée ou simplement déshabillée. Avec l'aide de vos mains, les vôtres Messieurs, ou dans un strip-tease improvisé, vous êtes le bourdon pris par la reine des abeilles, ses aiguillons transformés en talons hauts, sa taille corsetée et les bas nylon. Envoûtés par sa volupté, vous êtes happés par cette transparence, vous êtes fascinés par ce corps que vous sembliez connaître, sculpté par ce nylon moulant, ensorcelé par ce parfum léger.

 

Elle seule décidera du moment où vous toucherez enfin le nylon, le revers de dentelle, la peau, la chair proche de son intimité. Oui au-delà de signer la jambe d'une douceur infinie, de vous rassurer, vous Mesdames, de votre féminité glamour et intemporelle, le bas nylon est une clef de séduction.


 

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Défendre le bas nylon, pour faire connaître les marques vintage ou actuelles, pour partager des informations autour de cette passion, reste un relais aussi entre le respect dû aux femmes, et leur liberté de séduction.

 

Vous, Mesdames, vous portez des bas nylon, vous choisirez à quels instants, vous pourrez les montrer, ou juste les garder pour vous, égoistement telle un caresse permanente.

Vous, Mesdames, vous saurez user de leur magie, pour nous séduire, en offrant librement votre corps dans un lâcher-prise nyloné.

 

 

 

 

Nylonement

 


 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

Troublant paradoxe, je suis un esthète, et pourtant je me nourris plutôt de mots, mais aussi de livres et de beaucoup (trop) d'heures dans les méandres des blogs et d'internet, finalement des images, peu de films. Je devrais être cinéphile, mais je n'ai pas le temps d'aller au cinéma, entre famille et activités. De plus les super salles de cinéma, tous conforts, avec même la 3D inutile, sont trop chères, seul ou avec mes enfants. 

 

Mais parfois, un coup de coeur, une envie, un hasard aussi, je pousse la porte d'une salle sombre, si possible avec ma compagne, et je redécouvre le plaisir du cinéma, grand écran, musique et bon film.

 

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Le coup de coeur du mois est GEMMA BOVERY. Sans connaître réellement le sujet, en ne sachant pas qui est l'actrice principale, inversement en étant déjà saturé des mimiques de l'acteur principal, mais avec juste une minute croisée par la bande-annonce, et un soudain coup de coeur pour l'ambiance romantique, j'ai emmené dès la première séance, ma cinéphile chérie.

 

Je suis entré dans cette boulangerie, j'ai senti le pain, la farine, les spécialités sans sophistication, bien réelles, vraies dans leur interprétation. Fabrice Lucchini, en boulanger, dans un village tranquille de Normandie, le vert des paysages, les gouttes de pluie, la douceur de vivre, les pommes et soudain un rayon de soleil, Gemma Bovery, celle qui va tenir l'histoire. Une parenthèse d'émotions, la force d'une rencontre, d'un premier contact et d'un impossible roman de vie, avec un homme passionné de mots, de Flaubert. Doucement je suis entré dans les lieux, j'ai suivi les chiens dans les sous-bois, la silhouette émouvante de l'actrice Gemma Arterton. Sentiments, ennuis, snobisme, et un choix volontaire de caricature des caractères, et puis ce lien romantique, celui que j'aime dans les livres, dans les films en général. L'histoire suit son cours, les saisons, les errances de l'amour et le paradoxe du bien et du mal, du regard de l'un sur l'autre, de l'envie charnelle comme intellectuelle. J'ai aimé voir cette belle histoire et les touches de soleil sur la Normandie, dans un coin sans Paris, sans ville, mais avec des gens heureux, amoureux, malheureux.

Bon film sans être exceptionnel, mais délicieux pour nous couper de notre monde, brutal et violent (enfin surtout le journal télévisé, les séries ensuite), c'est une belle tranche de bonheur !

 

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Je vous laisserai aimer, je vous laisserai détester car chacun a en lui une zone complexe entre raison et désirs, entre sentiments et attentes, entre réflexion et lâcher-prise pour croire ou non en la douceur d'un film. J'ai aimé ce film, je n'ai pas essayé de lui trouver des défauts, car il en a, mais ils font partie des choix de la réalisatrice, comme le sont ceux d'un écrivain. On ne réécrit pas le livre pour autant, on s'évade simplement, et cette balade normande fût une madeleine bovarienne, sagement modernisée.

 

D'ailleurs n'oublions pas que Flaubert n'est qu'un lointain prétexte pour un romantisme qui divague sur notre société actuelle, entre ville et province, entre nos rêves et notre réalité désirée. Et que le scénario provient non pas de notre grand écrivain mais d'une adaptation d'Anne Fontaine à partir du travail d'une dessinatrice-scénariste anglaise de BD : Gemma Bovery par Posy Simmonds.

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Allez, filez vite avec votre compagne, votre compagnon, des pop-corns dans cette bulle de bien-être.

 

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Rendez-vous, déjà présent dans ce café, derrière la vitre, j'ai pris la place du chat, je regarde la rue, en tournant la cuillère dans mon chocolat crémeux. Habitude venue d'une précédente vie, ou pour préparer la suivante, je suis au chaud avec les rayons plus rares du soleil , mais qui passent ici près de moi, brillent sur la tasse, se reflètent aussi sur les premières feuilles jaunes de l'arbre. 

Lentement, je me répète les termes des contrats à négocier lors de cette réunion, je prépare les coups d'avance, une partie d'échecs qui ne peut avoir que la réussite au final. Les mots en moi défilent, mes yeux captent le vide, pas uniquement. Troublante elle passe, elle cherche son chemin, s'arrête, hésite, consulte son application mobile. Par précaution, elle pose ses gants dans son sac, tape l'adresse, tourne pour se repérer à ce carrefour bruyant, avec des rues qui passent, traversent, tournent en tous sens.

 

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Une pause peut-être elle regarde le ciel, bleu entre deux nuages crémeux, elle réajuste son trench fort court, sur ses jambes nues, peut-être un collant chair, j'hésite, j'aiguise mon oeil sans savoir. Fashionista, elle a succombé à cette mode qui revient depuis trois ans, sans réellement trouver son public, celle des chaussettes hautes. D'autant plus qu'elle a osé les escarpins fins, un chic parisien, sur ses jambes fines. 

Elle téléphone, semblant attendre, je love mes pattes sous mon costume gris, je prends aussi la pose. Mon regard la mémorise en trois dimensions, ses lunettes, ses boucles blondes dans ses mouvements, ses épaules, son sac bleu, et sa légèreté sur les talons.

 

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Finalement la mode, c'est simple, et seuls les femmes ont cette magie au quotidien.

 

 

Nylonement


 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Prendre le soleil, là face à la mer, en cet automne déjà présent, avec le vent, l'iode, le silence relatif des oiseaux, des bourrasques et des vagues qui s'échouent. Un grand bol d'air, je suis en vacances, en grandes vacances, en retraite même, depuis quelques semaines, et je relativise doucement. Lentement, je comprends que je vais pouvoir me lever à l'heure de mon choix, sans réel agenda, sans réelle obligation et sans réunion. Je suis libre de ce temps, de mes prochaines années, un nouvel espace.

 

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Une étape, un repos que je n'attendais pas, mais c'était ainsi, la fin d'un cycle, un de plus après celui de mes hormones, celui plus dynamique où les enfants étaient encore là, celui d'un premier mari, tout cela est derrière. Heureusement il y a lui, moi, nous. Lui qui travaille encore, car il en a encore envie, car nous partageons ses projets pour voyager et pour comprendre notre monde. Moi qui l'aide dans ses tâches, moi qui prépare déjà l'arrivée de petits enfants, mais aussi qui rêve déjà d'activités différentes, de bénévolat pour rester en connection avec les autres générations, pas de bridge, mais des cours pour les jeunes, des conseils, des défis actuels. Nous, un nouveau domaine que nous explorons depuis quinze ans avec le même amour, les mêmes folles embrassades, la même fusion. Amoureux de nos corps, de nos esprits et de nos longues discussions, toujours soucieux l'un de l'autre, toujours surprise par ses idées. Mais j'aime surtout, toujours et encore, la chaleur de ses bras, ce cocon bien à nous, là face à la mer.

 

 

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Jamais dans l'eau, trop froide, du moins pour nager, mais juste pour marcher un peu, ou pour d'autres balades en bord de mer, sur les plages, nous le faisons chaque jour, comme un rituel confortable pour parler encore, pour savourer le vent aussi en silence, pour nous nourrir du soleil. Même si récemment la pluie était un peu trop présente, nous avons poursuivi, pour déguster notre thé fumé chaud ensuite, serrés l'un contre l'autre, notre truc à nous. Mais aujourd'hui il fait beau, il travaille à l'intérieur, passe les yeux dehors, m'embrasse dans le cou, les cheveux relevés coincés dans mon chapeau de paille, j'adore ses lèvres.

 

J'adore ce soleil, ce nouvel agenda. Plus près de lui.

 

 

Nylonement

 


 

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

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Souplesse et douceur, comme dans un monde ouaté, je suis non pas mes mouvements, mais un vol, plutôt un survol de mon corps. Quiétude, sans aucun bruit, non pas dans un nuage, avec une relative légèreté, mes yeux guident mon déplacement dans les trois dimensions, en prenant soudainement de la hauteur quand je lève la tête, piquant si je regarde le sol. Etrange position, la tête en bas ou la tête en l'air, je ne sais plus, mon équilibre se joue de tout, mais pourquoi suis-je là, derrière mon canapé. 

 

Une interrogation, un coup d'oeil, une volonté et je décolle, survolant mon salon, apercevant ce couple, lui et moi, notre couple, étendus là sur le gris moelleux des coussins. Deux pommes, un thé, nos tasses, notre bulle de détente.

 

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Etrange sensation, je nous vois, serrés l'un contre l'autre, regardant un livre, non une tablette, des photos de notre dernière échappée ensemble, quelques jours privilégiés vers la plage, ils tapotent, glissent, agrandissent et commentent les clichés. Au-delà des paysages, des souvenirs, des balades, main dans la main, des repas dans des endroits charmants, le vent dans les vertes étendues, les couchers de soleil et leur bien-être qui les fusionne. Je me sens bien.

 

Je redescends plus près de lui, sur son épaule, dans la chaleur si particulière de son corps, vive en toutes saisons, traversante et attirante, comme un aimant froid sur un aimant chaud. Collés, dans un confort naturel, mes jambes étendues, ma jupe un peu relevée, son regard qui quitte parfois l'écran, caresse mes jambes. Mes talons sont tombés sur le sol, je suis bien près de lui, mon homme. Il me prête son épaule, son corps, tout son être pour que mes courbes se lovent sur lui, avec lui, presque en lui. Un jeu avec de multiples combinaisons douces, entre ses bras, sur son torse parfumé, entre deux coussins, sur ses jambes où je pose les miennes durant nos lectures communes, juste là simplement près de lui.

 

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Je suis bien, avec cette chaleur, avec cette lumière, ah non, il fait nuit, mais d'où vient cette lumière, de lui peut-être, des battements de son coeur, là dans ma tête. Je bouge, je le sens encore plus proche. Une lumière douce sur le côté du canapé, un oreiller, son visage, un sourire, relevé, il lit un livre, un polar sino-américain. Ma tête est là sur sa poitrine, son parfum, j'ouvre mes yeux, le vol s'arrête, devient réalité. Coincée avec justesse contre lui, dans le lit, entre l'oreiller et son corps, comment suis-je venue là ? nous regardions la télé depuis le canapé gris. Il sourit en voyant mes yeux ronds, retient une mèche de cheveux, se penche pour m'embrasser dans le cou, sur mes lèvres aussi. Pas un mot ! 

 

Il me caresse, m'emporte dans notre bulle celle de notre bonheur, de nos nuits ensemble, de cette douceur immense, dans notre canapé ou notre lit.

Notre amour !

 

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Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Profitons de tout.


Aujourd'hui, je suis assise sur ce banc, dans un square, certes la route n'est pas loin, les bruits aussi, mais je respire les derniers airs chauds de l'été. Le mois de septembre s'écoule, les jours avec, une parenthèse, un bonus, une drôle de façon de voir les choses peut-être pour vous.

Mais il y a deux ans, j'étais K.O. . Bousculée, j'étais redevenue un foetus fragile, loin de la trentenaire flamboyante, et vînrent les journées entières à vomir, les jours de douleurs, les instants intenses mais sans aucune force. Rien ne m'avait préparé avant, un article dans mes magazines féminins, une page tournée distraitement, des soutien-gorges roses jetés en l'air, des rappels parfois de sujets autour du cancer, mais tout cela c'était pour les autres. Loin de moi, de mes proches, de mes amies. Et dans le tourbillon, en avant, en arrière, vers moi, vers eux, j'avais compris ensuite le silence des fameuses amies, leurs mots qui ne sortaient pas, leurs airs dubitatifs face à ma couleur pâle, à mon envie de les voir sans pouvoir les suivre au restaurant, sans pouvoir communiquer clairement, sans oublier ces mots de "maladie" ou de "malades". Deux années de solitude, avec un mec parti un mois après l'annonce, peut-être avait-il raison de s'avouer inutile, de ne pas savoir m'aimer ainsi, un lâche pour les autres, moi je m'en foutais car j'avais mal, très mal en moi. Et maintenant encore, en rémission annoncée par deux spécialistes, en sécurité et sans douleurs enfin, je repense à cela. Je serai définitivement différente, sans avoir vieillie trop vite, j'ai mûri très certainement.

 

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Je respire, je me gonfle de cet air, de ces arbres aux feuilles rousses, du vert naturel encore présent, des oiseaux, du soleil plus encore. Je gonfle mon reste de poitrine, je vis. 

 

Certes j'ai changé, j'ai vécu d'autres perspectives, sombres au début, lumineuses ensuite. Alors pour ma mode, quand j'ai repris ce boulot à temps partiel, idéal pour résorber ma fatigue hebdomadaire encore présente, j'ai changé là aussi.

Finis les jeans, le confort mou, la silhouette jeune mais sans féminité affirmée, car à l'époque mes petits seins pointaient sous ce pull léger, ce top moulant, suffisait à voguer entre femme anodine et femme simplement casual. Aujourd'hui, plus encore face à l'impossibilité de cette prétention féminine de mon buste, je veux être glamour, je veux être présente, ne plus jouer de mon invisibilité.

Alors j'ai sorti un autre atout, mes jambes. Des talons, une razzia faite avec ma meilleure amie, mon épaule durant ses derniers mois. Des talons hauts, fins, des brides, des escarpins avec ou sans plateforme, mais j'ai pris de la hauteur et puis j'ai opté pour la jupe ou la robe, uniquement, disons principalement. Je montre mes jambes, je ne les exhibe pas, ma mode passe par un regard vertical, vers celles-ci.

 

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Alors boutiques et e-shops, j'ai dévalisé les unes et les autres, pour remplir mon dressing, je me suis redéfinie ainsi, avec une féminité toutes en jambes, et cela aussi a été un médicament. Surtout quand certains compliments sont passés par là, quand certaines ont reluqué mon collant graphique, ou dernièrement, par un matin frais cet opaque scintillant avec une jupe blanche. Rien, je ne me refuse rien, car c'est un levier pour croquer à nouveau la vie. Je suis jeune, je suis femme et j'espère être bientôt amoureuse et aimée.

Comme je suis.

 

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Nylonement


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Attendre, en respirant l'air frais de ce matin de septembre, seule face à un café crème, avec l'avenue et ses arbres devant moi, je patiente.

 

Viendra-t-il ?

 

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Une question que je me pose depuis une semaine, chaque minute depuix hier, chaque seconde depuis mon arrivée ici. Ce n'est pas un rendez-vous, pas un premier contact après une histoire sur internet. Non je l'ai connu dans une soirée entre étudiants, je ne me souviens plus exactement laquelle, ni quand ni comment j'ai fini dans ses bras. Il était sage, presque coincé, là dans un coin, les autres parlaient forts, faisaient des selfies un peu débiles, les filles comme les garçons. Il attendait avec sa flûte, son pull en v, son regard perdu, pas vraiment poète, juste un peu décalé. Alors après les alcools et les bulles, je ne savais plus ce qui m'avaient tourné l'esprit, et lasse des discussions dans le bruit de cette musique techno, je suis allée le voir. Par hasard non !

 

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Parce que sa gueule d'ange anodin m'intriguait, et puis j'étais fatiguée d'être chassée pour mon petit cul rond qu'ils reluquaient tous, jalousaient toutes. Avec mon short, mon collant opaque, mon top laissant la liberté à mon corps de se montrer, de s'exprimer, je suis venu vers lui, et je l'ai embrassé. Oui directement.

Il a ri, et il m'a entouré de ses bras, jouant avec virtuosité de ses lèvres, des miennes, de ce contact soudain et fou. On a fini dehors, sur la terrasse sous les étoiles, dans un transat, moi couchée sur lui, parlant de nos études, de nos parents, de nos vacances, de tout, vraiment tout, sauf de savoir pourquoi on était là, deux heures après, ensemble.

 

 

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Coup de coeur ? coup de folie plus surement, je suis reparti avec lui, chez lui, pour dormir enfin presque. Mais rentrée et études, nous ont séparés, malgré des heures de téléphone, des milliers de sms, du skype, des week-ends amoureux. On a fait une pause après six mois fougueux, comme brisés par une routine, avec nos sentiments, mais la réalité de nos cursus éloignés. Et puis nos hormones, nos envies, nos heures au lit, une surprise, plutôt des surprises car il est amoureux et toujours là. Alors cette pause devait se faire, examens obligeant aussi cette coupure. Sans cassure.

 

Des heures à regarder ses photos, son profil fb, ses tweets, sa vie au loin, notre complicité évidente. Alors j'ai écrit, pleuré un peu, exigé, et souhaité, je l'attends.

 

 

Nylonement

 


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