Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes - vous

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Femmes - vous
Interview : Stéphane THOUANEL - Voyages entre hier et aujourd'hui

Les réseaux sociaux apportent du futile, trop d'inutile et encore plus de pathétiques "informations" mais heureusement aussi la sérendipité nous offre de belles découvertes. STEPHANE THOUANEL est de ceux-là, au hasard de photos en noir et blanc, séduisantes, charmeuses même, puis ensuite double hasard en lisant PURE VINTAGE MAGAZINE, une série en couleurs, en mode vintage, avec de la mode et de la déco. Photographe amateur, passionné de belles carosseries, de pâtines réelles, de couleurs et de musiques rétro, il voyage en duo avec sa belle dans la mode, dans un univers toujours pétillant. Shootings après shooting, il s'affirme, corrige aussi, persiste, s'amuse et partage surtout tout cela avec nous tous. Ultime chance, il adore sublimer ses modèles de tous âges avec de la lingerie et quelques jarretelles, des bas nylon en bonus. Laissons-le parler de lui maintenant ...

Cher Stéphane, vos Premiers Pas :

Votre naissance photo (quand, où, comment, …) ?

Une passion qui m'est venue enfant à l'époque de l'argentique, puis qui est restée plus ou moins en sommeil pendant des années et qui a repris ses droits il y a maintenant 8 ans grâce à la photo animalière en pleine nature et enfin mon amour immodéré pour La Femme et la féminité.

 

Votre première photo émotion, quels souvenirs ?

Cela ne fait pas partie de mes premières photos mais celle qui m'a donné le plus d'émotion et celle que mon oeil a vu. Malheureusement je ne l'ai pas prise, un cerf sortant du sous-bois qui m'a regardé. Un échange intense d'émotion ! puis l'animal est reparti sans que je puisse appuyer sur le déclencheur.

 

Votre premier appareil photo, et les suivants ?

Mon tout premier était un appareil Kodak Instamatic Caméra X77, suivi d'un Agfa Insoly, un Fujika AE1, un Minolta, un Sony Alpha 100 numérique, un canon 7D et pour finir un canon 5D mack 3, il en manque sûrement quelques uns ma mémoire me faisant défaut.

 

 

 

Interview : Stéphane THOUANEL - Voyages entre hier et aujourd'hui
Interview : Stéphane THOUANEL - Voyages entre hier et aujourd'hui
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Interview : Stéphane THOUANEL - Voyages entre hier et aujourd'hui
Et la Passion Photo ?
Quel chemin avez-vous pris pour devenir au fil du temps un photographe amateur ?

Totalement autodidacte, seul mon avis me guide et me fait progresser.

 

Une balade en couleurs ou en noir & blanc, quelles épices vous conviennent le mieux ?

Tout est une question de période et de thème. En ce moment je suis plutôt inspiré par le noir et blanc. Cela reste pour moi quand même mon domaine de prédilection, en regard de mes débuts en argentique (pour les plus jeunes lecteurs, un appareil photo reflex avec des pellicules, qui demandaient enusite un développement dans un labo, mais avec tant de nuances, Rien d'instantané, et pas dans un téléphone ;-).

 

Quelques pas en argentique, peut-être ?

Oui mes débuts ce sont fait grâce à l'argentique et à mon papa qui me donnait accès au laboratoire du commissariat afin de faire mes développements photos.

 

Des portraits de face, de profil ;-))) plus sérieusement, une balade pour des expériences diverses ou déjà une volonté de créer votre propre univers ?

Mon instinct me guide lors de chaque expérience et me permet de me créer mon propre univers et ma propre vision des choses.

 

Un shooting : un moment complice entre le modèle et vous, quels ingrédients magiques pour un résultat probant ?

Le regard, la confiance, l'échange et une certaine alchimie.

 

Et pour le partage de vos photos (internet, exposition, livre, …) ?

Internet oui grâce à Facebook, Instagram qui permettent une certaine diffusion, quelques expositions et bien évidemment pour moi l'aboutissement est le livre que je prépare pour le 1er trimestre 2017.

 

Nous en parlerons plus à la fin de ce livre justement.
Un projet fou de shooting, quel serait-il ?

Chaque projet est un projet fou, ils se bousculent les uns, les autres et me portent toujours vers de nouvelles envies. Mais essentiellement un shooting avec des personnes de plus de 70 ans et leurs coquetteries naturelles.

 

Belle idée, de capter des personnes de tous les âges, avec un présence différente et riche. Un coup de cœur dans la photo actuelle ?

l'exposition et le travail de Frédéric Fontenoy

 

Je vous comprends, une maîtrise formidable de la mise en scène, une vision artistique toujours renouvelée, un style affirmée et des tirages de qualité sublime. Un coup de gueule dans la photo ?

Les retouches à outrance qui font qu'une personne ne se ressemble plus pour être dans une dynamique de beauté artificielle et convenue.

 

 

Volupté en trois dimensions :

Vos éclairages, vos jeux d’ombres, un long travail ou un hasard maîtrisé ?

Chez moi tout ce fait à l'instant T, grâce à un fil conducteur du shooting, au gré de nos humeurs du moment. Seuls le lieu et la personne sont prédéterminés, l'instinct fait le reste.

 

Sans dévoiler les astuces de magicien, comment sublimez-vous vos modèles ?

En leur permettant d'être dans une grande confiance et en les laissant se livrer librement.

 

Vous privilégiez le naturel, la complicité (la confiance) fait la recette.
Beaucoup de retouches ou juste les jeux de lumières ?

Je tiens au naturel le plus possible, avec les lumières naturelles ou artificielles.

 

La sensualité est-elle dans le modèle naturellement, dans toutes les femmes ?

Oui pour moi c'est une évidence, elle existe chez toutes les femmes il suffit juste d'aller la chercher. C'est pour moi un véritable plaisir et un véritable défi personnel.

 

 

Interview : Stéphane THOUANEL - Voyages entre hier et aujourd'hui
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Et quelques Bas Nylon peut-être ?
Comment les bas nylon sont arrivés dans le cocktail magique de votre univers photo ?

Les bas nylon c'est une histoire d'enfance, merci à ma grand-mère.

 

Plus encore, pourquoi des bas nylon à couture, votre amour du monde et de la mode Vintage ?

Très simplement l'élégance, la féminité, la mise en valeur des femmes.

 

Dans votre imaginaire ou dans votre réalité, un accessoire de mode de la femme moderne ?

Les escarpins

 

Peut-on réinventer une pinup au XXIe siècle ?

La pinup étant à la base le dessin d'une femme imaginaire pour les soldats américains on peut toujours la réinventer.

Avez-vous une nostalgie des années 50-60 ?

Oui bien évidemment, tout était synonyme d'élégance.

 

Quelle est votre définition du glamour ?

La suggestion et l'élégance naturelle

 

Interview : Stéphane THOUANEL - Voyages entre hier et aujourd'hui
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Quelques mots encore
Si vous étiez une couleur ?

Le jaune

 

Si vous étiez une lumière ?

La lumière d'une bougie

 

Si vous étiez une ombre, sur quelle partie du corps seriez-vous cachée ?

Les jambes

 

Si vous rêvez d’un lieu de shooting ?

Oui, surtout des ambiances feutrées et chaudes

 

Si vous rêvez d’un duo avec un autre photographe ?

Non pas spécifiquement

 

Si vous rêvez d’une modèle pour un shooting ?

Toutes les femmes que je n'ai pas encore shootées et rencontrées

 

MERCI Stéphane, je vous laisse découvrir son univers, ses passions diverses, ses shootings variés et les nombreux sourires partagés avec ses modèles. Stéphane aime avoir devant son objectif des femmes de toutes morphologies, de tous âges, de styles rétro ou plus typés encore, des gueules et des princesses, tout ce qui donne du sens à l'art au féminin.

N'hésitez pas à commenter ici mais aussi sur sa page FB www.facebook.com/stephane.thouanel.7 ou sur son site www.thouanelphoto.com/

 

Un LIVRE pour 2017 !!!

Par ailleurs, Stéphane a un bel objectif pour 2017, après les premières expositions, il souhaite éditer un livre pour partager ces clichés avec un public plus large. Aidez-le si vous le voulez dans ce projet, rencontrez-le pour un shooting si vous le souhaitez !

www.leetchi.com/c/projets-de-stephane-11431036

10, 20, 30, 40 euros ou plus pour de belles courbes

en Noir & Blanc ou en Couleurs !

 

 

Nylonement

 

Interview : Stéphane THOUANEL - Voyages entre hier et aujourd'hui
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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes & Mode

 

L'attendre, ne pas ressentir le temps qui passe, tant les secondes que les minutes, plusieurs dizaines peut-être déjà, juste l'attendre. Dans ce café, maintenant assise, après cette course pour finir ce dossier de dernière minute, un sourire en appuyant sur la touche enter pour envoyer ce dernier email pro de la journée, partir avec u aurevoir rapide aux collègues les plus proches, rien de plus, le métro, je suis là sur ce siège, face à un café. J'ai attendu un peu avant d'entrer mais le froid, ce vent d'automne appelant celui d'hiver, m'a poussé à l'intérieur. Ma tenue, ma jupe, mes bottes et ce collant ne coupaient pas assez la sensation physique. Les émotions sont suffisantes pour me faire trembler, pour ne plus maîtriser ma sensibilité. J'ai déposé ma parka sur le siège, juste ce pull, cette couleur qu'il adore, ce message vers lui, pour qu'il me voit tout de suite.

 

La bouche de métro, là dehors, j'observe chaque passant, chaque silhouette, les milles et uns manteaux, blousons et autres cabans, les écharpes enveloppant les visages anonymes. Quand apparaîtra-t-il  sur la dernière marche ? un rendez-vous, pas le premier, mais pourtant important car ce soir ce sera notre première nuit, notre premier week-end ensemble, tant de premières fois avec lui. Une rencontre internet, improbable, autant pour lui que pour moi, tous les deux pris dans le labyrinthe de nos études. Sages semaines sans vraiment de sorties, des copines qui en rigolent parfois s'en désespèrent mais je veux réussir, alors je sacrifie mes heures devant mes livres, mes rapports, mes études de cas. Encore et encore. Lui aussi. Il y a eu ce soir-là, je ne sais plus quand, un vide intérieur, une nuit sans sommeil, des angoisses sur ma féminité, mon âge, le sens profond de mes études, cette petite chambre devenue encore plus étroite, plus froide, des larmes. J'ai soufflé heureusement pendant les vacances suivantes, de retour auprès de ma famille, des mes autre soeurs, plus épanouies dans leurs parcours. J'ai revu ma meilleure amie, elle m'a invitée à une soirée imprévue. Il était là, lui, avec son regard perdu, seul. Nous avons parlé, de tout, de rien, de nos études, et finalement ri de nos chemins communs, chacun à un coin de la France, Bordeaux pour moi, NIce et Lille pour lui. Je l'attends car les mots ne me suffisent plus, ces lettres non plus. Car romantiques et bien dans notre époque, nous avons repris l'effet surprise des mots écrits, des paquets avec le parfum de l'autre, une présence moins futile qu'un email. Nous connectés, nous avons notre circuit parallèle, une résistance plus humaine, le coeur battant dans la file d'attente de la poste, pour un paquet, pour une lettre, pour un bout vers lui, pour recevoir des battements de coeur en plus. 

 

Un bonnet bleu comme mon pull, son parka rouge, son regard direct vers moi, il est là, juste derrière la vitre, devant la porte, quelques pas, devant moi. Ses lèvres !

 

Nylonement

 

Souffle d'hiver

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Nylon & Lingerie
Saisons de douceur

Ma main sur sa jambe, une douceur infinie au toucher, et bien plus encore, mon coeur apprécie intégralementcette sensation tactile mais se gonflait de sa présence émotionnelle. Car le temps, le hasard au commencement de ces jours, ces semaines, ces mois et maintenant plusieurs années, ce souriant instant d'un début avait vu défilé nos sensibilités.

 

Les sentiments avaient suivi les saisons, les mots étaient devenus plus libres, plus vrais pour lui avouer la force de mes hésitations, de mes doutes aussi en évitant les raccourcis qui nourrissent souvent les incompréhensions. J'avais pris le recul temporel suffisant pour croire en moi à nouveau, pour la découvrir plus honnêtement, pour lui donner aussi l'espace pour s'exprimer en retour. Mon coeur n'avait pas fait chaviré ma raison, mais mon âge, ma sagesse (pour ne pas dire les douleurs du passé) avaient pris en main mes palpitations hésitantes.

 

Un vent de printemps, un coup de chaleur, ses lèvres, mes gestes maladroits comme une première fois d'adolescent, mes doutes encore mais aussi un impossible refus de la réalité, j'avais lâché prise pour mieux lui avouer mon coeur ému quand elle était là, quand elle était absente, quand elle était loin, quand elle était si proche, juste là au prochain rendez-vous.

 

L'été avait un moyen d'écrire encore, de libérer mes maux, avec d'autres mots, pour lui parler, pour divulguer cet amour naissant, mais aussi au fond de moi pour s'avouer une vérité évidente. Ne plus la refuser, s'offrir de positifs battements de coeur, aller vers demain sans savoir, plus encore sans redouter demain. J'ai pris sa main, si douce, suivi son regard, je me suis perdu entre ses lèvres, dans son sourire. Son parfum et sa présence étaient, le sont toujours d'ailleurs, des dimensions rassurantes, des repères de douceur. Les effluves, son rouge à lèvres, ses robes, ses escarpins, son sourire toujours, sa silhouette, son esprit vif, un tout qui forme son allure. Et puis ses jambes, ce nylon trait d'union (le mot n'est qu'un euphémisme) entre nous, pour nous rapprocher au plus près d'elle, je le regardais en mouvement, je le caressais du regard puis du bout des doigts.

 

Imperceptible souffle d'automne, indispensable aux premiers frimas, pour aller boire un thé après quelques boutiques visitées ensemble, pour parler de nous, pour l'écouter, pour répondre à ses interrogations, pour y ajouter les miennes, pour former cette bulle unique et forte de tendresse, nous avons fusionné nos vies. Nos passés et nos familles, nos jobs, nos multiples vies, et maintenant un avenir en commun, nous aimons tant refaire un monde idéal, plus humain, plus proche de notre vision moderne et altruiste de la société. La météo jouait de ses variations et nous étions toujours plus proches, prompts à affronter les prochaines étapes, prêts à grimper des montagnes pour y être tous les deux, tel un couple. Un mot compliqué pour nous quand nous regardions en arrière, si indéniable pour marcher ensemble vers le futur, nous avions toujours notre bulle de sentiments.

 

Hiver et son froid, ses petits matin, vers le train, la chaleur du lit, le bonheur de sez retrouver, de se parler, et surtout, de croire enfin et totalement en nous. Nos amis, nos proches, nos vies avec une magie accessible, simple comme nos envies, chaque saison a donné de la force à mes sentiments pour mieux l'aimer, pour la protéger. Mes mains, ses mains, nos mains, ici et là, fidèles à nos sensations, à nos émotions, à nos points communs, à notre définition de la délicatesse, complices de nos jouissances, notre amour est le fluide qui passe entre les mailles de nylon, le fait vibrer plus subtilement.

 

Aujourd'hui, je ne peux rien ajouter aux mille petits bonheurs de notre quotidien.

Mais je l'aime si fort !

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes & Portraits
Voiles d'été

C’était cet été, un moment de liberté, nouvelle après cette rupture. Je venais de me réfugier dans une petite chambre, gentiment proposée par une amie me sentant un peu fragile. Des vacances, elle avait insisté pour que je fasse un break, moi qui avait annulé mon voyage à Bali avec lui. Je ne voulais pas voir ce futur devenu impossible, je bossais jusqu’à la saturation depuis six mois. Plus de sorties, je les refusais toutes, mêmes les instants entre copines au restaurant, rien de tout cela, juste du boulot. Douche le matin, travail ensuite sur mon ordinateur, sur les projets, quelques rendez-vous avec les clients et les partenaires, je retournais ensuite face à mon écran, mes idées concentrées dans une folle envie de ne plus penser à moi. Boulot encore le soir en mangeant une salade, un morceau de fromages, du boulot jusqu’à ce que ma tête s’affaisse dans le canapé, sur une dernière idée, les yeux fermés.

 

Un soir, elle était passée, ma grande copine, mon ex-colocataire quand nous étions ensemble en école de commerce à Grenoble. Des soirées pâtes à refaire le monde dans un studio, des soirées avec nos autres copains de classe, nos rapports de stage finis à l’arrache, nos premiers projets professionnels, nos rêves. Elle n’avait pas changé son image, entre sa chemise d’homme sur son corps de femme enfant, blonde et mince, parfois très sérieuse, triste voire fade, et en quelques secondes, radieuse, solaire et conquérante. J’aimais cette dualité en elle, son mari était un ex-camarade de classe, une année avant nous. Un beau brun charmeur, elle avait craqué pour son parfum, je me souviens encore de ses discussions sans fin sur ce coup de cœur après une soirée dégustation de vins en centre-ville. Les petites rues, elle me les avait racontées tant de fois, son parfum, sa chemise bleue à rayures blanche qu’elle portait dorénavant. Je repensais à cela dans le hamac, moi la vacancière malgré moi, venue avec eux, sa famille, ses jumelles en bas âge, sa cousine et son mari, ses beaux-parents. Je m’étais intégrée dans ce cocon familial avec une discrétion réelle, pour mieux disparaître dans la chambre du fond, dès que possible. Ils étaient au bord de la piscine, je me reposais de ce marathon de six mois, pour éviter l’implosion de fatigue. Elle avait eu raison d’insister lors de notre dernier coup de fil pour m’arracher à mon clavier.

 

Un repas à deux dans un bistrot caché, un endroit privilégié avec peu de monde. J’avais presque perdu l’habitude de la foule, de ces gens nombreux, de ce bruit multiple. J’avais pris un taxi avec elle, son rire solaire m’avait capturé comme dans le passé. Une sensation renouvelée avec nos sourires complices, avec cette amitié distillée entre nous deux. Une porte, un bonjour, une table dans un recoin, un menu sur une ardoise, deux flûtes avec du champagne. J’avais ri de cette initiative comme si elle était mon prince charmant, un beau gosse en train de me draguer. Des bulles, de la fantaisie, j’avais croqué dedans avec un bonheur non retenu. Je m’étais aperçue dans le reflet de la vitre, floue avec en arrière-plan un bac de fleurs de printemps, mais j’étais bien là. On avait bu, largement plus que de raison, juste pour trouver l’ivresse, le sens confus de la désinhibition. J’avais déroulé mes frustrations en mangeant de la cochonnaille, ce plaisir du gras, du goûteux, de la bouche pleine de pain et de sucs de viandes séchées, de parfums complexes. De la gourmandise, juste cela. Elle avait une boîte cartonnée dans un sac, et soudain elle l’avait déposée sur la table. Simplement devant moi. Un cadeau. « Pourquoi » avait été mon premier mot, « pour le plaisir de te voir heureuse » avaient les siens. La marque Repetto, un souvenir complice aussi quand nous avions partagé nos enfances, nos cours de danse classique et plus encore notre envie de reprendre ces exercices de contraintes et de souplesse. Nous avions poussé la porte d’une salle de danse grenobloise, avec nos corps de jeunes femmes, nos collants blancs, nos chaussons neufs, durs et si peu confortables. Là encore, nous avions été des amies encore plus proches, c’était notre échappatoire entre deux cours, entre deux sorties étudiantes, nous venions ici pour la rigueur et le plaisir. Un grand carton, dedans une jupe légère, non pas un tutu de mousseline, mais cette version longue d’un voile opaque rose poudré. Une longueur féminine en attente d’un souffle de vent sur ma silhouette, elle l’avait suspendue entre ses doigts, devant moi, parlant d’un lieu pour la porter tout prochainement. C’était ici, en vacances, un double cadeau, un ticket pour venir avec eux me changer les idées. Cette super amie, je lui avais fait mille bises entre mes larmes de joie.

 

Et le vent soufflait maintenant sur mes jambes, le rose s’illuminait du soleil arrosant cette terrasse.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous
Automne

Un rayon de soleil juste derrière la porte de mon immeuble, un sourire de la météo pour m’indiquer mon chemin, je suis la chaleur jusqu’à ma voiture. Sur le trottoir les feuilles mortes, les premières rousseurs pour marquer cette belle saison d’automne, les parfums se renforcent avec la rosée encore présente.

 

Des feuilles de cerisiers, ovales et pointues, en tas au pied des arbres alignés, comme une séance de déshabillage imposé, je détourne le visage en rigolant. Des fleurs énormes sur les hortensias, des roses dans la haie de cette belle maison, une cascade si fragile dans le vent, si envoûtante avec les effluves, j’aime cet endroit. Plus loin des châtaigniers, des grosses feuilles, craquantes sous les pas, nombreuses, éparses, et là des cosses éclatées en tombant. Les épines vertes, rousses, les morceaux de ces coquilles vides, car les marrons sont dispersés, ici et là. Ils brillent dans le soleil. Une beauté naturelle, des teintes d’acajou, des rondeurs variées, aucun ne se ressemble. Je les regarde avec une certaine gourmandise. Non pour les manger, ce ne sont pas des châtaignes à griller, mais pour les bousculer un peu. Souvenirs d’une enfance en pantalon, en sweat de rugby, garçon manqué, je shootais dans les marrons. Ils décollaient dans les arbres, roulaient sur la rue, partaient toujours plus loin. Plus ils étaient ronds, plus ils dévalaient la pente, comme dans la quête d’un record de distance. Je les ramassais aussi pour les entasser à l’entrée du jardin de mes parents. Les plus beaux, les plus biscornus certains jours attiraient mon attention, les plus ronds les autres jours. Et puis le week-end je les relâchais, je les balançais dans la rue, dans les descentes du village, même là où aucun arbre n’embellissait les trottoirs. Etrange migration des marrons, plaisir de taper dedans, de les voir partir, rouler, encore, de résister aussi à mon envie de les voir disparaître dans le virage, ultime barrière à mon record d’enfant.

 

Mais là, j’ai un peu grandi, mes escarpins pointus, surtout avec les dix centimètres de talons ne sont plus adaptés. Et cette jupe crayon en tartan, qui enveloppe mes hanches, elle retient mon corps, évite les rotations de la taille. Loin du sportwear de garçon manqué, le chemisier et la veste courte cintrée, mais l’envie est trop forte. Irrépressible envie de taper dedans. Je piétine, je remonte discrètement ma jupe pour libérer mes cuisses, assez mais avec décence. La rue, la pente, ma voiture plus loin, quelques rares passants, et la gamine devenue quadra, la quadra toujours enfant, le recul à gauche pour mieux taper de mon pied droit. Le réflexe de repérer un beau marron bien rond, un coup net, il décolle, je jubile, il vole, tape un marronnier, un muret puis un enjoliveur, il dévale le trottoir, se faufile entre les feuilles, ne s’arrête pas, roule encore. Complice de mon envie, il continue pour se caler contre ma voiture.

 

Je marche en souriant au soleil, en pensant à cette belle journée, à cette réunion pleine de costumes gris, avec ce petit bonheur. D’ailleurs si je tapais un second coup. Il est là, il m’attend à côté de ma portière. Je l’ouvre, pour poser mes sacs. Et comme un plaisir interdit, un doigt dans le pot de confiture, comme un bonbon volé, je frappe dedans en éclatant de rires.

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous

Virgule, un simple geste si souvent répété pour le faire maintenant naturellement. Une courte ligne et une pointe, une à droite, une à gauche avec l'eye-liner noir, les paupières argent, doucement poudrées, je signe mon maquillage, mon regard.

Petit à petit je me suis habituée à ajouter ces poudres, le mascara, mais aussi les crèmes pour faire une base, pour soigner ma peau sans pour autant la noyer dans un océan gras de cosmétiques, préférant laisser la nature. Une respiration, car maintenant c'est un peu de moi, un petit plus, une touche de féminité en bonus. Certes mes ongles ont toujours été vernis, rouges le plus souvent, bordeaux parfois, turquoise avec mes petites nièces et même arc-en-ciel durant l'été en rigolant autour de la piscine, j'ai même essayé le orange, le nude, le beige brillant, le naturel aussi avant de faire un ultime essai du noir avec french manucure blanche. J'aime ces étincelles de beauté pour les yeux des autres, pour ses yeux, mais surtout ces étincelles de bien-être.

 

Alors aujourd'hui je lisse les coutures au dos de mes jambes, mon plaisir glamour pour moi, sous ma robe, un achat récent, un coup de coeur entre deux rendez-vous. Un passage devant cette vitrine en sortant du métro, un coup de foudre, une réunion captivante mais vite oubliée pour filer en dix minutes dans une cabine d'essayage, pour me faufiler dedans, l'acheter aussi vite. Elle est là, suspendue sur le miroir, dans mes mains, sur ma silhouette.

 

Quelques pois, quelques notes de musique sur mes lignes, du noir sur le blanc, elle est moi.

 

Elle et moi.

 

 

Ponctuation

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous

Parfois je ressens une dissociation de mon monde réel avec celui vanté par les médias, et je vous épargne la bulle grosse comme le boeuf de la politique, pour ne regarder que celle des modes et tendances. Vie pratique serait un terme impropre car il faut aujourd'hui être hyper connecté avec un téléphone qui a paradoxalement une durée de charge de deux jours maximum, notre vie semble au final un raccourci d'existence.

 

Applications et vérités absolues délivrées par des experts en moins de cinq minutes, à la radio, , à la télé entre deux publicités, dans des magazines jetables. Car oui après ce délai "énorme", toute analyse serait vaine, car trop longue pour la concentration d'un ensemble d'humains si doués, si connectés, si peu capables de lire et par delà même de comprendre un sujet en profondeur. Un monde de plus en plus rapide, où l'utile devient ringard, le bon sens une anecdote oubliée, mais où le futile prend une forme prépondérante. Applications gratuites ou payantes, par milliers de versions, avec des publicités en tous genres, applications inutiles pour jouer mais ne jamais apprendre, ne jamais apporter de la connaissance aux cerveaux endormis.

 

Un autre monde, et pourtant je suis un consommateur de blogs, de réseaux sociaux, d'internet plus que de télé, pour découvrir, pour comprendre, pour dénicher des affaires et des astuces de vie courante. Pour me détendre aussi ! mais pas seulement !

 

Un autre monde où les tendances, qui par essence sont souvent passagères en attendant la prochaine, deviennent le guide absolu de l'existence humaine. Sommes-nous si facilement manipulables ?

Ainsi déferlent les régimes, par vague, par idée fixe, par volonté commerciale surtout, par pure folie reprise par des magazines féminins sans aucun recul apparemment sur le sujet, je peux lire des revues datant de l'année précédente et de l'année courante pour voir tout et son contraire. Mais validés par des experts ! Alors mangez librement en faisant attention à avoir un bon équilibre alimentaire, le vôtre d'abord, et surtout au plaisir que vous en tirer à chaque repas. Gluten ou pas, vegan ou bon steack, restez libres de soigner votre assiette, votre bonheur gustatif sans avoir à décrypter avec une ordonnance vos plats. C'est bien un menu et pas une liste d'injonctions qui vont dans votre ventre. Digérez librement.

 

Vous pourrez au final, oui en bout de chaîne de ce processus, lire quelques pages pour finir le transit, sur les tatouages, quasi obligatoires sous peine d'être un extraterrestre à la peau vierge.

 

Pire encore, le harcèlement sportif et sexuel avec des applications, des montres, des objets connectés pour suivre vos activités. Alors si certaines aident à un bon rythme d'entrainement pour votre prochain défi personnel, le coach permanent m'énerve. Big brother is watching you lors des efforts, lors de tes arrêts pipi, lors de ta douche, lors de ta trop longue discussion avec ta copine durant ce petit footing, lors de tes moments de libertés. 

 

Mais le summum est atteint quand les super-humains, oui ceux qui mesurent toutes leurs performances, croient que l'amour, la personne compatible avec leur karma connecté doit battre en rythme avec votre coeur numérique. Et quand elle retirera sa robe, est-ce que vous devrez ajouter le paramètre du nombre de jarretelles, du temps perdu à dégrafer son soutien-gorge, de la concurrence déloyale exhibée sur sa table de nuit des sextoys les plus performants, pour comprendre que votre désir intime est un truc purement animal, hormonal et pire encore une bulle de sentiments.

Les émotions sont humaines, à consommer sans modération. Sans aucune tendance !

 

 

Tendances

 

 

Blog de référence :

les 400 culs d'Agnès GIARD (journaliste, écrivain et docteur en anthropologie)

 

PS : je n'ai rien contre les tatouages, sauf ceux qui déferlent

comme un besoin induit par une mode d'un jour, alors que c'est un réel choix d'une vie.

 

 

Nylonement

 

 

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