Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes - vous

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes & Portraits, #Femmes - demain
Dualité

J'ai toujours bien travaillé à l'école, j'ai profité d'une vie qui défilait entre ma chambre confortable, l'école, le rythme d'une semaine entre cours le jour et sport le soir. Les week-ends étaient des bonheurs de balades, de sorties, de films, de jeux avec mes frères et soeurs, avec les parents. Les vacances aussi, parfois en plus avec les grands-parents, des voyages.

 

J'ai grandi, physiquement et puis en moi, quand l'adolescence, mon statut de fille, de jeune femme, de femme avec des règles, de possible mère un jour, mon corps a changé. Rien ne pouvait m'arrêter, ni les sourires de mon père, fier de ma taille, de ma beauté, toujours à l'écoite dans les moments où sans savoir pourquoi je ne savais plus qui être. Grandir en décalage d'un corps, trop vite en voulant finalement profiter des journées à fond, des nuits aussi pour rêver encore plus. J'étais une princesse heureuse avec des bonnes notes, avec des cadeaux, des joies, des copines, des histoires de famille et un grand pot de Nutella. 

 

Et puis un jour j'ai ouvert les yeux, sur le monde si proche des adultes, encore loin dans mes études, mais si réel. Celui de l'argent, des idées préconçues sur l'avenir des uns et des autres et surtout sur le mien. Quel métier pour moi ?

 

Grande interrogation pas réellement car moi aujourd'hui je suis lycéenne et tout cela me semble si loin.

Grande interrogation quand même car personne n'a jamais eu l'idée de nous proposer une palette de métier, avec les qualités et défauts de chacun, des témoignaes enthousiastes de ceux qui les pratiquent, des fiches-types. Finalement je vis dans un monde où je vois des gens travaillant ici et là sans savoir vraiment l'intitulé de leur profession et encore moins la réalité de leurs activités.

 

Décalage total !

 

Mais est-ce de ma faute ?

 

Dualité
Dualité

 

 

Comment savoir à seize ans ce que je ferai demain dans un monde où les repères et les emplois de mes propres parents semblent si flous, si instables, si précaires. Les actualités et les décisions de chaque gouvernement n'amènent que du vide, des chiffres alarmistes, des gens tristes, des grèves et des manifestations. Toutes les valeurs, celles de mes grands-parents, de mes parents, de mes beaux-parents, de leurs amis, tous doutent de l'avenir.

 

Et moi je dois choisir, comme un tirage du loto, un métier, un salaire, une possible entreprise, mais là le tirage semble encore plus imrpobable. Mais qui serais-je demain ?

 

Je ne le sais pas moi même, je cherche des repères et heureusement ou malheureusement, mes parents n'ont pas projetté de fantasmes de métiers idéaux sur mon parcours. pas d'avocat, de chirurgiens, de pilote, de médecins ou d'astronautes, je reste dans mes rêves. Avec un brin de tristesse, sans vraiment savoir à qui en parler car avec les copines, je ne suis vraiment pas seul. Certaines ont une vocation, dont parfois la prétention dépasse leurs capacités, peut-être une volonté cachée en plus, d'autres hésitent dans un panorama très large et la plupart n'ont aucune idée de ce qu'ils seront plus tard. Vivre l'instant présent, le savourer, le comprendre, tout en refaisant le monde, mon quotidien.

 

Et vous, vous saviez ? vous savez 

 

Nylonement

Dualité

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes & Portraits, #Femmes - vous
Diagonale

Happy week-end seule. Certes le chemin fût long depuis quelques semaines, depuis notre rupture, depuis que je l'ai foutu dehors de chez moi. Un sms, deux, trois, dix, trente, peut-être cent pour lui pourrir la vie et ne pas être effacer sans être vraiment écouter, pour l'obliger à voir ma réaction urticante avec large allergie. 

 

Lui, surpris par hasard par une copine, avec une autre, à une réunion, mais là plutôt dans les bras d'une autre, un soir tranquille, dans une vie amoureuse sympa, avec des projets même. Trentenaires tous les deux, heureux de vivre une petite vie joyeuse depuis près de trois ans, des boulots prenants mais des vacances loin de tout, du fun, de la fantaisie.

 

Et puis celle-là, que j'ai vu sur une photo, un simple "selfie malgré lui" de la gentille copine, elle aurait pu s'en passer diront certaines. Elle aurait pu tourner la tête et elle aussi voir ailleurs, mais le hasard des invitations, des soirées, des lieux, du monde toujours petit, enfin il a récuperé ses affaires chez la concierge, sa voiture à la fourrière (zut je l'avais garé sur un passage piéton), et son courrier, il a pris la direction de la poubelle depuis cette date. J'ai ronchonné, pleuré, beaucoup, trop, réfléchi, je suis sortie avec les copines, pour annoncer la nouvelle, enfin la rupture plus que l'infâmie.

 

Jalouse, non, amoureuse, oui, trop.

 

Mais après trois mois, un silence total vers lui, il a laissé un courrier, des roses avec, une invitation pour une soirée, demain soir. Une longue, très, très très longue lettre non pas d'excuses car il savait que je savais, il assumait son acte, mais il demandait, il implorait un pardon. J'ai cherché chez moi, dans tous les coins et rien de cela en stock. Aucune envie de lui donner un quelconque espoir. Rien, rien du moins durant quinze jours. Rien de rien.

 

Ma meilleure amie, m'a emmenée boire, rire et manger sur une terrasse parisienne pour m'avouer qu'elle aussi sa rupture cachait une infidélité, celle de son copain en séminaire, mais bon elle avait fait un peu pareil sans qu'il le sache. Au final elle l'avait mis dehors aussi. On a bu, trop bu, mais on a ri toute la nuit, en finissant vautrées toutes les deux dans son canapé avec de la vodka, les têtes lourdes. Douche et puis je suis reparti en étant moins seule dans ma bête vie de célibataire, moins seule à avoir été trompée, à ne pas avoir trompée, à vivre dans mon bel appartement, entre quatre murs. Seule mais libre, libérée aussi de ce poids, forgée par cette expérience, avant j'avais toujours été plaquée, sans trop d'explications. D'ailleurs pourquoi en donner quand on aime plus.

 

Cependant ma nature, mon caractère trempé ne me permet pas de ne pas penser, quel dommage. Alors j'ai repris le cas, j'ai joué la défense et le procureur, j'ai regardé cette photo, toujours là, floue dans mon téléphone, j'ai déplacé les pièces de l'échiquier.

 

Aller. ne pas aller.

Le voir, ne pas le revoir.

L'assasiner, avec une dernière bandrille, ou simplement le laisser saigner.

Séduire, sans tomber dans son jeu du mâle que j'ai tant aimé.

 

Quelle robe choisir a été mon dernier recours, un moyen indirect de penser à cette invitation sans le prendre pour unique objectif ? Elle avait une belle robe de soirée, je pourrai prendre un modèle encore plus osé, encore plus féminin, une petite robe noire avec de la transparence, avec une sensualité fatale... pour lui. Le reconquérir, jouer, le prendre dans ma toile comme elle. Ce sentiment était malsain, mais aussi si excitant. Devenir une créature prédatrice car elle me donnait cette impression, une fois seulement, elle l'avait dévoré.

 

Le mettre mat, en quelques coups, sans aucune défense, mais je ne saurai pas moi, mon style plus chic, plus bohême. Cette facette qu'il aiamait moins, le faire plier en lui donnant mon image, mon reflet réel, très actuel, ma féminité, telle que je le veux. Maîtresse du jeu, je devais choisir, un chapeau, une jupe, des boots, des bottines, je ne savais comment m'habiller. D'ailleurs il y vait tant d'autres questions, auxquelles j'avais déjà donné une réponse, définitive.

 

Sans lui.

Diagonale
Diagonale
Diagonale

 

Non finalement, je n'irai pas. Laissons-le savourer la juste saveur de son infidélité, attendre, longuement m'attendre.

Egoistement et sereinement, je vais pendre le temps, le recul pour voir autrement ma vie. Seule ou à deux.

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous, #Femmes - demain
Je ne voulais pas sortir

 

J'étais bien dans mon lit douillet, avec ce soleil qui m'embrassait tendrement sous la couette, signant d'un croissant doré sa présence sur le mur de ma chambre. Un petit signe venu du ciel, un vendredi de repos, une pause dans mon travail, un souffle dans une vie trop rapide, j'étais bien dans ce drap blanc, dans cette chambre uniformément blanche, sauf cette tâche noir, là-bas. Oui allongé, assoupi, prix encore dans ces rêves, mon félin ronflait de bonheur sur la commode longue en laque blanche. Il avait adopté un pull irlandais, beige en laine pure de moutons locaux, comme lieu définitif de son existence de philosophe dormeur. Allangui, exténué d'avoir dormi toute la nuit, après avoir accompagné ma lecture. 

 

Chaque soir, comme un signe, il se lovait derrière moi, derrière ma tête, sur un coin d'oreiller pour lire les pages avec le même rythme que mes yeux. Quand je me tournait vers lui, intriguée, il me souriait, ronronnait de joie, précisant que le chapitre n'était pas fini. Une autre intrigue, un autre polar ou un documentaire à approfondir, il suivait tout avec attention. Mais aussi étrangement qu'il lisait, il savait s'arrêter, se déplier en tendant des muscles magiques qui lui donnait le double de sa longueur réelle, partait d'un saut vers le parquet clair et d'un autre bond sur son pull. Le plus étrange de ce comportement n'était pas en lui, mais en moi, car le plus souvent, une ou deux pages plus tard, je renonçais, épuisée par la fatigue des mots, posait sur le radiateur tout proche, le lire ouvert, je me laissais envahir par la douceur nocturne.

Comment anticipait-il ?

 

Je ne voulais pas sortir
Je ne voulais pas sortir

 

Là, le soleil se frottait aux murs, et moi, je ne voulais pas sortir, heureuse de mon sort, de mon agenda totalement vide, volontairement absent de tous signes de vies, affectives, amicales ou d'obligations en tous genres. Rien !

 

Un jour sans téléphone, sans message, sans horaires, uniquement le jour et la nuit, les parfums extérieurs et intérieurs, mon corps, mon esprit oubliant boulot, famille, amies, relations. Un jour pour moi, et très probablement pour ne rien faire, ni ranger, ni prévoir de vacances, ni chercher la bonne soirée ou la bonne sortie au théâtre, ni même les rires des autres, et encore moins l'amour. J'avais donné. Trop donné.

 

Alors après un bain, immense et tiède, parfumé comme jamais, mousseux à souhait, un thé et des gâteaux sur le coin de baignoire, un temps infini pour tester une crème et d'autres douceurs, je me suis habillée, et j'ai pris un temps long, très long pour ne pas mettre les trois même paires de godasses si pratiques, mais enfin piocher dans mon tas énorme d'escarpins coups de coeur, achetés en soldes, posés, jamais portés et pourtant nombreux et beaux. Un essayage princier. Juste pour finir sur des brides noires, jambes nues, le soleil était toujours là.

 

J'ai ouvert les volets, frotté mes mains sur les herbes aromatiques du balcon, regardé les passantes, des tenues encore bloquées entre chaud et froid, la matin, le jour, l'ombre et le soleil. 

Et je ne suis pas sortie.

 

Nylonement

 

Je ne voulais pas sortir

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Publié le par Gentleman W.
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Parfum

Le soleil poussait les volets, un bonheur printanier, le signe que la vie reprend réellement. Il s'était levé plus tôt probablement pour son projet actuel, hantant ses nuits devant l'ordinateur, écrivant et imprimant des pages de détails, de nouvelles idées, de rappels pour les nuits suivantes. Sa place était vide, encore chaude. Il flottait une lègère odeur vers la chambre, je me suis détendue, j'aimais ce moment où la saison permet de sortir du lit sans choc de température, direction la douche. Un parfum floral, pas le sien, pas le mien.

 

Et mon sourire est devenu large, extra-large, il était là, assis, en plein travail sur son écran, je devais bien dormir finalement. Lui devant son clavier, avec à côté sur notre table, deux tasses pour le thé fumé, des yaourts aux fruits, du jus frais de clémentines, des croissants, un pain au chocolat, de la baguette fraîche, du beurre salé, un petit déjeuner du dimanche mais nous étions mercredi.

 

Surtout un énorme bouquet de roses là, posé sur la table, pour moi.

 

Parfum

 

Voilà la source des effluves légers titillant mes narines dès le réveil, malgré ma tête enroulée dans l'oreiller qui est le sien, j'adore le faire au petit matin, me gaver de lui, de sa présence invisible. Mais il était encore là, telle une petite souris, fidèle à ces instants magiques, il était sorti sur la pointes des pieds, avait fait l'aller-retour vers les magasins les plus matinaux, et là, il me souriait, attendait de voir ce sourire, gravé sur mon visage pour la journée. 
 

Dans ses bras, dans sa chaleur incomparable, dans sa chemise, avec sa cravate, mon homme.

 

Et devant vos écrans, vous vous posez des questions "pourquoi ? un anniversaire ? une fête ? une date importante pour eux deux ?". 

Non, rien de cela, juste le bonheur d'une surprise, de rappeler ici et là que l'amour c'est tous les jours. Je l'ai dévoré, le croissant un peu, sa chemise aussi, en lui retirant, la douche attendrait un peu, mais là, je ne vous dirai rien.

 

Bonne journée à vous, mon soleil était dans mon sourire, toute la matinée, toute l'après-midi, et ce soir, nous irons au théâtre, belle journée.

 

 

Nylonement

Parfum

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes - vous
Arts

La chaleur du soleil matinal s'amplifiait avec la présence encore hésitante du soleil. Le balcon hésitait à laisser éclore les fleurs, les magnolias laissaieent leurs merveilles dans des cocons de soie roses et blancs, fermés en attdant plus de lumière pour briller dans une infinie beauté de la nature. La verrière de notre duplex s'ouvrait sur les toits, notre atelier-salon attendait le printemps.

 

Et pourtant à porter de main, juste là, ma muse était étendue, endormie dans ses courbes amples, rondeurs délicieuses de sa volupté, devant ou derrière, seule la dentelle n'osait cachr sa beauté évidnete à mes yeux. Je l'aimais, plus encore j'aimais caresser et sculpter ce corps de mes mains pressantes, massant la peau, les matières sur elle. De e prmeier regard du matin, je savais le bonheur de la voir, de la savoir près de moi, trop longtemps attendue après nos vies précédentes. Ma vue svourait ce bonheur soyeux du matin, du lever du jour, des draps épars, des courbes découvertes, de ma chaleur toute particulière qu'elle ne voulait quitter. Nous étions là, muse et artiste, l'un pour l'autre.

 

 

Arts
Arts

La lueur du jour, ce bruit visuel délicat qui prnait place dans la large pièce, m'offrait notre univers, une bulle nôtre depuis quelques années. Des livres, des dizaines, des centaines de livres, notre repas quotidien de mots, d'idées et de débats, aussi indispensable que notre thé, là posé sur une table basse, froid maintenant, l'odeur fumée eencore présente, nos deux tasses, nos éternels sourires complices pour boire l'un avec l'autre, un de ces liens invisibles qui nous tenait dans une pelote devenu cocon, puis bulle soyeuse. Des détails complices, implicites et sans contraintes, des petits bonheurs simples qui étaient nous.

 

Son piano, le bonheur artistique de l'effort, de la mélodie travaillé, répétée puis lâchée comme un souvenir commun, des instants d'échanges entre ses notes et mes mots. J'écrivais en l'écoutant, ou avec d'autres musiques, nos choix personnels, notre diversité musicale qui devait surprendre les voisins, entre classique et souvenirs de jeunesse, extase du bruit ou des silences émotionnels.

 

Elle peignait, un art découvert à quatre mains, différemment, pour voir le possible, pour espérer l'impossible, pour prendre force sur les volumes et les couleurs, sans atteindre une vérité, juste un papier, une avancée, une touche de soi sur deux dimensions. Esquisses, réussies ou en cours, nous posions nos mots, nos arts, nos différences ii et là dans notre univers, jamais si loin l'un de l'autre, juste un bonheur toujours présent.

 

 

nylonement

 

Arts

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Anonyme

 

Je suis anonyme, sans réelle existence dans ce monde qui m'est encore inconnu partiellement. Dans un camion, à travers des frontières, sans réels papiers et payant fort cher, mes parents ont facilité du travail de toute leur vie pour que je partes ici. Dans ce pays occidental, aux manières découvertes dans un livre, dans quelques films et avec mes base de langue anglaise, je me débrouille, des lointains cousins m'ont recueilli et je travaille pour eux tous les jours. 

 

Longues semaines, longs mois et bientôt deux années dans ce fouillis de rues, de fatigue, de travail encore et de salaire minimum, avec un lit partagé avec une autre cousine, je dors la nuit, elle le jour, on se croise sans se connaître. Chacune a un job lié à ce clan, on ferme les yeux sur les rumeurs, moi j'appprends tous les jours, j'essaye en plus d'ouvrir mon espace autour de moi. Repousser les nouvelles frontières de la langue encore inconnue, du quartier, de la ville, des usages, des transports en commun. Petit à petit je vois le ciel bleu, j'essaye de voir le bleu plus encore proche de moi. Pour les clients du restaurant, je ne suis qu'une chinoise, une asiat qui écrit des numéros sans comprendre le sens du menu, de leurs remarques, de leurs réflexions. Mais je progresse tant dans l'émotion que dans la haine. Je saisis les sens, je traduis en moi, je développe mon futur.

 

Car avant de venir ici, j'étais professeur, j'avais étudié la biologie mais aussi des notions de vente, dans une école mixte avec quelques étrangers. Et sans rien en dire, j'avais appris les bases du français, mais jamais je n'ai dévoilé mes cartes, mes atouts pour réussir, juste un soir à ma mère. Voilà pourquoi je suis ici, mais pas pour la vie, mais bien pour devenir l'avenir réussi de ma famille. Une autre femme, plus droite, plus respectée, plus debout face à ce passé encore lourd sur les épaules. Aujourd'hui après que mes parents aient payé mon passage, je paye encore un droit pour travailler, sans papiers officiels. Cela pourrait être pire, comme ma colocataire de lit, elle se vend. On l'exploite. Je ne sais pourquoi je suis là, d'après quels critères, je fais la serveuse, pour quel honneur de famille ou autre sombre raison. 

 

Demain, je serai libre, un jour je partirai, pour avoir des papiers, les moyens de travailler honnêtement, d'être moi, de vivre et de dormir là où je l'aurai décidé. Une liberté née de plusieurs sacrifices, sur plusieurs générations. Comment y croire ? Mais en moi j'ai encore une force cachée, une fierté qui me tiendra toujours face à l'adversité. Faut-il se battre pour être simplement moi-même ? Combien de frantières invisibles encore à traverser ?

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
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Vous

 

Je pense si fort à vous.

 

Un peu à vous, l'une ou l'autre, quelques uns aussi, des anonymes, des amies et amis, des relations et d'autres friends de la sérendipité, mais plus encore et surtout à elle.

 

Oui j'écris depuis plus de cinq ans, chaque jour ou presque, ici ou sur du papier, sur des feuilles parfois perdues durant des semaines, sur des cahiers, sur d'autres blogs, dans des commentaires laissés aux autres aussi. Je m'échappe ainsi, mais je me donne aussi. De mon intérieur, je ne vous donne qu'une version multiple, un méli-méo de doutes, de douleurs, de sourires et de belles visions optimistes de notre monde. Ma machine personnelle croit en sa production illimitée de glamour, sans devenir idéaliste, juste positif.

 

Mais aujourd'hui, je pense si fort à elle.

 

Pour une simple raison, je l'aime.

 

Vous
Vous

 

Ne souriez pas messieurs, je vous vois déjà avec vos fleurs achetées à prix d'or pour une st valentin sans âme, avec option pour le dessert, je te fais ta fête. Non, oubliez cela, oubliez les dates encore, même si son anniversaire c'est important, mais pensez fort à elle. Non pas la mienne, la vôtre ;-)

Oui, prenez cette joie pour vous aussi, prenez le temps de lui envoyer pour une fois des sms pleins de sentiments, de lui concocter une surprise (oui vous aussi vous avez le numéro de la baby-sitter, et du restaurant préféré, ou un autre plus intimiste d'ailleurs). Oui surprenez-la encore, aujourd'hui, demain et après encore. Les souvenirs naissent uniquement des instants magiques où notre corps devient épicurien. Le bonheur grave en vous ces détails, pas les montants dépensés. Des gestes simples, des initiatives délicieuses, des macarons et des bisous, du temps aussi. Prenz-en pour elle !

 

Et vous mesdames, laissez ce gentleman caché en lui se révéler, doucement, subtilement, presque par hasard. Si il vous oublie alors embrassez-le goulument, avec votre rouge à lèvres le plus coloré, pour lui montrer qua la routine n'existe pas, que vous l'aimez, et si possible avec réciprocité. Profitez de la vie, là, dès vingt ans, sans choisir votre amour pour vos parents mais avec votre coeur, dès trente ans par le hasard des rencontres. A tous les âges car on peut recommencer une belle vie, en ayant finie une autre. De nouveaux bonheurs, de nouvelles mains, de nouveaux bras pour vous enserrer dans la force de ses émotions. Partagez votre plaisir avec un esprit toujours jeune, là maintenant, ce soir, demain, quand vous avez envie de l'autre. 

 

Mais moi aujourd'hui, c'est elle, celle qui lira ces lignes, la seule qui a mon coeur. Je remercierai un jour le hasard, les mots et la magie d'un soir avec trop de monde, quelques gouttes de pluie. Depuis j'ai réouvert mon coeur, cette pulsion que je ne croyais plus que réserver à des fonctions vitales, biologiques avant d'être humaines.  J'ai ouvert les yeux, serré mes bras, senti sa peau, son parfum, croisé son regard fragile. Depuix ce temps, je savoure chaque minute, chaque heure, chaque jour, car j'aime sa silhouette, son regard discret et clair, son corps et ses courbes. J'aime plus encore sa vérité, son coeur et ses mots. J'aime graver des souvenirs, sur nos pas ensemble, de beaux souvenirs encore et pour longtemps.

 

Jamais je n'ai vécu si fort dans une douceur si intense, à cause de vous.

 

Vous, je vous aime !

 

 

Nylonement

 

Vous
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