Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes - vous

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

S'imprégner de son odeur.

S'enivrer de lui.

 

J'aime tant le sentir près de moi, là, lové dans mon dos, à moins que ce ne soit l'inverse. Collés l'un à l'autre durant nos nuits, j'aime dormir ainsi, enveloppée par sa chaleur communicative, sous notre couette. Un bonheur quotidien, un bien-être simple, je rêve plus facilement ainsi.

 

Alors le matin, après nos passages décalés dans la salle de bain, les moments doux avec la radio en fond sonore, quelques paroles, certains jours de belles discussions sur une information entendue, du thé ou du café, des tartines gourmandes, je me prépare pour partir vers mon travail. Ses baisers dans mon cou, mon écharpe douce en mousseline de soie noué.

 

Et lui, mon nez dans son cou, une gorgée, une longue goulée pour emporter un peu de lui avec moi, une respiration avec la chaleur de sa peau. Infiniment, délicatement je croque son parfum, un dernier sourire en refermant la porte.

 

 

Nylonement

 

Son parfum

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes - vous
Prochain printemps

Un verre posé sur la table, vide, le goût étrange du jus d'orange qui coule en moi, la position semi-assise, semi-couché dans ce lit d'hôpital, des saveurs que je ne retrouve pas, mais au final une bouche pâteuse qui salive pas. Le petit croissant est là, posé dans sa barquette de plastique, seul, fade face à mon regard, sans le moindre arôme de viennoiseries. J'ai déjà mangé, lentement, le bout de baguette, après avoir pris le temps de déplier le papier doré du beurre, après avoir étalé soigneusement le gras jaune sur la mie blanche. Mâcher lentement en pensant fort aux saveurs possible du pain, celui de mon enfance, de la boulangerie de grand-père, des grosses miches cuites encore au feu de bois, des larges alvéoles de la mie beige, l'explosion de la croûte grillée, de la farine et de souvenirs de gourmandises, Je voyage avec ce morne plateau posé sur la tablette, un regard perdu vers l'extérieur, j'aperçois un parc, des grands arbres, quelques oiseaux. Un coin de verdure, oubliant les immeubles environnant, les étages avec d'autres chambres, avec d'autres services, d'autres malades.

 

Le lieu, je le connaît si bien, depuis des mois, des visites régulières, des protocoles expliqués une première fois, répétés  malgré les doutes, les angoisses, les envies de recul et puis les envies de vivre encore. Ah la vie, je ne l'avais pas vu comme cela, moi, la trentenaire battante, avec un boulot indépendant et riche de beaux projets, un mari amoureux, une petite fille radieuse née il y a six ans déjà, une nouvelle maison, notre jardin où je voyais mon coin pour les pivoines. Puis un jour, il y a un an, j'avais eu mal en me pliant pour planter le première. Une douleur, un mauvais geste. Mais après quelques jours j'avais pris le temps de voir le médecin pour avoir son avis, pour envisager ses talents d'osthéopathe en complément, mais son regard s'était soudainement assombri. Un diagnostic mêlé à un intuition négative, Elle m'avait préconisé des examens, une longue liste. Le désir commun de bébé envisagé avec mon mari, la chambre prévue pour cela, le sourire joyeux de ma fille, des détails qui se balayait d'un geste avec une puis plusieurs soirées à douter, à pleurer sur le canapé. Pourquoi moi ?

 

Des larmes inutiles face aux diagnostics plus complets, plus précis, plus profonds en moi, découpée en tranches par les ondes et autres processus médicaux, je devenais une malade. Une urgence à traiter. Les douleurs n'étaient plus physiques mais celles de mon esprit. Paradoxalement j'étais prête à me battre et je ne voulais voir autrement l'avenir, mais il fallait repousser certaines étapes prévues initialement. Des portes, des blouses blanches, des ascenseurs et des protocoles. Heureusement mes parents, mes soeurs, mes beaux-frères ont pris en charge ma fille, car mon mari lui ne m'a plus lâché. Un magicien des mouchoirs, capable d'en sortir de toutes ses poches, de me livrer des fleurs à toutes heures, de me préparer des petits plats même si je ne mangeais rien. Plus d'envie. Beaucoup de doutes. Les premiers jours, les premiers traitements, les nouvelles douleurs physiques, les putain d'effet secondaires, immondes, dévoreurs de vie. Un véritable effort, plusieurs fois répété pour franchir la porte de l'hôpital, pour retrouver les équipes, pour absorber le souffle de demain, pour croire à tout cela comme un morceau de passé. Jamais un calendrier ne m'a paru aussi long, le carton dans mon bureau, les dates des visites passées, des dates futures, des autres rendez-vous, des médecins et des spécialistes, des examens pour valider encore l'évolution ou non de cette maladie invasive. Les heures, les jours, les semaines et au final les mois, une année déjà, mais même si le plateau repas n'est pas un miracle, il est une parenthèse de mes longues heures de mon quotidien. J'aime le soleil qui me dit bonjour en chaque saison, en attendant les sourires de mon mari qui passe chaque matin avant son boulot, repasse chaque soir, parfois avec ma fille quand je suis dans cette chambre, loin d'eux. Je sens la larme derrière mon oeil, cachée dans kes limbes de mes doutes, et au même instant la force de penser à l'avenir. J'attends le printemps plus encore derrière l'automne qui n'est pas encore arrivé, car comme pour les arbres et les fleurs, ce sera un nouveau départ. Un printemps pour une nouvelle féminité, ma première motivation, je rêve de mode, de spa, d'essais de maquillage, de bien-être sans douleurs. De contacts sensuels avec ma peau, parfois trop sensible pour recevoir ses mains. Je rêve de volupté, de lingerie fine, de bas nylon, de rires et des siestes en toatle douceur. Je rêve de lui, de nous enlacés. D'amour et de mon corps libéré. Encore six longs mois, sans cheveux, avec tous mes foulards certes, en soie pour le dernier, mais finalement l'énergie sera là, un nouveau stock. De nouveaux projets aussi. Et surtout plus de coupures, je serai chez moi, chez nous, dans notre maison, en famille.

Leur Amour, mon meilleur médicament.

 

 

Nylonement

 

 

Prochain printemps

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Féminité & Féminisme, #Femmes - vous
Robe rouge
Robe rouge
Robe rouge

Leurs regards, leurs interrogations, si nous avions été dans une bande dessinée, j'aurai pu voir apparaître des grands points d'interrogation au-dessus de leurs têtes. Surprise et surtout l'éternel jeu des cases voire des préjugés, j'ai changé depuis ma dernière visite dans la famille. Car comme toujours le cycle naturel des cérémonies nous avait éloigné, car il n'y avait plu de naissances dans la famille, même chez les cousines germaines, encore moins de baptêmes ou de communions, le temps réunissait les grands, les parents, les adultes uniquement pour les enterrements. Depuis deux ou trois ans les mariages avaient ravivé le carillon des fêtes, de la foule, des retrouvailles. 

 

Mais je n'avais pas envie de me précipiter pour le revoir. Mes études en province, les longues révisions, la fatigue après les dîplomes, j'avais pu éviter leurs présences en filant en vacances avec des copines, loin de tout. Vacances, puis petits boulots d'été pour dépanner une amie qui créait sa petite entreprise, un job de marketing loin de mes objectifs profesionnels comme juriste. Je savourais le début de ma vie de jeune adulte, mon studio depuis un an déjà pour écourter mes déplacements vers les bancs de l'université, et aussi vers mon alternance, un cabinet à l'ambiance pro et de taille humaine. Je profitais de tout cela pleinement avec des sorties entre amis, des moments théâtre et danse. Des spectacles qui me libéraient comme les livres, un autre monde, des instants privilégiés, un peu de rêve. D'ailleurs ma vie souriait depuis la découverte d'une nouvelle, sur un blog, des mots justes, un atmosphère acidulé, parfois féminin, parfois féministe, surtout drôle. Une blogueuse, une vie proche de la mienne, des complexes, des doutes, des amours, des hauts et des bas, j'avais suivi les mots, pris des décisions pour moi. Des choix de vie, de nourriture, de silhouette, avec mon seul regard sur moi, mon miroir, le plaisir de changer, de refuser le regard des autres, d'être moi. D'assumer un peu, mais surtout de vivre comme je voulais être, cela voulait aussi dire d'ouvrir les yeux sur moi-même. Une rencontre, une psy, des vérités, des blessures mais surtout des fausses évidences, des carapaces faussement  confortables, j'avais dû comprendre mon parcours, ma vie d'adolescente, mon corps. Elle m'avait fait dire ce que je refusais de m'avouer, elle m'avait emporté dans un tourbillon de reflets, d'images du passé, de maux dans lesquels je m'étais conforté. Et après avoir appuyée sur les douleurs, elle m'avait donné quelques clefs, surtout elle avait mis en avant mes forces, ma réalité, mon corps en pleine révolution, mon envie de féminité, mon envie d'être enfin moi, avec en premier lieu mon regard, avec une vision honnête. 

 

Et naturellement j'avais changé, en prenant soin de mes jambes, mon premier atout fort, de mes fesses ensuite, de mon ventre en perdant des kilos, simplement comme amoureuse de mon nombril soudainement. Remodelant  ce renoncement, arrêtant cette facilité à enfiler une carapace devenue inutile, choisissant mes courbes, acceptant d'être non pas une autre mais bien la véritable de moi-même, plus mince sans être non plus en creux, avec des formes, sans être en excès de rondeurs. Quel bonheur, car j'ai retrouvé même en faisant un peu de sport, une joie intérieure, vite reprise par mon entourage pro, pourtant des personnes qui ne m'apercevaient que si peu. Des compliments, des sourires, du bien-être tout simplement.

 

Alors là, aujourd'hui, je ne me suis pas privé de venir, pour le mariage de ma cousine préférée, pour la voir avec son mari dans l'église, dans sa robe blanche, sur les marches et sous le soleil de plomb d'été, pour faire la fête. La famille se dit bonjour, découvre que les garçons et les filles ont bien grandi depuis la dernière fois. Les souvenirs, les photos échangées par le net, les vieilles blagues, les repas, la nostalgie et le constat. Les petits cousins devenus aussi grands que des basketeurs, les cousines maintenant enceintes, la  petite princesse choucoutée par tous dans le passé, modèle familial de barbie, présente aujourd'hui avec ces tatouages et sa petite amie, les murmures, les éclats de rires, la foule des grands jours, la famille au complet. Moi et ma robe rouge, courte pour dévoiler mes jambes bronzées perchées sur des escarpins sublimes. Leurs regards auxquels je ne donne que cette vérité. Rien de plus, juste des sourires vers la mariée.

 

 

Nylonement

 

Gentleman W

Robe rouge
Robe rouge
Robe rouge

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes & Mode

Soleil sur le lycée, envie de penser à tous les week-ends de l'année, à toutes les sorties, à toutes les fêtes et surtout à ce bonheur avec mon amoureux. Un hasard, une soirée prévue pour être pourrie, pour accompagner une copine, de la musique trop forte, j'aime pas çà. 

 

Et puis là dehors, sur le perron, malgré le froid, un groupe de fumeurs, et lui perdu dans son téléphone, pas pour jouer mais pour occuper son temps. Deux mots, en même temps, le côté instable à 360°, deux timides ou du moins deux êtres inconnus l'un pour l'autre cherchant le premier mot juste. La soirée a filé ensuite trop courte, le bonheur de parler avec lui. Et pourtant son look, le mien, le lieu, les copains, rien n'était parfait.

 

Six mois de sentiments, je ne dirai pas d'amour, je prends encore ce recul. Des longues discussions, des changements de tenue, je suis passé de jean collé à ma peau, à des jupes, des tops, des tee-shirts plus féminins, lui a redressé sa coiffure improbable. Un baiser en partant d'une soirée, la main dans la main parfois en se retrouvant au café, et puis les casse-pieds, les jalouses, les cons, les beaufs, le monde normal m'a dit ma mère.

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons fait une sortie de quatre jours, nos classes ensemble, deux jours de rêve de bisous, de balades, de discrétion vis-à-vis des profs, d'envie de plus. Oui j'ai compris ce que mon corps, ce que mon coeur, ce que mes parents m'avaient expliqué il y a si longtemps. Faire l'amour. Juste des pensées, mais une profonde envie. Juste traduite par une paire d'escarpins achetée en cachette, une jupe plus courte, un ensemble si féminin pour la soirée de gala de ce voyage. 

 

Il a aimé, on ne s'est plus lâché depuis.

 

Je l'aime, il m'aime. Mes parents l'ont vu passé un soir, mes frères et soeurs ont jasé, bref le bonheur de la famille. Les commentaires, les rires et autres sourires. Finalement des conseils et puis un recul assez étrange, comme si tout cela était normal. Moi la grande, l'ainée, je testais la vie, l'amour, la rencontre de l'autre. 

 

 

 

 

 

Là, j'hésite, des soldes, une robe rouge, elle me va si bien, mais cela fait too much quand même me dit ma meilleure amie. Je vais attendre, mais je redoute l'été, les vacances, les distances, l'oubli. Je vais vivre l'instant présent mais il va bientôt se finir, mi-juin ce sera vacances.

 

 

Nylonement

 

 

Texte publié sur le blog

www.absolue-feminite.blogspot.fr

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous
Lapin ...

Lapin de pâques ou lapin de Playboy, à chacun sa faiblesse ou sa gourmandise !

 

Et pourquoi vous parlez de playmates en ce jour ? Car le hasard de lecture de vieux journaux, ceux qui traînent sur une table basse, chez un coiffeur ou dans des toilettes, m'a poussé à croiser un peu, beaucoup même, de vulgarité. Cela aurait pu s'arrêter aux oreilles et à la touffe blanche des costumes de playmates, sur un body noir souvent et un collant fiché dans des talons très hauts, comme le créateur de ce magazine aimait savourer. Mais non ! J'ai pu lire, une fois de plus dans la presse féminine, féministe de moins en moins souvent, de mode parfois sauf quand les imprimés rendent fous les caméléons et les photographes peu inspirés, donc j'ai feuilletté le nième article sur la famille K. (oui j'éviterais de les nommer en intégralité, pour que google ne leur ajoute un brin de notoriété en citant les cinquante membres (une famille lapin !) avec des prénoms  ,non cités ici, en K avec gros Q, mais petit QI).

 

Je suis dégoûté, le terme est un royal euphémisme, face à cette vague que je croyais américaine, et limitée à ce pays où le marketing donne des leçons de savoir-vivre permament, plus encore de savoir-penser. Car là le tsunami semble annihiler les cerveaux de journalistes en les figeant dans des moments contemplatifs face à des bimbos de mauvais goûts, des exhbitions quotidiennes, des faits et gestes écoeurants et sans fond, des actes anodins qui ne mériteraient rien de plus que de les oublier avant même de les voir afficher ici et là. Ok (et encore ...) si leur excès de mode permettaient de rêver, de croire en un sitcom devenu réalité bien réelle. Mais là on nous ment deux fois. Ces gens sont des vitrines ambulantes, vulgaires à souhait (oui je me répète, c'est la nausée intérieure), gérées par des lobbys et des marques, des effets de manches longs comme quatre bras d'oran-outans. Rien n'est vrai, et pourtant on essaye de nous faire croire qu'ils vivent "naturellement" ainsi.

 

D'ailleurs qui vit actuellement avec une équipe autour de soi, du réveil au coucher, avec des caméras partout. Qui peut envoyer des sms, des messages fb, des intagrams, des twitt, des machins et des trucs, en plus des photos de tous ses gestes de la vie. Personne sauf les génies marketing K !

 

Mais surtout qui peut encore rêver de vivre même dix minutes comme ces couillonnes retouchées de partout, au goût fashion très limite, sauf quelques cagoles peut-être. 

 

Le pire s'ajoute à cette prétentieuse vie d'élégance bling-bling et caniveaux, quand les médias leur demandent de penser, de parler, de défendre des valeurs auxquelles elles semblent rien avoir de commun dans leur monde parallèle factice. Faut-il avoir oublier que les livres, les trucs en papier posés dans des étagères derrière la télé, apportent plus de rêves, plus de critiques, plus d'ouverture d'esprit, d'aventures et de folies. Pour tous les goûts certes, mais pas imposés par quiconque sauf vous, lectrice ou lecteur.

 

Ma curiosité me pousse à regarder mais c'est le vide, l'abject de notre société poubelle, qui récure nos chiottes entre deux publicités pour nous donner en spectacle des femmes, que dis-je, des êtres virtuellement sans intérêt aucun. Pire que la télé-réalité, déjà signe d'une décadence, d'une dégénérescence intelectuelle, la famille K inonde les médias d'un vide sans fin.

 

Je vais lire Madame Bovary. L'imaginer ! Rêver !

 

 

Nylonement

 

 

 

Lapin ...

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous

Douche chaude en regardant le jour se lever dehors, je m'enveloppe de ma serviette tiède, un instant de bien-être pour commencer cette semaine. Le soleil pointe timidement ses rayons derrière les nuages blancs, un temps incertain coincé entre l'hiver et le printemps. Fraîcheur annnoncée pour sortir le matin, après-midi plus agréable à prévoir, ces pas timides de la nouvelle saison sont toujours un casse-tête pour s'habiller. Quelques crèmes, je prends soin de mon corps, sans excès non plus, sans miracle non plus, les années passent, ma peau évolue. Je souris car je me sens toujours mieux, je m'assume, et avec le même réflexe je mets mon rouge à lèvres, cette pointe de maquillage avant même de constater que je suis encore nue.

 

Vers la chambre, ce coin dressing, ce lieu uniquement pour moi, où il peut juste passé les yeux, pour ne rien comprendre à ce capharnaum si personnel. Pourtant il y a des rangements, des étagères, des tringles pour suspendre mes affaires, des tiroirs adaptés aussi, mais j'aime ce miroir en pied avec mille et une robes posées dessus. Mon univers de féminité, le plaisir de chercher, de caresser les matières, je suis tactile, toujours et même un peu plus chaque jour. Je pourrai choisir, parfois, les yeux fermés juste avec le bonheur des sensations au bout de mes doigts, cette fluidité de jupe, ce soyeux pour ce chemisier, cette robe là pour son cuir souple et ultra-doux, ce pull doudou en cachemire onctueux quand ma main s'égare dessus. Que choisir pour aujourd'hui d'ailleurs ?

 

Cette jupe noir et blanc peut-être ? un motif sans être pour autant un imprimé importable, ce pull noir, moulant pour mettre en valeur ma volupté, ma poitrine, ma fierté ? Avec un collant opaque ou en prévoyant la chaleur de l'après-midi, un voile fin ? Des bas peut-être, pour changer ? J'hésite, j'essaye, un coup d'oeil dans le miroir, j'hésite encore. Lui passe entre la salle de bain et la chambre, me regarde, sourit. Je me glisse dans la douceur de la lingerie, blanche, j'aime les contrastes dessous et dessus. De toute façon, c'est juste pour moi. Jupe et pull, je file de nouveau pour parfaire le rouge de mes lèvres, finir le maquillage de mon visage. 

 

Mon thé attend avec mon homme lisant les nouvelles sur sa tablette. Des bisous.

 

Ah oui, j'opte pour les cuissardes aujourd'hui, après les bottes et bottines de la semaine dernière. Un bonheur de mode en plus pour bien commencer la semaine.

 

 

Nylonement

 

Lundi

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes - demain
Recto-Verso

La foule, les gens, et son lot d'excités, de parisiens pressés par je ne sais quoi, mais dans une urgence apparemment vitale. Les mêmes qui marchent vite, poussent, refusent d'attendre, mangent debout, mâchent peu, avalent en vitesse, digèrent mal et finissent toujours leurs journées en courant encore, peut-être pour aller au plus vite chez le psy. Pour parler de stress sasn doute, cause ou conséquence ?

 

La foule avec son flux et son relfux, un océan en mouvement, des vagues douces, des courants forts, avec des têtes, des chapeaux, des turbans aussi, des cheveux et quelques absents plus chauves, des casques et des capuches pour la partie haute. J'ai pris place sur un banc dans l'attente d'un collègue, vers un rendez-vous professionnel, je pose mon regard sur la partie basse. au niveau du sol, vers le macadam usé par les milliers de pas.

 

Le flot des jambes, deux fois plus nombreux que les têtes, des chaussures, de tous types, des bottines, des baskets blanches ou de couleurs vives, tendances du moment ou vintage volontairement, des bottes, parfois aussi  des sandales plates, des ballerines, des tongs même en ce jour d'hiver. Incroyable diversité ! Des talons, pas beaucoup, de petites tailles, juste trois paires d'ecarpins perchés au-delà du chiffre 13, je suis l'écume, le remplissage et son désemplissage sur le large quai. Une pause, une accumulation, deux sonneries, un train, une vague aller et une suivante pour le retour, Chacune emporte ses occupants, vers leurs activités essentielles. Parfois un rocher apparaît créant des vaguelettes, des contournements imprévus,  pour oublier cet îlot temporaire de touristes perdus. 

 

 

Recto-Verso
Recto-Verso

Le temps passela foule est toujours là, créature chaotique dans son volume et sa répartition toute particulière dans l'espace. Etrange concentration à droite, pas à gauche pour la même destination. Un monde moderne, avec de nouvelles frontières, une évolution sans nature, dans les souterrains de la ville, avec pour seule couleur, le noir. Quelques nuances de gris, de saleté, de pollution stagnante.

 

La foule, deux jambes, une paire de bottines en nubuc noir, mon regard caresse telle une main la matière douce, six centimètres d'un talon carré, un collant  noir. Un caban noir ponctuée d'une large ceinture de cuir, son sac à main, elle attend dans une posture bien droite, la musique dans les oreilles, avec ce casque design, si chic en imitation cuir et chrome. Dynamique, le dos tourné vers moi, ses cheveux aux reflets roux s'envolent au passage du dernier wagon. Elle patiente pour une autre destination. Une belle énergie émane de son allure. Des gants pour fouiller dans son sac à main, changer la play-list dans sa tête. De beaux mollets, des cuisses fuselées, une douce courbe que je suis depuis les bottines, avec des attaches fines de ses chevilles, vers ses genoux, jusqu'au manteau court. Une silhouette noire et rousse sous les néons de ce sous-sol, elle bouge mais une question me vient.

 

Je ne vois que son dos, sa mode sobre, ses gants en cuir noir, ses gestes, son collant opaue , sculptant ses jambes, absorbant les possibles imperfections, gommant en opacifiant sa peau pour ne plus voir que le noir absolu, variant de reflets.

 

 

Quel âge a-t-elle ?

 

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... ... ...

 

Nylonement

 

 

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