Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes - vous

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes - vous, #Femmes & Portraits
Lumière ou ombres

Etrange voyage dans le réel comme dans le figuré, je suis ce soir dans cet hôtel merveilleux, au sud du Maroc, l'équipe de shooting fête dans la bonne humeur, le soleil qui nous manque tant actuellement en France, la fin de nombreuses heures d'essyages, de poses, de stylisme, de sable un peu partout.

 

Et les esprits se lâchent un peu, je suis nouvelle dans le métier, pas comme les autres, plus grande, pas si fine, mais surtout plus âgée. J'ai fait mes études, finies même mon mastère pour finalement enfin profiter de la nième proposition de faire mannequin. J'avais posé un peu pour moi, des copines, des photographes devenus des amis, mon petit ami même, mon fiancé. Mais cela m'avait permis de m'exprimer, de rentrer dans le jeu des envies de l'autre, de sa mise en scène, me libérant d'une timidité et paradoxalement me permettant d'accepter mon corps. Oui trop grande, trop noire dans une famille métisse, trop jeune pour être si belle. Je complexais de tout, de ces petits riens qui deviennent des obsessions de jeune femme.

 

Ce soir, je me retrouve face à des questions, d'où je viens, face à l'Afrique, face à des raccourcis, car tous sont persuadés que je connais le continent. Eh bien non, je suis allé plus souvent au ski, dans les Alpes, mais jamais dans le moindre pays africains. Un blanc, du moins un silence dans une équipe mêlant mixité de physiques et de cultures. Asie, europe de l'est, magreb, pays variés entre le photographe allemand, les deux assistants slaves, les maquilleuses et coiffeuses parlant une langue inconnue, les stylistes gays et anglais, les assistantes et scriptes vaguement suédoises ou néerlandaises, du personnel divers, un dessinateur algérien, un mélane où je ne suis qu'une goutte d'eau pour diluer le tout.

 

 

Lumière ou ombres
Lumière ou ombres

 

Oui c'est étrange car mes origines sont mixées aussi, des grands-parents des îles, un père certes noir mais né à Lille, une mère métisse mais bretonne, une belle-mère super mais terriblement blanche, des soeurs et frères de toutes les couleurs. Et notre culture, notre milieu social , des parents cadres hospitaliers, plus favorisés, je suis loin des clichés, j'ai toujours vécu avec une culture melting-pot. Sans y réfléchir, certes en avalant les remarques racistes parfois mais les enfants sont terribles entre eux, la couleur, les apppareils dentaires, la coupe de cheveux, l'acné, les mauvaises baskets, tout est sujet à vacherie, rien de plus pour moi. Et  le côté culture et traditions, la bouffe venait de tous les pays du monde, celle du centre commercial d'à côté, des restaurants, des fast-foods. Pas de religion, sauf celle de la gourmandise. De la lecture aussi, des études aussi.

 

Je grandis, pour découvrir, avant-hier les parfums de l'Afrique, du tagine, du souk, du sable chaud. Un univers parallèle au mien, quel sourire intérieur en regardant leurs yeux tous ronds ce soir. Surtout que le rédacteur, le chef de notre troupe, un blanc, même un peu trop âle à force d'écrire dans son bureau sans fenêtre et lumière naturelle, lui, en rigolant, il a précisé ses origines. Ici Casablanca, son enfance, son Afrique, ses potes, sa nounou, sa vie, son exode, sa nouvelle vie, ses souvenirs des parfums, sa nostalgie. En l'écoutant j'ai eu une larme, car nos coeurs se sont croisés, nos cultures, nos valeurs, nos vies, nos âges, tout cela ne veut rien dire. C'est une part de nous, invisible, profondément cachée parfois, une caricature extérieure aussi quand le regard des autres juent sur l'apparence.

 

Nous avons ri de nos racines mêlées à tous, pour nous définir tous comme des humains, un peu fous, un peu saôuls de fatigue et de vins, enivrés de nos histoires différentes mais venant des mêmes gènes.

 

Nylonement

Lumière ou ombres

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes - vous
Vous, de près ou de loin ?

Vous, si lointaines dans votre course vers votre bus, bloquée sur un quai de gare, gesticulant pour vous maquiller dans les embouteillages, ou simplement emmitouflée dans un manteau épais malré l'appel du mois de mars, mais aussi le rappel du froid de l'hiver. Je vous vois, je passerai volontiers de toit en toit, de bord de fenêtre en balcon encore un peu terne sans fleurs, tel un chat pour vous contempler, pour zoomer de mes yeux sur vos détails, sur votre visage, sur vos expressions, sur cette tristesse ou ce sourire imprégné en vous.

 

Vous, je vous observe derrière ma fenêtre, calmement, mes mains sur la grande tasse chaude du thé, encore ankilosé par mes courtes nuits de travail, de doutes, d'écriture. Je vois en vous une femme, jeune ou moins jeune, une énergie, une douceur en tenant la main de vos enfants pour traverser cette route. Là vous attendez, qui, je ne sais, mais vous regardez encore votre téléphone, un message ou un appel, un rendez-vous peut-être. Au chaud, je vois vos cheveux blonds volés dans le vent, votre écharpe s'envole un peu, elle aussi. Vous tournez la tête, cherchant une nouveauté, une publicité ou cette personne. Un regard au loin, une autre forme, une autre femme, belle dans sa simplicité, dans son jean moulant, son pull gris chiné, ses bottes hautes, sa fraile silhouette dans le froid, jeune et forte, élancée et sure de sa beauté naturelle, elle avance vers vous. Deux femmes, deux amies, vos bras, ses bras, des bises, non, une longue embrassade, oui, sur la bouche, un amour, l'attente d'un amour. Je souris en avalant à petites gorgées la chaleur, un autre baîser.

 

 

Vous, de près ou de loin ?
Vous, de près ou de loin ?

 

Mon regard tourne, deux vieilles dames se tiennent la main, plus par utilité ou amitié, un autre lien, une canne mutualisée, l'une supportant l'autre. Elles parlent, retiennent leurs sacs, choisissent leurs pas, progressent vers une rue commerçante. Le ciel reste gris, une créature, de loin aperçue, très loin, peu attrayante, une manteau sans forme, pire une teinte terne, ah non, une imitation léopard. Point de réflexe primaire sur les fourrures car la plupart sont synthétiques mais leurs coupes et leurs élégances surannées ou trop vulgaires. Jamais convaincu par leurs usages en mode, je me penche, je croque du chocolat noir, un cadeau de ma compagne, un lien même en son absence, le parfum, le goût, le partage, elle n'est pas loin. Une pensée vers elle.

 

Je suis cette femme, jeune, une amie la photraphie, une blogueuse peut-être, elle pose, elle joue de sa tenue. Je reste sceptique, elle rejette le manteau sur son épaule, dévoilant des gambettes opaques, des chaussures plus justes avec sa morphologie. Surprise !

 

Comme le chat, je me love sur un tabouret, pliant les jambes sous mes fesses, prenant place pour suivre le scénario des clichés, elle utilise toute la rue. Même les panneaux moches, les poubelles, les travaux en cours, quand apprendront-elles à appréhender le paysage, sa globalité dans la mode, dans un parcours, avec ou sans profondeur de champ. Espérons que ce sera flou, elles rigolent, s'arrêtent sous mes yeux, tournent. Ah, autre surprise, un pull avec de  gros boutons dans le dos, un détail mode adorable, j'aime finalement. Mon premier jugement sur le manteau s'évapore, gardant ce pull moderne, chaud et les boutons arrière. 

 

La vie est belle, faite de détails, de votre mode.

 

Je repars derrière mes claviers, pour dévoiler d'autres idées, partager. Vivre !

 

 

Nylonement

 

Vous, de près ou de loin ?

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Publié le par Gentleman W.
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Etrange lundi

Rien de bien étrange entre la tasse de thé chaud, le parfum léger de bergamote, d'agrumes de mon jus de pamplemousse, une tartine beurrée, quelques noisettes fraîches, des morceaux d'ananas et un yaourt aux myrtilles. Un petit déjeuner classique, gourmet et gourmand pour un début de semaine dynamique sans ciel gris, avec un ou deux nuaes pluvieux, c'est la saison, le manteau attend, l'écharpe aussi contre le vent froid.

 

Pourtant en ouvrant la porte donnant sur la rue, laissant alors passer le bruit extérieur dans ma bulle personnelle si calme jusque là, j'ai senti un parfum différent. Pas les fleurs, pas les feuilles vertes, pas de travaux non plus, mais dès la première vitrine, celle du décorateur d'intérieur, voisin mitoyen, j'ai cru voir une mannequin allongé, sous un parapluie à la Mary Poppins, avec des fleurs, des couleurs encore plus multicolores que dans la nature, une tranche de vie impossible, une pose incongrue, une pièce du puzzle inadéquate, mais je suis passé si vite.

 

Alors j'ai continué, oubliant le métro, préférant marcher pour respirer un air relatif pour sa pureté, mais boueant ainsi mon corps, lui donnant l'exercice qui n'aura ensuite que peu entre mon écran, mes réunions par skype, mon bureau et quelques pas vers un tableau blanc pour des notes en partage. Rien de bien vivant, juste le cerveau en marche, et là soudain au milieu du carrefour, une gymnaste, un plein festival de fitness.

 

Un point d'interrogation en moi, mes yeux, la circulation dense, une autre pièce du puzzle, mon esprit peut-être. Un camion passe, un bus, un second, elle n'est plus là, disparue, écrasée peut-être ? Je doute, mais personne ne semble choquer, je regarde le ciel, je pose mes yeux aussi devant moi. Le monde, la foule, le bruit, la vie en ville !

 

Etrange lundi
Etrange lundi

 

Je rêve parfois, mon métier le demande pour créer, pour agencer au mieux les besoins, les envies des autres. Tout est source d'inspiration, de détournement mineur ou majeur vers une autre utilisation, vers un autre dessin, vers un autre projet. Le monde bouge, je le consomme avec un certain ralenti, mais avec paradoxalement un décupage millimétré des actes, des mouvements, des volumes, des êtres qui passent, se croisents sans se voir. J'annote en moi, des détails pour en faire un tout, et elle apparaît, seule, au milieu de ce carrefour, avec ses fleurs d'été, soleils sous ciel gris, dans une robe légère. Des sandales, pas de manteau, incompatible avec le tableau météo du jour, avec la chaleur de mon écharpe, de mes gants. Elle traverse, se balade avec son cabas, marque un arrêt, se tourne vers moi, puis repart plus loi, dans une rue, vers un parc voisin. 

 

Mon chemin semble être le même que les autres jours, sauf que le week-end fût dur, fatiguant, épuisant et pourtant je n'ai rien fait. Téléphone coupé, internet en veille, pas de télé, juste quelques livres, et la mort de cet ami, parti trop tôt, emportée par cette putain de maladie toujours trop présente, toujours si vicieuse pour détruire à petit feu un ami ou un proche. J'ai pleuré, j'ai préparé un mot pour lui dire mon amour, enfin partager des émotions positives avec sa femme, ses enfants, j'en suis le parrain. Soudainement j'ai vu la responsabilité de cet engagement fictif lors d'un repas festif, passé, lui si vivant.

 

Je suis un peu perdu finalement ce matin, ce lundi comme un autre. La porte de notre agence s'ouvre, dans le showroom, mon associée, belle comme toujours, en robe bleue. Toujours pleine d'énergie, toujours heureuse même avec du travail qui déborde, des prjets en retard, elle rayonne. J'aspire l'infini de sa robe, comme un remède pour oublier ce puzzle où dorénavant il manquera une pièce.

 

 

Nylonement

 

Etrange lundi

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes - demain
Derrière la fenêtre

Le temps passe, le ciel reste blanc, l'hiver signe définitivement sa longueur, absorbant au passage la lumière qui nous donne l'énergie, cette dynamique intérieure pour mieux respirer. Je souffle, la buée envahit la vitre, le flou devient le sens premier de ma vision. Un retour en arrière, un doute matériel.

 

De quelques pas, je recule vers le canapé, je m'asseois entre deux coussins, de la chaleur, une présence, le chat qui ronronne derrière ma tête, sa place préférée, là-haut perché. Son bruit passe dans mon corps, me rassure, me donne l'envie de me mettre en boule, de me protéger de ce monde qui ne m'agresse pas, mais dans lequel je peine à trouver ma place. Etudes, famille, vie commune, enfants devenus grands, je suis maintenant seule, sans boulot et le chemin est long. 

 

Un job, un poste, une absence de réponses, de signes de la part des nombreux contacts mis en relation, je suis encore et toujours dans ce tourbillon de la quête d'un emploi. Plus qu'une recherche, un st graal, quasi mystique, quasi impossible, tant les autres sont nombreux, tant les places semblent inexistantes, tant les chemins deviennent labyrinthes. Trop de compétences, pas assez de connaissances, trop d'expérience, trop d'envie, un ennui possible sur ce poste trop simple pour vous, pour moi, comme si j'étais trop grande, trop lourde, trop légère, trop petite suivant les cases où je suis sensée entrer. Rien ne convient, je réduis mes désidératas, je réduis mon salaire, les titres de mes précédents jobs, mais je reste trop quelque chose. D'autres jours l'inverse, je suis un mouton à cinq pattes mais jamais les bonnes, trop courtes, trop longues, pas assez diplômée, trop certifiée, pas avec cette option primordiale, et pourtant le poste attend depuis cinq mois. Je ne sais plus si c'est moi, si ce sont les cases.

 

Derrière la fenêtre
Derrière la fenêtre

Je ne manque pas d'envie, je suis prête à tant de sacrifices pour rentrer dans la forme voulue, pour intégrer une nouvelle équipe, donner, partager, apprendre, comprendre, transmettre, bosser, bosser encore pour gagner des sous mais plus encore pour avoir dès le matin une occupation, un statut social. 

 

Mais surtout pour n'avoir qu'une angoisse légère, celle du lundi matin, du bus en retard, des transports encombrés, celle de ne pas rater la réunion commerciale. Surtout pour oublier mes angoisses actuelles, celles qui ne sont pas uniquement en semaine, mais tous les jours, toutes les heures, toutes les minutes, week-end compris, celle de ne pas avoir de boulot, ni le jeudi, ni le vendredi, mais pas plus le samedi, quand vous vous détendez, ni le dimanche en sortant du boulanger avec vos croissants, ni l'après-midi, tranquille. Jamais je ne suis en repos, car j'ai cett épée qui me rappelle que chaque heure, rien n'est là, ni pour aujourd'hui, ni pour demain. Et que malgré que ce soit un week-end, le lundi sera morose, pas en retard mais vide, totalement vide de sens. Je ne fais plus partie d'une entité sociale sauf celle des anonymes, d'un groupe énorme de gens qui ne se connaissent pas, se heurtent aux folies bureaucratiques, mais vivent dans la solitude et l'attente d'une réponse. Toutes les nuits sont comme les jours, vides, angoissantes, sans fin.

 

Alors aujourd'hui j'ai décidé de faire un vrai break, sans médicament pour dormir, mais avec du yoga, un chat, du thé chaud et mon répondeur. Je vais prendre du temps pour moi, seulement moi, pour croire en celle qui a été, est et sera. Je vais me retrouver, le chat semble avoir compris, il glisse vers mes genoux, se frotte sur mon pull blanc, donnant sa joie féline à mon coeur battant, tranquille.

 

 

NYLONEMENT

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Nylon & Mode
Simplement vous
Simplement vous

Une étrange mécanique, celle d'un regard perdu dans le froid de l'hiver, venant de mes yeux fatigués par une nuit d'écriture et de douleurs, partant de ce banc où je suis assis, emmitouflé dans mon manteau. Mes mains sont au chaud dans les gants, et j'essaye de penser à autre chose, choqué ou dégoûté par cette société qui se croit égalitaire et juste, tout en oubliant de protéger sa plus grande valeur, l'humain.

 

Le mécanisme répété de mon regard, non figé par le froid envahissant qui sclérose mon corps vide, seules les émotions jonglent en version aller-retour, entre ma vue et les belles passantes. Drogue douce, comme je pourrai passer des heures à contempler un vallon d'un bocage normand ou la mer dans tous ses états, je suis un contemplatif totalement amoureux de la beauté dans la diversité des femmes. Jeunes étudiantes qui passent, courent vers un amphi voisin, portant leurs sacs à dos ou leurs grands sacs à main avec des feuilles, des livres débordant. Mères avec les poussettes, sages en observant leurs bébés endormis, elles papotent et suivent le chemins des premières primevères dans le square voisin. Femmes toujours, actives ou comme les trois à côté de moi, en recherche d'emploi, qui se partagent des bonnes astuces pour convaincre, pour trouver un petit job, un bout de salaire, un bout de pain pour nourrir leurs enfants. Elles croient encore. Femme seule avec un dossier sous le bras, une clef sortie du sac pour ouvrir cette boutique, son espoir, sa porte vers l'avenir. Elle attend les clientes pour son onglerie, lit les charges qu'elle paiera même si la journée reste comme l'agenda, vide. Elle sourit devant sa porte. Femmes élégantes, retraitées sortant entre amies de chez le coiffeur, belles, elles rayonnent en traversant cette rue. Femme lente, comme cette mamie, seule avec sa canne, qui souffre de son arthrite ou d'une autre séquelle de l'âge, mais garde son habitude, son plaisir routinier de sortir pour le boulanger, puis les miettes pour les oiseaux du bord de l'eau, pour sentir l'air frais, comme elle le faisait encore avant avec son amoureux. Oui cet homme qu'elle a aimé durant des décennies. Elle lève les yeux vers le ciel bleu, ajuste son écharpe contre l'hiver, regarde devant elle, par prudence et surtout en espérant toujours mieux pour l'avenir.

 

Rassuré, je reprend mes douleurs et mes doutes avec moi, ma dose de féminité dans mes neurones, je repars me battre, et vous aimer en déposant des mots ici.

 

 

Nylonement

 

Simplement vous

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous
Flocons de neige

Février sur le calendrier, l'hiver doit pointer son nez, et dans nos multiples régions, les premiers flocons sont tombés. Simples passants refroidis le temps d'une chute, certains tiennent sur l'herbe verte de nos jardins, d'autres finissent en splash dans une flaque d'eau car la température n'est pas assez basse. Un tourbillon de quelques minutes ou de quelques heures, des millimètres qui deviennent centimètres et en montagne, un bon mètre, la vie continue, la mode surtout.

 

La ville est un espace à part, surtout quand il s'agit d'une métropole, d'une banlieue, d'un univers sans trop de nature, mais beaucoup de routes et d'habitations. Alors les saisons frôlent le béton et le bitume, et sur les trottoirs, elles marchent, courent, glissent, maudissent ce temps d'hiver, n'aimant que le soleil.

 

Et de mes yeux, contemplatifs plus encore derrière une vitre dans un café chauffé par son public et ses boissons chaudes, je suis stupéfait par la force de toutes les élégantes. Celles qui osent encore dégager leurs jambes sous ce froid, dans ce vent, sous et sur la neige.

Folie ou arrogance de mode ?

 

 

Flocons de neige
Flocons de neige
Flocons de neige

Féminité tout simplement !

 

C'est ainsi que ma voisine de table m'assure que ce n'est pas la saison qui décidera de ses choix de mode, elle veut bien un manteau et une écharpe, mais après c'est son plaisir de mode. Car dans les bureaux ou les boutiques, il fait chaud, parfois trop chaud, mais surtout pour son plaisir de jouer des matières, tout en s'amusant des superpositions, des matières nobles et fines comme le cachemire ou la soie, des collants opaques ou simplement d'une double paire de collants pour couper la sensation d'air frais.

 

Tout est possible dois-je comprendre après sa démonstration, après l'avoir vu arriver sur son scooter sur l'avenue dégagée, slalomant entre les voitures moins intrépides. Elle a retiré ses bottines fourrées, chaussées ses escarpins venant de son sac. Une panoplie anti-morosité, anti grisaille dans ce ciel blanc, elle rit de tout cela en buvant son chocolat chaud.

 

La beauté en toutes saisons, toujours, chaque jour ! La mode surtout, seul le manteau change.

 

Nylonement

 

Flocons de neige

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Publié dans : #Femmes - vous
Nouveaux repères

Le soleil traversait les grandes fenêtres de cet appartement haussmannien, aujourd'hui encore je savourais la chaleur, cette douceur irréelle dans ma vie. Posée sur le canapé, les jambes enveloppées d'un collant opaque chaud, le corps moulée dans une tunique en cachemire grise, je buvais un chocolat chaud que venait de me servir une domestique.

 

Un autre monde, d'autres mots, d'autres définitions.

De nouveaux repères.

 

 

Nouveaux repères

 

Quelques mois seulement avaient passé entre notre première rencontre par hasard dans un bar branché, moi présente par hasard, heureuse de sortir de mon studio misérable pour une soirée tranquille. Une amie, étudiante comme moi en arts aplliquées, m'avait tiré hors de mon chez moi, de mes routines, de mon travail de réflexion, de mes études, pour m'aérer le cerveau et pour voir du monde. Des relations, des amis, des connaissances, un mix de costumes propres et d'artistes négligés, de financiers et de belles pour une nuit, des couleurs, des alcools, de la musique assourdissante et rien de plus. 

Des discussions certes mais où personne ne se comprenait vraiment dans ce bruit impossible, des débuts de phrases sans fin, des interprétations entre sourds, des réponses vagues, des semblants qui me permettaient de me balader en riant intérieurement de ce cocktail social.

 

Et puis, une flûte vide appelant d'autres bulles, je suis tombée sur une bouteille, un homme et un sourire. Une chemise ouverte, une cravate dans la poche de pantalon, un style décontracté, deux mots, un merci poursuivi d'une fin de soirée dans un coin de terrasse chauffée, plus calme, avec la vue sur les toits de la ville, la nuit. Nous avons parlé, de lui, de moi un peu, de nos coins cachés, de nos regards amusés sur cette faune apparemment incompatible dans ce loft, et pourtant du bonheur simple, peut-être un brin snob, qui envahissait ce lieu.

 

On a ri, de ce tout pétillant, des bulles avalées plus encore.

 

Nouveaux repères
Nouveaux repères

 

Et puis en parlant soldes, avant de partir, de nous quitter, je ne pensais que lui donner un détail de mon agenda morne, mais ce fût un départ. Car le lendemain, entre deux rayons de mon magasin de fringues vintage, perdu dans le haut de la ville, il était là, souriant, un bouquet de fleurs dans la main, un foulard dans l'autre, les deux pour moi.

 

Nous avons fait les magasins ensemble, il m'a couverte de cadeaux, de petites robes, de petits accessoires, de désirs et d'envies variées, avant de m'offrir des talons sublimes, ceux de cendrillon, nous en avions parlé ensemble, le jour, la nuit précédente. Et nous nous sommes jamais quittés depuis. Je me suis installé dans cet appartement, avec une personne qui s'occupe de notre confort, discrètement, du ménage, des courses, du repassage, des menus, je suis comme une princesse, perdue plus dans cet espace trop grand. Je ne peux lui reprocher, mais voilà plus de quatre semaines que je dévore l'hiver au chaud, sans comprendre le sens de ces dimensions trop grandes pour moi. 
 

Alors je savoure, car dans ses bras, je suis heureuse, mais j'ai encore besoin de respirer, de trouver des repères, et cet après-midi, je retournerai travailler dans mon studio, un petit chez-moi bien plus idéal. Comment lui dire ? comment lui expliquer ? surtout que je suis amoureuse, épanouie en sa présence, perdue un peu aussi sans lui.

 

Mes sentiments, ma vie, mes valeurs, simplement en pleine évolution, pas encore prêts à tout cela.

 

 

Nylonement

 

 

Nouveaux repères

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