Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes - vous

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - demain, #Femmes - vous
Dualité d'une journée

Les fêtes sont toujours un belle période pour nous tous, ici en bord de mer. Le temps n'est pas dicté par une horloge ou encore moins par des téléphones portables, et autres applications inutiles, mais par les marées uniquement. Ces flux et reflux organisent nos vies, nos journées comme nos nuits. Car peu de temps avant, et encore durant les semaines de fêtes, je suis allé en famille, dans ma grenouillère de caouthouc dans les bassins à huître. Tracteur et sa remorque-barge plate derrière, tous en coeur, dans le froid, avec le vent marin, parfois très fort, les vagues au loin, à marée basse, nous avons fait la course pour sortir les dernières poches à huîtres. Retourner, s'emourber quand le sable devient plus mou, quand l'eau remonte parfois plus vite en fin de travail, secouer, porter, déposer, empiler, redisposer les autres, jeter un oeil sur notre future production, voir la mer reprendre possession de cette tranche de vie.

 

Puis revenir avec le sable partout, l'eau iodée, le vent toujours, les visages fatigués par ce double agenda, ce double travail à marée basse, suivi d'un autre dans l'atelier. Nettoyer, trier une première fois, brosser encore, trier et ranger dans les bourriches, goûter aussi, vendre parfois, juste là derrière le cabanon à des fidèles retraités qui chaque année font le voyage pour le plaisir et la dégustation. Prendre le temps soudain de parler, d'échanger avec eux, les jambes dans les bottes de caouthouc, le pull marin, le pantalon épais de travail, les cheveux dans le souffle qui passe la dune toute proche. Nous aimons tout cela car c'est inscrit en nous, dans un mix de générations, entre grands-parents et enfants mais aussi comme moi petits-enfants et bientôt les autres petits. Tous dans le même bateau, tous dans la même énergie pour nos clients. Quand la saison avance, je deviens vendeuse sur les marchés, pour partager avec les touristes et les locaux, ce fruit de la mer, notre belle production. Avec des sourires après l'effort !

 

 

 

Dualité d'une journéeDualité d'une journée
Dualité d'une journéeDualité d'une journée

Après les fêtes aussi, enfin, je redeviens moi-même. Après mon second job comme esthéticienne à temps partiel, le soir je peux prendre soin de moi. Séance de bien-être avec un massage, avec un bain chaud et parfumé, doucement immergé dans les senteurs, les vapeurs et la chaleur. Ma peau, mon corps se détendent en oubliant le vent, à la lueur des bougies. Oui une ambiance sensuelle, pour me séduire en premier lieu. Un regard dans le miroir, un coup de brosse dans mes longs cheveux dénoués, des crèmes pour parer à la sécheresse dûe aux embruns, à ce froid de décembre, des ombres sur mes paupières, des traits d'eye-liner juste et précis, un soupçon de rouge à lèvres, je retrouve la volupté. Une belle lingerie, une robe d'hiver, justement courte pour ne pas oublier ma trentaine récente, et des cuissardes.

 

Un pêché mignon, ma touche toute personelle pour les saisons d'automne et d'hiver, parfois je déborde sur les autres. J'aime cette sensation sur mes jambes, mon atout beauté, avec des talons ou plates. En cuir noir ou en nubuc, souples ou droites, juste au genou ou à mi-cuisse, je me sens si bien dedans pour gambader vers un restaurant avec mes amies, pour une soirée en boîte, ou pour simplement flâner avec mon amoureux. Plus encore, avec le froid, les fêtes, j'aime souligner ma féminité, ma touche de mode. Surtout que les dernières étaient sous le sapin, une version gris souris, ultra hautes, avec des talons vertigineux, je me sens comme une fée. Journée de repos, elles seront pour ce soir !

 

 

Nylonement 

Dualité d'une journée

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Nylon Passion

Allumer le portable, taper le mot de passe, attendre quelques secondes, accéder à son blog, lire au passage quelques commentaires, quelques messages d'amis, écrire.

 

 

 

 

 

 

Un lien avec des mots, un instant différent, un contact difficile au début, quand encore le papier était une source de bonheur, que l'encre glissait sous la plume et donnait le miracle de textes, réussis ou non, associé à un accouchement d'émotions.

 

Un acte accompli quand il est fini, un acte brouillon quand il démarre, avec des rituels, j'écris avec un thé chaud, tiède puis froid, renouvelé plusieurs fois dès le matin, en journée, durant la nuit. Ecrire est une route inconnue, mais avec pour seul véhicule, dans mon cas, un simple vélo, non pour l'effort, mais pour la routine du pédalage, la lenteur contemplative des extérieurs. Mon voyage est lui intérieur, les mots en découlent, sobrement, simplement, toujours présents.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tapoter, taper, s'envoler avec les touches du clavier, suivre le chemin des voyelles et des consonnes, ne plus savoir pourquoi, mais comment aller au bout d'une idée, d'un mot, d'une phrase. Avec un point juste derrière. Inégales montées ou descentes, je suis les dénivelés, fuyant les mots complexes, les conjugaisons laborieuses, les arrêts silencieux, le temps d'un pause. Une tasse de thé, un regard dehors ou sur une image, je reprends mon idée, je me débats dans ce maelström difficile, dans ce tourbillon d'une fin possible, d'un texte court ou d'une nouvelle plus longue, avec un sujet qui parfois tombe dans le fossé. Heureusement je rebondis, je repars, je suis le fil du clavier, j'aiguise mon instrument avec les sentiments, avec ma force intérieure pour écrire encore. Pour moi, pour vous, pour elle, pour tous, juste pour moi, j'écris tant ... que je ne sais plus ce que j'ai écrit. Ici et là, à découvert ou sous couvert d'un pseudonyme, je m'enfuis avec les mots, je roule encore sur des chemins, loin des routes habituelles, ne comptant plus les kilo-mots, les tonnes de virgules et de points. Libre et esclave de mes mots, je ne peux quitter ce voyage quotidien, à tout heure, simplement.

 

 

Simplement indispensable.

Simplement anodin.

Simplement viscéral.

Simplement en moi.

 

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes - vous

 

Blogueuse, modeuse, fan de mode, fan de mots, j'ai lu et entendu tant de choses sur le statut des blogs mais surtout sur ceux et celles qui les crée, les nourrissent de leur créativité. Nombreux et diffus dans la qualité, dans le type de contenu, avec ou sans ligne éditoriale, parfois très présents, parfois anecdotiquement réguliers, les blogs sont un nouveau média, une source de contenu nouveau. Multiples devrais-je dire, car ici la liberté est bien personnelle ou celle d'une petite équipe, mais le professionnalisme n'étant pas le premier objectif, la publicité n'étant pas uniquement le seul vecteur de pensée, les choix de publications sont plus ouverts.

 

Certes certaines se laissent guider par des marques, servant de faire valoir ou de porte-manteau à celles-ci, mais les photos illustrent cette vision du fait-maison, des idées en vrac déversées dans des mots et quelques fautes au passage, sans réel cohérence, juste une envie, un article, des lectrices. Il y a aussi tant de beaux contenus, des réels envolées lyriques, des partages souriants, de la créativité et du bonheur.

 

Ah le blog, vaste sujet de controverses car ils étaient nouveaux, parfois arrogants, surtout indisciplinés, sans frontières, avec des avis sur tout, et puis le temps à laisser filer les leaders, les blogueuses mode devenues professionnelles, avec des équipes de presse derrière, un graphiste, du contenu ciblé, de la publicité, moins de liberté. Certes la foule, les millions de blogs nés, morts-nés ou dilués avec le temps, elle a vu s'étirer sa substance, avec devant donc des leaders, mais aussi des blogueurs plus organisés, plus fidèles à leurs envies et à leur public, et puis derrière des articles oubliés, des noms de domaine devenus souvenirs.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi avoir un blog aujourd'hui, sur la mode, sujet par essence très volatile, très variable suivant les saisons ? Pour le plaisir de partager, pour ce bonheur simple et réel de poser devant un photographe, une copine, un amoureux, de montrer des trouvailles, des sacs, des jupes, des escarpins, des lunettes, du maquillages, des robes, des tops et autres accessoires. Un plaisir de se montrer sans être exhibitionniste (dans le sens péjoratif et restrictif du terme), de partager avec des commentaires de lectrices, dans un univers 2.0 où l'interactivité est un rituel. On aime, on aime pas, on commente, on donne son point de vue, on partage, on relit ou on ne lit rien du tout, on regarde, on consomme, on jette.

 

 

 

Le blog reste un lieu, une source, des sources de bonheur où le visiteur passe par habitude, par hasard, mais se fond dans un univers moins formaté, le vôtre, le sien, le mien. La liberté d'expression de la mode.

 

 

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous
Rails de sommeil

Elle est blottie contre la vitre du train, le paysage défile derrière elle, sans limites, au gré des à-coups. Un cocon bruyant et régulier, cajolant son sommeil lourd, tout frémit, dans la ligne droite immuable des rails.

 

Elle rêve dans un pull rose angora, son casque rivé sur les oreilles, ses lunettes rectangulaires cachant ses yeux clos. Bloquée par son sac, son manteau roulé en boule, pliée entre deux parois de ce RER, elle voyage sans heurts, en position quasi foetale. Maxi-confort, elle négocie avec la nuit, son départ trop tôt, ses heures de sommeil en moins, ses instants de récupération loinde son lit, vers son travail ou ses études. Un aiguillage, un sursaut, le train qui file encore dans le noir. Ses baskets font office d'amortisseurs dans les chaos du wagon, ses cuisses fuslées dans un calçon en lycra noir, fléchissent, absorbent, rebondissent sans troubler son repos.

 

Un sourire, un visage endormi, plein de bien-être, elle plane dans la nuit d'automne. Partie loin de nous, la tête sur son écharpe de laine grise, elle glisse sur les ombres du paysage, maisons, immeubles, parcs ou usines, des formes silencieuses. Un tableau endormi dans un mouvement bien réel, épris de vitesse, elle est sereine, harassée par les dernières journées, les derniers partiels, un livre qui dépasse en témoigne. Pas de téléphone, pas de sonneries, la foule du matin sommeille aussi, remplit des cases de sudoku ou suit les méandres politiques des informations inutiles. Ses mains délicates, son pull, sa tête câlée, elle dort pour couronner cet excès d'énergie, de stress et de travail. Première retour mérité dans sa famille avec en ligne de mire les fêtes de Noël, elle se libère de tout, plonge encore plus dans le réconfort. Relâche, mais toujours avec un sourire dans son sommeil !

 

 

Nylonement

 

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous
Tous les jours

La mode n'est pas l'apanage du hasard ?

INconsciemment, naturellement, au petit matin, sous la douche chaude, dans la vapeur de la salle de bain et encore un peu en soi, dans un demi sommeil, vous préparez votre tenue du jour. Savant mélange distillé au cours des années de votre jeunesse, testé durant l'affirmation de votre adolescence, validé au nom dans les premiers pas de jeune fille, de jeune femme, au travail et en amour, vous avez trouvé vos repères.

 

Des basiques et des folies sainsonnières, des faux pas assumés, des instants de star avec la pièce fashion affirmé par les magazines, des photos improbables de soirée où l'on ne préféreraitt ne pas apparaître dans un tel accoutrement, la mode change, se mixe, se remixe, s''amuse, joue de toutes vos humeurs. Tous les jours, vos souvenirs de magazines féminins, de belles actrices, des conseils de élégante grand-mère, tous se mêlent en vous, rappellent des valeurs et des règles que vous avez suivies ou globalement rejetées.

 

Tops, chemisiers, chemises de votre compagnon, tee-shirts plus rarement, boléros, vestes, jupes courtes ou shorts, pantalons et toutes les robes biensûr, tant de vêtements, de variantes, un tout qui forme votre dressing. Tant de matières, délicates et confortables, combinées à autant de couleurs et de motifs, mais plus encore, tant de courbes, de lignes, de coupes sur des morphologies différentes, en harmonie avec nos vies, avec votre silhouette, votre vécu, votre quotidien.

 

Cocktail multiple pour autant de ressentis esthétiques et tactiles pour continuer à garder avec amour, un pull troué, tel un doudou fétiche, ou à courir derrière une pièce incontournable du moment qui signe votre allure.

 

La mode, votre mode imposant, toujours naturellement, ce message mobile que vous portez en vous. Image de soi, communication consciente face aux regards curieux ou indifférents, que mettrez-vous aujourd'hui pour envelopper votre corps, pour soigner votre bien-être ?

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes - vous

Automne ou début de printemps, la température qui filtre à travers la fenêtre ouverte sur la nuit, laisse espérer une dizaine de degrés. Trop, beaucoup trop d'après les évangélistes convaincus du déclin de notre environnement, de ntre climat, j'en souris car là devant le miroir, nue, j'aime savourer chaque saison.

 

Sortie de ma douche, lascive en écoutant de la musique, loin des horreurs des médias, je prends le temps de choisir ma robe, en associant dans mes yeux, de façon imaginaire les détails qui feront ma silhouette. Ceinture fine ou large, ou même un simple foulard noué sur mes hanches, je change d'idée de robe, combinant ma journée de travail avec mon rendez-vous du midi, mon homme qui passera pas si loin, une pause avec lui au milieu de ses déplacements. J'hésite, chic mais pas trop, bourgeoise même dans les bureaux envahis depuis quelque temps de jeans, de bobo-attitude molle, de pulls volés à mémé. Trop élégante, mais peut-on l'être vraiment quand naturellement on aime ce style glamour, sévère et droit qui s'accompagne serienement d'un rang de perles, d'une manchette dorée, d'un foulard de soie.

 

C'est mon identité, mon style, ma mode, et des reflets de moi, de mon caractère. Je ne vais pas changer pour le regard des autres, je suis ainsi. C'est une part de ma liberté, d'uatant plus que je sais aussi me glisser dans des tenues plus cool, plus souples, plus fluides pour le confort de nos week-ends en amoureux, pour nos balades sur les plages de Trouville, pour nos dégustations oenophiles. Mes pensées se perdent, je bois un peu de thé, la maison me semble un peu vide sans lui, déjà parti en province depuis deux jours. Mais ce midi, en manque de son parfum, de sa peau, je l'embrasserai avec cette robe lègère. Je vais la glisser sous un manteau épais. Avec des bottes, oui, son dernier cadeau, une belle surprise.

 

Je me love dans de beaus dessous en soie, des bas fins sur mes jambes, la météo le permet. Ma robe, un zip, du parfum, finalement trois bracelets dorés, les talons, un peu de hauteur. La vie est belle.

 

Vivement ce midi !

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Femmes - vous
 

Là, juste derrière mes mots, mes sms, tes réponses, je sais que tu es là.

 

Impalpable réalité de ne pouvoir te voir, de ne pouvoir te serrer dans mes bras, de ne pouvoir me lover dans ton parfum, dans ton cou.

Insondable profondeur de la distance entre toi et moi.

 

Et pourtant je sais que tu es là, proche, dans un autre lieu, comme moi, en mouvement vers le boulot, vers un rendez-vous professionnel, en attente d'un train, d'un départ imminent. Moi, je suis là dans la chaleur de cet automne troublé de pluie, je ne sais plus quelle tenue choisir, comme beaucoup de gens autour de moi. Froid du matin frais, du soleil derrière les feuilles mortes de ce marronnier,  chaleur douce du bel astre derrière la vitre du bus, je me cale dans un coin de banquette, les doigts et les yeux captés par mon mobile.

 

Où es-tu ? Toi qui me manque et pourtant je n'ose le dire, le répéter pour ne pas amplifier la blessure d'une vie compliquée. Moi le papa amoureux d'une autre femme, moi l'homme heureux de voir encore ses enfants, les miens sans oublier les tiens. Ambivalent duo de sentiments pour eux , en moi, des émotions différentes, une intensité infaillible pour ton coeur. Le mien bat rapidement,  je pense à toi. Et tes pensées sont vagabondes, peut-être déjà dans le document de négociation avec ce client international, peut-être encore dans les bulletins de note du dernier trimestre, entre aides et punitions pour les uns, félicitations pour les autres. Toi, peut-être aussi comme moi, libre dans tes pensées, avec l'amour comme seul feu vert brillant dans la grisaille matinale.

 

 

 

 

Libre comme l'air, comme le vent froid qui soulève les jupes en descendant les marches vers le trottoir, un coin de malice en toi, tu adore cela. Un coin de sourire pour moi, en pensant justement à ces instants-là, simples et sans importance, où tes mots sont posés avec délicatesse sur mes peurs naturelles. Moi, toujours là, avec ce post-it annoté sobrement sur ton clavier, petit diamant d'une vie sobre, éternel renouveau de signes quotidiens envers toi.

 

 

Je m'arrête, un feu vert,  des piétons pressés, des fous dans un monde tout aussi instable. Tu dois regarder les paysages défilés, les maisons surgir et repartir derrière toi, les autres passagers dormant ou parlant trop fort. Spectateur comme je suis contemplative maintenant en flânant dans la dernière ligne droite avant le bureau. Simple chaleur du soleil, comme si tu venais d'apparaître, là ton bras sous mon bras, partant vers une destination inconnu. Je me sens mieux, tu es là, presque là. Un sms, juste pour dire que tout va bien, pour savoir si je vais bien, pour regarder devant, pour espérer un avenir à deux, plus souvent, plus fort, plus amoureux peut-être, surtout plus doux, avec des réveils communs dans un même lit, des sourires dès le matin, 

 

Un nouveau sms, des bises et des bisous, des attentions dont je ne me lassejamais, car toi, sûr, je t'aime.

 

Bien au-delà des mots, des voyelles et des consonnes.

 

Simplement.

 

 

 

 

Mots & Emotions

 

Texte ré-interprêté provenant de mon blog

www.absolue-feminite.blogspot.fr/

 

 

 

La juste derrière mes mots, mes sms, tes réponses, je sais que tu es là.

 

Impalpable réalité de ne pouvoir de te voir, de ne pouvoir te serrer dans mes bras, de ne pouvoir me rouler dans ton parfum.

Insondable profondeur de la distance entre toi et moi.

 

Et pourtant je sais que tu es là, proche, dans un autre lieu, comme moi, en mouvement vers le boulot, vers un rendez-vous professionnel, en attente d'un train, d'un départ imminent. Moi, je suis là dans la chaleur de ce printemps troublé de pluie, je ne sais plus quelle tenue choisir, comme beaucoup de gens autour de moi. Froid du matin frais, du soleil derrière les feuilles vertes, tendres de ce marronnier à peine défripé,  chaleur douce du bel astre derrière la vitre du bus, je me cale dans un coin de banquette, les doigts et les yeux captés par mon mobile.

 

Où es-tu ? Toi qui me manque et pourtant je n'ose le dire, le répéter pour ne pas amplifier la blessure d'une vie compliquée. Toi le papa amoureux d'une autre femme, moi, toi l'homme heureux de voir encore ses enfants, les autres. Toi l'ambivalent duo de sentiments pour eux et puis pour moi, des émotions différentes, une intensité infaillible pour chacun de tes coeurs. Le mien bat rapidement,  je pense à toi. Et tes pensées sont vagabondes, peut-être déjà dans le document de négociation avec ce client international, peut-être encore dans les bulletins de note du dernier trimestre, entre aides et punitions pour les uns, félicitations pour les autres. Toi, peut-être aussi comme moi, libre dans tes pensées, avec l'amour comme seul feu vert brillant dans la grisaille matinale.

 

 

 

 

Libre comme l'air, comme le vent froid qui soulève ma jupe en descendant les marches vers le trottoir, un coin de malice en toi, tu adore cela. Un coin de sourires sur moi, en pensant justement à ces instants-là, simples et sans importance, où tes mots sont posés avec délicatesse sur mes peurs naturelles. Toi, toujours là, avec ce post-it annoté sobrement sur mon clavier, petit diamant d'une vie sobre, éternel renouveau de signes envers moi.

 

 

Je m'arrête, un feu vert,  des piétons pressés, des fous dans un monde tout aussi instable. Tu dois regarder les paysages défilés, les maisons surgir et repartir derrière toi, les autres passagers dormant ou parlant trop fort. Spectateur comme je suis contemplative maintenant en flânant dans la dernière ligne droite avant le bureau. Simple chaleur du soleil, comme si tu venais d'apparaître, là ton bras sous mon bras, partant vers une destination inconnu. Je me sens mieux, tu es là, presque là. Un sms, juste pour dire que tout va bien, pour savoir si je vais bien, pour regarder devant, pour espérer un avenir à deux, plus souvent, plus fort, plus amoureux peut-être, surtout plus doux, avec des réveils communs dans un même lit, des sourires dès le matin, 

 

Un nouveau sms, des bises et des bisous, des attentions dont je ne me lasse car toi, sûr, je t'aime.

 

Bien au-delà des mots, des voyelles et des consonnes.

 

Simplement.

 

 

 

 

Mots & Emotions

 

 

 

 

 

 

 

 

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