Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Elle s'était retournée sans me voir, refusant le contact visuel. Difficile de la juger sans pouvoir l'apercevoir, et j'étais restée là, figée avec mon pull chaud, face à cette armoire en bazar. Que devais-je faire pour être moi, pour prolonger ce chemin devant moi, en laissant mes doutes sur le côté. Croire en moi, croire en cette jeune femme que j'étais, qui avait quittée l'adolescence depuis longtemps, grandissant sans réelle difficulté, sauf peut-être cette nostalgie de mes parents ensemble. Mais les voir s'engueuler, le divorce était un bienfait même si souvent je souhaitais les revoir ensemble. Un paradoxe de plus. 

 

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Mes cheveux, je les avais brossés, mais je me sentais si bien avec eux sur mon visage, pour un confort insconcient et inutile, me cachant des autres qui me voyait quand même. Ah que je me haissais ainsi, troublée et inutile, pourtant forte dans l'imagination de mes amis, de mes proches, réussissant brillamment mon début de carrière professionnelle après des études supérieures couronnées des meilleures places. J'étais heureuse et pourtant, chaque jour je doutais, je redoutais sans savoir me battre de me regarder dans ce miroir. Là derrière moi, je venais d'échapper à moi-même. 

Des bras, un coeur, des personnes m'attendaient, d'autres étaient là, mes parents, mon beau-père disponible pour m'écouter, pour me libérer de ce poids. Mais ma vie était une approche sinueuse d'une ligne droite bien tracée. Je savais la suivre, je restais dessus et pourtant je ne contrôlais rien, comme dans un brouillard épais, à grande vitesse. Un coma éveillé. Pour ne pas avoir froid j'avais rajouté une couche de pull, d'écharpe, de snood, de chaleur sur mon corps qui ne semblait pas m'appartenir. Oh non ! arrêtons ce jeu, toi mon corps, toi mon esprit ! 

Changeons pour cette nouvelle année.

 

 

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Changer de couleurs de cheveux, une idée, un conseil d'une amie croisée par hasard au réveillon, avec une voix douce, entre deux verres. J'avais eu envie de l'entendre, de la suivre. J'ai ri ce soir-là avec elle, avec d'autres amis aussi. Changer de rythme de vie, vivre avec plus de sport, moins de sorties inutiles, plus de culture, plus de relations voire de rencontres, pour trouver un coeur, un amour, quelques sentiments m'auraient fait tant de bien. J'ai souri, je me suis vu sourire dans la glace, face à moi, en me retournant. Ok, chaque matin, ce sera le premier exercice, obligatoire et direct pour une journée lumineuse.

 

Un sourire le matin au miroir, une pensée positive le soir avant de dormir !

Changer cette année, mon envie profonde.

 

 

Nylonement


 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

J'adore la nouvelle année, surtout quand elle commence comme cela. Un petit matin frais, l'herbe blanche de givre, le froid piquant et un silence royal, un détai agréable quand les autres jours de l'année, le bruit envahit l'atmosphère. 

 

Et là en prenant ma voiture, en grattant un peu la glace sur le pare-brise, je croise deux jeunes femmes, fraîchement habillées, du moins peu habillées. Elles sortent de la fête tardive, de l'after du réveillon chez les voisins, franchement fatiguées, le froid ne les touche pas. Pourtant leurs robes n'ont de long  que le prix faramineux payé pour la coupe, la matière et les paillettes brodées. Courtes vêtues et hilares, elles lancent quelques mots "Chauffeur, chauffeur, veuillez nous ramener dans notre studio, ... château." Elles rigolent.

 

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Gentlemen, je suis, j'observe leurs gambettes, pardon, je réponds à leur demande avec humour, mais constatant une haleine peu fraîche, je me pose aussitôt la question sur leurs capacités, même à deux de tenir un seul volant. Reconnaissant une des deux pour avoir partager un barbecue d'été, et le souvenir d'une robe de soie légère comme le vent ce soir là, je discute de la soirée, tout en leur recommandant de porter leurs manteaux. Car la santé risque de les oublier dans le "bonne année, bonne santé". J'allais à l'origine chercher des croissants pour ma progéniture, et me voilà au volant avec deux belles à l'arrière. Une robe panthhère, des collants magnifiques, des talons hauts, des sourires rieurs, la soirée a été festive. L'une s'endort sur l'épaule de l'autre. 

 

Je dépose les deux personnes dix kilomètres plus loin, aidant la porte à s'ouvrir, avec en retours des bises parfumées alcool et cigarettes. Bises et bye, bonne année encore.

 

 

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Je reviens enfin après un détour chez le boulanger, quelques bises à des matinaux comme moi, à des tardifs,aussi, cherchant un croissant avant de dormir. Le centre du village est encore illuminé malgré le froid. Avant de rentrer, je laisse un mot sous la porte du voisin, pour le prévenir que ses amies ont bien pris mon "taxi" et que leur voiture attend là dans sa coquille givrée. Beau début d'année.

 

Bonne et soyeuse année à vous toutes, à vous tous, avec votre féminité qui profitera de beauté, de santé et de bonheur.

 

Nylonement


 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Le ciel a été avalé par le mur blanc devant moi, derrière les vitres, tout est blanc. Le sol semble gelé, enneigé par endroits. Plus de paysage, plus de dimension, juste un mur blanc, absorbant tout sur son passage, sous ses flocons, même les bruits, plus de voitures, de rares passants. Je reste là, stupéfaite, assommée par ma nuit impossible.

 

Libre pourtant du poids d'une relation qui partait en vrille, qui me donnait des maux de têtes, me perturbait. Je l'ai quitté, il est parti, penaud mais conscient de ses fautes, de mes essais répétés pour oublier, pour effacer. Mais ce n'était plus possible, plus vivable, surtout lorsque l'on veut construire une vie autre que celle de gentils sexfriends. Je voulais un couple, pas un ami, pas une aventure, mais un futur mari, du moins un compagnon.

 

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Là, entre deux fêtes, entre familles et amis, je suis sous ma couette, encore en pleine réflexion pour savoir si il fallait tout lui dire, lui pardonner encore, lui dire de rester, lui dire mon amour pour lui, lui dire de partir, de ne plus jamais revenir. Tout se mêle et plus encore s'emmêle en moi, j'ai la nausée, je ne suis plus moi sans lui. Il me manque et pourtant j'ai coupé cette partie pourrie, sans vie, non compatible avec mes pensées et mes émotions.

 

Dans le froid, j'ai posé sa valise sur le palier, ses dernières affaires devant l'ascenseur, j'ai fermé la porte. Je ne l'ai pas vu, remonter pour prendre le reste, c'était déjà un point final, une affaire finie, classée, rangée dans mon esprit. Du moins je le croyais hier. Et ce matin, les mouchoirs me semblent bien loin pour effacer ce mur blanc devant moi.

 

 

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Suis-je moi sans lui ?

J'ai dû mal à me retrouver, sans son regard, sans sa chaleur le matin, je glisse sous la douche, son gel douche est encore là, je le jetterai. Plus rien de lui, je savoure l'eau chaude et dehors, le brouillard devient neige froide, épaisse et sourde. Seul le bruit de l'eau, ma peau en contact, moi que je ressens à l'intérieur, ma serviette, la douceur. Je me maquille, ce trait d'eye-liner qui me donne ces yeux de biche, je veux être la même, je rate, une fois, deux fois. Pourquoi ?

 

L'ombre, une présence, plutôt une non-présence qui m'intimide, un monde nouveau, celui du célibat, de la séduction, mais avant surtout des questions sur les fêtes, sur Noël, les cadeaux et ton ami, sa famille, les derniers jours. Aucune envie de leur dire, c'est un nouveau vide, c'est rien à la place d'un tout établi à leurs yeux, je suis juste moi. Comment l'expliquer, comment ne pas le justifier, comment juste l'annoncer entre deux gobelets de mauvais café ? Je me vois un peu flou dans ce miroir, un peu moi, un peu marquée par ce choix. Le mien, pour nous.

 

 

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Et puis finalement, je prends une robe, non un pull sur un long tee-shirt très confortable, un pantalon épais sur un collant, il fait froid dehors. Je pense à moi, à mon corps, à ses mains qui ne seront plus là sur moi, ni ce soir, ni demain, mais les miennes, ma peau. Mes boucles d'oreilles, un plaisir, un peu de mon identité, je relève mes cheveux, je regarde encore le blanc extérieur, je suis bien. Le soleil est derrière, j'enfile mon manteau, une doudoune avec de la fausse fourrure autour de ma tête, un cocon, une carapace.

 

Je bois mon thé, je pense à moi, soudain à lui, une dernière fois, je reviens à moi, à l'heure de partir. 

 

 

Nylonement


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Loin des religions, avec la liberté de croire, mais plus encore de vivre en paix cette journée de partage, je n'ai envie que de succomber aux plaisirs de la mode pour une soirée.

 

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Elégance !

Glamour !

Féminité !

Volupté !

 

Simplicité ou sophistication, vous aurez le choix d'être la plus belle, par votre physique, par de simples accessoires ou une sobre petite robe noire, par des choix audacieux ou des envies de dernières minutes. Mais plus que tout, pour vous sentir belle, aspergez-vous de votre parfum, de votre sourire, de ce bonheur d'être vous non pour paraître, mais bien pour être.


 

 

 

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Ce soir, la nuit sera froide à l'extérieur, mais à l'intérieur, il y aura de la joie, un sapin de NOEL décoré par mes enfants, des clémentines fraîches qui seront mon cadeau le plus simple, le plus cher avec la joie dans les yeux de mes petits devenus grands. Juste cela !

 

 

Et des pensées pour ma compagne, à quelques kilomètres de distance, mais dans mon coeur.

 

 

 

Bonnes fêtes de NOEL

 

Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité, #Femmes - vous, #Femmes & Culture, #Femmes - demain

Chère voisine,

 

Je suis le voisin insignifiant du 3e. Celui que vous croisez parfois en sortant de l'immeuble, moi derrière la porte, vous laissant passer, ou peut-êre lorsque nous essayons de rentrer dans ce local poubelle impossiblement trop petit, sauf pour l'architecte qui l'a conçu. Je me permets, peut-être inspirer par ce sapin de noël dans l'entrée, par la magie de ses instants de fêtes de fin d'année, de vous glisser ces mots. Dans votre boîte aux lettres, car ma timidité bloque mes mots au-delà du simple "bonjour" ou "bonsoir", et que malgré mon âge je n'ai jamais su comment aborder les femmes. Ne voyez pas une proposition mal présentée, une présomptueuse invitation indécente, mais voilà je suis artiste, après mon travail de simple fonctionnaire des impôts. 

 

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Je m'évade d'une grisaille quotidienne nourricière certes mais sans aucune ambition de carrière pour ma part, mon bureau ressemble à une prison dont j'ai la clef, mais aucunement à un paradis fiscal, du moins un lieu d'épanouissement dans le sourire. Une version moderne de Brazil, ce film de Terry Gilliam, sans l'horreur, mais avec la même fantaisie hallucinatoire, j'y survis en rentrant chaque soir, et depuis plusieurs semaines, plusieurs en pensant à vous.

 

 

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Décemment ! Oui j'emmenerai, j'ose aujourd'hui avec cette lettre, vous photographier ou envisager de pouvoir vous sculpter. Mon approche est purement artistique même si j'oserai encore vous avouer que vos courbes, votre volupté, vous, chère voisine, vous m'inspirez artistiquement. C'est maladroit, mais je bafouillerai moins en écrivant qu'en essayant de vous le dire, en courant après vous dans l'escalier. Moins encore en vous stoppant et vous déclarant ceci, surement invraisemblable, surtout dans notre monde indépendant où l'on communique plus facilement avec des amis inconnus de réseaux, sans parler à nos propres voisins de palier. Je suis un peu diffus, je vous l'accorde, je suis un brin perdu pour cette demande, mais vous êtes une muse malgré vous. J'ai déjà travaillé sur votre silhouette, ici et là, sur du modelage en terre, sur des collages , viendriez-vous les voir ?

 

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Oui, chère voisine, je ne veux vous déranger, et pourtant je viens de le faire en postant ce courrier. Je suis l'homme invisible du 3e gauche, j'admire votre allure et votre présence , car à chacune de nos courtes rencontres, je nourris mon imaginaire d'artiste. Peut-être suis-je trop indiscret ? Si ma proposition vous effraie, venez avec un proche, une amie, pour apprécier, ou non, mes oeuvres. Je ne prétends rien avec mon talent, mais je revis chaque jour en l'exprimant, pas uniquement avec vous, rassurez-vous, mais avec d'autres inspirations. Je suis maladroit pour exprimer mon ressenti créatif.

 

 

 

M. BOTERO

3e Gauche

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

La même saison qu'hier, le même froid depuis un mois, la même humidité que demain, de fines gouttelettes sur les vitres, je déjeune d'un thé, d'un jus d'orange frais, de croissants chauds apportés par mon amoureux. L'automne est là mais je verrai bien plus de jour, plus de clarté, plus de vert dans les arbres. Je rêve, je regarde l'heure, c'est le moment de partir. Salle de bain, brosse à dents, brosse à cheveux, rouge à lèvres, des bisous pour lui déjà devant son ordinateur, mon manteau, mon sac à main.

 

Et je traverse la rue, je cours vers l'arrêt de bus, je grimpe dedans, un courant d'air. Mon écharpe, une parmi mes doudous gorgés de parfums, de douceurs, j'en ai de multiples matières, cachemire, velours, soie, laine, satin, légères ou chaudes. Je la sors de mon sac, tiens, une baguette rose avec une étoile au bout !

 

 

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A qui appartient-elle ? Je n'ai plus d'enfants qui jouent à la princesse, ni même à la magicienne ou autre reine des neiges. Intriguée, je la sors, je la secoue bêtement, elle brille, et le ciel devient bleu. Non, un hasard, mais c'est si rapide. Je regarde dehors, derrière la vitre, coincée entre les badauds de cette ligne surchargée. Je rêve d'un sol sec pour mes talons, et sous les pieds de cette femme, la pluie disparaît. Elle sourit, elle aussi, pliant son parapluie, plus de gouttes. 

Impossible, si soudain.

Je vois ce paysage si familier que je finis par connaître les horaires des boutiques, les personnes qui traversent chaque jour au même endroit, à la même heure, les lumières des immeubles, les arbres, des feuilles, des fleurs même. Mon regard suit le vert qui s'anime, je doute, mais uniquement là où porte mon regard, cela change. Juste le temps d'un passage. L'été se cahe dans mes yeux, dans la baguette.

Magique ?

 

 

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Je m'en amuse. Une femme attend le tram, avec un air renfrogné, un jean informe, une veste sans style, molle, kaki, fade. Je pense à ce tutu, aperçu hier dans un magazine, et elle change, elle est surprise, mais elle en sourit. Et si elle essayait vraiment ?

 

Une autre jeune femme, un peu affolée, pressée, sur son vélo, entre les voitures. Elégante, mais apparemment coincée entre ses talons et les tracés laborieux du parcours. Soudain elle galope, elle sautille et profite d'un scooter tout neuf, elle glisse, se faufile, s'envole vers son bureau. J'aime cette magie, en dormant contre cette vitre, en ouvrant les yeux, je descendrai au terminus, j'aperçois les lumières de NOEL. Une petite fille m'observe avec attention, dormir là lui semble étrange. Elle a une belle robe de fée, pour la fête de l'école, une belle baguette avec une étoile. 

 

 

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Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Sortir de la couette, ne pas y penser, se diriger vers la douche chaude mais pas trop, tiède idéalement. Il était là hier soir, un début de nuit ensemble, un départ pour rentrer chez lui, avant le travail, une coupure habituelle, une routine à laquelle nous n'arrivons ni l'un, ni l'autre à nous habituer, mais c'est ainsi.

 

Trempée sous la douche, bersée par un bout de sommeil, par la châleur douce et le parfum, son parfum, son savon, son odeur, je me réveille, déjà je pense à lui. Encore, dirait ma meilleure amie, mais je l'ai dans la peau cet homme. Je suis tombé dans ses bras, il est tombé amoureux tout en refusant de croire à nos sentiments. Il avait peur, blessé par son histoire, persuadé de ne plus pouvoir être aimé, de ne pas mériter à être aimé, souhaitant être un simple ami. Mais je l'ai aimé tout de suite, fortement, intégralement alors que moi aussi je ne croyais plus en l'amour. 

 

Mon sourire est revenu, ma vie a changé, vraiment changé en quelques semaines, malgré nos quelques rares rencontres, malgré ce peu de temps, déjà immense à chaque fois. Maintenant nous nous aimons, il a accepté son coeur, il m'a serré encore fort dans ses bras.

 

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Je sors de la salle de bain, nue, maquillée, une étrange habitude qui le fait rire. Je vois son visage éclairé par ce détail, par ma routine féminine. Ce matin il n'est pas là, mais certains autres jours oui, totalement, sous la couette, libre et pour moi.

J'enfile une combinette de soie, une délicate sensation, une chaleur complice de ma peau, instantanément, puis une tunique en laine, des collants en laine, j'hésite. Bottes ou chaussures, j'ouvre les volets, il fait froid, un vent humide et glacial. Du givre, des pelouses blanches, des bottes.

Un petit-déjeuner, un moment tranquille, le vrai réveil de mon cerveau, vers le boulot, en jetant un oeil sur le planning de la semaine, mes enfants, leurs visites, leurs sorties. Je prépare mon sac, mes gants, mon écharpe, mon parfum en pensant à lui, encore. Mon manteau, une idée qu'il avait reperé, des détails pour lui, des signes pour moi, proche de moi.

Un bip, un sms, des bises venant de lui, je pars pour cette longue journée, dans le froid, le coeur chaud.

 

 

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Nylonement

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