Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Prendre l'air du temps, ouvrir sa fenêtre, absorber le ciel en soi.

 

Un grand vide, un silence, une rupture, je ne sais pas où se trouvaient les frontières invisibles de mon couple, et un jour, cela devint la nuit. Un contraste fou, une lueur au fond d'un tunnel de médiocrité et de routine, un chemin, cabossé et cumulant l'ennui, que l'on suit sans connaître la fin, sans vouloir reculer. Mais peut-on refaire son passé ?

 

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Alors là devant moi, comme cet ami que j'avais vu se détruire, se décomposer, s'étioler avant de devenir transparent. Ce souvenir présent.  Et un jour, là entre amis, nous étions devant sa future ex devenue sa veuve. Il avait disparu de nos yeux, laissant des messages que l'on ne voulait peut-être pas voir. Là aussi des souvenirs, des moments communs de notre amitié, de notre passé. Pourquoi ce lien, cette image de lui ?

 

Maintenant, mon tunnel se renforçait de noirceur avec cette prise de conscience inexorable. Soudainement je croyais en une sortie, glaçante évidence, en un nouveau chemin, ailleurs, autrement. Avec de nouvelles bases !

 

 

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Là son sourire, une fois, puis une autre fois, et sans savoir un jour mes larmes à cet homme que je ne connaissais pas, mais dont la proximité me paraissait naturelle. J'étais tombée à la fois de mon piedestal d'épouse et de mère, ne comprenant plus pourquoi j'avais gâché plusieurs années de ma vie, ajoutant aussi que j'étais tombée amoureuse.

 

Lui, inconnu et son sourire.

 

Folle, moi, non, il avait pris cela avec un détachement digne d'un poête qui flâne dans la rue, en quête de mots, de belle inspiration. Avec son épaule et un mouchoir, il avait donné un renfort à mon écroulement, ne souhaitant pas me tenir, mais plutôt me contenir, et au final me rassurer sans rien me donner. Juste m'écouter, je me vidais, par strates entières, le premier domino tombant pour écrouler par dizaines, centaines, milliers les niveaux de convictions accumulées dans une vie de couple. Patatra ! un glissement de terrain intérieur, un fatras après l'ouragan, mais aussi de nouveaux espaces pour moi, enfin quelqu'un qui viendrait s'installer en moi, pour me dire de regarder devant, de choisir d'avancer vers une autre vie.

 

 

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L'aimer, je ne sais plus, ni comment, ni quand, ni même pourquoi, simplement un sourire, une sensibilité, une écoute, à moins que cela ne soit sa peau douce. Mais cet effondrement, après le tunnel, tout cela devenait évident, imprévu mais volontaire, j'oscillais vers le vide, j'avançais vers moi. 

 

Une femme, une nouvelle femme, un coeur palpitant mais blessé, blessé mais palpitant.

 

Une nouvelle vie.

 


 

Nylonement


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Là, derrière la couette, car si le ciel est bleu, le soleil presque présent, je ressens le froid jusqu'à mon lit. Journée de repos forcé, un début de grippe, des courbatures un peu partout, le travail, là sur la table, sur la tablette graphique attendra un peu.

 

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Indépendante, libre, sereine quand les commandes sont là, stressée durant les autres moments, mais tellement plus heureuse dans ma vie depuis ce choix, je vis à mon rythme, avec celui des projets. Mais ce matin, peut-être ce contrat signé hier, je ne pense qu'à une chose, j'en salive. Là devant moi, mon bureau avec les trois écrans et d'une vibration maligne, tous se sont allumés à l'instant.

 

Des gâteaux, des religieuses au chocolat, des ravissants opéras, des éclairs de toutes les couleurs, peut-être aurais-je dû négocier un paiement en nature, un versement régulier de produits frais pour la maintenance de leur futur site web ? je salive un peu plus.

 

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Et puis dans le coin, une corne d'abondance pleine de macarons. Toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, et pour être sûr de bien les connaître, la société qui les produit, m'a fourni les différents parfums, suivant  les coloris et les saisons.

 

Pêche de vigne, abricot, caramel au beurre salé, réglisse, framboise, citron vert, fraise, chocolat, chocolat amer, vanille des îles, curry et ananas, de kumquat et tant d'autres déclinaisons classiques, et puis des mélanges plus étonnants avec du gingembre, du concombre, du céleri ou du poivre. Je salive encore.

 

Un thé chaud me fait envie, et finalement je vais aller faire un tour dans leur magasin pour mieux approfondir la connaissance du macaron. Une étude in-situ, un petit bonheur à partager avec mon chat.

Enfin juste avec moi-même, oui parfois l'égoisme sourit à la gourmandise.

 

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Humm, je me lève vers la douche , sans sentir le froid, en pensant déjà aux saveurs qui rempliront ma bouche dans quelques heures. Une belle journée d'automne.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Vous connaissez le hasard, celui qui vous fait rencontrer Vanessa Demouy au rayon fruits et légumes, puis Bertignac au rayon yaourts frais. Et là personne ne vous croit, vos enfants en particulier quand vous rentrez à la maison. Mais tout cela est futile car oui, eux aussi mangent comme nous.

 

Alors cette fois là, je l'avais croisé plusieurs fois, entre les séances de sport et l'attente à la sortie de l'école, mais aussi dans les activités associatives de la ville, alors une fois de plus, elle était là avec une silhouette féminine et son collant rouge. N'y tenant plus, j'ai pris ma carte pro, et une autre parlant de www.SATINBOX.net, pour trouver un prétexte pour lui adresser la parole. Quelques phrases rapides et un sourire !

 

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Curieusement, une autre maman, amie par relation, lui avait déjà parlé de mon travail dans le secteur des collants, des bas et de la lingerie, elle a donc, comme toujours, ajouté sa surprise à me savoir, moi un homme, expert du secteur. Une surprise dont je ne dis plus rien, dont je ne cherche plus à justifier l'origine, comme si chacun de vait justifier de son métier, de son sexe avec. 

 

Mais j'ai vu aussitôt une personne pleine de malice, de joie intérieure, une jeune femme heureuse, une jeune maman dynamique, et au même instant, une artiste peut-être. Nous avons bavardé en regardant nos bambins courir sur le terrain de sport. Papotant mode et météo, automne et bottes.

 

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Evidemment le sujet du collant rouge est venu à nous, elle a ri. Et entre les cris des supporters, les larmes des enfants bousculés, les enfants qui piaillent, elle m'a avoué avoir un esprit un peu rebelle depuis son adolescence et qu'ainsi avec ses jambes, fort belles, elle manifestait.

Alors on a parlé deniers, opacité, difficulté à trouver des couleurs, des motifs et autres fantaisis dans le panel de marques françaises distirbuées en supermarché. Comme d'ailleurs dans les trop rares merceries.

Puis on a partagé les adresses anglaises surtout les e-shops si pratiques.

 

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Et en partant, elle m'a avoué une chose, le rouge c'est pas trop son truc, mais cela fait c**** les bien-pensants, et cela encore aujourd'hui, elle adore.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Quand j'étais petit, je suis tombé dans la mode, pardon dans la marmite.

 

Pas en fréquentant mes soeurs que je n'ai pas eu, ni mes cousines bien trop jeunes, mais en regardant les dessins qui couvraient les murs de ma maison, en observant ma famille qui dessinait, et puis doucement en ressentant les premiers effets secondaires de ma vie, je suis devenu un contemplatif. Sage, discret voire taggué du mot "timide", je suis resté là à regader les auters courir, les autres se parler, les autres s'embrasser.

 

Shorts, jupes et pantalons de la cour d'école, puis du collège, et puis soudain le lycée, un endroit plein de garçons, avec seulement quelques filles, question de filières, question de choix, mais aucunement un handicap, car finalement j'étais assis à côté de la seule de notre classe. Heureux et devenant esthète, malgré moi, magré mes premiers émois, j'ai croisé des regards, des lèvres même. Assis sur un banc, ou en pleine course de fond, je suis parti dans le tourbillon du sport à toutes jambes, avec leurs jambes devant moi.

 

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Et puis voilà, je suis devenu un amateur de beauté, d'esthétisme mais jamais je ne suis rentré dans ce processus sélectif des médias, du cinéma ou de la presse féminine, j'ai aimé tous les corps. les scuptures, en caressant des yeux puis des mains les immenses formes des statues de Botero, comprenant ainsi que féminité rime avec sensualité, en mode XS ou XL.

 

Chaque année, chaque déménagement fût un renouveau pour aiguiser ce sens ancré en moi, pour non pas modéliser la vie des femmes, mais pour modeler mes goûts et toujours comme un collectionneur sans quête d'oeuvre, les voir, les revoir, les apercevoir, vous voir. Aucunement maladif, simplement décalé. Quand ? lorsque certains de mes amis voyaient des culs et des seins, je voyais de le sensualité sur les hanches, de la volupté avec les poitrines. 

 

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Sagement j'ai affiné mon approche visuel, j'ai dessiné moi aussi, exposé aussi. Donnant le retour aux autres, aux hommes et aux femmes, partageant avec eux ma vision respectueuse de mon paysage avec vous. Les femmes, j'en ai aimé, j'en ai peu charmé, je suis resté discret, j'en ai aperçu beaucoup, de très rares fois, je leur ai dit en quelques mots, la beauté qu'elles dégageaient. Quelques sourires restent leurs meilleures réponses.

 

Et un jour, j'ai compris que la mode était un langage, un moyen de communication délicat à l'usage de tous, avec plusieurs lectures, comme dans un livre. Esthétisme est-il la vision philosophique de votre code vestimentaire au quotidien, je ne sais toujours pas. Alors chaque jour, je suis surpris, interloqué, grisé, fatigué ou étonné, de vos choix, de vos motifs, de vos fantaisies. 

 

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Imprimés ou unis, colorés ou noir, vos tenues varient, mon oeil sourit. Car finalement les rencontres durent deux secondes entre deux portes de métro, deux heures en réunion, deux minutes dans la queue pour ce sandwich du midi, mais avec votre sac à main, vos talons, votre coiffure, votre manteau, votre robe ou vos pantalons, vous donnez vie à la mode.

 

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Et à chaque instant, je peux grapiller quelques souvenirs, quelques attitudes, parfois de très élégantes allures, comme un émoi, un cin d'oeil intérieur, rien de plus. 

 

Merci pour toutes vos féminités.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Comment me décrire ?

D'ailleurs cela-at-il de l'importance quand on aime. Etre soi, être femme, être sa compagne, sa femme ou son amante, je suis tout cela et bientôt un peu plus.

 

Oui, après des mois de rencontres, de repas souriants, de séparations douloureuses entre deux trains, en fin de semaine, en fin de rien, à ces instants où l'on voudrait être tous les deux, il est reparti vers ses enfants, sa famille. Alors oui, nous avons commencé à parler d'autres choses que notre passion, de nos envies communes, de nos galipettes sensuelles, pour venir vers un univers plus pragmatique, son chez-lui et donc des enfants.

 

Moi, femme de 30 ans, femme de 40 ans, femme de 50 ans, je vais devenir une belle-mère, je vais intégrer une famille recomposée. Je croyais cela réserver aux magazines féminins, des sujets que je sautais pour aller aux pages mode ou beauté. Oui mais maintenant, cela risque de devenir mon quotidien. 

Moi, femme qui vivait plus ou moins bien avec mon corps, suivant mes humeurs, mes jupes crayons et mes pulls moulants, soudain, je vais regarder autour de moi, vers son jeune fils de trois ans, vers ses deux jumelles de huit ans, vers une presque ado de treize ans.

 

Suis-je prête ?

 

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Passez de mon nombril, de ma plaisir de le séduire, de l'aimer, de faire l'amour avec lui, à des devoirs, des câlins, des directives, bref de l'éducation, mais j'ai pas de repères, jamais je n'en ai eu. Je n'ai pas envisager un jour, la présence d'enfants, non pas que je ne les aime pas, mais ma vie était occupée de soirées, de boulot surtout, de carrière et de passions diverses.

 

Et de lui aussi, cet homme, ce papa aussi, je l'avais peut-être un peu oublié.

 

 

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Là devant mon miroir, je me regardais, je faisais un focus sur mes talons hauts, sur le choix du chemisier, sur ce pantalon, ou sur cette jupe, soudain, je ne vois plus mon corps, ni ma mode, mais bien une femme, une mère par défaut, je suis perdue. Quel sera mon statut ? Que vais-je faire ? Moi qui n'ai pas gardé de gamins comme baby-sitter, jamais. Moi qui ai des soeurs , des frères, des neveux et nièces mais trop loin, pour jouer à la tante gâteau, comment je vais gérer tout cela ?

 

Je me regarde, je suis une femme, je suis une amoureuse, mais pour la suite, je vais devoir improviser, découvrir d'autres facettes de ma vie future.

 

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Si soudain dans ma vie, malgré nos deux années en amoureux, je n'avais pu prévu cela, ses enfants, mes enfants ... non j'ai peur de mes mots soudainement.

Et si je le quittais ?

Et si je lui disais que je ne peux pas ?

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Elle, lui, eux, encore elle, et d'autres personnes, d'autres femmes de ma vie, de mon enfance, aujourd'hui, symboliquement, comme d'autres jours, en d'autres lieux, je pense à eux, à elles.

 

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Ces femmes qui firent de moi ce que je suis, directement, indirectement, avec des conseils, avec des habitudes, avec des moments câlins, avec simplement un lien de famille ou d'amitié. Je pourrai les remercier, d'ailleurs le fait-on un jour, de dire merci à ses parents ? Souvent trop tard, lors d'un discours au-dessus d'une boîte en bois, sous une nef vide et froide, on lâche alors les mots que l'on voulais dire depuis toujours, pour leur dire l'amour que l'on partageait, réellement chaque semaine ense croisant, en se téléphonant ou parfois sans nouvelles depuis de nombreuses années. Il y a toujours ce lien cet indfectible lien qui nous traverse depuis des décennies. On est devenu soi, on progresse encore, on vit notre vie trop vite, ou trop lentement, mais on se souvient parfois, certains jours plus calmes. Derrière la vitre, un regard sur notre jardin extérieur, le vent qui souffle, les brumes chaudes au-dessus de la tasse, une tartine de baguette fraîche à côté, la confiture d'oranges sur le beurre salé. 

 

Là un début d'histoire et de souvenirs, ou simplement un petit déjeuner à croquer. 

Là notre enfance où l'on rechignait sur ce beurre salé avec la confiture trop amère, rien n'allait, puis le bonheur venu de redécouvrir ces vraies saveurs, d'aimer de plus en plus ce mélange sucré-salé. Et toujours, encore et encore, choisir ce beurre pour la baguette qui rappelle celle que votre papa ramenait , quelque soit la météo, chaude du boulanger, là le souvenir commence, revient, repasse.

 

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Et puis votre mère, heureuse de vous revoir, avec votre amoureux, ce petit déjeuner unique, chaleureux, en ce lendemain, où vous avez annoncé votre futur mariage, cette bulle soudainement formée, et les sourires qui deviennent d'autres liens, d'autres complicités. Hier, demain, avec votre mère, votre grand-mère, votre papy, votre fille ou vos fils, quelque soit la combinaison, même avec une amie, une proche, vous avez échangez ces sourires, attitude animale qui traduit notre bonheur.

Aussitôt ils sont devenus souvenirs, rattachés avec une étiquette de joie, de moments intenses ou sobrement délicats, simples mais pas anodins.

 

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Vous vous rappellerez toujours le lieu, le couloir, l'entrée de cette maison en Bretagne avec un escalier en pierre, ou cet appartement de votre enfance, ou d'autres encore. Pour les plus sensibles, vous vous souviendrez de leurs parfums, celui du lieu, celui des fleurs ou de la saison, mais surtout celui de cette grand-mère, aujourd'hui partie, de votre mère, aujourd'hui vieillie, de votre fille, aujourd'hui qui a grandi.

 

Sourire rime avec souvenirs,

Et moi, j'aime cela, indéfiniment.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Si je devais être jury d'un des nombreux prix littéraires de cette rentrée, je serai probablement en train de suivre la tendance MODERNE, qui me ferait picorer un résumé d'un livre, sur une tablette aux reflets désagréables. Pire encore je pourrai le lire sur mon téléphone portable (pourquoi lire facile en grand format quand je peux financer le futur chalet à la montagne de mon ophthalmologiste) Et ensuite accepter d'être soudoyé par les trois grandes maison d'édition française pour donner un avis très favorable à un livre écrit par un service marketing.

J'aime la modernité et le capitalisme roi, surtout quand mon contrôleur de gestion croit trouver dans les tableaux excel, le recette d'un bon livre (oui celui qui se vend, non pas celui qui vous emporte dans un voyage intérieur).


Surprises de cela ? Vous voulez la recette ?

 

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Prenez un auteur ou une écrivaine qui a connu la gloire, ou mieux encore un animateur de télé, si possible de la télévision publique, nourri de nos impôts,

Ajoutez des mots clefs,

Cachez sous le nappage, deux ou trois auteurs, dits "nègres" qui feront l'histoire, interpréteront ou non les propos de la personne notée sur la couverture,

Faites revenir à feu doux, pardon, relire après tout,

Corrigez les fotes d'auretograffes,

 

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Amenez alors un bon photographe pour la couverture,

Ajoutez des larmes et de l'émotion, un frère caché, une mère malade dans la bio,

Quelques pincées d'amour de la littérature par le vrai-faux auteur,

En citant des maximes et d'autres aphorismes des plus grands,

Mettez le feu plus fort avec des interviews chez les copains de la télé,

 

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Toujours avec le moment émotion "j'ai souffert dans mon enfance",

Puis servez avec un service marketing qui inonde votre livre ici et là,

Avec des affiches sur le nouvel auteur derrière la vedette,

Ou le nouveau livre de votre écrivain préféré (on décide pour vous).

 

 

Au final, c'est entre 20.000 et 300.000 exemplaires assurés par un public qui ne lit que peu, ou entre deux bières à la plage, donc il faudra attendre l'été sous la pile de Voici ou de l'Equipe. Des mots, mais pas de roman, pas de réelles envolées lyriques, ni même un bon polar grisant.

Du vide !

 

 

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Non, j'aime les mots, les auteurs, les femmes et les hommes, d'aujourd'hui ou d'hier qui défendent les idées, nous emportent dans des rêves. J'aime les exercices de style, les silhouettes féminines et tous les voyages qui font et défont les mots mais donnent des phrases et vous emmènent ici sur ce blog, ailleurs dans des livres. 

Des livres papier, car ils ont une âme en plus, un instinct de transmission, entre amies ou générations.


 

Lisez un bon livre, éteignez la télé !

 


 

Nylonement

 

 

OCTOBRE ROSE

Luttons contre le cancer du sein

Aidons et soutenons nos proches, amies, collègues malades

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www.cancerdusein.org

 

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