Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

 

 

 

Une joie simple, celle qui monte en soi, en coupant des oignons, non je ne pleure pas. Dans sa cuisine, je prépare un plat pour elle. Avec un peu de fantaisie, un peu de basilic, je hache finement avant de glisser le tout dans la poêle chaude, dans le beurre qui chante. Une cuillère longue en bois, je tourne, je pense à elle.

 

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Sur le chemin, elle marche pour revenir de son travail, et je suis en cuisine pour lui faire la suprise, pour partager sans chichis un plat de pâtes bolognaises. Pasta comme un plat d'une rare sobriété, et pourtant enveloppé de tant de parfums, un peu de sauce tomates, une tomate fraîche écrasée avec de l'ail, un autre feu pour mitonner doucement, pour laisser les bulles rouges exploser de leurs parfums. Je la vois au loin, sa silhouette dans la nuit, je dépose la casserole d'eau, pour la faire frémir.

 

Elle regarde vers la fenêtre, tiens de la lumière, elle ne me voit pas, une surprise avec ma présence, avec ce dîner imprévu ensemble, avec ce plat à manger sur un coin de table, serrés commes deux tourterelles amoureuses. La porte s'ouvre, elle sourit, pour l'odeur de cuisine, car elle sait que c'est moi. Son cuisinier favori, et même un peu plus ... que son cuisinier.

 

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Nous nous embrassons tendrement. Et là ... oui l'eau déborde, mais les pâtes seront al-dente, la sauce avec la viande hachée parfumée d'origan, grillée sous forme de boulettes, mais je dois fermer la porte, pour préserver notre intimité, notre gourmandise, notre amour.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Un simple souffle, comme un brouillard, je suis entrée là, marchant ou plutôt titubant entre les bancs, trop près de cette arbre, m'accrochant à ce mur qui partait en arrière. Le réel s'éffeçait à mon regard, tout tournoyait, un peu trop encore. Ce mur vertical devenait oblique, il me fuyait, moi avec, je glissait, je retenais ma respiration en m'appuyant sur un objet. 

 

Lequel, je ne pourrais vous dire, je partais dans un monde mou, des vitres, des personnes, sourdes à mes gestes confus, des parois invisibles et moi derrière. Quelques secondes, quelques minutes, un certain temps, une échappée dans toutes les dimensions de cet espace. Où et quand, deux questions !

 

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Folle ambiance, une brume, mon regard flou et surtout cette foule qui ne voit rien de mon tourbillon, je lévite au-dessus d'eux, première dans les décors, accrochée à un néon. Au plafond, je ne sais pas, je marche là, eux ailleurs, ma robe retient mes déplacements, craque car définitivement la coupe crayon ne convient pas à mon évolution d'araignée. 

 

Et mes talons non plus, mais bizarrement je marche, je grimpe, je me faufile tel un chat aimanté.

 

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Rien ne stoppe mon avancée, vers cette vitrine, là-bas. L'envie d'être là, plus loin encore, la distance augmente avec ma progression. Plus loin encore, inaccessible, mais pourquoi. Et pourtant elles sont là, des manteaux, des sacs à main, des jeans, des bottes, des pulls, des couleurs, du bruit, des cris, elles sont si nombreuses, comme un mur. 

 

J'avance, je rampe sur les murs, je peux les dépasser d'un saut, mais il y a toujours plus de monde. Un horizon d'étagères, un rebond peut-être.

 

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Non, je reste là, déçue, songeuse, surprise aussi par cette réalité étrange. J'aurai essayé.

 

Et puis demain, en passant devant cette vitrine, je verrai encore ces escarpins diaboliques, qui m'attirent avec leurs talons sans fin, attisent mes envies.

 

Demain, à mon réveil !

 

www.aquazzura.com

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Chaque jour, ici, sur ce blog mais aussi sur d'autres blogs, je partage des articles, des billets d'humeur et des commentaires. Toujours autour de mes sujets de préférence : vous, les femmes, de tous âges, avec votre mode, vos habitudes, vos sourires, vos doutes parfois aussi.

 

Pour certains portraits, je me glisse avec discrétion dans des mots en version "je" au féminin, pour là encore partager des impressions, des ressentis. Tout cela se mêle de mots, de version un peu romancée de mes instants de vie, de beaucoup d'imagination, de vie, de souvenirs et de ma sensibilité aux autres. Un regard sur vous; discret et respecteux, mais toujours pour défendre votre liberté.

 

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Mais parfois, je reste coit, sans un mot pour exprimer mon émotion, sans éclat dans mon regard. Je ne fus pas choqué, mais je suis resté dans un espace-temps un peu flou. 

 

Il y a quelques jours, j'étais en rendez-vous, un accueil, une décoration de Noel à côté du comptoir où l'hôtesse me demandait ma carte professionnelle. Je me pose sur le canapé, j'attends mon contact. Les ascenseurs libèrent des personnes travaillant ici, entre mode et belles gambettes pour la plupart en bottines ou en bottes (oui parfois je fais des statistiques rapides et inutiles quand j'attends le plus souvent).

 

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Elle sort, se dirige vers moi, un sourir avec un bonjour. Je suis sa robe droite, trois trous, grise foncé avec surpiqûre en bleu roi, fermeture éclair au dos surligné de bleu aussi. Elégant, moderne et à la fois très années 60. Collant noir opaque et bottes de cuir noir souple avec un talon de taille moyenne. Voilà une jeune femme dans son époque, dynamique, modeuse et en harmonie avec sa silhouette, ni trop grande, ni trop petite, ni trop maigre.

 

Nous nous installons dans son bureau, nous échangeons, je la regarde, je l'écoute, je lui réponds. Une conversation constructive, de la négociation, des propositions, et là mon regard se baisse vers son cou, le temps qu'elle réponde à un coup de fil.

 

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Autour de son cou, un collier, un mot, non pas un prénom, mais bien le mot "connasse".

 

Et là en moi, un vide, une impression d'être trop vieux, trop classique, malgré un esprit ouvert, un brin d'excentricité, et beaucoup d'ouverture sur le monde. Car parfois, oui, je décroche du monde actuel. Pas trop télévore, donc parfois décalé des mots à la mode de la rue, mais mes enfants sont là pour me "brancher" en mode rappel des tendances. J'avour qu'elle aurait eu une épingle à nourrice dans le nez, un tee-shirt des sex-pistols, ou une autre provocation de couleurs, voire des cheveux grunge (donc sales et miteux, mais tendance ;-), ou un autre accessoire top gothique, j'aurai compris. Mais là, je fais un silence intérieur, je reste dans un abysse de vide infini.

 

Pourquoi mettre ce mot si fort, si dégradant, si peu intelligible par des jeunes gens, tout autant que par des vieux, ni les autres d'ailleurs, pour quoi se mettre se mot autour du cou ? comme une étiquette.

C'est la négation du mot féminin, c'est une insulte.

 

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Elle me sourit, reprend notre conversation, intelligente, sûre d'elle, sobre dans ses propos comme dans son comportement, une personne équilibrée au premier abord. Moi, je suis bloqué entre le premier, second, troisième et au-delà du vingt-cinquième degrés, je ne comprends pas.

 

En sortant, encore avec ce mot en surimpression sur sa gorge si féminine, en regardant les miroirs de l'ascenseur, les plantes du couloir, le parking, je vois ce mot partout.

Est-ce un acte féministe ? 

Est-ce une connerie passagère actuelle qui m'a échappé ?

 

 

En revenant dans mes bouchons, sur le trajet, je repensais encore à son visage éclairé, sa coupe brune si bien coupée, son élégance de jeune femme, de jeune maman bien dans son époque. Mais que faisais ce mot à son cou ?

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

En écoutant les belles mélodies de Nolwenn Leroy, en me lovant dans le canapé, tranquillement chez moi, sans travailler aujourd'hui, je savoure cette année.

 

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Réussie ou non, je ne ferai pas le bilan car je n'ai jamais cru aux dates, une symbolique inutile du temps, une obligation de plus dans un agenda du quotidien, avec les horaires du train, du métro, les rendez-vous, les repas, les réunions, les retours, les déplacements. Non halte au temps !

 

D'ailleurs je n'ai pas ma montre aujourd'hui, ni même mon téléphone, je me coupe de ce stress direct ou indirect, je glisse dans la journée, sous mon pull doudou épais, du fait main par une amie, je suis bien dedans. Lasse de fatigue des récentes fêtes, des derniers jours de closing commercial, je suis si bien chez moi, entre deux années, entre deux amours, enfin celui qui s'est fini. J'ai dit halte à ces semaines où je ne l'aimais plus, où nous n'avions plus rien en commun, plus rien à nous dire, plus rien à faire sous la couette. Un bon livre, moins contraignant qu'un mâle en détresse, surtout aux heures des repas, et les week-ends sans copains. Je l'ai déjà oublié, son parfum, même si cinq ans c'est beaucoup, et finalement si peu. Là, je nombrilise une main sur mon collant opaque, dégustant ce bien-être au parfumde thé fumé, je jette un oeil à mes bottines en cuir noir, posées sur le parquet. Avec des paillettes, un truc de filles, je souris en pensant aux copines, à mes meilleurs amies, à mes soirées récentes sur les blogs des amies virtuelles.

 

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Tiens oui, cette année j'ai croisé en vrai des copines du net, devenues des pipelettes en sms, en emails et au téléphone, on rit, on fait des soirées ensemble, du shopping parfois. Une nouvelle tribu, avec des moments complices, des nouvelles amitiés, et puis un autre bonheur, des moments où je suis seule, enfin. J'aime cela.

 

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Trentenaire, seule, sans enfant, je dois avoir des défauts, j'en souris encore. Ma réussite professionnelle, mais surtout le hasard sont deux vecteurs de cette situation, mais je le vis bien. Je dépanne les copines mariées quand elles veulent laisser leurs bambins pour une soirée en amoureux, je m'occupe des bambins, une tata bis. Aussi plus discrètement, je donne de l'argent à des associations pour les bébés, les familles en difficultés, j'aide parfois dans le centre local des restos du coeur. J'aime donner des sourires, partager des instants privilégiés avec mes voisines plus âgées, avec ma grande tante, une dame érudite si drôle, ou avec mes grands-parents, très vieux, très complices, coincés dans leur bulle de temps anciens. 


Trentenaire, quadra, quinqua, je suis ainsi, je serai ainsi, et si le hasard me donne un mari, tant mieux, tant pis, des enfants, pourquoi pas. Je n'ai aucune grille de formatage du l'homme idéal, encore moins de la famille idéale, je vis avec la mienne, au présent, parents, frères, oncles et tantes, neveux et nièces, cousines et les derniers grands-parents.

 

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Je suis une femme d'aujourd'hui, la même pour 2014.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Mon regard est le complice de mes émotions.

 

Est-ce mon cerveau qui fait battre le coeur, bouillonner les sensations intérieures ?

 

Mais à chaque fois que je croise un ventre rond, cette rondeur-là si féminine à mes yeux, je franchis un niveau de plus sur l'échelle de ma sensibilité. Simplement un regard vers ces femmes ,avec d'une main douce, caressent leurs bas ventre, contournent pour trouver le contact avec leur bébé. Je suis ému, du moins touché par ce privilège incroyable qu'est l'acte de porter la vie, mais plus encore par la bulle si douce qui entoure ces moments-là.

 

 

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Certes je vais oublier volontairement les douleurs, les vomissements, les poussées de châleur et les autres inconvénients de la grossesse, ce n'est pas le sujet. Car je vois cette lumière intérieure, ces premiers pas dans la vie d'une mère, renouvelés parfois par d'autres naissances, mais toutes sont différentes, toutes sont sources de bonheur.

 

Car vous accouchez alors de soleil, de rayons d'infinies douceurs à partager avec votre compagnon ou compagne, pendant des mois, des années. Mais cette complicité interne, ces moments impossibles à transcrire, mais si intenses. 

Et puis le corps change, devient si rond, si démesuré en fin de grossesse parfois, mais toujours dans une quête d'affirmation du statut de mère, et parfois aussi du statut de femme. 

 

Quel beau miracle !

 

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Un petit tas blanc, un autre froissé à côté, et tant d'autres, ma tête sort des draps emmêlés. 

 

Le froid, le chaud, la couette, ma vue qui prend forme, mes yeux gonflés, un autre tas blanc, tant d'autres, tout autour du lit. Des feuilles encore posées sur la pile de livres sur le chevet, des mots qui pendouillent, prêts à tomber plus bas sur le parquet.

 

Oui maintenant, je vois mieux les points blancs, ce n'est pas un plumetis, mais un champ de bataille. Une hécatombe, un cauchemar qui a duré depuis la pénombre, le soir puis toute une nuit envahissante. 

 

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Une pluie de mouchoirs froissés, des feuilles blanches mais aussi des débuts de lettres pour donner un sens aux derniers jours. Se quitter, si facile à dire, si facile à cracher à la figure de l'autre, si déchirant à vivre. Je suis éffondrée, dissolue dans cet espace encore un peu sombre, juste une lampe allumée dans le coin, peu de luminosité, peu de vie ici, juste moi, enroulée dans la couette, dans un tee-shirt, le sien, son odeur que je ne veux quitter. Lui que je ne veux plus voir.

 

Un regard, un geste, une émotion, sa main. Tout était allé si vite, notre complicité était devenue si proche, naturelle. Des mois de bonheur, des aperçus impossibles sur l'avenir mais un présent délicieux, des souvenirs à croquer chaque soir en m'endormant, en pensant à lui. Tout était si beau, si fort, si simple. je l'aimais, je ne peux encore l'aimer.

 

Force et violences des émotions, goufre dans lequel mes sentiments ont sombré, d'un coup.

 

Rien ne sera comme avant, rien ne lui sera pardonné, rien à garder, rien à lui dire.

 

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J'ai pris mille feuilles pour lui dire, pour lui reprocher, pour me rappeler tout l'amour que j'avais envers lui, puis plus rien, un vide, un écoeurement de lui, du tout qu'il représente. Il m'a volé de l'amour, je voudrais à la fois tout lui cracher au visage, mais aussi oublier pour pardonner peut-être, pour espérer, ou plus égoistement pour ne garder que le meilleur, et l'aimer encore. 

 

Je pleure encore, combien de litres avais-je en stock ? une marée montante, un flux sans fin de larmes, de mouchoirs, de rougeurs sous les yeux. Dormir, je le voudrais pour croire à un mauvais rêve, mais je lui ai dit Adieu, sans détour, définitivement. 

 

Cette journée va être longue, je suis forte, non je pleure encore.

Quelle confusion !

Encore, autant que je l'aime, autant que je ne veux plus l'aimer.

 

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Prendre l'air du temps, ouvrir sa fenêtre, absorber le ciel en soi.

 

Un grand vide, un silence, une rupture, je ne sais pas où se trouvaient les frontières invisibles de mon couple, et un jour, cela devint la nuit. Un contraste fou, une lueur au fond d'un tunnel de médiocrité et de routine, un chemin, cabossé et cumulant l'ennui, que l'on suit sans connaître la fin, sans vouloir reculer. Mais peut-on refaire son passé ?

 

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Alors là devant moi, comme cet ami que j'avais vu se détruire, se décomposer, s'étioler avant de devenir transparent. Ce souvenir présent.  Et un jour, là entre amis, nous étions devant sa future ex devenue sa veuve. Il avait disparu de nos yeux, laissant des messages que l'on ne voulait peut-être pas voir. Là aussi des souvenirs, des moments communs de notre amitié, de notre passé. Pourquoi ce lien, cette image de lui ?

 

Maintenant, mon tunnel se renforçait de noirceur avec cette prise de conscience inexorable. Soudainement je croyais en une sortie, glaçante évidence, en un nouveau chemin, ailleurs, autrement. Avec de nouvelles bases !

 

 

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Là son sourire, une fois, puis une autre fois, et sans savoir un jour mes larmes à cet homme que je ne connaissais pas, mais dont la proximité me paraissait naturelle. J'étais tombée à la fois de mon piedestal d'épouse et de mère, ne comprenant plus pourquoi j'avais gâché plusieurs années de ma vie, ajoutant aussi que j'étais tombée amoureuse.

 

Lui, inconnu et son sourire.

 

Folle, moi, non, il avait pris cela avec un détachement digne d'un poête qui flâne dans la rue, en quête de mots, de belle inspiration. Avec son épaule et un mouchoir, il avait donné un renfort à mon écroulement, ne souhaitant pas me tenir, mais plutôt me contenir, et au final me rassurer sans rien me donner. Juste m'écouter, je me vidais, par strates entières, le premier domino tombant pour écrouler par dizaines, centaines, milliers les niveaux de convictions accumulées dans une vie de couple. Patatra ! un glissement de terrain intérieur, un fatras après l'ouragan, mais aussi de nouveaux espaces pour moi, enfin quelqu'un qui viendrait s'installer en moi, pour me dire de regarder devant, de choisir d'avancer vers une autre vie.

 

 

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L'aimer, je ne sais plus, ni comment, ni quand, ni même pourquoi, simplement un sourire, une sensibilité, une écoute, à moins que cela ne soit sa peau douce. Mais cet effondrement, après le tunnel, tout cela devenait évident, imprévu mais volontaire, j'oscillais vers le vide, j'avançais vers moi. 

 

Une femme, une nouvelle femme, un coeur palpitant mais blessé, blessé mais palpitant.

 

Une nouvelle vie.

 


 

Nylonement


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