Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes - vous

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

"Je vais te quitter ..." avaient été ses premiers mots, ceux d'une longue phrase, de plusieurs instants avec quelques silences lourds. Lui si discret en général, peu expressif de ses sentiments sous forme verbal, mais avecd es gestes si doux, mon amoureux, il m'annonçait une pause, voire une fin. Rien ne semblait clocher entre nous, je n'avais rien vu venir, une impression forte de saut dans le vide, plus encore quand il avait pris un sac, quelques affaires, sa veste, ses clefs. Le claquement de la porte, sa colère encore comme parfum derrière lui, le silence, le vide.

 

 

J'étais assommée, même pas encore consciente de la blessure, ni de ce couple cassé que je croyais être avec lui, j'étais assise sur le canapé, nos deux tasses de thé devant moi, les croissants, les magazines, un bouquet de fleurs. Chaque dimanche, et parfois d'autres jours où nous pouvions être ensemble, profitant de nos matinées, il se levait, se douchait, fonçait chez le boulanger, revenant pour préparer notre petit déjeuner, ici dans le salon, parfois sur notre petite terrasse, parfois au lit, où doucement je me réveillais. l'odeur du pain frais, du thé fumé, des confitures, tout était là devant moi, sans lui.

Je n'avais pas à me poser les interrogations habituelles autour du "pourquoi", il m'avait énoncé certaines fractures entre nous, entre lui et moi, entre nous, entre nos univers de vie qu'il trouvait différents soudainement. Mais là aussi, sur le temps, il avait donné sa version, son regard, son degré de lassitude. Et pourtant il était si amoureux, ce matin encore, ses bisous à notre réveil, sa sensualité, ses bras. Hier encore ses projets, notre discussion autour du mariage d'amis communs le week-end dernier, les repas en terrasse récemment, les balades d'été avec les copines, les pique-niques improvisés entre amis. Tout cela nous faisait sourire, depuis deux ans, presque trois que nous formions un couple.

 

 

02da0e245e31e8fc7a84182d24b12223.jpg

 

Le thé coulait en moi, me donnant de la chaleur, m'imposant encore sa présence, et ses mots qui revenaient. Son exposé avait été complet, soudainement libéré, et conforme à son pragmatisme habituel. Sans réelle colère, juste peut-être en conclusion, il avait précisé les points de rupture. En expliquant toute sa souffrance, plus que son incompréhension, en mesurant chaque mot, pour ne pas me blesser mais pour m'expliquer pourquoi il partait. Pas de concurrente, pas de femme en substitution, mais une attente de mon côté, une attente qu'il trouvait trop longue aujourd'hui.

 

Dans mon long pull informe, dans mon pantalon de coton léger, roulée sur moi-même, je m'observais dans le miroir posé au sol, pour agrandir notre petit appartement, pour renvoyer le soleil, pour me renovoyer l'image de certains reproches. Trentenaire, avec un bon job où je m'épanouissais, en bonne santé, avec des parents divorcés et remariés, une famille recomposée qui brillait par sa diplomatie, j'étais heureuse, surtout avec ce grand brun, si gentil, si attentionné. Mais dans ce miroir, il me l'avait dit avec justesse, ce n'était plus qu'un pâle reflet de moi, du moins d'une image différente de celle de nos débuts, de celle qu'il l'avait charmé. Séduit, victime de notre amour, son seul sourire dans sa colère, car il devait y croire encore, il avait succombé à mes rires, mes joues rouges après notre premiers baisers, nos balades. Malheureusement il ne voyait plus les petites ballerines, les robes légères d'été, les jupes et les petits hauts qui moulaient si bien ma petite poitrine, celle de ses rêves m'avait-il avoué. Le léger m'avait quitté, la féminité aussi avec. Lui délicat, et amateur de cette silhouette fine, presque brindille, et de mes hanches, si voluptueuses à ses yeux, il ne voyait plus que mes jeans, que mes pantalons de toutes formes, les flares, les 7/8, les slims, mais toujours des pantalons. Même si il aiamait ma mode, mes changements, il ne voyait plus qu'une étagère du dressing, le même toujours le même, le confort et le standard qui faisait oublier le glamour de notre première année. D'autant que nous nous étions croisés souvent avant, des amis communs, des soirées, mes célèbres petites robes noires, mes escarpins, mes bottes, mon identité. Il avait ramassé mon haut talon, un jour de pluie soudaine, tombé dans l'escalier vers le salon, on avait ri, il l'avait glissé à mon pied, le prince charmant. Nous ne nous étions plus quitté, capté par mes jambes, par ce drapé en jersey noir si fluide, par son caractère doux, par ses paroles assurées sur la mode, par ses compliments sur mes choix de mode.

 

383688_267389706640168_1815426471_n.jpg

 

 

381097_267389886640150_1959610228_n.jpg

 

Lasse de mon confort, tombée dans la routine, happée par le boulot, par notre vie commune bien installée dans cet appartement chaleureux, notre cocon, peut-être envieuse des copines mariées, maman même, mais elles avaient pris juste de l'avance, je ne voyais plus mon image, je ne cherchais peut-être plus à le séduire. Je l'avais pour moi. Facilité du matin, de tous les matins, de toutes les saisons, il avait vu le temps devenir gris, ma féminité se diluer dans des ensembles plus classiques, plsu sobres, plus masculins, plus mornes, plus fades. Ses mots, tout à l'heure sonnait justes, comme un jugement un peu, mais aussi comme une simple synthèse, un rappel de mes deux dernières années. Toujours une raison de ne pas mettre mes petites robes noires ou autres, pourtant achetées sur un coup de tête, en soldes ou plein tarif, mais elles ne faisaient que remplir le coin du dressing. Même les escarpins se glissaient moins souvent en bas de mon slim, mes chemisiers n'étaient plus que des tops, souvent sans autre forme que le confort. Même la lingerie, j'étais passé de la dentelle au coton coloré, des dizaines de couleurs, mais si peu de combinettes, de bodys, qu'il adorait sur mon corps de jeune femme. Entre ses mots, il y avait eu ses phrases dures, impactantes "Rappelles-toi quand tu as porté une de tes petites robes noires, pour la dernière fois ? Et tes jolis ensembles de lingerie, de dentelles et de soie, nos complices instants de délicatesse, de sensualité, quand ?". Non il n'avait pas énuméré une liste de mes atouts au féminin. Non, il n'avait pas fait un suivi comptable, mais il avait vu se diluer cette féminité vers le facile, vers une sobriété amorphe comme mes sweats. Et il aiamit cette douceur, mais en équilibre, en harmonie de mes instants si glamour. Il avait perdu de vue mon élégance, et par delà même la femme qui allait avec. Moi.

 

 

burlesque-9466.jpg


 

Un bip, un sms, plusieurs sms.

"Je suis désolé d'avoir dû te dire tout cela, car j'aimais cette mode qui me paraissait être une partie de toi."

"Je pense tout ce que j'ai dit, car si je recherche en toi cette femme, c'est elle que j'aime encore, Toi."

"Tout est question d'harmonie, et j'aime ce cocktail subtil quue tu as avec ta mode, ta silhouette, ton corps, ton caractère."

"Je ne cherche pas à avoir raison, ni à orienter tes choix, j'ai juste exprimé mon désir de toi, de cette femme si élégante que tu incarnais."

 

Après de longues minutes, des larmes, des regards dans le miroir, je me suis levé pour aller dans notre dressing.

 

"Je t'aime !"

 

 

 

Nylonement

 


Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes - vous, #Femmes & Portraits, #Femmes & Culture

 

Lauren-lauren-bacall-31119869-622-800.jpg

 

La biographie ne m'intéresse pas car vous la trouverez partout ailleurs, l'âge non plus car il y a des figures humaines qui dépasse le temps. Partie certes mais toujours près de nous, devant nos yeux ébahis de ces années-là, en noir et blanc, sa dégaine à lui, son homme, ce fumeur sans fin, ce gentleman au flegme américain, et vous, grande blonde, impeccable, avec des robes qui n'attendaient que vous pour exister.

 

Incroyablement jeune, naturellement née avec ce port de tête, cette chevelure roulant sur vos épaule, vous avez dû apprendre à louvoyer comme les chats, chaloupant de vos courbes, magnétisant le plateau de vos films, les salles obscures entières, avec votre allure. Un mot taillé pour vous, quelle féminité ! 

 

D'ailleurs vous êtes devenus à travers les décennies, celle qui s'attache aux mots "féminité" et "élégance".

 

Souvenirs de vous, peu et pourtant très marquant, les premières diffusions tardives en troisième partie de soirée, le cinéma de minuit, lové dans un fauteuil club, un soir tranquille, cette ambiance des années 40-50, des bars, des salles de restaurants, des escaliers vers des bureaux improbables de détective privé ou vers des chambres d'hôtel, et puis vous, magique. Votre voix, grave et douce, je l'ai découverte plus tard, car déjà j'avais marqué de façon indélébile votre corps de lignes longues, de courbes, de cheveux ondulés, de votre regard en moi, en mon idéal féminin. Ce tout qui était incomparable, peut-être une part de grâce et de naturel séduisant, je ne saurai jamais, je resterai avec la magie.

 

Lauren_bacall_lb_10_5xTeVdZ_918.jpg

 

 

lauren.jpg

 

 

Lauren_Bacall.jpg

 

Eternelle magie, 

Eternelle silhouette,

Eternelle classe,

Eternelle Lauren Bacall.

 

lauren-bacall-profile.jpg

 

 

lauren-bacall.jpeg

 

 

 

Nylonement

 

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Envisager une nouvelle semaine, voir au loin derrière cette vitre, ressentir un vide, penser à elle. l'été nous éloigne par les vacances qui se croisent, les histoires qui se font, se défont, se renforcent dans le silence de lèvres qui s'embrassent.

 

Je suis resté sur ce goût, ses lèvres, hier, avant-hier, je ne sais plus quand, tout est relatif tant elle me possède. Là proche de moi, un mouchoir imbibé de son parfum, un signe de sa présence, mais aussi de notre éloignement. Involontaire, un départ impromptu, les vacances des uns, les contrats des autres à l'autre bout de la France, des kilomètres coupés de sms, je tapote sur mon clavier mais elle m'obsède, oui un sentiment fort me pousse toujours vers elle.

 

Souvenirs des derniers jours, ceux de notre amour, toujours l'un avec l'autre, un peu en recul car trop amoureux pour aller dîner chez les autres, une rencontre à un mariage, et depuis l'un collé à l'autre, tous les jours, toutes les nuits, avec force et sentiments.

 

869548bee01f55254e98a8a9ebde80e7.jpg

 

Magie de l'amour, du coup de foudre avec les plus belles émotions, celle de la dépendance envers son coeur, je pense encore à elle, une pause thé, face au vide de cet immeuble parisien, la baie vitrée s'arrête dans le ciel gris, un été de pluie, le soleil est partie avec elle. Rien ne m'agite, fidèle aux réunions du lundi, les mots, les propos du manager, les échanges, une surdité partielle, un esprit ailleurs, des questions, des réponses formatées, une attente, celle de son retour.

 

Rêve éveillé, celui de retrouver sa silhouette-là, devant moi, de revenir dans l'appartement, la revoir, belle, flamoyante dans son body de dentelle, une étincelle vive sur sa poitrine pulpeuse, une féminité en plein rayonnement. Et puis assis sur le coin du lit, à regarder le miroir, sa coiffeuse chinée ensemble, ses bijoux, ses crèmes, deux pinceaux larges encore marqués de poudres, un eye-liner posé, en attente lui aussi de souligner ses yeux, son sourire. Je vois ses lèvres, je pense à elle, un message, elle est dans le taxi du retour.

Bouffée de parfums, une robe légère, des perles, ses colliers, ses bracelets, tout est là sauf elle. 

 

 

9c2a90103f695055f2e6bc39648ce9d9.jpg

 

Elle me manque, autant que sa silhouette, mais plus encore entre mes bras, près de moi, ensemble. Ce tout me manque, et pourtant elle n'est partie qu'hier soir, pour la première fois, plus de vingt-quatre heures de séparation physique, et ce bsoin d'elle, de son odeur, de sa peau, de ses lèvres, de son regard, de son corps, de son coeur, de ce tout que j'aime.

 

Je file vers la cuisine, pour préparer quelques petits plats pour lui faire plaisir, pour charmer son nez en arrivant, pour la voir heureuse. Les fleurs attendent sur la table, seul son glamour, son tailleur, ses talons hauts manquent au lieu, si féminin.

 

Une sonnerie, elle est là.

Enfin.

 

8022105556977285_8ZylVQ43_c.jpg

 

 

Nylonement

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

 

streetstyle11602-web.jpg

 

Instinct non encore éteint d'un retour, dans la nuit, des vacances avec le goût du sel dans la bouche, avec du sable encore dans les sandales. Direction la douche, contact avec l'eau, tiède puis chaude, le réviel brutal d'une sonnerie dont on avait oublié l'existence.

 

Hier encore, l'après-midi avec les copines, les amis, l'amoureux, les vagues, le soleil qui croustille sur les épaules, la couleur dorée de la peau, le repos total et insouciant, sans agenda, sans contraintes, sans horaires. Ah ce réveil, d'ailleurs elle va être en retard, le temps de retrouver une robe nickel dans le dressing oublié, des chaussures, pas des tongs, un sac pas celui avec du sable dedans, de la crème solaire et des magazines, l'autre, celui du boulot, le portable, les clefs du bureau.

 

Douche encore un peu, pour soi, pour sentir la chaleur, pour se retrouver avec une autre tête, celle des jours communs, encore un peu d'eau chaude, manque déjà le soleil, ici des nuages comme pour marquer la différence, c'est pourtant l'été.

 

 

TBF-Calypso-1-copy.jpg

 

 

Petit-déjeuner, ce moment de calme, chaque matin, où l'amoureux allait lui chercher des fruits frais, des croissants, une baguette, lui préparait son café, son jus frais. D'ailleurs il est resté sur place, pour bosser, pour la remplacer peut-être aussi, pas d'illusions, mais il y a un manque, pas uniquement de soleil, pas uniquement de ses bras, de ce vent léger qui passait à travers les volets, des bruits de plage.

 

La voisine du dessus arrose ses plantes, tape sa poubelle, la vie reprend. Elle avale un yaourt, croque un kiwi et des fraises, oublie ses bruits parasites. L'heure tourne, le temps mou se tend doucement, pour reprendre son cours énervé habituel, courir vers le bus, puis le métro, se bousculer, trouver une place, surtout ce matin, marcher encore, grimper les marches, tourner trois rues, trouver le badge. Ouvrir le bureau, traverser l'open-space, voir les têtes se tourner, des bonjours, des silences, des ordinateurs, des personnes sans âmes, des collègues, des visages nouveaux, le boulot.


 

supertrash-spring-2014-campaign-bregje-heinen15.jpg

 

Sortir, fermer la porte, elle prend son sac à main, passe sa main dans ses cheveux, lisses et coiffés mais toujours libres, une robe légère, un sentiment de transition entre la plage, et le trottoir derrière cette porte.

Lumière, différente, parfums, différents, bruits, différents, sensations et temps, différents.

 

Elle reprend sa carte, saute dans le bus, le premier arrivé, regarde les stations pour retrouver sa routine, chacun a repris sa tête morne, juste un peu plus bronzée. Musique dans les oreilles pour presque tous, pas de tenue de plage, pas de bouées encombrantes, juste un silence plus lourd, celui d'une nouvelle semaine qui commence.

 

Sa main attrape la barre centrale pour ne pas tomber dans les virages, se surprend en découvrant le coquillage attaché à son cou. Un souvenir de vacances, des souvenirs, elle s'évade encore un peu, jusqu'à la prochaine station.

 

 

 

unnamed--33-.jpg

 

 

Nylonement

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Assise dans la voiture, face à la route, entre camions et fourgonnettes, dans le flux de ce vent chaud, la fenêtre ouverte, je roule. Un rituel, une habitude, une routine, chaque été, presque à la même date, en cette fin de juillet, je prends une journée pour filer sur le macadam.

 

Etrange cérémonie avec la même station-service, quasiment les mêmes têtes, le même sandwich, le même arrêt-pipi, le même temps lourd, cette chaleur lourde, un poids sur mes épaules. Je redémarre, je file, je change pas d'itinéraire même si il y a des travaux, car à chaque endroit, là encore, je revois ces lieux communs à notre parcours. Son village, sa maison de famille, cette petite rivière où je venais avec elle, mon frère, mon père et quelques cousins. Un pont de pierre, du recul, un saut dans les souvenirs. Des chansons, un film de nos vies.

 

6b8a221e8cec22a5f7c7e414c0e21a9b.jpg

 

 

2c2eaeee49990e30eb5aa5beeecac069.jpg

 

Là une place devant une église, un clocher seul sans son transept, disparu durant la guerre, conservé ainsi, des prés, des vaches, des nouvelles maisons, je perds mes repères, des lieux un peu différents depuis mon enfance, des boutiques fermées en centre-ville, un café désuet, un nouveau supermarché à la sortie de cette ville de province. Une pause, les portes ouvertes, pour lui parler. Là devant ce cimetière, où elle repose depuis trop longtemps déjà, assez pour ne plus être de la famille, oubliée de mes enfants, oublié de nos repas. D'ailleurs même moi, je n'ai plus le coeur à venir ici, je suis un peu perturbée chaque année avant la date qui l'a vue partir, mais aussi ce manque soudain en moi. Des larmes, oui, grosses, chaudes, lourdes et déjà, comme à chaque fois, j'attends sa main douce sur mon épaule, ses paroles et son mouchoir de coton blanc, son parfum.

 

 

2ee2b2517357216542538fdbf9990841.jpg

 


 

La chaleur ramène des parfums, des herbes chauffées par le soleil, le foin, des feuilles, un brin de chèvre-feuille, des lavandes inconoclastes ici, des fleurs, de la verdure, elle qui est là, presque là. Je me tourne pour saisir le bouquet de fleurs blanches, une tradition de son vivant, une lubie qui faisait battre son coeur, si fort quand toute petite, avec mes sous, ceux de mon papa aussi un peu sans doute, de ma petit voix, je les prenais chez la fleuriste. Et ensuite avec une fierté sans commune mesure, je lui donnais en rentrant dans la cuisine où elle préparait le repas de son anniversaire. J'aimais sentir ses jambes, ses bras, son tablier sur sa robe toujours si simple et féminine. Je pleure en faisant les derniers pas au-dessus de cette pierre de granit. Je pense fort à elle, juste aujourd'hui et tant d'autres jours, je reste fière pour elle, je garde cette force comme elle me le montrait. Maman tu me manques, aujourd'hui, hier et demain.

 

D'une main, je sors le mouchoir, j'essuie mes larmes, je lève les yeux au ciel, et je t'envoies des bises. Elles s'envolent dans un souffle de vent.

 

 

80a5040fba7a5d7e70a906e7d754a0f2.jpg

 

 

Malgré les mots, malgré chaque jour un peu de romance pour décrire les féminités,

je dédie ce texte à toutes et tous, qui n'oublions pas nos proches,

partis un jour, dans nos coeurs toujours.

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

La terrasse était surchauffée par le soleil, hier encore je ne pouvais sortir de peur d'être transformer en homard, rouge mais pas forcément succulent. Et puis soudain, le vent, des bourrasques, des volets qui claquent, des chaises en plastique qui raclent le sol en avançant vers la table, seules. Un coup de tonnerre, des gouttes, des grosses gouttes de pluie, un orage d'été. Court et fort, une mare d'eau, un jardin qui sourit, relève les épaules en se gavant de cette manne nouvelle.

 

 

fleurs-dans-desert-7.jpg

 

 

Derrrière les vitres, je vois les dalles humides relâcher une respiration, sous forme de vapeur, la température est plus douce, tout le monde sort pour inspirer ce nouvel air.

Moi aussi je reprends place sur le transat, humide mais chaud, une serviette, mon corps en maillot de bain, je regarde au loin les montagnes, les pins, cette végétation sèche. Quel bonheur cette première semaine de vacances, seule. Première fois depuis des années, premiers moments sans lui, sans ce plafond de plomb qui s'installe dans un couple à la dérive. Oui, sans amour, mais avec tant de routine pour tuer les dernières attaches entre lui et moi, un vide naturel, un réel manque d'envie. Alors les enfants grands, bien conscients de la situation, étudiants ailleurs, on a décidé de divorcer, de se séparer en premier lieu, de vivre nos vies, car rien n'est plus en commun.

 

 

L4330105.jpg

 

 

Quelques mots en arrivant ici, avec la vieille dame qui loue cette maison d'hôte, et puis cette nouvelle solitude, ce pays que j'aime tant, ce paysage chaud, dur, si véritable, si loin de la ville grouillante, ici je me retrouve. Hier il y a eut quelques larmes et une copine au téléphone pour passer à autre chose, des regrest mais curieusement aucun remord, rien à regretter, c'était ainsi, une lassitude, un éloignement en désamour de l'un et l'autre, une non-vie commune.

Et maintenant, que vais-je faire ? car si nous avons oublier de nous aimer en bossant beaucoup, en élevant nos enfants, en construisant notre maison, maintenant la vie est encore longue, à peine quinqua, je dois peut-être revoir ma vie, mon corps, mes envies, mes sentiments. Vaste chantier, mais une énergie nouvelle, des copines, des collègues, certaines comme moi, à un tournant, avec des rires, des motivations multiples pour changer. Oui je vais changer.

 

 

14341725494_b1ab23c6c9_b.jpg

 

 

14362765273_92fc23e20d_b.jpg

 

 

Revoir mon image dans le miroir, certes j'ai vieilli, je ne suis pas trentenaire mais pas non plus une vieille, trop fanée, trop usée, trop âgée. D'ailleurs c'est ma tête qui a envie de revivre avec un corps plus harmonieux, avec une taille qui sera la mienne, une robe dessus, des hanches rondes, les miennes. Les soldes ont été chaussures et petits accessoires, les prochaines, après un peu de sport seront plus mode encore. Rassurez-vous, pas de programme minceur, ni de relooking trop intensif, mais juste cet équilibre entre mes menus, mes envies, mes craquages, mes soirées seules, mes doutes, mes soirées copines, mes nouvelles envies d'une silhouette plus vive, moins relâchée. Paradoxalement c'est un peu de lâcher-prise qui me fera du bien, au boulot, en vacances, mais avec quelques motivations différentes, pour me plaire, pour me regarder à nouveau dans le miroir, pour me voir comme j'ai envie d'être, et ne rien regretter. Tous les éléments sont entre mes mains, entre mes courbes et mes yeux.

 

Et ce copain d'avant, recroisé par l'intermédiaire du net, si je prenais enfin confoance en moi, pour le séduire, pour le faire chavirer, pour l'avoir plus près de moi, plus tout à fait seule. Un été, des vapeurs intérieures. Et si j'allais marcher après cette pluie, sentir mon corps, l'effort, ressentir la nature autour de moi, refaire les premiers pas d'une nouvelle vie.

 


 

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Sourire dans vos yeux en lisant le titre, en regardant les gouttes d'eau sur la vitre, en ressentant cette fraîcheur "sublime" sur votre corps au saut du lit, la couette vous rappelant sa chaleur.

 

Et pourtant, les jours derniers, j'ai failli prendre un coup de soleil, ici, en France, bien au-dessus de la Loire, en Normandie exactement. Balade amoureuse, là dans un coin de bonheur, de souvenirs et de belles rencontres, entre bocage et plage, j'ai suivi le soleil. L'été en version douce, avec le vent bien présent pour calmer les rayons, une glace, des gourmandises face à la mer.

 

 

sasha3

 

 

Ah l'été, son romantisme qui laisse les jambes libres, en short de jean, les claquettes au bout des pieds, version randonnée pour les moins modeuses, version fine et strass pour les plus élégantes. D'ailleurs ces dernières avaient plutôt des robes, soulevées par le vent, moulées sur leurs silhouettes dans les bourrasques, un vent sculpteur de rondeurs, de hanches ou de poitrines, la volupté s'enveloppait de coton léger, de jersey fluide, de couleurs ou de blanc uniforme. La mode à la plage, crèmes et sacs de plage, main dans la main, du bonheur simple, des lèvres amoureuses, des mots et une immense complicité pour voyager dans les coins et recoins.

 

 

sasha1

 

 

sasha4

 

 

sasha6

 

 

Ah cette saison, si belle et un peu versatile, qui joue avec les modes, quand de retour vers Paris et sa région, le vent a disparu mais les nuages, blancs puis gris se sont accumulés, pour nous donner une bruine, puis une pluie intense, humide et froide. Loin de nous le soleil, pas vraiment car dans nos coeurs il reste avec nos déjà-souvenirs des dernières heures, avec les parfums de plantes, d'iode et de mer, l'été sera tout en délicatesse.

Alors oui, la mode des trottoirs trempés devient celle de l'automne, des gilets, de longs gilets, des manteaux courts, des robes plus épaisses, et là, là aussi, des collants, des bottines, un décalage sans chaleur. Rassurez-vous, nous avons envoyé à toutes et tous, par la poste, des rayons de soleil, des grains de sable, ils vont arriver prochainement, et tout le monde aura l'été avec soi.

 

 

Nylonement

 


Voir les commentaires

<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 40 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog