Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Pour les uns, vu de Province, j'habite à Paris, plus exactement en région parisienne. Pour les autres, parisiens , j'habite à la campagne, en bout de région Ile de France, loin de la capitale. Si votre curiosité vous aide, vous trouverez sûrement la proximité de mon lieu de vie, proche de la forêt de Fontainebleau, dans un endroit calme, avec le plaisirs d'avoir de réels maraîchers dans les environs, donc mes légumes et mes fruits, j'essaye de les acheter directement dans cette boutique, ce petit châlet construit en bout de plaines cultivées, avec quelques serres toutes proches.

 

 

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les photos de cet article ne sont aucunement en rapport

avec cette expérience spatio-socio-temporelle

 

Je suis donc entré dans cette capsule bio, enfin plutôt en culture raisonnée, avec un circuit écologique, puisque mes dernières fraises avaient fait 500m avant d'être dans ma voiture, et 5km avant d'être mangées. Et c'est là quasi en pleine nature, que j'ai fait une rencontre du 3e type, d'individus venant d'une autre planète, d'un autre monde. Flânant entre les carottes nouvelles, les salades fraîches et les aulx frais eux-aussi si goûteux sur une tartine grillée, avec une tomate frottée dessus, des fines lamelles, un doigt d'huile d'olive. J'ai d'abord entendu, les paroles, fortes, du moins plus élévées que la moyenne locale, un des individus parlaient dans son téléphone. Il racontait en détail à sa base, les comportements des locaux, le lieu, les folles perspectives de son week-end, et nous partagions sa communication, intégralement. Quel bonheur que ce premier contact qui vous fait alors relever la tête pour jauger cette forme quasi humaine !

 

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Puis les courses reprennent, une hésitation pour des asperges, à la flamande, avec une cuisson juste, des oeufs durs, du jambon blanc en miettes, une sauce un peu moutardée, je calculais le poids idéal, en observant la fraicheur, les gouttes de sève sur la tige encore humide, récemment coupée. Là les individus montrèrent leurs enthousiasmes, parlant toujours fort pour transmettre entre eux, des impressions sur chaque légume, comme si ils analysaient chacune de leurs découvertes, chaque bulbe, chaque légume, chaque feuille, chaque barquette de fraises ou framboises. Un petit pas pour les fruits, un grand cours de cuisine en version hurlée. Ainsi j'en déduisais que chacun devait participer à ce jeu de voix, sous les yeux médusés des autres terriens, habitués de ce lieu tranquille.

 

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Et comme toute bonne économie doit se conclure par une addition, un total en euros, j'attendais à la caisse avec mes oignons fanes, mes betteraves, des fraises si parfumées, et d'autres choses pour nourrir mes adolescents dévoreurs. Là la découverte continuait avec les rites et usages de ce troupeau venant d'ailleurs. Deux caisses, et surtout une autre qui causait pour ajouter, ceci ou cela, de loin, histoire de bloquer la caisse, seule au monde. J'adore cette tribu primaire, qui ne vit qu'autour de son propre rayonnement cosmique.

Sans tentacules mais en gesticulant beaucoup, elle donnait sa version de l'écologie, du développement durable, de ses achats vertueux, quasi une confession en direct, sans prêtre bio, mais avec de plus beaucoupde certitudes, à sens unique. Quelle chance de pourvoir attendre derrière, les autres locaux, moi, nos yeux apitoyés quand la plus discrète explique sa façon de manger bio, presque de planter les légumes à la vendeuse, agricultrice justement. Ah le savoir doit se partager, sans limites, sans restrictions de temps, surtout quand on refait le bio, le vrai bio, en insistant toujours un peu plus, sans trop se dépêcher de payer.

 

 

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Heureusement les rencontres avec les extraterrestres sont rares et souvent furtives, car après en sortant, me dirigeant vers mon vélo, histoire de prolonger ma balade, en retournant chez moi, j'ai pu apercevoir leur vaisseau. Trois créatures remplissaient le coffre, satisfaites d'avoir aider ce peuple d'ailleurs, de leur avoir transmis le message de la capitale, d'avoir parler avec les gueux du bio et de la salade verte. Et là, sans aucun remord, elles sont montées dans un 4x4 énorme, un turbo diesel de luxe, et dans un nuage gris, elles ont disparu.

 

 

 

 

(ceci n'est que partiellement fiction,

mais je ne regretterai pas de ne jamais les revoir !) 

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Soldes riment plutôt avec mes comptes ... tous soldés, comme mes allocations, comme mes rêves, plus rien. Etonnant de voir tant de femmes, toutes belles, toutes pimpantes des achats des derniers jours déjà portés pour frimer au bureau, étonnant donc de les voir s'agglutiner encore devant des piles de chaussures, se pousser et même s'engueuler pour avoir la dernière robe marinière de ce magasin, alors qu'elles pourraient en trouver plus loin.

 

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Surprenant notre monde, celui que je regarde avec détachement, avec un recul volontaire, certain même depuis que je me retrouve sans emploi, sans argent, sans appartement, sans rien. SDF mlagré moi, dans un océan soldé de 3 millions de poissons sans eau, sans aquarium pour les recevoir, sans même de recettes pour les consommer ou les considérer. Un grand saut dans le vide, quand un manager ou un consultant pour le même manager a décidé de supprimer mon équipe, mon gagne-pain, ma vie. Car quand la société supprime plus qu'elle ne génère d'emplois, et que les charges continuent, on est vite pris dans le tsunami né d'une simple vague qui nous paraissait lointaine. Je flotte maintenant entre les vitres de ma voiture, ma dernière référence, mon aquarium, mes valises avec des vêtements, des douches d'hôtel ou de piscines municipales. Déconnectée, là je suis sur mon banc, le ventre vide, le regard tout aussi creux, pas frais comme le poisson.

 

 

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Alors là, je pourrais les conseiller car j'ai eu le temps de flâner dans le quartier entre petit bars pas chers, sandwichs fades et les vitrines débordantes de soldes, mon musée gratuit à moi, juste voir, regarder, toucher. Je connais les prix, les modèles ici et là, les jupes imprimés, les tuniques de toutes les couleurs, de toutes les matières, du lin au synthétique, de la soie si douce aux laines légères. Je n'ai pas perdu ces sensations, quand moi-aussi j'étais femme, avec un budget vêtements pour mon plaisir, mon dressing, pour mon quotidien mais aussi mes soirées. Des petites robes noirs qui sont dans mon coffre, certaines je les ai revendues pour avoir de l'argent. Des accessoires, des parfums, des souvenirs, un pincement d'émotion. Tout cela semble si loin, un an, peut-être deux, dans cet autre monde. Si proche !

 

Celui qui défile devant moi, exclue, pas vraiment unique dans ma tribu. Je cherche encore le sens au mot "égalité".

Un sac vient de tomber dans l'affolement compulsif des acheteuses, je me lève pour le ramasser,  leur rendre, un sac de lingerie, de volupté, si loin de moi. J'ai droit à un sourire, un merci rapide. C'est les soldes de la politesse, mais d'habitude, j'ai le droit d'être transparente, donc c'est positif.

 

 

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Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Rêver de la capitale, un mot qui sonne comme une signature ancienne depuis ma province, mais comme il est bon de devenir un  peu plus grande, de croire en un but, en un lieu, une autre version de soi. Jeune fille, jeune adulte, rêveuse ou capricieuse !

 


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Oui j'ai bossé, durement travaillé pour mes études, partant de ma région pour aller dans une autre, pour découvrir des gens sympathiques, des groupes d'étudiantes motivées mais aussi une compétition interne, des jalousies, des petits cauchemars au quotidien, quelques doutes. J'ai dévoré ce milieu, je me suis fait une place, avec ma réussite, avec des projets. La vie était pourtant si belle, mais avec cet objectif présenté comme notre nirvana, ce monde-là si différent de mes visions personnelles, comme un désenchantement. Idéaliste, jeune, simplement moi, je croyais en l'humain, en une éthique commune et partagée pour ne découvrir que des individus très matérialistes et avec une volonté nombriliste énorme, avec une définition du mot "partage" proche de celui d'"individualité". Une vie en parallèle, sans intersection avec le futur que je voulais. Dans quel mensonge avançais-je, avec ma complicité ou mon aveuglement  ?


 

 

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Déception, revirement, nouvelle maturité, nouvelle vie sans cet amoureux très interéssé par ma piaule d'étudiante, moins par mon amour. Pas lui, sans lui, ailleurs, une vie meilleure !

 

Nouvelle ville, petit studio, minuscule même, début de vie en entreprise, de stages en stages, de chaos en propositions libineuses (certains ne devaient voir que mon corps de jeune femme, pas mes rapports sur les projets en cours), de réunions avec des nausées pour finir par tout quitter. Un voyage de six mois en Europe, un peu de recul et un retour plus flamboyant en France mais avec cette vision de touriste, toujours, qui a vécu ailleurs.

Paris le jour, Paris de la mode, ville des sourires, sauf dans le métro, des rues haussmaniennes historiques mais pas très propres, des gens pressés sans savoir pourquoi. Mais la gastronime oui, mille fois oui, car manger devient un plaisir, partager un repas, un coin de communication et de liens avec les autres. Mais finalement que d'autres touristes, des personnes de passage dans la ville lumière. Un mélange qui me donnait plus de petits bonheurs que de contraintes, une vie entre deux boulots, deux projets, des amies, des amis d'amis. 

 

Paris la nuit, calme et plus sereine, pas si folle d'insécuité en comparaison d'autres lieux européens. Paris de la fête, en boîte de nuit avec une robe minimaliste pour ne pas dire microscopique, alcool, danses, copain d'un soir, bons souvenirs, les autres je les avais déjà oublié. Paris des petites terrasses, des bistrots si sympathiques avec des menus de tradition, des chansons populaires, des gens vrais. Paris avec des gens plus discrets finalement, des gens heureux, avec cette chaleur et quelques verres, des paroles et des émotions, des larmes de rires, des sourires et des sentiments. Romantisme comme j'aime le déguster, plus proche de mes rêves.

 

 

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Je crains d'aimer ce Paris-là et de chercher à repartir ailleurs. Contsrastes d'un lieu si fort et pourtant si étrange où le temps ne m'a pas encore donné toutes les réponses. Où je me pose tant de questions. L'été sera une nouvelle saison, un nouvel angle de vue sur la Capitale. Moi toujours touriste, même après trois ans ici. Mais avec une sérieuse différente, ma garde-robe, mes tenues, ma mode, mes dizaines de chaussures, ma féminité différente ici. Mes futilités, mes désirs, mes paradoxes peut-être, mais j'aime le jour et la nuit, un peu moins la pluie et ce soleil incertain.

 

 

Nylonement 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

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Quelques gouttes, encore quelques gouttes, des grosses bien humides, bien mouillées dixit un petit garçon qui tendait sa main en dehors du parapluie de son élégante maman. De la pluie, encore un peu de pluie, des pivoines qui meurt en laissant leurs derniers parfums s'envoler, lasses de ne pouvoir fleurir chaque année sous le soleil, quelques heures entre deux nuages blancs et parfois bien gris.

 

L'eau afflue, dilue les essais de mode. Les shorts ne laissent pas les jambes nues, mais obligent les collants opaques à reprendre des couleurs, les trenchs et les gilets sont en concurrence avec des manteaux, à nouveau. Matin frais, après-midi tiède, fin de semaine super chaude, la météo est folle, le rangement des vêtements d'hiver ne se fera pas cette semaine. 

 

Heureusement des audacieuses, des élégantes osent le printemps, avec une large étole de laine sur les épaules.

 

L'eau coule encore sur les vitres, dilue encore les mots, les consonnes et les voyelles. Mon clavier de mode et féminité se noie.

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
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Je suis passée la chercher en fin de matinée, pour des instants ensemble. Dans la rue, nous sommes sorties, marchant sans savoir vraiment où nous allions, le parapluie sous le bras, car les nuages étaient encore en train de jouer à cache-cache avec le soleil. 

 

Pas de gouttes, mais des vitrines, des reflets de nos deux tenues, deux manteaux de mi-saison, des bottines pour moi, des chaussures plates, comme des ballerines pour elle. Main dans la main, nous avons pris le temps de regarder les petites affaires ici et là, des décorations pour la table, des rappels anciens mais totalement fabriqués à neuf dans un coin de Chine, des fausses plaques émaillées avec des publicités vintage, malheureusement truffées de fautes. Un sourire, un détail, une autre vitrine, des chocolats cette fois.

 

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Nous avons, ensemble, poussé la porte pour voyager dans les parfums, les propositions de la gentille vendeuse, des chocolats noirs, des chocolats au lait, mais surtout des gingembres citron, des basilics ou d'autres herbes savoureuses. Des odeurs, des sourires et surtout en sortant ce bonheur de partager quelques morceaux en continuant de marcher.

 

Pour le déjeuner, un repas rapide, deux salades avec du saumon sur une terrasse, de l'eau, un coin de soleil, des passants, quelques mots sur la vie. C'était si bon d'être là, toutes les deux. Je la retrouvais un peu, car maintenant je me suis résignée à ces simples instants.

 

 

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Ensuite nous avons traversé le parc, observant les oiseaux, les arbres, les fleurs, parfois le petit chine d'un promeneur. On ne savait plus d'ailleurs à qui parler, face à cet anthromorphisme bizarre qui transforme les conversations entre deux animaux, deux hommes, deux êtres étrangement différents dont un plus silencieux que l'autre. J'en ai ri.

 

Puis nous sommes rentrés, une journée, des boutiques, un duo complice, des heures ensemble. Il est si étrange malgré tout de parler avec elle, car pour moi, elle est toujours ma mère, pour elle, je ne suis qu'une gentille dame, même pas vraiment une amie, un simple personne. Nous ne pouvons plus parlé de notre passé commun, car il n'appartient plus qu'à moi, des souvenirs à sens unique. Alors comme aujourd'hui je l'embrasse, vivant l'instant présent avec intensité. 

 

 

retrouvez des témoignages sur youtube

www.francealzheimer.org

 

 

Nylonement


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Publié le par Gentleman W.
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Sortirons-nous un jour de nos clichés pour un monde de réelle égalité ?

 

Parfois, je me retrouve seul, dans un bon fauteuil club, seul face à un monde que je ne comprends pas. L'écran s'éteint, devient tout noir, il fait nuit, le silence règne dans la maison, rien ne vient troubler les ronflements du chat.

 

Une boule noire qui varie de place sur l'échiquier de la maison, le soir proche de son presque maître (lui ou moi, je ne saurai jamais), le matin sur le bord de fenêtre pour voir les nouvelles du jour, pour prendre les premiers rayons du soleil surtout, l'après-midi souvent dehors, en rond dans un pot de fleurs, enfin sans fleurs car il a décidé que ce serait lui la décoration de cet endroit. Créature noir au miaulement ravageur, petit dieu de mon espace, il dort ce soir et ne répond pas à mes questions. Plutôt celles de mes enfants !

 

Pourquoi on inviterait pas la copine noire à la soirée ?

Je suis resté là, sans voix, car je ne pensais pas avoir bien compris, et ainsi est née une discussion, celle qui vient sans savoir pour devenir longue et argumentée, mais j'ai surtout essayé de comprendre pourquoi le mot "noir" avait son importance. Ma maison est ouverte, j'ai trois enfants, plutôt cinq d'ailleurs durant les week-ends et vacances avec les copines, les copains, les amis, les rencontres de tennis ou de foot, et ma réputation à faire des gâteaux au chocolat, des crêpes à toute heure. Mais là, comme la première fois que l'on a veut savoir "comment on fait les bébés ?", il y avait une seconde question dans la question.

 

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Pourquoi une différence ais-je fini par demander ? Les mots sont partis de partout, de la soeur qui avait son avis sur la copine, du frère qui connaissait le frère de la copine, de ma fille qui était en classe et donc copine avec cette jeune fille. J'ai eu en quelques minutes, le descriptif de sa petite vie entre collège et vie sportive, des détails sur ses chaussures, ses vêtements, son sac et son chapeau. Que du futile mais si important pour des adolescents. Des ajouts avec commentaires des frères et soeurs, l'avantage d'une fratrie en plein repas du soir. Du bonheur, des mots à tout va, entre deux bouchées de viandes, de légumes, de danette. Un tri s'imposait car je ne voyais pas la différence. Toutes les autres copines sont déjà venues ici, les grandes, les petites, pour manger, pour jouer, pour étudier, pour dormir ou fêter un anniversaire. La voisine aussi malgré la spécifité de chaise roulante, de la gestion entre les étages et les toilettes, bref rien de spécial, rien de différent.

 

Mais là pourquoi cet adjectif ? Tout le monde peut venir ici, sans limite, sauf peut-être les cons et les irrespectueux du bonheur et de la vie, les radins des sentiments, les hooligans du football, les cumulards des sections précédentes. 

 

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Avec mon pourquoi, j'ai plongé dans un goufre, celui que l'on ne voit pas trop, loin de nous, celui de l'école, du collège, de l'intolérance, des ségragations sans douceur aucune entre enfants, des phrases dures, des moqueries, des vacheries, des saloperies, des rancunes et des haines. Un tourbillon décrit avec leurs mots, leurs vérités. Celui aussi des préjugés, des idées reçues et répétées par un climat social favorable à la recherche de bouc-émissaires.

 

Différence, discrimination, diversité, couleurs de peau, situations familiales, divergences, tout s'est étalé sur la table entre le sel et le poivre, l'échiquier de nos repas, entre les assiettes et les verres, le nouvel échiquier des noirs et des blancs, celui de leur enfance. 

 

Alors oui, le repas a traîné, on a parlé de notre première différence, la nôtre, celle d'être blanc, européen et de double nationalité, parlant deux langues à table, tous les jours. Sommes-nous à part ? Puis on a pris le sport, pas celui de la télé, non celui des clubs locaux, des équipes, des copains et amis. En ajoutant mon meilleur ami, en sortant des photos de mon école, de mon autre copain inséparable, leurs regards n'ont pas été surpris car toujours ils ont vu d'autres gens dans cette maison. D'autres têtes, d'autres cultures surtout. 

 

 

 

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Nonobstant nos paroles, nous sommes revenus à cette jeune fille, à sa culture différente, oui peut-être, mais la couleur change-t-elle la personne ? sa richesse n'est-elle pas dans sa diversité ? et d'ailleurs est-elle si différente ? Nous avons pesé tout cela car ici le mot racisme n'est pas dans nos gènes, de part notre mélange naturelle, inhérent à noyre famille, à nos origines, à celles de nos ancêtres, mais aussi à notre curiosité envers les autres. Des souvenirs d'Afrique du sud sont venus s'ajouter à nos propos. 

 

Quel était le problème ? sa couleur de peau ? elle-même ? sa récente arrivée en France ? sa vie que nous ne connaissions même pas, d'ailleurs quelle valeur aurait eu ces éléments dans l'ouverture de notre porte ?

 

Madagascar, le mot a glissé entre les cases, entre les pions et les pièces de nos pensées. J'ai rebondi sur ma marraine vivant depuis si longtemps dans ce pays, qu'elle était devenu noire pour les gens d'ici, refusant de revenir en France, heureuse là-bas. Et pourtant si blanche ! On a ri, le roi et la reine venaient de chuter. Rien ne justifiait ce mot.

 

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Rien surtout ne justifiait cet différence. Il a été si bon d'en parler, de crever cet abcès, de répondre à leurs interrogations, de créer un questionnement intérieur à chacun, avec déjà des réponses, avec déjà leurs vécus, avec déjà ce qu'ils avaient entendu ailleurs, en dehors de cette maison. 

Les idées sont devenus sourire, la réponse était là, tous ensemble devant le calendrier familial, quand ?

 

Car si ailleurs, d'autres jugeaient, avaient leurs opinions, peu recevables à notre goût, nous avions notre vision d'un monde d"égalité, de non-différence, sans calcul d'intégration ou d'autres réflexions anxiogènes, simplement une porte ouverte à des copines, des amies.

 

Le chat s'est levé, a traversé pour grimper l'escalier, il a toujours une tâche blanche sur le dos, au milieu de ces poils noirs, mais on ne lui a jamais dit. 

 

 

Nylonement

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Hier des nuages.

Hier des orages.

Hier de la pluie.

Hier des gouttes, de l'eau, beaucoup d'eau, encore de l'eau.

 

 

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Alors cette nuit en entendant les plops sur le toits, le bruit des gouttières saturées, j'ai dormi, bercé par la tempête humide et incessante. Heureusement au réveil, il faisait beau, un ciel bleu, des rayons de soleil qui frappaient avec force sur les volets, oui un soleil chaud dès le matin. J'ai sauté du lit, ouvert grand la fenêtre pour profiter du paysage environnant. Enfin un printemps lumineux et plein de douceurs, une eau calme, bleue, saturée de son azur le plus profond, avec quelques nuages indigo dedans.

 

La mode, ah celle d'uné été, d'une plage, plus de manteaux, plus de tailleurs, plus de tuniques même, juste le minimum pour les bancs de sable. Les paillettes étaient aussi dans la télé, tout le monde, il était beau, gentil, riche et merveilleux.

 

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Quel miracle !

 

Quel bonheur !

 

Quel printemps !

 

Que d'eau !


 

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Nylonement

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