Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Journée de la femme, Mois de la Femme, Année de la femme.

Femmes tous les jours, non pas dans mes articles, mais vous, lectrices, amies, collègues, proches, amoureuses, vous êtes des femmes, tous les jours.

 

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Il ne faut pas croire aux unités calendaires, surtout définies dans un monde d'hommes, dans une pure réduction de temps à un jour sur une année. 

Il faut croire à ces libertés évidentes, celles d'une réelle égalité, non pas dictées par une législation, encore moins par une religion, et même parfois dans la constitution d'une société. Une égalité partout, tant dans le monde professionnel que dans la vie familiale.

Il faut qu'enfin, après des siècles de reproduction animale, de suprématie d'un cerveau plus gros, plus inventif (quoique destructif dans les excès), que nous devenions Hommes et Femmes, à totale égalité.

 

Avec la fantaisie mais aussi tous les rêves d'élégance, j'oserai croire que vos libertés, vos vies sauront un jour plus en harmonie dans une société plus ouverte à votre présence dans les entités décisionnaires, politiques et managériales. Je ne peux rien changer tout seul, j'essaye au mieux d'ouvrir l'éducation de mes propres enfants, filles et garçons à cette vision naturelle.

 

Alors je continuerai chaque jour à défendre vos facettes, pour vous les jeunes filles, pour vous les femmes, quelque soit votre âge, quelque soit votre culture, quelque soit votre morphologie. J'aime vos sourires, votre mode, votre glamour plus encore, vos vérités, votre légèreté et votre force, vos instants silencieux et vos discussions sans fin. Ce tout qui forme vos différences, qui reflètent mon regard, qui laissent des impressions dans votre sillage en plus de votre parfum.

Bonne année de la Femme, car vous êtes là tous les jours, pour le plus grand équilibre de cette société.

 

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Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Ah oui, un jour cela devait arriver, un matin d'ailleurs, un début de semaine, un hasard dans le calendrier. Mais un jour important pour moi, restera-t-il dans ma mémoire ? oui une trace, un changement, pas comme une date.

 

Maman, un autre week-end m'avait expliqué, m'avait prise entre ses bras pour me parler d'amour, de couples, de vie, de tout, de rien. On avait pris le temps de s'enrouler dans la couverture sur mon lit dans cette petite chambre du nouvel appartement depuis leur divorce. Là au chaud, on avait parlé encore, de moi surtout, d'eux un peu, une histoire entre deux adultes, avec toujours le même amour pour nous, leurs enfants, mais plus entre eux. Une fin logique, une fin que je digérais mieux maintenant après plus d'un an d'incompréhension, de tensions, de larmes parfois. Ils étaient séparés comme tous les parents de mes amies, je devais être l'avant-dernière avec des parents mariés, enfin avant. Là, ce jour-là on a parlé de bébé, de ma naissance, du pourquoi et du comment, même si je savais, sans vraiment tout savoir. A cette époque, un baiser sur la bouche me paraissait encore sale, et des gens nus dans un lit à la télé, me paraissait être un jeu. 

 

Alors on a repris depuis le début, depuis le moment où moi aussi, je deviendrai une femme. Moi la jeune fille déjà au collège, pas trop loin du lycée, la plus grande de la classe où les garçons restaient collés au sol, les filles les dépassant tous. Je changeais, je le voyais. Ma grande soeur était un adolescente avec ces humeurs, son statut de jeune femme, son corps, ses seins, ses copines.

J'étais la même, en modèle plus petit pour l'instant, mais un jour j'aurai mes règles. Surprise, aucune inquiétude, mais c'était la loterie du quand, le comment ayant été abordé avec ma mère ce jour-là. Plus encore mon père, ce mâle discret mais si délicat, si à l'écoute de nos chamboulements, d'autant que c'est lui qui nous avait pris pour la garde des semaines, des jours de classe. Il était devenu un père omniprésent, mais comme déjà avant il nous séchait les cheveux, s'amusait à nous vernir les ongles, on lui paralait de féminité sans souci. Différent des pères "bières et foot", plutôt branché "mode et cuisine". On en rigolait, on pouvait donc parler de nous, les filles de la maison. Avec lui, j'ai parlé de règles, de tampons, de douleurs, et toujours il a été là.

Honnêtement, je l'ai senti perdu parfois quand cela devenait trop important, trop douloureux, entre les sentiments qu'il a toujours pour sa jeune fille que je serai toujours, cet amour protecteur, et son impossibilité de ressentir cela, son corps n'étant que celui d'un homme. On en a ri, après surtout.

 

Et un jour, je suis devenu une jeune femme, avec un sourire, sans sermon, mais en ayant parler d'autres détails, il avait convenu que les préservatifs seraient aussi indispensables que les tampons. Tout le monde savait où les trouver, comment les consommer aussi, la recette de cuisine n'était pas fournie. Mais cette liberté, avec le temps, j'ai compris qu'elle était importante, distribuée par touches, avec ce recul complexe d'un papa qui parle de corps de filles, de femmes, de nos corps, avec des définitions, des ressentis, des mots. Nous sommes différents, et certains jours, j'ai pu comprendre sa détresse, mais aussi son regard fier de moi. Les deux étaient touchants, les deux l'avaient touché.

 

 

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Copyrights ... Lumières & Ombres

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Hasard, presque, cette semaine, pour la première fois depuis des années, depuis cette rencontre, ce mariage, ce premier enfant, ce second enfant, pour la première fois donc, je suis seule. 

Hasard d'une opportunité de vacances au ski, pour les enfants, pour leur père avec le belle famille, dans un appartement tout petit, là-haut dans la montagne, et moi avec ce boulot qui déborde.

Hasard d'une pause après des années passées trop vite, entre la sortie des études, les premiers jobs, les instants câlins avec lui, l'amour, le premier studio, les week-ends en amoureux, les moments où ren ne compte, le stress uniquement entre deux postes, une vie de jeunes sans obligations, une vie de fête et de sexe aussi. Libres de nos envies, de nos folies d'un soir ou plus, nous vivions dans l'espace pur de la séduction, j'étais la belle pour ses yeux, la paire de gambettes malicieuses qui s'offrait à lui.

 

 

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Hasard d'un premier retard, d'un bébé venu plus vite que le mariage, mais les deux furent les exploits d'une même année. La suivante fût plus folle entre le travail, les responsabilités, la pause trop courte avec le bébé, la recherche d'un appartement, ses déplacements pour son boulot, les petites maladies, et un second retard. Trépidante pour ne pas dire délirante, cette avalanche de bébés, de maman en construction, d'appartement en rénovation, tout cela avalait mon corps de femme, pour ne laisser qu'un épave épuisée sur un coin de canapé. Finies les soirées, finies les duos en amoureux, juste de la fatigue mais tant d'amour avec ce noyau de familles, de premiers pas, de gazouillis, de câlins infinis.

 

Heureuse pause que ce hasard, là après presque 8 ans de folle course pour devenir une vraie famille. Heureuse peut-être moins, sans m'en rendre compte, car finalement, la mère avait avalé la femme, l'amoureuse et la séductrice. Un tout fusionné en un manque de temps.

Alors ce soir, je rentrerai sans avoir les devoirs, les repas, les douches, les courses à gérer, donc un temps pour moi, pour me prendre un vrai bain, avec de la mousse parfumée, partout, du temps pour rester dedans, pour me ramollir. Après je me glisserai dans un legging en cachemire, acheté mais oublié dans un tiroir, puis dans mon gros pull ultra-doux aussi en mélange de soie et cachemire, juste pour moi. Extrême douceur de se retrouver soi-même.

 

 

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Heureuse de cet éloignement, de ce temps pour lire enfin des livres, pour prendre ce recul sur moi, et cette vie agréable mais dévorante. Je pourrais lire leurs emails, voir leurs photos depuis la montagne, des nouvelles d'eux, qui pour une fois sont un peu plus loin de ce nous habituel.

 

Je respire, n'aurais je pas dû prendre ce temps là avant ? plus souvent ? pour les aimer autant mais pour ne pas m'oublier.

 

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
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Les calendriers ont des rituels, le commerce en crée de nouveaux chaque année pour des budgets de plus en plus rétrécis. Alors mon titre, ces deux mots, vous les avez vu se répéter des centaines de fois dans les médias, sur les vitrines des magasins, sur vos téléphones et tablettes, pour finir par saturer.


Et moi, l'ombre derrière le clavier, celui qui aligne des mots sur les féminités, avec un infini respect de vos différentes facettes, avec le prisme de votre âge, de votre silhouette, de votre métier, de votre vie et de votre santé, de vos amours, de vos douleurs et aussi de vos sourires, que vais-je pouvoir dire en ce jour auto-célébré de l'amour ?

 

Rien ou si peu !

 

 

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Car je peux constater encore qu'il reste 364 jours environ chaque année pour aimer, avec d'autres nombreuses raisons d'acheter des fleurs, dont la plus simple, juste pour un sourire, juste pour surprendre en passant devant les pots de votre fleuriste. Plus encore les macarons en forme de coeur, les dessous plus ou moins chics qui frôlent l'overdose du manque d'imagination et brûlent les frontières du mauvais goût, je les bannis. Et ce dîner en amoureux, pourquoi attendre ce vendredi soir pour cela, surtout pour vous retrouver devant un menu imposé, avec moultes flagorneries du cuisinier qui a confondu gingembre et sentiments romantiques. De plus au milieu d'autres tables en duo, avec d'autres couples aussi artificiellement présents que vous, on dirait presque un club de rencontres ou de dating.... beurk !!!

 


 

Je ne dirai donc rien sur cette fête de la St Valentin, factice et romantique suivant la joie que l'on veut y mettre. Personnellement je n'ai jamais cru, je ne crois pas, et ne croierai jamais en cette date. 

Quelle offense se serait, si je devais être une femme en ce jour, de recevoir enfin des fleurs (car le compagnon étourdi a heureusement reçu un email des marques pour lui rappeler cette date) uniquement ce jour-là, jamais avant, jamais après. De devoir le suivre pour un dîner ou de suite le mot "passage à la casserole" n'est plus un terme de cuisson gastronomique, mais bien inclus par défaut, et obligation, après le dessert. Quelle médiocrité ! Quelle triste programmation !

 

 

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Franchement, un bouquet de fleurs, de tant à autres, voire même des fleurs en permanence sur le balcon, des macarons, des petits cadeaux ou de simples pensées, des bras et des bises au quotidien (non pas celles de la routine, celles de l'envie de sentir son parfum, sa peau), voilà de réels signes d'amour, d'une continuité sans fin, de sentiments en mouvements. 


Oui, Mesdames, en ce jour, le féminin doit s'honorer d'amour et de partage, comme les autres jours. Alors ne soyons pas trop féministe en refusant le bouquet de fleurs, mais juste en précisant qu'il y a une bonne dizaine de vases pour les prochains jours.

 

Vive l'amour, tous les jours !

 

 


 

Nylonement

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Ah ma mère rigolerait de me voir ici, elle qui faisait ses courses chaque semaine, haissant le moment où elle avait oublié un élément de sa liste, l'obligeant en plus à revenir dans cette foule, dans ce supermarché, dans cette ambiance de consommation. Contrainte normale d'une vie de famille avec des estomacs toujours en demande de nouveaux repas, enfants ou adolescents, petit-déjeuner, déjeuner, goûter et diner, tous les menus les plus variés finissaient avaler. Il est loin ce temps d'attente à la caisse, cette perte de temps sans intérêt.

 

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Aujourd'hui, je suis arrivée avec ma liste remplie automatiquement par mon téléphone, complétée par mes envies de saison, et avec quelques ajouts de recettes piochées sur les blogs gourmands que je visite durant mes transports. Là un gentil jeune homme en roller est venu, il a pris le fichier sur sa tablette. Ensuite il m'a annoncé le temps moyen avant livraison, m'orientant vers les services rattachés au magasin. Soit je pouvais me rendre dans la galerie commerciale, avec les promotions directement affichées sur mon téléphone, pour des vêtements, pour des bijoux, pour des chaussures ou de la lingerie, mais aussi au pressing ou dans ce temple des cosmétiques. Soit je peux choisir un atlier gratuit de bien-être dans le coin détente de ce supermarché.

 

Je me dirige vers cet accueil, on prend mon manteau, et on me propose des soins beauté gratuits, ou une séance de massage car ma liste était assez longue, voire une pause dans le spa avec prêt de maillot de bain, sponsorisé par une marque de swimwear.

 

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Là je me pose, je regarde les écrans, dans une ambiance calme, loin des bruits du magasin, un thé m'est servie, quelques revues avec un sourire. J'attends pour un massage, cela me fera grand bien après cette semaine chargée de projets. 

 

Ah les courses, parfois, je reçois une question sur la couleur du raisin, sur les promotions en cours pour les yaourts, mon groom fait mes courses en interactif avec moi. Des recettes s'ajoutent sur mon écran, avec les produits achetés, des suggestions pour un curry. je clicque pour qu'il m'en prenne un pot. Rayon jus de fruits, il hésite, je lui confirme ma préférence, assise confortablement dans cet endroit zen.

 

Massage, huile, détente, musique douce, quelques mots avec cette jeune femme frêle qui prend mon corps avec fermeté. Glissant sur mes épaules, j'en oublie le lieu, j'en appprécie le niveau de services. A le monde a bien évolué, les clients sont enfin respectés, la consommation devient plaisir.

 

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Après j'irai voir les soldes pour les bottes, j'ai activé l'application avec mes critères pour éviter de perdre du temps, elle me donnera les boutiques, les prix, les photos des modèles. 

La main masse mes jambes, décontracte mes cuisses, mes mollets, calme mes chevilles, je suis bien.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Il faut parfois soulever des tonnes de ciel gris pour débuter une semaine, pour marcher dans le vide d'un emploi que l'on attend. Mais il y a aussi cette magie tout particulière liée au soleil, celui qui se pose dans le ciel bleu, fort et chaud, qui nous réchauffe derrière la vitre d'un bar dans l'attent d'un rendez-vous.

 

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Chocolat chaud, une tartine de beurre salée et de la confiture maison de groseilles, un journal, un bloc de papier, un crayon, des mots.

 

Mais pour accompagner les points et les virgules, les consomnes et les voyelles, il y a ma première source : mes yeux. Tatillons parfois, quand ils aperçoicent en un millième de seconde un collant filé, moqueurs aussi quand le jean devient un sac à provision, non pas par la morphologie de la personne, mais par son inaptitude à s'habiller correctement. Ils viennent prendre un café, elles sont les collègues, seules ou entre copines. Et moi, je suis le chat qui écrit, entre le soleil et le bruit de l'expresso, une ombre.

 

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Des yeux qui rencontrent un manteau, qui se pose sur le dossier de la chaise d'à côté, un regard vers cette robe, trop rare car de couleur crème, chic avec cette fine ceinture de cuir noir, là sur sa taille. Une belle quadra, deux cafés pour elle, son ordinateur, son élégance dans sa chevelure blonde. Détail supplémentaire, un soyeux collant opaque noir dans des chaussures à brides bicolores avec un duo crème et blanc. Une féminité comme je les apprécie, une femme active déjà connectée sur son clavier, devant son écran.

 

Deux tables plus loin, je vous évite les turfistes et tenue plus rustiques, les amateurs du journal des sports qui débattent avec force, une autre jeune femme, un peu triste, enroulée dans une doudoune chaude, après son café, elle retire enfin celle-ci. Elle est encore dans le froid, peut-être est-elle venue à pied ici dans le vent d'hiver. Une tunique en laine avec dégradé de gris, une large ceinture, presque un corset court, des bottes hautes, et toujours cette tristesse dans ses yeux, elle semble perdue.

 

Et moi, je pousse mes mots, je vous les livre un peu tard ce soir.

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Incroyable sensation que ce visage dans le miroir, ce flou qui l'envahit toujours un peu plus.

Comment croire en cette figure devenue molle, incertaine dans ses limites, comme un maquillage qui aurait oublié son étiquette waterproof, pour fondre et dégouliner.

 

Je me regarde, je m'estompe dans un nuage lumineux qui n'est plus moi, un verre à la main, en pensant à mes somnifères. Oui une vie qui dégringole, pourtant tout va si bien, "tu es si souriante" pour les amies, "tu es si disponible, si investie dans ton job" pour ma patronne, "tu es si femme" pour mon compagnon. Sauf que je ne vois plus, je m'aperçois à peine, oubliant mes repères, volontairement ou non. Un coton intérieur, du chloroforme psychique qui annihile mon être.

 

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Mon enveloppe, mon corps sont encore là, froid sur la moquette chaude, je me love dans un coin du canapé, je regarde dehors, il fait beau, des rayons du soleil gratuitement qui embrassent mes bras. Mais au-delà de mon regard, je ne ressens rien pour ce tout, juste un poids énorme, une envie de glisser plus loin encore.

 

Et si il me quittait enfin, et si je l'aimais encore. Mais pas lui.

 

Comment le comprendre, comment lui crier, comment ne pas être raisonnable pour mieux l'oublier. Mais je n'ai pas envie, il est à moi. Pas d'imparfait dans mon cerveau, même si il avait des défauts, je l'aime. Rage ramollie, je pleure sans larmes, je le déteste si peu, malgré son départ, malgré sa traîtrise, malgré cette femme. J'erre dans moi-même. 

 

Une dislocation, un bout de banquise à la dérive, sans but, sans quai d'ammarage. 

 

 

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Je repense à cette dernière soirée, entre relations, pour le travail, des conventions, des robes noires, un atmosphère discret d'un grand restaurant, là où je deviens "la femme de". Courbettes et sourires, mots dilués dans des banalités, une mer de non-volonté, du champagne, le menu, un repas sans saveurs. 

 

Rien ne sortait de lui, plus rien et pourtant j'ai voulu l'atteindre encore, le provoquer encore, lui montrer que mon corps avait envie de lui, là sans cette longue robe noire. Rien.

 

Des instants calmes, honteux même, des mots, une froideur à l'égal de sa voix douce et chaleureuse, un coeur éteint comme les lumières du salon, juste le froid de l'entrée. Et pourtant c'était une fin.

 

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Lendemain et jours suivants, je me suis effacée partiellement, j'ai vu disparaître sa présence. Tout en refusant encore cette fuite. Ecroulée, avachie, je me perds.

 

Pourquoi ce paradoxe, sachant qu'il ne mérite aucun pardon, que je le veux comme avant, et pourtant. La journée s'illumine, un brouillard m'envahit de jour comme de nuit.


Dormir, rêver peut-être.

Me retrouver.

 

 

Nylonement


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