Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Un pur bonheur que de faire ce détour vers chez ma mamie, un retour de vacances, une sonnette antique, un pavillon, un petit jardin, son chat qui somnole enroulé dans un pot de fleur, les fleurs, et puis sa petite voix qui vient ouvrir le portail. Des bisous, pleins de bisous  car je l'adore, je l'avais un peu oublié après le stress des examens, les fêtes pour se libérer et enfin les vacances après quelques semaines de petits boulots. Mamie est toujours aussi drôle et fraîche.

 

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Je la suis entre les arbustes, sur le gazon qui mène à sa terrasse à l'ombre d'une glycine japonaise, et surtout de ses jasmins parfumés. Un thé attend, elle m'offre des gâteaux comme depuis toujours, depuis ma plus petite enfance et toujours, vous savez, cette odeur si particulière comme si juste pour elle, les pâtissiers incluaient un instant de nostalgie, parfum de fleur d'oranger.

Elle est rayonnante, m'explique que les voisins et voisines ont pris soin d'elle à tour de rôle avec des petits cadeaux, des glaces quand il faisait chaud et puis sa meilleure amie est venue la voir. Le temps ne la touche plus, elle est vieille, ridée, mais si élégante. D'ailleurs dès qu'on parle de mode, elle se lève et file à l'intérieur, revient avec deux colis. 

 

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"J'ai suivi tes conseils, j'utilise mon ordinateur... oui avec toi pour skype quand le machin ... la caméra ne tourne pas en rond pour clignoter sans rien montrer, ou quand  le chat ne la balance pas sous le bureau. J'ai fait les soldes chez topshop... non pas pour moi." Elle hurle de rire, un son fort presque énorme pour un si petit bout de femme. Nous avons ce sourire, ce rire en commun.

"Allez ouvres-les c'est pour toi."

Et moi, je suis émue, suspendue dans le moment planant, car devant moi, deux paires de ballerines, une orange avec des strass, une autre bleu laqué, je les avais vu, je lui avais montré. Elle avait noté dans un apparente perte de mémoire. Et un autre paquet, plus léger, sa malice revient, la même que moi, la même blondeur sur les photos, elle jeune, c'est moi jeune, enfin moi tout court.

 

L'été, le soleil, ce moment où juste les oiseaux piaillent mais s'effacent face à deux sourires, mes yeux brillent.

"Je ne les ai pas essayées (oui nous avons aussi la même pointure), car avec ma canne, les talons hauts, je doute de l'effet... surtout face au kiné. Mais j'ai craqué, totalement ... elles étaient trop bien ... comme tu dis."

 

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Impressionante façon de rester jeune, de trouver les sandales, les escarpins, c'était sa folie, c'est la mienne, un trésor de plusieurs dizaines de paires vintage dans ses armoires, je passe parfois pour surprendre dans une soirée, elle me les prête seulement. Mais là encore son regard est si complice. 

 

"Tu les aimes ?"

"Oh oui, oooui ooooui." Je suis heureuse, gênée, surprise, envoûtée par cette magie, des escarpins nude, avec une fine bride, un modèle tendance, aucunement vieillot, son coeur ne palpite pas dans le passé, elle a saisi mon style, elle sait l'enrichir de détails, d'accessoires, de petits étincelles et de cela, simplement, un coup d'oeil.

Je suis submergée par l'attention, je retiens mes larmes, je les enfile, je marche, elle me regarde, elle marche avec moi, deux femmes, deux générations, tant d'amour.

 

"Merci, grand merci. Tu est une mamie magique. Je ... ne sais quoi dire."

"Eh bien reprends un gâteau, et montres-moi tes photos de vacances, tu as ta tablette ?"

Toujours branchée, elle part checher ses lunettes, je soupire, elle me surprendra toujours. Même par la discrétion de ses sentiments. Mais c'est son secret, sa vie.


 

 

Intensément vous !

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

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J'ai acheté mon FEMME MAJUSCULE sous les yeux sombres d'une buraliste, qui regardait mon tas épais de magazines féminins, moi l'homme qui ne lit pas de revues pour automobiles. Je lui ai fait un grand sourire pour devait lui dire "oui il y a parfois un coin de sensibilité dans le mâle en costume".

 

 

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Tranquillement installé sur ma terrasse, face à la forêt, sa fraicheur et son humidité si agréable actuellement avec l'été bien installé, j'ai lu, j'ai bu, du thé et les mots de ce magazine à la maquette bien faite, aux articles qui vont au fond des sujets. Loin des numéros vaporeux, voire inexistant de la presse féminine d'été, qui oscillent entre article écrits par des stagiaires peu talentueuses, ou des articles sexo et psycho de journalistes peu motivées. Ici dans FEMME MAJUSCULE, je retrouve le ton dynamique des numéros précédents, une vivacité de femmes qui assument leur vie après 45, après 50, après 60 ans, après 70 ans. 

 


 

Une énergie naturelle qui vous fera parcourir des chemins frais entre les propos d'Isabelle AUTISSIER, grande navigatrice aux yeux bien ouverts sur notre monde, belle écrivaine, vers des pages de mode accessible, des portraits de vraies femmes qui se révèlent dans les arts, des pages beauté pleines de soleil, quelques sextoys, eh oui la vie vibre à tous âges, des mots sur l'infidélité, de la cuisine avec des fruits frais, des photos de vacances, de la vie et de la culture. Au final, comme d'habitude, j'ai dévoré les pages du numéro 15 avec le sourire, avec plaisir.


Sauf les pages consacrées à une vieille comédienne-chanteuse de plus de 50 ans qui se prend pour une jeunette et n'assume jamais son âge. Surtout en ne donnant jamais sa vraie date de naissance.

 

Le thé est fini, je vais manger des cerises directement sur l'arbre, humm un autre délice.

 

 

Achetez, lisez, partagez, aimez !

 

Nylonement


Article non-sponsorisé

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Remplaçant un peu perdu, le postier stagiaire a mélangé les courriers des voisins et le mien. L'occasion de sonner chez la voisine, de parler avec des mamies d'à-côté, de prendre des nouvelles en ces temps un peu chauds. 

 

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Un paquet, des chaussures, les dernières soldes, mon addiction. Je le pose ainsi que les enveloppes et les cartes, tri rapide des factures, des publicités et enfin je peux lire des nouvelles écrites de mes filles, de mon fils. La colonie oblige à cet exercice quasi ancien d'écrire une carte pour les parents, pas un sms, mais deux ou trois lignes de bonheur. Certes leurs esprits est ailleurs, dans les jeux d'eau, dans les repas en commun, dans les débuts d'histoires d'amour et surtout de premiers baisers cachés derrière une porte. 

 

Les mots sont un peu les mêmes que les miens, il y a plus de vingt cinq ans, des mots mous sur le soleil, le chaud, les activités et le rassurant "tout va bien". Ont-ils compris notre angoisse de les voir partir ?

 

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Je souris, savourant mes madeleines écrites, arrivées toutes les trois le même jour, à moins que la Poste tri un peu moins l'été, le service va à la baisse. Sur mon fauteuil, sur le balcon, je pense fort à eux, oui, c'est dans les pauses que l'on apprécie leur énergie. Heureuse, libre de mon temps, je peux regarder celui-ci se dérouler sans agenda. J'ai écrit un peu ce matin, j'ai soufflé en allant faire mon marché, portant les melons, les fruits et les légumes frais, avec le soleil déjà présent. Tout est calme, les gens plus détendus, les sourires avec.

 

 

Qu'il est bon cet été, si il pouvait soigner tous mes maux, je serai alors plus libérée. Encore des douleurs, la routine pour les accepter, des doutes avec, une souffrance qui vient de partir pour la journée en apercevant ces cartes postales posées sur la table, proches de mon livre de plage, qui m'accompagne de mon lit, à mon balcon, de ma chambre d'hopîtal à mes siestes sans angoisse. Ce sont bien plus que des mots, c'est un trait d'union avec la vie, une part d'énergie pour moi.

 

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Un thé glacé, un verre de pamplemousse frais pressé, je ferme les yeux. Je respire cet air chaud, ce vent qui passe dans les fleurs. Je suis bien.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Je suis sûr que le plus beau moment dans la vie, n'est pas la cérémonie du mariage, ni  la remise d'un diplôme, ou d'autres festivités, mais c'est une source de lumière : la naissance d'un enfant.

 

Rien ne vaut la beauté, la force des pulsions que l'on ressent en attendant, en vivant une naissance, en découvrant un enfant. Un bonheur merveilleux lorsque c'est son propre enfant, un soleil de plus, une étoile de plus dans le ciel, dans la vie.

 

C'est un évènement initime que l'on veut garder pour soi, vivre et ressentir intensément, mais aussi une joie que l'on souhaite partager avec tous. C'est sublime !

 

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Mais notre société doit être arrivée à son point de non-retour quand plus de 200 journalistes (des humains gorgés d'un égo sans limites, qui savent juger, critiquer et interprêter des informations, les communiquer avec objectivité à travers leurs médias) s'agglutinent comme des blattes derrière des barrière. Pour quoi ?

 

Pour un bébé, né de deux parents, princesse et prince (encore une définition égalitaire entre tous les humains ... à redéfinir ... les critères m'échappent), non même pas pour un bébé, pour un non-évènement car des semaines d'attente pour connaître rien, si ce n'est son sexe, en filmant la façade triste d'une clinique. 

 

 

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Des dizaines de minutes de commentaires austères et stériles sur fond de briques, pour nous parler d'une naissance, d'un simple bébé de sexe masculin. Demain, ce soir, on les verra faire dix milles photos d'un petit empaqueté, et commenter pendant des heures, avec aucun fond, aucuen forme, le simple fait d'avoir une photo d'un bébé.

 

Honnêtement, tout cela montre la faiblesse de notre société, la valeur très relative de ce que je croyais être des médias, des journalistes. Déçu, oui !

 

Mais heureux que deux êtres humains qui s'aiment, puissent re réjouir avec leur nouveau bébé.

Comme des millions d'autres couples sur cette planète !

 

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Copyrights Michael EZRA 

 

 

Vive la lumière !

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Seule, aucunement malheureuse, mais seule, avec cette douce chaleur extérieure, un thé glacé, un jus de pamplemousse et des macarons au melon, glacé eux-aussi, une idée d'un ami. 

 

Seule, pour la première fois, avec ce recul car mes enfants sont partis avec les grands-parents, avec les copains, les copines, les groupes de copains contenant l'amoureux du moment, c'est un vide qui se remplit là après quinze jours. Ils me manquent. Tant de joie de les voir toutes et tous heureux, avec leurs valises ou sac à dos, c'était début juillet. Cela me libérait, me donnait du temps pour moi, des espaces pour moi, des lieux de vie retrouvés juste pour moi, et le chat qui soudainement devient encore plus câlin, à moins que cela ne soit la chaleur.

 

Heureuse donc de les voir grandir, de les savoir plus autonome et prêt à s'envoler, d'ailleurs cela arrivera bien vite. Je me love sur le canapé, au frais dans l'appartement, un oeil sur la terrasse à travers les persiennes closes pour conserver le frais.

 

 

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Quinze jours, cela devient long, au final, là je les attend avec impatience. Certes j'ai des messages, des nouvelles, des coups de fils, mais j'ai envie de leur odeur, de leurs humeurs, de leurs présences. Adolescents, jeunes adultes, une tribu qui aspire l'espace, qui dévore la vie, entre boulots et stages, études et doutes, mais aussi réussites et diplômes. Ils me manquent tous, et je pourrai les embrasser, les sentir, les voir ronchonner et retourner dans leurs grottes respectives, leur chambre et leur univers. Mais ils seront là, avec leurs horaires diurnes et souvent nocturnes.

 

 

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Je prépare les menus de la semaine, les courses, les petites affaires aussi pour leurs plaisirs. Car si la reconnaissance est toujours relative avec des jeunes, ils aiment trouver leur nutella, leurs glaces préférées, des soldes surprises sur le lit des filles, un tee-shirt sport pour mes jumeaux, les plus câlins. 

 

Ils arrivent en fin d'après midi mais je compte presque les heures.

 

Vivement ce soir, des pizzas en terrasse, des histoires, des rires, des sourires.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Quand la chaleur est là, l'été serein d'être dans sa saison, dans nos maisons, je peux faire une pause. Reprendre sans nostalgie, le cours de ma vie, celle de mes doutes, et finalement en faire un petit bilan positif, le négatif, je tente de l'oublier. Loin de moi, avec ma tasse de thé qui a refroidi, quelques cerises posées, je ferme les yeux.

 

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Finalement j'ai toujours été romantique. Amoureuse des petits robes d'été quand j'étais jeune, de cette légèreté qui m'amenait vers des dîners amoreux avec d'autres personnes, pas toujours les mêmes, d'ailleurs pas toujours sur la même envie. Moi j'avais des désirs, des sourires qui me faisait changer de route, des caresses sur le bord de la main qui m'électrisait totalement.

 

Et puis des fleurs, celle qu'il posait sans me dire le matin, avant de partir travailler, avec quelques mots, avec un petit-déjeuner préparé, avec une baguette beurrée comme j'aime. Simplement là, à boire son jus d'orange, mon jus d'orange, goulument, avec la bouche débordante de saveurs, d'odeurs des fleurs. Il n'était pas loin.

 

 

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Et puis doucement, au rythme de mon travail, de sa mise en place, du transfert des autres vers moi, avant que cela en devienne de moi vers eux, j'ai appris. J'ai grandi, j'ai mûri un peu, pas trop, pour rester frâiche sans rester jeune. J'ai aimé mon corps après l'avoir détesté comme toute personne adolescente. J'ai senti mon corps se révéler avec leurs mains, avec les épicuriens, avec les amies, les autres amis, les amours, je ne savais lesquels aimé. J'ai d'abord dégusté leurs corps, car il donnait un sens au mien, plus fort, plus sensible, et surtout enfin plus expressif.

 

Naturellement, sobrement, j'ai crié une première fois, j'ai pleuré une première fois, j'ai aimé à faire battre mon coeur plus fort, intensément.

Une explosion romantique.

Une vibration unique.

 

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Puis le temps a pris le dessus, la vie a défilé, les enfants sont venus, ont grandi, j'ai rien vu venir, je l'ai vu partir, je suis tombée, je me suis relevée, je me suis réveillée. Dans un canapé, devant un ordinateur, entre deux passages de mes enfants heureux, de mes ados perdus, de leurs amours diffus, j'ai appris encore, j'ai souri pour ne pas leur transmettre mes doutes, ne pas non plus croire avoir la science totale, mais sans mélancolie, j'ai donné des mots à mes émotions. Je leur ai donné du romantisme, ce ptit plus qui est bien là en moi.

 

Sensible, j'ai pris du recul, j'ai regardé ce monde avec un coin de lune perchée dans le ciel, plus haut, au-dessus d'eux, m'observant au passage. Heureuse de mon corps, avec des mauvaises habitudes que je ne changerai jamais, massage hebdomadaire, chocolat noir en rentrant, j'ai trouvé mieux encore, pire encore, je suis tombé amoureuse.

 

Compliqué dans sa position, radieuse avec lui, tendre avec cet homme fragile, sensible, il est devenu une part de moi, et réciproquement. D'ailleurs parfois, je ne sais pas s'il n'est pas plus épicurien et gourmet que moi, plus féminin que je ne le suis, d'ailleurs qui est qui dans un couple romantique ?

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Un peu de sable, un peu de repos, peu de touristes, peu de bruits, juste le souffle de flux des vagues.

 

Je retire mes sandales, la sensation du sable, cette surface lissée par l'eau de mer, quelques coquillages, des restes de cailloux, des algues, la mer qui remonte, je flâne vers un coin tranquille, entre roches et sable, tout est si tranquille. Loin de la folie de ma vie, des collègues qui ne voient plus leur stress, noyé dans le café dès les premiers pas au bureau. Je les oublie, mon sac suit le vent, mon chapeau s'envole, comme un enfant je cours après.

 

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L'eau est là, l'air avec. Point de palmiers, quelques herbes folles, tout à l'heure entre le village et cette plage, j'ai traversé des joncs, des chardons où des centaines de petits escargots blancs s'étaient collés, agglutinés, cachés du soleil. Une photo qui se méritait, mais vacances obligent, j'ai oublié mon appareil involontairement, ma tablette volontairement. J'ai observé les fleurs, les fines marguerites jaunes, des abeilles butinant le pollen, un air de bord de plage. 

 

Tout est simple, pas après pas, j'ai suivi la trace dans le sable. Un bosquet de genêts, curieusement un géranium primitif qui absorbe le soleil. Tant de plantes, tant de douceurs face au ciel bleu, un univers fragile qui s'offre à moi, voilà aussi des souvenirs qui reviennent. Enfant je venais ici, avec mes parents encore ensemble, avec mes frères et soeurs, avec mes grands-parents. Une famille, les mêmes arbustes, les mêmes plantes, les dunes, des souvenirs de châteaux de sable, même une fois, deux dauphins géants, une autre fois un crocodile, que nous avions couverts de coquillages trouvés sur la plage.


Nous étions fiers de ce monstre posé là, mon père souriait, c'était un message d'amour sculpté à coups de pelle, des kilos de sable qui le faisait souvent faire une sieste, épuisé par nos envies toujours plus grandes.

 

 

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Je voulais revenir, avec mon amie, mais un stage la retient encore une semaine. Alors j'ai prix les clefs, j'ai poussé les volets hier soir en arrivant, les touches bleues sur les murs blancs, les tableaux de ma grand-mère ici et là, l'odeur du lieu, rien n'a changé. J'ai pris le temps de redécouvrir l'intérieur, une grande salle commune, des chambres, du thé, celui de mon père, je m'en prépare un. 

 

Dans la remise, je déniche une chaise longue, le jardin, les roses trémières de couleurs vives, des lauriers, des herbes folles, la terrasse me paraissait si grande quand j'étais enfant.

 

Demain la mer, la plage, marcher sur le sable.

 

 

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