Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes - vous

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous
Nouveaux repères

Le soleil traversait les grandes fenêtres de cet appartement haussmannien, aujourd'hui encore je savourais la chaleur, cette douceur irréelle dans ma vie. Posée sur le canapé, les jambes enveloppées d'un collant opaque chaud, le corps moulée dans une tunique en cachemire grise, je buvais un chocolat chaud que venait de me servir une domestique.

 

Un autre monde, d'autres mots, d'autres définitions.

De nouveaux repères.

 

 

Nouveaux repères

 

Quelques mois seulement avaient passé entre notre première rencontre par hasard dans un bar branché, moi présente par hasard, heureuse de sortir de mon studio misérable pour une soirée tranquille. Une amie, étudiante comme moi en arts aplliquées, m'avait tiré hors de mon chez moi, de mes routines, de mon travail de réflexion, de mes études, pour m'aérer le cerveau et pour voir du monde. Des relations, des amis, des connaissances, un mix de costumes propres et d'artistes négligés, de financiers et de belles pour une nuit, des couleurs, des alcools, de la musique assourdissante et rien de plus. 

Des discussions certes mais où personne ne se comprenait vraiment dans ce bruit impossible, des débuts de phrases sans fin, des interprétations entre sourds, des réponses vagues, des semblants qui me permettaient de me balader en riant intérieurement de ce cocktail social.

 

Et puis, une flûte vide appelant d'autres bulles, je suis tombée sur une bouteille, un homme et un sourire. Une chemise ouverte, une cravate dans la poche de pantalon, un style décontracté, deux mots, un merci poursuivi d'une fin de soirée dans un coin de terrasse chauffée, plus calme, avec la vue sur les toits de la ville, la nuit. Nous avons parlé, de lui, de moi un peu, de nos coins cachés, de nos regards amusés sur cette faune apparemment incompatible dans ce loft, et pourtant du bonheur simple, peut-être un brin snob, qui envahissait ce lieu.

 

On a ri, de ce tout pétillant, des bulles avalées plus encore.

 

Nouveaux repères
Nouveaux repères

 

Et puis en parlant soldes, avant de partir, de nous quitter, je ne pensais que lui donner un détail de mon agenda morne, mais ce fût un départ. Car le lendemain, entre deux rayons de mon magasin de fringues vintage, perdu dans le haut de la ville, il était là, souriant, un bouquet de fleurs dans la main, un foulard dans l'autre, les deux pour moi.

 

Nous avons fait les magasins ensemble, il m'a couverte de cadeaux, de petites robes, de petits accessoires, de désirs et d'envies variées, avant de m'offrir des talons sublimes, ceux de cendrillon, nous en avions parlé ensemble, le jour, la nuit précédente. Et nous nous sommes jamais quittés depuis. Je me suis installé dans cet appartement, avec une personne qui s'occupe de notre confort, discrètement, du ménage, des courses, du repassage, des menus, je suis comme une princesse, perdue plus dans cet espace trop grand. Je ne peux lui reprocher, mais voilà plus de quatre semaines que je dévore l'hiver au chaud, sans comprendre le sens de ces dimensions trop grandes pour moi. 
 

Alors je savoure, car dans ses bras, je suis heureuse, mais j'ai encore besoin de respirer, de trouver des repères, et cet après-midi, je retournerai travailler dans mon studio, un petit chez-moi bien plus idéal. Comment lui dire ? comment lui expliquer ? surtout que je suis amoureuse, épanouie en sa présence, perdue un peu aussi sans lui.

 

Mes sentiments, ma vie, mes valeurs, simplement en pleine évolution, pas encore prêts à tout cela.

 

 

Nylonement

 

 

Nouveaux repères

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous
Repères

Je n'avais pas vu la vie aussi horizontalement depuis longtemps. Drôle de pensée, presque un sourire au fond de moi, la première idée me venant au contact du sol froid.

 

J'étais là, étendue, voyant le monde bouger sans me suivre vraiment, les nouveaux alignements de ce quai de métro, les publicités en version grand large sur les courbes incurvées du plafond. D'autres dimensions s'offraient à moi, une perspective différent, délirante même.

 

Un souffle, une rame de métro, l'air chaud de la machine, l'air froid de l'extérieur brassés dans un tourbillon commun, mon visage, les regards, j'étais en pleine extension. Lentement j'ai repris forme, douement j'ai tourné la tête, j'ai les barres néon, les lumières blafardes, les fils életriques, la poussière, plutôt la crasse. Un monde cachée de nos yeux habitués, plutôt orientés vers le sol. Mais là tout s'inversait, je partais du bas vers le haut, presque un coup d'oeil sous les jupes. Surtout un aperçu grotesque de la vie d'en haut, là au-dessus d'eux.

 

Brouhahas, bruits, foule, murmures et déjà d'autres pas, des vies qui défilent, et mon échappée de gastéropode humain se savourait en silence.

 

Repères
Repères
Repères

 

Et si je me collais à ce milieu, je grimpais là-haut, doucement, sans baver, sans glisser, juste en rampant le long de mes bras mous, des mes jambes sans vie, mollement. Prendre la forme des lieux, suivre l'arrondi de cet ellipse souterraine, qui va d'un quai à l'autre, renvoit en ses deux foyers opposés, les plus discrètes discussions d'un côté à l'autre. Sans bouger, juste en posant les yeux, je vois les prises, les repères pour mieux fuir cette position devenue incertaine, là sur le sol froid. Je me refroidis, sans me mouvoir, malgré une terrible envie de découvrir de nouvelles dimensions, de nouveaux espaces. Troublant d'ailleurs.

 

Trouble tout court, sans douleur aucune, je reviens vers lui, vers cette homme à genoux, il me parle. Je reprends pied, toujours mollement, un flou en me redressant, il m'aide. A deux, ils me soutiennent, un malaise vagal, un étourdissement, le début d'une perte de repères. Dommage, cette vision m'enchantait, comme un rêve, un  nouveau voyage vers ailleurs.

 

 

Nylonement

 

Copyrights La danseuse et professeur de yoga slovène Anja Humljan en collaboration

avec différents photographes pour envelopper de lumière l’architecture 

dans les rues de New York, Madrid et Paris et les sculptures des positions de yoga.

www.anjahumljan.si

 

Repères

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous, #Féminité & Sensualité
Quelques reflets
Quelques reflets

J'étais rentrée du bureau pleine d'idées noires, la pression, le projet qui n'avançait pas, les rumeurs peu positives des uns et des autres, tout le monde serrait les fesses, sans trop savoir les réelles raisons de ce plafond oppressant.

 

La pluie fine avait remplacé le froid, avec son ami le vent, elle me gelait en attendant ce bus toujours en retard, et mon impatience amplifiait le ressenti. Mon manteau ruisselait de cette eau trop abondante, de ses gouttes épaisses roulant sur mon trench doublé de laine, j'attendais encore, et je ruminais ce temps perdu, cette journée un peu sombre, cette nuit qui tombait trop tôt en hiver. La mode, une distraction visuelle, qui me permettait habituellement de détendre mon cerveau avec un rapide panorama autour de moi, je ne voyais que du gris, du noir, des collants noirs et des jeans, des bottes tristes et des mines peu enjouées. 

 

Je suis enfin rentrée, en poussant la porte, en voyant le chat s'étirer de sa fatigue accumulée sur mon pull en mohair préféré, son doudou à lui. Un sourire félin vers moi, mon mini-lion pensait à moi, d'un bond il était près de moi, non pour manger, mais bien pour me caresser de sa présence, de son ronron qui sonnait comme un bonjour.

 

Quelques reflets
Quelques reflets

 

Quelques pas, mon sac posé ici, mon manteau jeté sur le radiateur pour oublier le froid et la pluie, une profonde envie de chaleur, direction la salle de bain. Une mine grise, dans le miroir, la mienne, j'ai tourné les robinets, j'ai jeté les copeaux parfumés, j'ai regardé la mousse venir vers moi, sagement, j'ai laissé mon corps prendre comme unique repère le bruits de l'eau. 
 

Doucement, j'ai extrait les épaisseurs de ma mode, mon gilet, mon pulle léger, mon caraco, mon soutien-gorge, ma jupe, mon collant, ma culotte, pour n'être plus que nue. Seule face au miroir, seule mais fière de me voir, différente des autres jours, différentes depuis qu'il m'aime. Je n'ai gardé qu'avec moi le bracelet et le collier, des perles et leurs reflets dans la lumière du lieu. Des détails, mais des petites touches qui viennent de lui, des attentions pour moi, un raffinement qui accompagnent mon corps.

 

J'ai pris mon temps, j'ai sommeillé dans ce bain, je ne me souviens plus, mais quand soudain mon téléphone a bippé, j'ai su que c'était lui. Quelques mots, des reflets de son amour, des bises anodines pour les couples sans sentiments, perdus dans leurs routines, mais pour moi, intenses comme celles qu'il me fait en partant, en arrivant, quand il veut, ou juste avant de dormir. Je l'aime, il m'aime. Le sourire se reflète dans le miroir. 

 

Bientôt il sera là.

 

Nylonement

 

 

Quelques reflets

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous, #Nylon & Mode
Hésitation cruciale

Apprécier l'hiver quand vous avez fini par vous habituer au vent, au froid, au manteau. Profiter pour choisir et ajouter coquetterie bien personnelle une écharpe douce, des gants doublés de soie, la mode continue à travers la saison.

 

Douche, maquillage et habillage faits, le petit déjeuner suit son cours, en hésitant entre jus de pamplemousse, si il était encore là, ou jus d'orange pour soi. Deux tartines, des fruits, un café, non un thé plutôt, moins de punch inutile, vous digèrez en écoutant si possible de bonnes nouvelles. Dehors les gens marchent courbés, le vent souffle à nouveau, les manteaux deviennent doudounes, le ciel est blanc, la neige viendra-t-elle s'ajouter à l'agenda du jour ?

 

Simplement repartir vers la chambre, regarder autour de soi, ouvrir l'armoire et le coin dressing, chercher un peu partout car ce dernier accessoire vampirise l'espace. Ici sous la commode, des escarpins, des ballerines vernies oubliées depuis l'été, des sandales pour sortir, très fines, au talon infini. Là des bottines, toutes les couleurs, vraiment toutes, même ce vert mis une seule fois mais abandonné neuf sous cette étagère. 

 

 

Hésitation cruciale

 

Cruciale hésitation entre la saison et la raison, mais aussi la beauté et la féminité assumée. 

 

Signature de votre silhouette, vous hésitez enre les bottines grises, si légères, si agréables et les bottes plus élégantes suivant les modèles devant vous. Cavalière, pour devenir chevalresque avec votre robe du jour, motarde pour écraser de votre belle rebelle attitude l'univers de votre open-space, simple et droite pour jouer la sobriété, avec du faux cuir et du nubuck orange pour donner de la couleur à votre mode. Attente, pensées diverses, choix cornélien.

 

Vous préparez votre sac à main, autre volume de votre espace si personnel, un bazar rangé contenant des petites choses absolument utiles à votre confort et même votre bonheur. Lui sourirait en vous voyant farfouiller dedans cherchant des mouchoirs, trouvant tout sauf cela. Vous en souriez en ajoutant votre rouge à lèvres, bien rouges, vous !

 

 

Hésitation cruciale

Chaussures rouges, une idée, mais vous n'avez jamais osé au travail, uniquement pour des soirées entre amies, pour des sorties au restaurant ou à la maison. Couleur chaude mais aussi couleur forte. Vous ouvrez le placard de l'entrée, des escarpins vernis roses, une folie des dernières soldes, un truc absolu pour le faire craquer, tant par la hauteur que par l'impertinence. Vous avez osé les essayer, les acheter et puis les ranger.

 

Un collant pour le couleur, du noir opaque ou carrément du rose, pour un hiver pétillant et bien vivant. Vous hésitez encore, les chaussures, le plus dur choix d'une journée, surtout quand la météo joue avec le gris. Escarpins ou bottes !

 

Nylonement

 

 

Hésitation cruciale

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous
Simplement cela

Un hiver nouveau, un slogan qui résonne dans nos têtes, des foules que l'on a vu défiler en nombre partout, je regarde le sol en attendant le métro. Du bruit, la foule, les sortants, les entrants, la lumière, le noir des galeries souterraines, les descentes et montées du métro, ses coups de frein, je relève la tête, un peu perdu dans mes songes, dans mes préparatifs. Ils hantent mes jours et mes nuits pour ce futur salon, mon avenir maintenant.

 

Je cesse de rêver en apercevant des jolies escarpins rouges, une touche de couleur dans le gris morne de l'hiver, de ces gens habituels et pourtant je suis surpris. Oui, là et là encore, des têtes et des regards vers les autres. On ne semble plus s'ignorer, on semble tous debout, quelqu'uns assis quand même, mais tous plus proches des autres. Un regard, un sourire, oui, un sourire dans le métro, pas une invitation, pas un plan drague, pas de harcèlement non plus, juste un sourire.

 

Un acte simple, sobre, rapide et vrai, un sourire vers l'autre, là avec son manteau, une autre personne le prend pour elle aussi, souriant à son tour, un pull, un costume, un gilet long, un survet à capuche, tout le monde porte un regard différent. La terreur a été en nous, mais elle est encore là, consciente de ses horreurs trop récentes, et pourtant un nouveau signe naît, renaît, s'offre à tous, nous unit, le sourire.

 

Liberté de sourire, d'être non pas des étrangers entre nous,  mais des personnes libres, inconnues, restant inconnues mais semblables, proches sans être complices, juste sures de partager une définition commune, de cette valeur forte, de leur liberté commune.

 

Simplement cela
Simplement cela
Simplement cela

 

La mode, je la vois moins, j'y fais moins attention soudainement, pris dans ce jeu de reflet de sourire, de l'un à l'autre, comme des miroirs pris dans la lumière, tous, de plus en plus, des rires même, une relation, une étrange sensation de communion. C'est l'hiver et pourtant le soleil luit dans les méandres du métro.

 

 

Nylonement

 

 

La mode, je la vois moins, j'y fais moins attention soudainement, pris dans ce jeu de reflet de sourire, de l'un à l'autre, comme des miroirs pris dans la lumière, tous, de plus en plus, des rires même, une relation, une étrange sensation de communion. C'est l'hiver et pourtant le soleil luit dans les méandres du métro.

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Féminité & Sensualité, #Femmes - vous, #Nylon & Mode, #Nylon Passion

Mais qui êtes-vous ? (une question en off, par email)

 

Je ne suis qu'un accoucheur d'émotions, un tapoteur de lettres, de voyelles et de consonnes sur un clavier usé. Clic, corrections, lecture et relecture, je ne donne que des sensations pour traverser le miroir, ma seule monnaie honnête, pour le prix doux d'un reflet de vous. J'accompagne le voyage non pas d'un petit trou dans le ticket, mais d'une palpitation ou deux en vous regardant ici.

 

En cherchant dans les centaines d'articles, de billets d'humeur, dans mes évocations, dans quelques tags et bels interviews, vous trouverez un peu de moi, quelques bribes.

 

Car le plus important ici, sur ce blog, c'est VOUS, jamais moi.

 

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VOUS et vos féminités, que j'aime défendre, que j'aime parfois chatouiller ou plus souvent essayer de charmer. Je vous suis, je vous décrypte sans prétention, et je tente d'être un peu de vous, quand je parle en "je". Aucune ambiguité pour autant, juste une proximité pour parler de vos portraits, de vos doutes et de vos ambitions, de vos beautés intérieures, de vos courbes extérieures. Vous, toujours VOUS !

 

 

Mode, je ne donne que quelques clefs pour jouer des gammes dans le lyrisme du glamour, car 2015 sera l'Année du Glamour, vintage ou moderne. Des arpèges de baroque aussi et des notes déjantées de maquillage, des silences de bien-être aussi.

Volupté dans vos pas, devant moi, je suis toujours en recul (oui parfois par gourmandise d'esthète), je ne regarde qu'avec des mots, pour apprécier avec respect vos silhouettes, et pour nourrir une seule chose : mon imagination. Source de mes prochains mots, de ce blog, de mes incohérences sûrement, de mon  profond amour de vos Féminités.

Inspiré, je peux alors vous créez un espace, votre blog, pour que toutes, vous trouviez votre place, votre regard, un peu, beaucoup de vous, un peu de vos amies, de vos proches.

 

 

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Vous êtes toutes mes muses,  je ne suis que ce que je vois, que ce vous me donnez à voir de vous.

 

Nylonement

 

 

PS : Article repris d'une version 2012, il peut être compléter par celui-ci sur les origines du pseudo :

www.nylon-volupte.com/article-gentleman-w

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité, #Femmes - vous
Liberté - Egalité - Féminité
Liberté - Egalité - Féminité

L'hiver est là, le froid avec, la pluie parfois aussi s'ajoute, alors vous jouez à cache-cache avec nos regards, sous vos manteaux. Fières dans vos bottes, surtout confortables contre ce froid, contre ce vent, vous avez remis un collant plus épais, quelques deniers en plus, un opaque pour vous envelopper de chaleur.

 

Vous êtes moins visibles et pourtant vous restez femmes, terriblement belles.

 

Je vois des sourires, pas moi, oui la jeune là-bas, pas moi mais la mince derrière moi. Vous savez pourtant que vos morphologies sont vos trésors, certes parfois les joyaux ne brillent pas à vos yeux, les hanches pèsent, les rondeurs débordent, je ne suis pas aveugle, mais globalement, au-delà d'une meilleure santé alimentaire, vous êtes comme vous êtes. Toutes mannequins brindilles, que le monde serait triste et plat. Non j'apprécie tant cette diversité que donne une belle convivialité, personne n'est parfait, encore moins les femmes qui oublient de manger en croyant devenir belles. Non à la pathologie de la beauté, oui à vos corps libres.

 

 

Liberté - Egalité - Féminité
Liberté - Egalité - Féminité
Liberté - Egalité - Féminité

Un délicieux cercle entre la liberté et la féminité, l'une nourrisant l'autre et réciproquement. Et puis la vision des magazines, pas assez riches d'une autre diversité, celle des coiffures, des cultures, des teintes de peaux, des beautés exotiques extra-européennes (si toutefois cela veut dire quelque chose). Oui à cette autre diversité que j'ai du mal à enrichir car le net regorge d'un déséquilibre dans sa palette chromatique. 

 

Et pourtant toutes vous êtes belles, rondes, grandes, petites, moins grandes, plus minces, fines, jeunes, moisn jeunes, métisses ou pas, et tant d'autres adjectifs qui seriaent tous trop restrictifs, car finalement avez-vous envie de rentrer dans une case ? définitivement ? 

 

Pire encore, avez-vous envie de vivre avec vos clones ? vous là sur l'affiche de publicité ? vous là dans le magasin, comme cliente ou vendeuse ? vous unique et démultipliée à l'infini ? quelle horreur, un monde uniforme de féminité unique que l'on ne regarderait plus. 

 

Alors ce amtin souriez, car vous avez vos formes, votre couleur de peau, votre mode, votre poitrine, vos cheveux, vos jambes, vos mains, votre âge, mais tout cela c'est VOUS !

 

 

 

LIBERTE, EGALITE, FEMINITE

 

 

Nylonement

 

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