Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes - vous

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Femmes - vous
 

Là, juste derrière mes mots, mes sms, tes réponses, je sais que tu es là.

 

Impalpable réalité de ne pouvoir te voir, de ne pouvoir te serrer dans mes bras, de ne pouvoir me lover dans ton parfum, dans ton cou.

Insondable profondeur de la distance entre toi et moi.

 

Et pourtant je sais que tu es là, proche, dans un autre lieu, comme moi, en mouvement vers le boulot, vers un rendez-vous professionnel, en attente d'un train, d'un départ imminent. Moi, je suis là dans la chaleur de cet automne troublé de pluie, je ne sais plus quelle tenue choisir, comme beaucoup de gens autour de moi. Froid du matin frais, du soleil derrière les feuilles mortes de ce marronnier,  chaleur douce du bel astre derrière la vitre du bus, je me cale dans un coin de banquette, les doigts et les yeux captés par mon mobile.

 

Où es-tu ? Toi qui me manque et pourtant je n'ose le dire, le répéter pour ne pas amplifier la blessure d'une vie compliquée. Moi le papa amoureux d'une autre femme, moi l'homme heureux de voir encore ses enfants, les miens sans oublier les tiens. Ambivalent duo de sentiments pour eux , en moi, des émotions différentes, une intensité infaillible pour ton coeur. Le mien bat rapidement,  je pense à toi. Et tes pensées sont vagabondes, peut-être déjà dans le document de négociation avec ce client international, peut-être encore dans les bulletins de note du dernier trimestre, entre aides et punitions pour les uns, félicitations pour les autres. Toi, peut-être aussi comme moi, libre dans tes pensées, avec l'amour comme seul feu vert brillant dans la grisaille matinale.

 

 

 

 

Libre comme l'air, comme le vent froid qui soulève les jupes en descendant les marches vers le trottoir, un coin de malice en toi, tu adore cela. Un coin de sourire pour moi, en pensant justement à ces instants-là, simples et sans importance, où tes mots sont posés avec délicatesse sur mes peurs naturelles. Moi, toujours là, avec ce post-it annoté sobrement sur ton clavier, petit diamant d'une vie sobre, éternel renouveau de signes quotidiens envers toi.

 

 

Je m'arrête, un feu vert,  des piétons pressés, des fous dans un monde tout aussi instable. Tu dois regarder les paysages défilés, les maisons surgir et repartir derrière toi, les autres passagers dormant ou parlant trop fort. Spectateur comme je suis contemplative maintenant en flânant dans la dernière ligne droite avant le bureau. Simple chaleur du soleil, comme si tu venais d'apparaître, là ton bras sous mon bras, partant vers une destination inconnu. Je me sens mieux, tu es là, presque là. Un sms, juste pour dire que tout va bien, pour savoir si je vais bien, pour regarder devant, pour espérer un avenir à deux, plus souvent, plus fort, plus amoureux peut-être, surtout plus doux, avec des réveils communs dans un même lit, des sourires dès le matin, 

 

Un nouveau sms, des bises et des bisous, des attentions dont je ne me lassejamais, car toi, sûr, je t'aime.

 

Bien au-delà des mots, des voyelles et des consonnes.

 

Simplement.

 

 

 

 

Mots & Emotions

 

Texte ré-interprêté provenant de mon blog

www.absolue-feminite.blogspot.fr/

 

 

 

La juste derrière mes mots, mes sms, tes réponses, je sais que tu es là.

 

Impalpable réalité de ne pouvoir de te voir, de ne pouvoir te serrer dans mes bras, de ne pouvoir me rouler dans ton parfum.

Insondable profondeur de la distance entre toi et moi.

 

Et pourtant je sais que tu es là, proche, dans un autre lieu, comme moi, en mouvement vers le boulot, vers un rendez-vous professionnel, en attente d'un train, d'un départ imminent. Moi, je suis là dans la chaleur de ce printemps troublé de pluie, je ne sais plus quelle tenue choisir, comme beaucoup de gens autour de moi. Froid du matin frais, du soleil derrière les feuilles vertes, tendres de ce marronnier à peine défripé,  chaleur douce du bel astre derrière la vitre du bus, je me cale dans un coin de banquette, les doigts et les yeux captés par mon mobile.

 

Où es-tu ? Toi qui me manque et pourtant je n'ose le dire, le répéter pour ne pas amplifier la blessure d'une vie compliquée. Toi le papa amoureux d'une autre femme, moi, toi l'homme heureux de voir encore ses enfants, les autres. Toi l'ambivalent duo de sentiments pour eux et puis pour moi, des émotions différentes, une intensité infaillible pour chacun de tes coeurs. Le mien bat rapidement,  je pense à toi. Et tes pensées sont vagabondes, peut-être déjà dans le document de négociation avec ce client international, peut-être encore dans les bulletins de note du dernier trimestre, entre aides et punitions pour les uns, félicitations pour les autres. Toi, peut-être aussi comme moi, libre dans tes pensées, avec l'amour comme seul feu vert brillant dans la grisaille matinale.

 

 

 

 

Libre comme l'air, comme le vent froid qui soulève ma jupe en descendant les marches vers le trottoir, un coin de malice en toi, tu adore cela. Un coin de sourires sur moi, en pensant justement à ces instants-là, simples et sans importance, où tes mots sont posés avec délicatesse sur mes peurs naturelles. Toi, toujours là, avec ce post-it annoté sobrement sur mon clavier, petit diamant d'une vie sobre, éternel renouveau de signes envers moi.

 

 

Je m'arrête, un feu vert,  des piétons pressés, des fous dans un monde tout aussi instable. Tu dois regarder les paysages défilés, les maisons surgir et repartir derrière toi, les autres passagers dormant ou parlant trop fort. Spectateur comme je suis contemplative maintenant en flânant dans la dernière ligne droite avant le bureau. Simple chaleur du soleil, comme si tu venais d'apparaître, là ton bras sous mon bras, partant vers une destination inconnu. Je me sens mieux, tu es là, presque là. Un sms, juste pour dire que tout va bien, pour savoir si je vais bien, pour regarder devant, pour espérer un avenir à deux, plus souvent, plus fort, plus amoureux peut-être, surtout plus doux, avec des réveils communs dans un même lit, des sourires dès le matin, 

 

Un nouveau sms, des bises et des bisous, des attentions dont je ne me lasse car toi, sûr, je t'aime.

 

Bien au-delà des mots, des voyelles et des consonnes.

 

Simplement.

 

 

 

 

Mots & Emotions

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous
 

 

Étonnante créature, là, juste au coin de la rue, une impasse anodine, comme on en trouve ici et là, avec un nom que l'on ne retient, tout en passant chaque jour devant. Un rayon de soleil tracé en direct des nuages de plus en plus présents, un trou de lumière parmi un printemps parlant de pluie, et là sur le sol, un bouquet de violet et de bleus.

 

J'ai marqué une pause sur ce chemin familier, laissant les énervés, les pressés, les routiniers continuer vers leurs bureaux, leurs objectifs du jour, du mois ou de l'année.

 

Une présence.

 

 

 

 

 

 

 

Devant moi, une chrysalide, une robe légère, immobile, des talons fins pour rester perchée sur le sol, elle absorbait la lumière. Seule, oubliée ou invisible aux yeux des autres, dans sa poésie et son processus, un coup de vent et les voiles se sont soulevées. Légers, aériens et surtout féminins, les souffles discrets, des petites touches d'air, sur le côté, derrière, autour d'elle.

 

Une femme, une fée, j'ai regardé le miracle s'accomplir, cette magie unique d'une naissance, d'un acte de mode sous la force infinie de la lumière. Libre, les bras évoluant autour d'elle, un regard, un départ, un point pour s'envoler, une direction peut-être, sortir de ce bout de rue, pétiller sur les pavés, sur les trottoirs. La fée faisait sécher ses ailes, se gorgeant d'énergie pour étinceler encore plus. 

 

Moments glamours, souvenirs, rêves, je ne sais plus.

 

 

 

 

NYLONEMENT

 

texte publié sur le blog

www.absolue-feminite.blogspot.fr

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Femmes - vous, #Douleurs de Femme, #Femmes & Mode
Motivation d'automne

Douceur d'automne, le vent souffle sans réelle chaleur d'été indien, sans fraîcheur des prochains mois, elles papotent en terrasse. Deux cafés, un thé fumé, elles rigolent des aventures de la dernière arrivée, nouvellement amoureuse, entre rumeurs et propectives entre femmes. Rires, bonne humeur d'une amitiés partagée, elles sont à l'image de la saison, entre deux dressings, chaud ou froid.

Question de tempérament, de volonté ou de confort météo, chacune a choisi d'evelopper sa silhouette avec ce trio gagnant mais des ingrédients différents. Des repères du proche automne. Trench, manteau ou gilet épais et long, trois tendances diférentes, trois approches pour se couper des coups de vent, d'une possible brise plus tenue. Une tunique en laine bleu pétrole avec un collant opaque gris, des bottines en cuir noir pour un charme pratique, une envie de cocooning prochainement, elle boit son expresso en le serrant à deux mains. Un sourire en plus, une robe souple sur un collant noir, elle assume toujours sa féminité, elle s'amuse avec la lanière de son grand sac à ses pieds, derrière ses escarpins. Un gilet fin n'est pas trop loin, elle hésite en buvant son thé chaud. Conquise par ses nouveaux amours, elle parle à la troisième, celle qui a fait le choix du jean avec un body laine et cachemire, soyeux, douillet, mais toutefois avec des baskets roses. Détail girly sans trop le clâmer. Sa tasse est finie, elle boit un peu d'eau.

 

Quelques feuilles rousses s'envolent, frôlent la terrasse et les chaises. Un coup de vent, un nuage, une averse peut-être ? Une annonce de la saison à venir, sans respect du calendrier, les premiers frimas. Elles parlent de leurs envies pour les prochains mois, des motivations. L'une souhaiterait avencer dans son projet de création d'une boutique, d'un nouveau job pour se relancer avec un nouvel horizon. L'autre espère conserver cet amour, cet homme avec tant de qualités, du moins aujourd'hui. La dernière semble rêver, ne sachant quelle réalité associer à son choix. L'amour ? La famille, les enfants ? le boulot ? elle a bien une idée, mais elle se souhaite pas la dévoiler. Son médecin a lancé une batterie d'examens. Une boule dans le sein droit, des doutes, une douleur. Pas d'objectifs douceur !

 

Sa santé devrait passer devant d'autres futilité. Elle reste silencieuse, le nez dans le vent.

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes - vous
Rentrée des classes

Encore cette cour d'école, ses parfums, sa peluse tondue, les arbres un peu plus grands, les bancs verts, des dizaines d'enfants et de parents aussi, lje lui tenais la main. Pas vraiment une première fois pour moi, mais pour elle, la petite dernière de notre nouvelle fratrie. Famille recomposée, des enfants de mon côté, trois grands, un enfant pour elle, plus jeune, un tout pétillant aec un trait d'union, le fruit heureux de nos amours, une petite fille. J'étais venu ici avec mes précédents enfants, mes ados actuels, il y a plus de quinze ans, ils sont étudiants maintenant.

Rien n'avait changé sauf le pubic de cette rentrée. Une diversité avec des parents jeunes dans une grosse moitié, classique me direz-vous, mais aussi des parents plus âgés, comme moi, des papas grisonnants, des jeunes mamans avec, des mamans quadra aussi, des grands-parents mixés parfois en parents. Deux couples du même sexe apparemment, un détail dans la foule, car c'était la fête de la rentrée, et aucunement une foire aux jugements. Des mamans enceintes aussi, nombreuses ou du moins plus visibles, peut-être avec l'été, les robes moulantes et légères à la fois.

 

Un sourire et sa petite main dans la mienne. Son visage lumineux, la fierté d'entrer en maternelle. Une petite robe bleue, des baskets qui avaient remplacé les ballerines pour le confort des courses dans la cour, une queue de cheval avec ses cheveux bruns comme sa maman, un sac coloré pour le goûter, elle était prête. Loin du bébé, nouveau venu dans la famille, si petite, et soudainement déjà grande, déjà petite fille, prête à dévorer le monde. Sagement nous avons avancé vers la classe dans ce hall inchangé, vide à cette période de dessins d'enfants. Bientôt  il se remplirait de succès et de challenges pour jeunes prodiges. Toutes les couleurs, les doigts, les pinceaux, les feuilles, les paillettes et les collages orneront les murs. Une pédagogie de découvertes, de sensations et d'instructions via le jeu.

 

La maîtresse, devenue professeure des écoles, avait changé, mûri depuis quinze ans. De la même génération que moi, avec des enfants dans des classes communes, nous nous connaissions, elle accueillait toujours les petits avec la même fraîcheur, une gentillesse et une empathie au-delà du rôle éducatif pur. Un sourire encore plus fier, des bisous au goût inoubliable, un premier pas, une feuille, une petite chaise, des crayons de couleur, elle était partie dans son école. Ma fille s'envolait, laissant son papa, oublié déjà; mais toujours ému même avec le quatrième enfant. La maîtresse ne m'a pas rappelé les consignes, je devais m'en souvenir. Elle a juste rigolé de ce nouvel enfant, en ajoutant simplement : "Ces instants-là sont magiques, même en les renouvelant. Les anges grandissent, elle va choisir ses premières ailes."

 

Nylonement

 

 

Rentrée des classes

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous
Soleil humide

N'avez-vous jamais eu cette impression ? Un goût de fin d'été, avant la date calendaire, comme une rupture marquée dans la saison, dans nos routines de vie. 

 

Ce matin, un début de semaine, des gouttes, un peu plus de gouttes, de la pluie, enfin, quand je regarde l'herbe grillée du parc voisin, je marche vers ce banc, sous cet arbre. Mon parapluie, je l'ai laissé, ne croyant plus à l'été, fini depuis deux jours avec le retour de vacances, le boulot en point de mire pour demain. Fini aussi cette belle histoire d'amour, pas celle d'un été, mais de cinq saisons. Commencée l'année dernière par hasard, la lassitude, son attitude tout simplement m'a ouvert les yeux. Plus rien, pas beaucoup plus qu'en juillet dernier, mais l'amour, les galipettes, les soirées sur la plage, la guitare, les nouveaux amis, le son des cigaes, tout était gorgé de sentiments, de chair sensuelle, de câlins sans fin. J'en avais envie, une énorme envie alors. Mais les mois ont suivi,  je suis rentré dans mon studio, lui a fini la saison, puis est venu sur Paris, pour continuer avec de petits boulots. On était bien, la plage était loin. 

 

Je me souviens soudain de cette orage d'été, nous, nus dans la mer, en fin de journée, l'eau dessus, l'eau dessous, ses bras, nos rires, cette chaleur et cette fraîcheur mêlée. Un bonheur intense, mais cette année, les longueurs dans la mer m'ont ennuyé, lui retrouvait ses copains, ses habitudes, son service, es charmantes clientes célibataires, cette châleur étouffante. Je n'en pouvais plus, alors là, sur ce banc, trempée, je dégouline de cet eau qui me nettoie de cette épisode. Une lame de fond venue du ciel, un bain toute habillée, cette robe en guipure qui n'absorbe plus cette pluie, la rue vide, quelques voitures, le bruit des feuilles, des gouttes.

 

Une pause, un nouveau départ, une saison finie, peut-être pas finalement, la pluie cesse. Mon parapluie, une idée en passant, chez moi ou dans sa voiture, je ne sais plus, j'en achêterai un autre. Là-bas un couple serré sous ce déluge, la vie continue.

 

 

Soleil humide
Soleil humide

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Douleurs de Femme
Que disent-elles ?

 

Retenir son souffle, regarder devant et pourtant douter de tout.

Années après années, j'ai grandi mais ma timidité a toujours été un handicap, une part floue de moi. Pourtant j'ai travaillé le sujet, couchée sur un divan, assise pour des exercices avec un coach, avec un autre psy, une spécialiste en reconstruction d'image et même un hpynotiseur. En plus des étapes précédentes avec ou sans résultats, les progrès sont venus d'ailleurs. D'une opération d'implants mammaires, une autre forme de voir mon corps changer, d'êre un peu une autre, avec des regards positifs sur ma poitrine, sur mon corps plus conquérant de femme, sur ma mode changée, avec ce nouveau poste en province, une nouvelle vie. Un nouveau départ, avec dans le couloir de cette course contre moi-même, une autre personne, un homme, lui, son regard, ses mains, ses lèvres.

 

Je l'ai découvert, comme il m'a trouvé, accepté, prise comme j'étais. Sans jugement, juste aec un amour fou dans les yeux, épris malgré sa situation précaire, sa fragilité si personnelle, il m'a donné des sentiments, serrant plus fort mon corps, mon âme auprès de lui. Une fusion, une force, une complicité si forte que j'ai oublié mes doutes, cette maladie intérieure. Sauf en recoisant ma famille, leurs réflexions, des électrochocs négatifs, car si j'amplifiais mon mal-être, jamais ils n'ont compris que j'avais besoin d'eux, d'un pilier fort pour rebondir. C'était un défaut, une banalité, un poids, même une fatalité répétée si souvent pour tout justifier. Mais lui s'est levé, ne comprenant pas cela, refusant ce dogme stupide, cette routine blessante. Nous sommes partis, il a crié des mots durs, leur silence est resté là, leurs regards perdus avec.

 

Aujourd'hui, nous sommes toujours heureux, je suis moi, parfois faible mais toujours avec ses bras ouverts, son coeur battant, nos deux enfants aussi souriants que le bonheur incarné par notre famille. L'été passe, le soleil s'impose encore, je regarde derrière moi, comme une nouvelle étape, comme une qualité nouvelle. Il sourit derrière son livre, me caresse la main, me regarde sans me faire douter. Parfois, joueur et aimant, il commence la longue liste de mes défauts, jamais celui-ci, mais d'autres bien réels, qu'il aime, qu'il assume lui aussi, qu'il contourne souvent, qu'il invente pour me faire rire. Jamais il ne finit, la liste est soit-disant trop longue, surtout ne me laisse le temps de douter des possibles propos des autres sur moi, de ces images fausses ou vraies, impossibles à connaître mais obsédantes sur moi. Finalement je ris, je vis, je regarde derrière, les enfants jouent avec une balle. Rien de plus, des passants, des yeux, des gens, nous, moi. J'en oublie toutes les voix qui me parlaient si souvent. 

 

 

Que disent-elles ?

 

Juste ses mots d'amour, comme un courant d'air, lâchés au-dessus de son livre. Innocemment, comme par jeu, des lettres échappées, des émotions vers moi.

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes - vous
Eté pluvieux

Troublante attente sur cet escalier, loin de tout, loin de cette foule habituelle qui monte ou descend sans savoir vraiment où aller. Les bureaux, les immeubles, les open-spaces sont là, presque vides, des rapports et de cliquetis de clavier, des têtes bronzées et des visages pâles, la croisée des vacances, des embauches et des projets. Le business continue, naturellement, sans enthousiasme débordant mais avec sa mécanique habituelle, entre besoins des clients, études et notes pour rédiger un document complet, une facture et un roulement de tambour de la finance. Ici tout est morne, le soleil se cache derrière les nuages, le béton magnifie sa présence plombante, lourde et immaculée de poussières grises. Rien de bien naturel, rien de bien humain non plus.

 

Un été, une saison de plus ici, cependant une envie profonde de retrouver ma province, un emploi peut-être moins glorieux sur le papier, moins bien payé (mais avec les loyers fous, les prix et les transports pesants chaque jour), mais avec de la liberté en plus. Celle simplement de vivre dans une ville à taille humaine, avec des bosquets d'arbres, des bancs, une certaine tranquilité dans le comportement global des collaborateurs. Un stress pour atteindre des objectifs comme ailleurs, mais une communication plus souple, un activité réelle sans ce surpoids du toujours pour avant-hier, de l'insatisfaction parisienne, cette course folle vers le néant. Je reviens de vacances, après la chaleur  de l'été, oubliée en étant dans les montagnes et pourtant je suis fatiguée de tout cela. Là sur mes marches, je me sens vidée. J'aime mon boulot mais pas cette ville, définitivement pas cette foule présente ou non. Ce tourbillon, même en pause durant les deux dernières semaines, m'insupportent.

 

Je vais prendre mon après-midi, faire un tour dans un parc, avec quelques arbres, beaucoup de poussières, de non-nature, pour essayer de reprendre ce bol d'air qui me manque chaque jour. Lui, absent, pris par ses préparations pour septembre, il me manque aussi, je le serrerai volontiers dans mes bras, un autre souffle. Un sms vers lui. Je me lève pour aller prendre un bus, direction un coin de nature, relative ici. Un square devient une forêt équatoriale pour un parisien, une dizaine d'arbres pour moi. Mes parents, avec leur maison, leurs vergers, leur pelouse à perte de vue, des dizaines d'hydrangéas en fleurs, ils respirent cette vraie nature, sa dimension, et son immensité. J'en ai envie, là maintenant. Partir avec ce bus, non avec lui, en voiture, sans but, mais loin d'ici.

 

Tiens il pleut !

Tiens un sms, il est libre pour me retrouver !

 

Belle journée !

 

Nylonement

 

 

Eté pluvieux

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