Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes & Portraits

 

Quelques rayons de soleil, là sur mon coin de bureau, un contact avec la vie, la nature, au milieu de mon enfer de béton, une ville moderne, fade. Réunions, rapports, ordinateur et emails, j'aime cela, mais la nouvelle saison signale aussi une envie profonde de prendre une belle gorgée de verdure, de chaleur et d'énergie solaire.

 

 

 

Alors ce dossier, je vais le finir chez moi, sur ma terrasse, dans ma résidence, avec le wifi magique pour me relier toujours au bureau, aux autres collègues. C'est ma liberté, je dois avancer sur les données, les articles, les références et les lectures, je serai mieux, sur ma petite table de métal, mon faux gazon vert, mais mes vraies plantes vertes, mes fleurs, mes herbes aromatiques. des parfums vrais, des coups de vents, des bruits d'oiseaux même au coeur de la ville. Surtout je pourrai quitter le carcan de mon tailleur pantalon pour une robe de coton, légère, confortable et estivale dans toutes ses fibres.

 

Mon téléphone, mon portable, ma connexion, mon clavier et les dossiers qui défilent avec moins de lourdeur, pas de collègues pour le divertir ou pour m'inclure par le simple hasard d'être là sur leur chemin, dans une réunion importante ... ou presque. Je suis idéalement bien, assise, avec un thé fumé, des framboises fraîches achetées en passant devant ma petite échoppe de fruits et légumes frais. Un sourire, un atmosphère plus détendu, un esprit plus concentré sur le boulot. Je suis bien.

 

 

 

 

 

 

 

En bas, le jardin de la copropriété, des arbres, des arbustes, une herbe jaune, le manque de pluie déjà, des rosiers partout, des arômes qui montent vers moi. Ces couleurs aussi, il y a quelques semaines, j'avais fait de même, c'était alors les pivoines, divas de la nature, généreuses pourvoyeuses de sucs ensorcelants. Les dossiers défilent, les emails clignotent, les documents sont lus, les uns après les autres, je résume et je déduis pour ma synthèse finale. L'été est là, maintenant directement sur moi, m'embrassant dans le cou, envahissant de lumière ce coin suspendu. Je suis bien.

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - demain
Créature

 

Le vent froid d'un printemps oublié derrière la pluie, personne n'attendait devant cette brasserie, préférant s'engoufrer dans la chaleur plus réelle de cette décoration art nouveau, dans le bruissement des tables formées, entre les consignes des garçons vers le bar ou la cuisine. Elle ne faisait exception à cette règle, entrée mais perdue dans cette grande salle, cherchant du regard une amie ou un amant, je ne savais. J'avais relevé la tête par hasard, pourtant conquis par ce haddock délicieusement fumé, par une purée authentique, par cette sauce crémeuse apportant l'extase en bouche. Mon verre de Ladoix blanc, explosif pour contrer la force du poisson, les reflets dans les lampes, mon regard avait quité quelques instants mon plaisir épicurien, mais elle était là. Unique.

 

Une chevelure encore retenue, elle la libéra pour retrouver un peu d'assurance, pour justifier d'être debout parmi les tables, sans avoir encore aperçue la personne pour son dîner. Rousse flamboyante, plus encore par sa tenue, cette veste sortie d'un tableau contemporain du fauvisme, elle louvoyait vers le bar, elle commanda une flûte de champagne, évidence de classe. Son sac posé sur le zinc, le personnel, les garçons en tenue blanche avec tabliers noirs, Paris en mode gourmandise, elle hésitait encore. Deux yeux d'art suivait les regards venus vers elle, les plats défilaient, les verres trinquaient. Et mon vin blanc restait immobile, mon esprit voyeur prisonnier de cette énigme.

 

 

Créature

 

Parfum, une impression, une idée soudaine, un début d'obsession, quel était son parfum ? Une femme avec une telle élégance, avec des choix de mode si affirmés, devait porter une essence rare et fruitée, un poison fatale à toute personne souhaitant l'approcher. Je suis resté ainsi, bloqué dans le temps, dans l'animation naturelle de cette salle, oubliant mon plat, laissant uniquement le vin envahir mes papilles, la prunelle inerte.

 

Et puis il est entré, elle a souri, il est passé devant elle marquant une pause d'un baise-main léger, elle s'est avancé. Son manteau court sur les épaules, sa robe plissée bordeaux avec une allure folle, sa flûte à la main droite, son sac à sa gauche. Le bonheur esthétique se joue de peu, mais il est gourmet, comme un dessert.

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Mode, #Femmes & Mode, #Nylon 2000...
Escarpins, un prolongement de votre corps

 

Une femme sans escarpins serait-elle réellement elle-même ?

 

Simple question en ce jour, loin de la politique, sans volonté de polémisme féministe, mais plutôt une ouverture vers une réflexion partagée avec vous, toutes et tous. Depuis plus de sept ans, je propose des textes illustrés de clichés picorés ici et là sur le net sur mes différents blogs, depuis plus de quinze ans, je questionne et je réponds à des sujets sur les forums, sur les blogs et entre ami(e)s sur les réseaux sociaux. Tout cela autour d'éternels sujets comme la Féminité, le Glamour, la Mode et les Bas nylon.

 

 

Escarpins, un prolongement de votre corps
Escarpins, un prolongement de votre corps
Escarpins, un prolongement de votre corps

 

Les escarpins sont-ils des accessoires indispensables à votre mode ?

Indéniablement associés à votre définition personnelle de la féminité, car c'est bien une interprétation quotidienne de vos choix. Avec votre vie animée par les études, le boulot, les activités diverses, quelque soit votre âge, vous avez la possibilité de combiner avec votre tenue, les chaussures les plus adéquates. Le confort prime sur l'élégance parfois, mais surtout en fonction de votre potentiel estimé de marche à pied. certes vous pouvez trottiner avec des talons, mais les kilomètres ne sont pas l'apanage des talons hauts , encore moins des talons très hauts. Alors suivant vos contraintes, vous saurez toujours revenir à ce plaisir qui surélève votre allure de quelques centimètres, valorise les courbes, repositionne vos chevilles et le galbe combiné des mollets, des cuisses aussi. La silhouette change, bouge autrement, profite de ce coup de baguette magique double, pour emporter vos pas vers une féminité plus aérienne.

 

Quelque soit le mode, jean slim ou robe légère, vous aurez une démarche plus subtile, avec des petits pas plus harmonieux, avec un contact minuscule au sol, pour alléger le corps vers une dimension merveilleuse. 

Escarpins charmeurs pour vous en premier lieu, mais aussi codes visuels pour créer l'envie des autres, la jalousie un peu aussi, pour attiser les regards curieux des plus esthètes. Un simple détail qui grandit, mieux encore signe votre silhouette.

 

Et puis il y a tant de modèles, tant de variétés que vous aurez toujours l'effet de surprise pour les autres, mais surtout pour vous. Craquer, fondre de bonheur face à une nouvelle paire d'escarpins, cette palpitation intense et souvent incontrôlable face à des talons fins, des brides, des entrelacs de cuir ou de vide pour mieux encenser votre pied, votre cambrure. Oui, une sensation régulièrement renouvelée malgré un dressing qui déborde.

Pur plaisir de mode !

Forcément indispensables escarpins.

 

 

Nylonement

 

Escarpins, un prolongement de votre corps

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Féminisme, #Femmes - demain

Chaleur de l'après-midi, vent sournois qui soulève les jupes et rappelle que l'été est encore loin.

 

Je pousse une table, je me glisse sur une chaise, là sur cette terrasse de café,je commande un schweppes citron. Contemplative, naturellement, je pose mon téléphone, je l'oublie même car le silence malgré la centaine de CV envoyés la semaine dernière, m'agace et me terrifie.

 

 

 

 

 

Sobrement, je laisse mon regard voguer sur la population, je flâne avec mes yeux, immobile, cherchant le détail de mode des unes, les silhouettes des autres. Homme ou femme, je ne suis bégueule, tout est sujet à mon plaisir visuel. Un décolleté savant d'une chemise en coton ancien, caché par une écharpe de coton mou indien, une coiffure courte qui va si bien avec le sourire de la demoiselle, deux amoureux plus loin, lui n'ose pas, elle parle. Enfin ils s'arrêtent, lui ose, les lèvres se rencontrent, elle l'enlace, n'attendant que cela peut-être. Lui là-bas avec son téléphone, une veste d'été sur l'épaule, une chemise un peu vieillotte,  un pantalon droit, mais une paire de fesses bien rondes, un bonheur visuel. Non je ne regarde plus ailleurs, j'attends juste de trouver le zoom pour apprécier la courbe parfaite, pourtant le visage est quelconque, je préfère définitivement le verso.

 

 

 

 

 

Une robe bleu, une robe noire et beige, deux collègues ou deux copines, elles parlent avancent vite dans la rue, rien devant elle. Un couple de personnes âgées, une course folle entre lui et sa jambe raide et madame un peu ronde, pas très habile pour escalader les trottoirs, ils se faufilent entre poubelles, voitures mal garées, arbres stressés par le goudron ambiant et quelques crottes de chien impolis, enfin surtout leurs maîtres. Un groupe de jeunes fument, ils causent et tapotent leurs téléphones, cet organe bientôt greffé sur eux en direct. Des jeans uniquement ! 

 

Là-bas un skateur, les cheveux au vent, l'allure du surfeur cherchant sa vague, précoce avec son short et son tee-shirt débraillé. Je bois mon verre, j'ouvre mon magazine en attendant le prochain rendez-vous. Des publicités, des gens parfaits, des jeunes filles plutôt que des femmes, mais malgré mes vingt ans passé, je ne me reconnais pas en elle, surtout quand quelques pages plus loin, elles vantent des crèmes anti-âge, mais elles n'en ont pas d'âge. Etonnant choix, plus étonnante encore notre inconscient et son interprétation naturel, formaté par la publicité ou peut-être lassé par ce vide, ce gouffre entre leur vision et notre réalité.

 

 

 

 

 

 

Moi, je suis blonde, enfin depuis ma première teinture, je me sens mieux ainsi, et plus personne sauf ma mère et mon père se souviennent de ma couleur d'origine. Une petite poitrine, des hanches, un début de cellulite tout en faisant du sport, attention à mes repas, et en bougeant souvent à pied. Bref une personne affreusement générique comme mon copain, qui se décrit ainsi. Ni belle, ni moche, avec des yeux marrons pas en amande, ni un nez de princesse, juste un trait d'eye-liner derrière des lunettes. Standard mais avec son charme, belle avec une petite robe noire, souvent en jupe car mes jambes restent un atout, mais pas un modèle photo. Mais je m'assume avec mon corps, mes hormones et son amour. Celui-ci est si fort, qu'il m'a permis de gommer des doutes, de croire en cette petite robe l'autre jour, de voire la mode plus en féminité.

 

 

 

 

 

Mais cette femme, enfin cette jeune femme pour ne pas jeune fille sur la publicité des collants, ok elle a des jambes immenses, une taille de guêpe, mais aucune forme sauf celle d'un tube. Je ne suis pas jalouse, juste amusée du décalage entre elle, moi, les autres là devant moi. Aucune lui ressemble !

 

Et çà ne fait pas rêver pour autant !

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous, #Nylon Passion
Froidure

 

Lundi de Pâques, entre mots et pensées diverses, je regarde le jardin sombrer sous les coups de vent, le froid du mois d'avril montre sa force. Inutile de lutter contre lui, je ne me trouve pas le début d'une envie de sortir dehors, dans mon jardin pourtant fleuri. Les glycines laissent leurs grappes se déhancher dans un pogo affolé. Mon livre attend sur la table basse, je joins mes maisn autour de ma grosse tasse de thé chaud. Un parfum de réglisse entêtant se dégage, pousse les autres arômes derrière lui, il s'impose à moi. Un bonbon olfactif, mais je me penche vers des chocolats noirs aa zeste confit de pamplemousse rose, une autre gourmandise. Je souris de ces petits bonheurs. Fugaces mais intenses.

 

Dans le fauteuil, devant moi, lui sommeille, son livre encore entre les mains, la tête bloquée par un coussin doux, il est parti dans ses rêves sans doute. Avec de belles élégantes très probablement. Parfois il sourit, son regard intérieur scrute leurs silhouettes, s'amuse des détails innocents et vulgaires des unes, des accessoires chics des autres. Les mots l'ont assommé, il respire calmement, médite peut-être aussi les siens. Ecrire est souvent son passe-temps de fin de week-end. Mais celui-ci est prolongé, alors il aura un peu plus de mots en réserve, une vague de plus pour son imagination. Voir, contempler, observer, déguster les courbes, comprendre les féminités, revoir son jugement pour deux femmes du même âge avec des tenues différentes, la mode est son menu quotidien, toujours renouvelé. Toutefois, il ne fait que savourer les effluves visibles avec tant de variations. Moqueur il aperçoit le contraste entre les tendances des magazines de mode et la réalité, la vraie mode. Son livre bouge, glisse et finit par tomber sur sa cuisse. Sa main, ses longs doigts libres attendent la petite musique des futures pages. Pianoter en dormant, il prépare la première phrase, les volutes de soie, les bottes des unes, les escarpins des autres, les émotions emballées par les coups de coeur, les larmes et les rires. 

 

Durant sa sieste, je me suis changée pour nourrir son gourmandise de mode. Je sais que son regard me suit toujours, devant, derrière, dès le réveil, nue ou presque habillée, il me couvre de baisers voyeurs. Ses bras savent aussi glisser des mots autour de moi, car il aime tant voir mon corps s'envelopper de douceur, mais surtout, il aime traduire mon caractère, mon humeur à travers ma tenue. Mes choix de jupes, de robes, de tops ou de chemisiers, l'intensité de mon maquillage, mes cheveux tirés ou libres, il hume tout cela, mon parfum en bonus. Il me déguste unique et aime tout autant les incarnations multiples de mon style.

 

Naturellement, je suis sure qu'il verra en quelques secondes ce détail, glissant son premier regard à peine éveillé de mes pieds vers ma taille, de mes mains vers mes yeux. Le verrez-vous ?

 

Nylonement

 

Froidure
Froidure

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Nylon 50-60, #Nylon & Lingerie
La légende raconte qu'un beau jour, au XXVIIe siècle avant J.C., l'impératrice chinoise Xi-Ling-Chi, épouse sublime de l'empereur Huang-Ti, prend son thé sous un arbre, un mûrier. Un souffle de vent, un cocon de bombyx tombe dans sa tasse. Surprise, car avec la chaleur de l'eau chaude, le fil se détend. De ses fines mains, elle saisit le fil unique, le déroule ... délicat, charmeur sur le bout des doigts, sur la peau, naturellement sensuel, si agréable.
 
 
Aujourd'hui point de bas nylon, mais un regard sur les publicités et l'iconographie du début du XXe siècle des bas de soie. Car avant notre époque d'or, la naissance des bas nylon et leur apogée sensuelle (années 40-50-60), il y a eu des bas de coton fin et de soie.
 
Les derniers étaient l'apanage des élégantes, des femmes bénéficiant de moyens financiers réels en relation avec leurs modes. Sachez que durant la Belle Epoque, certaines femmes avaient une tenue du matin, une tenue d'après-midi ou de goûter, de dîner aussi, les variantes étaient nombreuses, les froufrous aussi, du moins les épaisseurs entre linge de corps (pas encore les dessous actuels) et linge de confort, corsets et autres sous-robes et robes, voire tabliers.

 
Les bas de soie étaient produits en France, en particulier dans la Vallée du Rhône et dans les Cévennes. Une production nécessitant des mûriers, des arbres à larges feuilles mangées par les chenilles du bombys, un papillon spécifique, des élévages, de la main-d'oeuvre souvent féminines pour ensuite ébouillanter les cocons, dérouler et filer la soie. Des magnaneries, des petites usines spécialisées dans le traitement de la soie, avec toutes les étapes, des étuves pour obtenir des soies brutes ou fines, un travail de précaution à forte valeur ajoutée financière pour les propriétaires, une source économique importante pour la région, même si les conditions de travail étaient dures.
 
Au final des bas de soie, fins certes pour l'époque mais avec un ressenti actuel proche des 30 deniers, une finesse exceptionnelle, une douceur tout aussi exceptionnelle, une beauté pour des jambes que l'on ne voyait jamais sous les robes longues.
Il ne reste que peu, trop peu de ses bas si fragiles d'époque (car une production nouvelle, actuelle existe avec Cervin). Pas ou peu de pochettes en carton avec les illustrations ci-dessous :
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Je vous recommanderai le livre sur la soie, sur la région des Cévennes, sur ce morceau d'histoire avant le bas nylon :
 
"La Fille du Fil" 
La soie, une histoire de femmes cévenoles
par Karine Bergami
 
 
 
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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Féminité & Sensualité, #Femmes & Mode, #Nylon 2000...
Passion aveugle

 

L'amour des bas nylon ?

 

Non, ce n'est pas une obsession quotidienne, juste un fil pour poser des mots dessus, le tout afin de jouer des angles de vue, des éclairages pour autant de figures de styles dans autant d'articles sur le voile de nylon.

Oui, c'est une passion aveugle. Car de nos jours la vie active des femmes, les responsabilités diverses des unes et des autres, les obligations de travail comme celles de la vie de famille, font que chacune court après le temps du lundi au vendredi, et même aussi durant le week-end. Alors l'accessoire glamour disparaît faute de temps, d'envie aussi. "Quel dommage" diront en choeur les admirateurs, les voyeurs et les quelques esthètes. 

 

La mode permet tous les choix pour se cacher sous celle-ci, du confortable coton de votre lingerie mais aussi de la séduisante soie enveloppant en douceur votre corps. Une robe ou un jean avale l'initime dans une uniformité cavalante sur les trottoirs, dans les bus ou au volant de vos voitures. Ni vue, ni connue, vous êtes cette femme anonyme, habillée et parfumée pour une belle journée de printemps.

 

Alors seuls mes rêves s'emportent en imaginant un voile de nylon sur vos jambes. Un regard ici, un autre là, je vous vois devant moi, patientes ou galopantes, dans le cours de votre quotidien, entre courses et école, réunions et désisions. Vos jambes se prêtent au jeu discret de laisser apercevoir au-dessus de vos chaussures , de vos bottines ou de vos prochaines ballerines, une cheville finement enveloppée, parfois plus, un mollet irisé de noir. Bientôt le soleil de printemps, les blanches gambettes capteront les rayons, les plus prudentes opteront pour une teinte vison ou gazelle, une cosmétique esthétique.

 

Alors quelque soit votre choix du matin, il restera le vôtre, discret. Je resterai un aveugle cherchant ce détail pour retrouver la vue, pour ajouter un peu de contraste dans mon imaginaire, tendu de quelques jarretelles invisibles.

Ou simplement d'un ruban sur votre revers !

Je ne sais, je ne veux savoir.

 

Nylonement

 

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