Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes & mode

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode
Envie de folie

Finie la chaleur, fini aussi le bronzage doucement caramel sur mes jambes, alors si l'automne pointe son nez avec aujourd'hui de la pluie, j'ai une grande envie de changer ma garde-robe des dernières semaines. Mi-saison peut-être, mais les tuniques légères ne le seront que trop, alors ce sera plutôt robe, avec des couleurs, en jouant sur les matières, les épaisseurs. Un petit gilet certains matins ou lors des réunions sous la climatisation diabolique (toujours ce souffle, ce brin d'air qui ne fait que toutes nous geler), je le prendrai dans mon sac par sécurité. Un trench pour les prochains jours, mais je verrai bien un modèle plus court pour laisser parler mes jambes, mon atout beauté.

 

D'ailleurs je vais ressortir les talons pour compléter mes ballerines de l'été, pas trop hauts, juste ce qu'il faut pour ré-hausser ma silhouette. En attendant les bottes, mon pêché mignon, je verrai bien un grain de folie avec des collants fantaisie. De gros pois blancs sur un fond opaque, des couleurs comme ce jaune moutarde ou ce violet, des dentelles et d'autres motifs graphique, je veux que l'on me regarde, me complimente, m'envie !!!

 

Bel automne à vous toutes !!!

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Ce week-end  a vu tomber des éclats de pluie, des rayons de soleil mêlés d'arc-en-ciel et tout autant de particules de grêle sur ma terrasse. Les jeunes narcisses ont courbé le dos, plié sous les trombes excessives de vent, souri au bel astre chaud revenu ensuite entre deux nuages.

Pendant ce temps, elle a joué avec ses enfants, riant de leurs entourloupes autour d'une table avec un jeu de société, expliquant vainement des règles incomprises, jouant au mieux pour satisfaire le plaisir partagé avec les enfants de différents âges. Jus d'orange, jus de fraises et de kiwis-carottes mais aussi un thé pour que chacun puisse boire à volonté, riant de leurs bêtises, mangeant avec gourmandise les madeleines encore tièdes, un bel univers intérieur en action. Dehors, la météo est encore instable, le jardin profite de tout cela pour se réveiller doucement, les oiseaux dévorent les premiers insectes, le chat les regarde, blotti sous la table, loin de la pluie.

 

Mais aujourd'hui, quels vêtements va-t-elle choisir pour sa journée de maman-femme active ?

 

Fera-t-il chaud enfin, pour annoncer le Printemps ? ou encore ces vents froids d'Hiver frappant aux fenêtres, bousculant les piétons à la sortie du métro ?

 

Hiver ou Printemps

 

Elle hésite, ouvre son armoire, regarde ses robes sur les cintres. Quelle couleur ? quelle matière ? car il faut toujours combiner l'impossible entre le moment où elle sera devant l'école, entre sa voiture et la porte d'entrée, dans la foule et dans l'attente, avec les dizaines d'autres gamins et parents, avec son manteau sur elle, puis ensuite dans ce parking ouvert à tous les vents, juste avant de monter dans le métro. Endroit chaud propice  l'entassement des heures de pointe, le manteau devenant trop épais, la promiscuité empêchant tous mouvements, la chaleur toujours plus prenante de stations en stations, puis la libération, avec les cinq cents mètres de rue à parcourir. Une avenue avec de beaux arbres, le chant des oiseaux, la météo en direct, chaud ou froid, puis cette place et là-bas les bureaux de cette tour en verre. Elle entre dans le hall climatisé, actuellement dans une ambiance serre tropicale, trop chaud pour la saison. Soudainement son manteau est de trop, sa robe de mi-saison demande sa cousine de Printemps. Ici cette saison est a référence. Vingt degrés celsius en permanence, et donc une mode adéquate est demandée. Oui mais l'été derrière les vitres, la climatisation compense avec des flux d'air froid, donc un gilet est alors indispensable. Paradoxe de notre monde, il ferait presque plus froid ici l'été que durant l'hiver. 

Aucun coach de mode n'a réussi l'épreuve de devoir trouver la robe, la tunique ou le tailleur idéal pour vivre en toutes saisons. Elle en souri parfois, oubliant la météo pour se plonger dans le boulot, les rapports et les réunions, avant de repartir vers sa maison, ses enfants. Le grand écart du chaud et du froid, du corps en contact direct ou caché sous les couches de mode pour répondre au mieux à son confort. Mais avec élégance.

 

Alors aujourd'hui, tunique de laine grise, ceinture kimono en cuir, bottes et collant noir opaque, sous un trench doublé. Et elle passera entre les gouttes avec son parapluie et son sourire.

 

 

Nylonement

 

Hiver ou Printemps

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #femmes - duo de générations, #femmes & mode
Bonjour Mamie !

 

Avec ce temps froid, ce vent si glacé qu'il arrive à me refroidir malgré mon snood en laine et ma capuche, je sonne et je pousse la grille du jardinet. Elle est là, juste derrière sa porte ancienne, avec une grille en fer forgé patiné par les décennies. Ma mamie m'accueille au chaud, dans ce "chez elle" où tout est différent.

La chaleur, car il fait toujours un peu trop chaud, c'est l'âge qui veut cela. Un chauffage et pourtant elle allume, tous les jours de l'automne et de l'hiver, sa cheminée. Celle-ci crépite dans le petit salon, car ici les dimensions sont d'origine, une cuisine tout petite, à peine assez grande pour y poser les casseroles, encore moins pour mettre une table pour quatre. Alors j'aime me lover dans la salle à manger, avec un chocolat chaud, des tartines grillées de bon pain et sa confiture maison. Avec des fraises caramélisées dans leur jus, entières parfois, provenant du fond du jardin, juste derrière cette fenêtre. Vous pourriez voir Maigret traverser les lieux, sans être surpris, car le mobilier, ce vaisselier par exemple, est dans son odeur d'origine. Cire d'abeille, poussières un peu aussi, vieux tapis et quelques vieux rideaux, elle n'a plus envie de changer. Elle trouve de toute façon le design suédois de mon studio un peu morne pour ne pas dire triste. Alors des cuivres sont posés çà et là, des théières anciennes aussi, avec quelques écharpes en cours. Oui elle tricote, elle commence souvent, finit parfois mais pour l'hiver suivant. L'amusement reste sa motivation, car dès qu'il fait beau, elle sort marcher dans son jardin ou dans le parc voisin, avec des amies. Le club des veuves, dit-elle en rigolant.

 

Bonjour Mamie !
Bonjour Mamie !

 

Sinon, elle peint dans son atelier, l'ancien bureau de son feu-mari, une expression qui me surprend toujours, dès qu'un rayon de soleil entre dans la pièce. Et puis il y a un salon minuscule, plutôt une bibliothèque minuscule avec des tas nombreux de livres, des piles qui tombent et reprennent forme, mélangeant les lectures en cours et les romans jamais finis. Elle écoute de la musique sur des vinyls vintage, elle aime vivre en dehors de son temps, mais un ordinateur portable n'est jamais loin car elle adore internet pour parler avec sa petite famille éparpillée en province et même à l'étranger pour les études. Mais son réel trésor, c'est l'étage avec les trois chambres, le carrelage ancien, la salle de bains avec sa baignoire des années 60. Dans l'une des pièces, elle stocke toute sa garde-robe depuis sept décennies, sans rien jeter. Très coquette, très charmeuse et élégante, depuis sa jeunesse, elle coud, elle achète et conserve sa mode. Alors pour ses petites filles, c'est un voyage dans le temps. Avec les accessoires de chaque époque, des gants et des chapeaux, et toutes ses chaussures. Nous avons prié pour avoir la même pointure, pour pouvoir nous glisser dans ses bottines, ses escarpins et ses bottes, finalement, ce sera les robes, même si moyenne nous faisons quinze bons centimètres de plus qu'elle. Mais la même taille, la même poitrine, juste des jambes plus longues. Aujourd'hui je viens pour trouver quelques perles pour le weekend, des balades avec des amies, un resto avec mon amoureux. Elle rit et dans ses yeux elle savoure ce bonheur de la transmission durant les essayages. Pour cette robe, elle cherche dans un tiroir plus que rempli des gants et ajoute des bas nylon avec couture. Un clin d'oeil sur sa féminité, sur cette mode qui redevient à la mode, sur cette touche de volupté pour soi. Je l'adore. 

Merci Mamie.

 

 

Nylonement

Bonjour Mamie !

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Premier givre d'hiver même si le calendrier indique Novembre donc l'automne, je ne voyais plus la pelouse extérieure mais une étendue blanche et froide. Au-delà de ma vision, la température égarait mes ressentis car le vent venait de s'engouffrer dans mon manteau encore ouvert. Un peu surprise dans mes habitudes avec cette nuit installée maintenant au-delà de mon départ, le noir estompé certes par les lampadaires allumés et leurs lumières jaunâtres sur les trottoirs en marge de ce jardin central dans la ville, je tentais de trouver de nouveaux repères. Avec en premier lieu, mes gants perdus dans mon grand sac à main, emmêlés dans les coins et recoins de cet espace au féminin, je m'étais arrêtée pour les enfiler au plus vite, pour oublier ce froid mordant. Enfin, mon écharpe remise autour de mon cou, sans aucun accès pour la brise, mon manteau zippé de bas en haut, je pouvais avancer vers l'arrêt de bus. Toujours mes yeux sur ce chaos givré de mille et uns pics de glace sur autant de pics d'herbes, et quelques boucliers plus larges formés par les feuilles mortes des érables voisins, ce spectacle fascinant de la nature rappelait l'entrée dans ce tunnel des saisons froides, jusqu'en mars prochain.

 

Une petite sonnerie, quelques passants comme moi, je montais pour trouver une place assise, dans la chaleur rassurante des transports en commun. Devais-je sortir mon livre ? Lui aussi prisonnier dans mon sac, sûrement tombé tout au fond, coincé sous un agenda et une de mes trousses à maquillage, je doutais de ce choix pour occuper mon temps durant les vingt prochaines stations, surtout avec aucune envie de retirer mes gants, de perdre cette protection contre le froid. Il semblait entrer partout, profiter de toutes les opportunités pour me geler, pour m'embrasser le moindre pli du cou, se faufiler sous le manteau. M'envelopper de sa sensation malsaine. Je ne voulais pas de lui en plus de ce manque de lumières. 

 

 

Fine glace

Heureusement à cette heure, en ce samedi matin, peu de monde montait dans sur cette ligne, limitant les ouvertures de portes, les moments glacés avec les courants d'air. Rien à faire si ce n'est regarder le lever de soleil sur les allées de platanes des grandes avenues de la ville, entre les résidences et autres alignements de petites maisons de banlieue. Le rose et le violet soulignaient l'horizon, le orange marquait les contours vers le ciel partiellement bleu mais encore plongé dans le noir, un presque noir chargé de quelques étoiles encore lumineuses.

 

Je pensais déjà ma boutique, à ma librairie et ses livres sages. Mes étagères, mes entassements de livres d'occasion, mes tables avec les nouveautés, mon coin lecture pour les enfants, ce banc en bois patiné par tant de lectures de bandes dessinées, par tant de contes et d'histoires de princesses. Mon univers était là-bas après le troisième feu tricolore, la devanture bleue avec ce givre blanc sur la vitre, sur les deux arbustes, résistants, plantés dans de grands pots extérieurs, en grès émaillé bleu roi, je les distinguais déjà.

Mon premier geste irait vers le radiateur pour raviver la chaleur, puis vers la machine à thé et à café. Je pourrais alors poser mon manteau, mon écharpe et mon sac, ainsi que mes gants. Avec mes chaussures de cuir épais, mon collant en laine gris chiné, ma tunique de laine, mon univers de papiers et de mots, ce tout qui me rassurait et m'enveloppait de sérénité, le jour s'affirmerait. La petite clochette de la porte attendrait mon premier client, et le givre s'effacerait de lui-même pour revenir demain.

 

Nylonement

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Regards sur la mode

Quel coup dans le dos ! Ce vent si fort soudainement, qui m'emporte sur la plage, qui me pousse dans ses tourbillons. Une rafale plus intense, puis d'autres, je suis quasiment soulevée du sol, les rares parasols s'envolent complices de mon instabilité, tels des parachutes ascensionnels vers les nuages. La marée a changé la météo en quelques heures, chassant le ciel bleu pour le remplacer par des brumes, des nuages épars puis un front bas moutonneux, épais. Quel changement soudain, et moi en pleine balade, j'ai été surprise par cette vivacité. Sur les planches ou sur le sable, mes pas sont devenus incertains, voguant sur le pont d'un bateau invisible sur une mer démontée de courants terrestres. Les autres personnes se plient en deux pour rejoindre les bâtiments proches, car si ce n'est pas une tempête, c'est simplement une manifestation aérienne très vive qui nous secoue. Alors tel ce papillon happé dans un ventilateur fou, je cherche mes marques, tel un pantin désarticulé jouant avec les éléments, je rejoins les planches, cette allée protégée en partie. Je me retourne pour ne rien voir, juste une mer presque calme avec de nouvelles vagues, une plage totalement vidée de toutes âmes, lisse et sans fin. Chahutée !

 

Moi qui avait besoin de ce bol d'air pour oublier pendant quelques jours, ma vie et mes emmerdes, je viens de chasser mes angoisses au passage. Un coup de vent et me voilà sur terre, décomplexée d'avoir fait rire l'assemblée avec ma démarche chaotique, ma silhouette fine de parisienne, entre baskets, leggings et doudoune, élégante mais peu appropriée pour ce tour de danse. Un tourbillon pour chasser les touristes en ne laissant que les goélands hilares de pouvoir planer, et surtout virevolter d'un simple coup d'aile. Les acrobates se régalent. Je ris enfin, assise sur ce banc, face à cette mer verte tâchée d'écume. Le vent continue avec moins d'intensité, il balaye l'espace, effectue une remise à zéro des lieux, expulsant le dernier parasol planté dans le sable, parti vers le ciel, vers un ailleurs indéfini entre gris et bleu.

 

Emportée par le vent

Avec ce thé chaud, ce nuage de lait offert avec malice par le barman "un nuage sans le vent, Madame", je regarde maintenant l'automne prendre place ici sur cette plage. Le soleil sera là cet après-midi me précise les habitués, mais je savoure cet air frais. Je le disais, j'en ai follement besoin pour me retrouver. Dans une petite maison prêtée par une amie très proche, tel un cocon rassurant, je peux écouter uniquement de la musique, sans tentation pour regarder la télévision et ses informations négatives et ses séries sans intérêts. Pas d'écran plat, juste des piles de cd, de tous types, des surprises piochés au hasard des décennies, du classique au jazz en hésitant aussi sur de la new-wave. Musique et repos sans regarder la montre, en oubliant le téléphone dans un coin de pièce, juste consulté deux fois par jour, pas plus. Déconnexion avec mon monde, mon travail, ma famille et même mes amies. Loin d'eux pour me recentrer sur moi-même, non par égoisme mais par envie d'être seulement avec mes contraintes, mes douleurs et mes rêves. Chacun prenant sa part dans mon espace intérieur. A tour de rôle, mais me laissant le choix de trouver, d'envisager de trouver une solution à un avenir commun avec mes émotions prisonnières. 

 

Le vent m'a bousculée. Je regarde, les deux mains entourant la tasse chaude, j'observe le sable qui façonne de nouvelles courbes, redessine la plage. La mer monte, les vagues envahissent, petit à petit, les creux, avalent les pentes. Je cale mon rythme cardiaque sur ce lent travail, libérant du bonheur par le calme intérieur retrouvé dans cette déferlante extérieure de vent. Je suis bien, en harmonie, n'oubliant pas tout de moi, absorbant cette nature toujours plus forte, me ramenant à l'essentiel. 

 

 

 

Nylonement

 

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous

Rien ne pouvait me faire douter de la féminité. Absolument rien.

Encore moins le temps, cette dimension terrible qui vous rappelle le jour de votre anniversaire, au milieu des cadeaux et hourras des amis, que vous avez pris un an de plus, une décennie de plus. Quinqua et alors ! Pimpante et féminine dans cette petite robe noire, des coutures dans le droit alignement de mes talons fins.

 

Cette sonnette m'avait surprise dans ma préparation, je n'attendait personne, à cette heure tardive de la journée. La fin d'après-midi avait laissé place à la soirée depuis une bonne heure, le ciel avait noirci pour déléguer la lumière uniquement aux lampadaires de la rue. Un second coup de sonnette, plus insistant. Il a les clefs pourtant. Alors j'avais décroché l'interphone pour entendre un livreur me confirmer sa présence en bas de la résidence. Surprise, étonnement, pourquoi si tard ? pour quel colis ? "un bouquet, Madame" !

 

Alors j'avais ouvert la porte principale à distance après avoir préciser l'étage pour le recevoir. Un jeune, en jean et polo gris bariolé d'un logo géant, deux bras, le tout caché derrière ce gros bouquet de roses rouges. Je me suis excusée de ma froideur, croyant à une mauvaise blague, à un enquiquineur vendeur de vent. Un pourboire pour ce service sur-mesure, il était déjà reparti vers d'autres clients.

 

Moi, j'ai pris le temps de savourer ce bouquet, ce papier de soie blanc, les fins rubans de couleurs roses et parmes pour enserrer les longues tiges. Une carte aussi, une écriture manuelle, plutôt de femme, pour transmettre le message par téléphone entre l'acheteur et la boutique délivrant la commande. 

 

 

Son amour

"Veuillez trouver les traces de mon Amour pour Vous. Mille et un pétales carmin, comme autant de battements de coeur pour Vous. A ce soir !"

 

Un cadeau, non pas pour une st valentin commerciale, ni pour une date fixe chargée d'obligations, non juste pour le plaisir de passer devant un magasin de fleurs, d'avoir un pincement au coeur. Il m'avait expliquer cela, en riant, en prenant un bouquet et en le payant à la volée à la fleuriste, comme dans un film, nous étions là, simplement en ballade. Avec ses sourires, avec les miens retrouvés depuis sa rencontre. Tout simplement, par le plus grand des hasards, sans forcer l'évidence d'une rencontre ou l'obligation de former un couple avec des profils cachés derrière internet, il était passé, sans jamais repartir de ma vie.

 

Encore aujourd'hui, nous n'avions pas un appartement commun, mais des contraintes d'enfants encore jeunes, de divorce mal digéré, d'emplois nous tenant à distance certains jours de semaine, mais nous vivions ensemble comme un couple. Heureux, toujours avec le même pincement en pensant à lui, recevant ses attentions avec bonheur. Ce soir, nous irions voir une exposition en nocturne, puis nous pousserons au hasard une porte de brasserie pour déguster un plat en nous serrant sur la banquette.

Nos mains sont toujours proches, comme un signe naturel de cet amour, de ce partage émotionnel traversant nos corps. Parfois les personnes, des amis ou simplement des inconnus, nous font la remarque sur cette sérénité que nous incarnons.

 

Oui il m'aime, je l'aime, nous nous aimons.

 

 

Nylonement

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous

 

Insupportable été qui ne nous quitte pas. J'avais tant apprécié ces prémices en mai, puis en juin, avec les soirées longues, les dîners improvisés avec des amies sur des minuscules terrasse d'un studio parisien. La chaleur montait mais le temps sentait bon les futures vacances. Ce moment plus léger malgré la fatigue accumulée au travail, les derniers coups de rein pour finir les projets et partir, sauter dans le train vers Arcachon, prendre l'avion vers Vienne, ou juste un saut de puce en voiture vers la la fraîche Normandie, j'avais attendu cela durant des mois. Le bleu était là, immaculé sur la toile du ciel, une seule teinte, avec une gomme pour les petits nuages rebelles. Douceur de l'été, les verres qui trinquent, deux amies qui se marient, des weekends de détente, et puis quelques moments de lecture dans le hamac du jardin de mes parents, j'adorais  cette étape annuelle, cette saison de bonheur.

 

Alors les jours se sont suivis, la météo toujours fidèle à elle-même, un peu trop aussi. Sans pluie, sans une goutte pour les fleurs du balcon, sans rien pour les plantes aromatiques. Pauvre tentative de culture locale de quelques salades, toutes flétries, brûlées par les rayons trop nombreux, seules les tomates rougissaient sans limite. Écarlates et sucrées. Les soirées chaudes, les nuits difficiles, et malgré des balades vers la mer ou dans les piscines des amis, le chaud était devenu prince, roi et même empereur dans son absolu.

 

Une seule version de la mode, avec des tuniques, des robes légères et courtes, idéale pour une peau soyeusement hâlée.

 

 

Insoutenable Légèreté

 

Alors le retour de vacances fût dans la joie, après une totale décompression sur les plages, mais la robe d'été innocente n'avait plus sa place pour aller au bureau. L'envie étant bien là, le matin après une douche presque glacée, un jus de citron et quelques tartines. Seule dans mon appartement, avec juste une nuisette souple de coton, je profitais avant d'être contrainte à enfiler cette jupe, ce chemisier, cette veste de tailleur, mon standard pour mon job, pour mon environnement professionnel. Chaleur des vêtements avec le paradoxe de la climatisation qui nous gelait, s'arrêtait, recommençait son oeuvre de glace, avec nos nombreux écrans et ordinateurs actifs. 

 

Je rêvais parfois d'une glace, d'un sorbet bien frais en pleine réunion. Une source d'égarement, car mon corps disait non à tout cela. Vivement ce soir !

 

 

Insoutenable Légèreté

 

De retour, je retire tout, je rejoins ma douche, une pluie d'eau en harmonie avec mes attentes. Comme une drogue, et de longues minutes dessous. Ensuite, juste quelques dessous, une tunique de coton indien si léger, le minimum pour respirer pleinement cette chaleur qui dure même en septembre. Un verre de vin blanc, une salade, du bonheur. Tout simplement.

 

 

Nylonement

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog