Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes & mode

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

 

Un rayon de soleil, juste lui entre deux nuages, juste là sur mon livre. Je savoure doucement les pages, les centaines de pages présentes dans une douzaine de bouquins, pour une quinzaine de jours de vacances. Ce poids totalement assumé dans ma valise sur le quai de la gare, mon sourire malgré l'effort pour me déplacer dans les escaliers des transports, mais là, allongée sur le sable dans la pente de la dune, je me complets dans cette océan de mots, avec cette lumière qui éclaire le chemin, qui suit mes voyages littéraires.

 

J'aime ce lieu, ces vagues changeantes au gré des marées, des dizaines d'années passées ici en toutes saisons, depuis mon enfance. Sans compter le nombre de fois, sans vraiment le savoir, je me retrouve un peu chez moi dans cet endroit, dans ce coin de verdure brute, lavé par les grandes marées, par le vent fort et par les fines brises.

 

Plage

 

Je suis venue ici, enfant, si souvent avec mes parents, eux si jeunes, j'ai retrouvée les photos récemment en rangeant leur maison. Dans des albums aux pages collées, des photos en noir et blanc, des polaroids, les premières versions de la couleur, aujourd'hui délavées, nous tous, mes frères et ma soeur, quelques cousins aussi, sur cette plage, dans nos maillots de bain, courant vers la mer, revenant trempés mais pleins de joie. Des années d'insouciance, avec les grands-parents et leur grande maison, une grande pièce à vivre avec une table immense, une cuisine ouverte, spacieuse pour frotter les kilos de moules fraîchement pêchées. Là aussi un canapé pour noyer notre sommeil entre deux moments intenses. Châteaux de sable le matin, natation, jeux de ballon, cache-caches en revenant dans les pins, barbecue, petite sieste, retour à la mer pour d'autres sculptures géantes dans le sable, courir toujours, revenir pour manger un BN et un carré de chocolat Poulain, courir encore jusqu'au soir, dormir un peu dans les coussins avant le dîner. Sombrer profondément après pendant qu'ils jouaient à la belote, un jeu de grands. Ils nous portaient dans nos lits à l'étage. Le lendemain était un éternel recommencement avec la même énergie, les mêmes plaisirs pour dévorer cet air marin.

 

Tourner les pages, regarder un peu au-dessus de mes lunettes, les autres vacanciers vaquent à leurs diverses activités, le plus souvent ils passent, marchent vers le port, l'autre village.

Alors je récupère mon paysage, mon bout de mer, rien que pour moi.

 

Plage
Plage

 

Les livres, je prends le temps de les parcourir et pourtant chaque jour, j'en repose un sur la pile des ouvrages lus. J'aime ce moment où ils vous prennent, vous tiennent, ne vous lâchent plus. Je suis la lectrice captive des romans, du voyage intérieur dans ce décor de grand extérieur. Je voyage en panoramique, totalement accaparée. Je lis, je m'arrête, je regarde ici et là, je me couvre d'un chapeau quand le soleil donne trop de sa superbe. Je reprends, je plonge à nouveau, je suis à nouveau kidnappée pour quelques heures. 

 

Parfois même je m'endors, mais le vent d'une nouvelle marée sait toujours me réveiller. Le jour décline, la nuit tombe, je rentre dans la vaste maison vide, le canapé est toujours là. Fatigué par les années, je m'allonge et je tourne les dernières pages, l'épilogue d'une journée de vacances. Un autre livre après le repas, dans le lit, la tête dans les étoiles, pour rêver les prochaines pages, pour le réinventer avant demain.

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Nylon Passion, #Nylon & Mode

 

Une longue file d'attente, le lieu est un peu prisé, ce musée est comme une malle magique, celle que l'on ouvre sans savoir quelles merveilles seront présentes. Alors devant cette porte, elles rêvent toutes de mode. Patience, mon regard, après avoir découpé en tranches les fleurs et les arbustes, les arbres et les petits oiseaux, revient sur la file d'attente.

 

Quelques hommes, beaucoup de femmes, de tous âges. Un duo de vieilles dames, l'une s'appuie sur une canne, je les écoute, elles parlent des glaces qu'elles viennent de déguster sous la tonnelle du jardin. Elles s'amusent de leur gourmandise, un secret pour leur médecin, pour leur famille, un moment gourmand comme des enfants avec les doigts dans la confiture. Elles savourent cet instant frondeur de pur plaisir. Une petite famille devant moi, une mère dans une tenue vegan, un pantalon improbable en toile de parachute colorée, un top indy-bohème avec des pendeloques de perles de bois, et des tongs pur plastique. La copie conforme pour ses deux filles, le pétrole comme seule matière inerte pour s'habiller. Derrière moi, des touristes en shorts et tee-shirts débraillés, il fait un peu chaud, les vacances encouragent les libertés vestimentaires les plus diverses. Dans un temple de la mode, tout cela est bien éclectique. Deux dames discutent plus loin, plus chics, un simple pantalon baguette noir avec un chemisier rose pâle en soie, sobre et élégante, son amie porte une robe aux motifs bleu et blanc. Un soupçon de corolle, un clin d'oeil aux années 50. Le bruit des vagues revient vers nous, la marée monte au pied de la falaise. Nous attendons toujours.

 

 

Ressentir

 

Des paroles distillées par le brouhaha de cette file, m'étonnent. Certaines découvrent que Christian Dior, couturier international soit mort sans avoir reçu l'information sur twitter ou instagram. Une autre rigole de cette découverte, la dernière conclut enfin en trouvant l'année de décès "mais qui fait la mode depuis ?". Profonde interrogation emmêlée dans un vide culturel, un néant partagé à plusieurs. Mais où va leur curiosité ? Pourquoi sont-ils ici ? Par hasard ou croyant voir le propriétaire venant leur serrer la main dans sa maison rose, dans son jardin fleuri de milles roses ?

Je plonge mon regard ailleurs, oubliant ce groupe, une troupe de seniors dissertant sur la qualité des créations de haute-couture, elles-mêmes assez féminines, chacune dans une robe imprimée sur un tissu léger d'été. Elles viennent pour lui rendre hommage, en souvenir des premières robes copiées dans les années 50, sur des tissus plus simples, des souvenirs de coutures, de soirées pour être la plus belle pour aller danser. Des rires, de beaux moments reviennent en évoquant les sacs à main, les gants et les chapeaux. Accessoires, elles regrettent cette disparition, mais rigolent aussi des chaussures, une passion commune. D'ailleurs, l'une d'elles guident les autres vers une jeune femme brune. Seule dans la file, sobrement élégante avec sa jupe crayon bleu marine, sa marinière de coton blanc et corail, ses cheveux tirés tenus par une barrette laquée. Une sac à dos en cuir gris, mais surtout des talons hauts. Impeccables pour renforcer son allure.

 

La porte s'ouvre, la file avance au gré des sorties, pour ne pas avoir trop de monde entassé durant la visite. Elle grimpe les quelques marches, son élégance captive tous les regards. A moins que ne soit ce détail, des coutures au dos de ses jambes, ce voile transparent. 

 

Ce simple bonus d'élégance.

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Nylon 2000...

 

Une journée comme une autre, un printemps chargé de doutes et de gouttes d'eau, en attendant le soleil franc, mais les premières fleurs roses apparaissaient sur les cerisiers. Les seuls arbres de cette place bétonnée, moderne dans sa sobriété selon l'architecte de ce nouveau quartier de bureau, triste durant tout l'hiver et fleuri durant quinze jours uniquement, mais ma fenêtre donnait directement sur ce bouquet merveilleux.

Ici, chaque semaine, je vérifie scrupuleusement les comptes des clients du cabinet d'expertise comptable. Un milieu sans effusion, où les règles s'appliquaient sans aucune fioritures sur les actifs et les passifs. Un endroit avec des murs gris clairs, des moquettes beiges, des bureaux avec des cartons de factures et autres documents, surtout de nombreux écrans, je me fonds dans ce moule uniforme. Mes collègues sont aussi rigoureux que moi, de tous âges et de tous sexes, chacun apporte son expérience sur des sujets spécifiques. Nous travaillons parfois sur des dossiers communs des plus grosses PME, mais le plus souvent nous sommes en solo sur nos comptes. Dans ces bureaux, nous nous croisons sans nous voir, car il y aussi les déplacements chez les clients.

 

 

Une simple ligne

 

Aujourd'hui comme chaque trimestre, il y a une grande réunion, pour échanger sur nos retours, afin de partager notre savoir-faire, avec régulièrement un point sur les nouveautés comptables. Après cet après-midi de travail, nous finissons en général par un cocktail dînatoire pour créer un semblant de liens humains dans cet océan de chiffres. Rien de formel, rien de réellement décontracté, chacun ayant ses clients privilégiés, donc des jalousies indirectes aussi, des petits secrets de conseils fiscaux en particulier, dotant que nous accompagnons parfois des entreprises concurrentes. Alors sans vraiment nous connaître, nous parlons de généralités, pas de banalités mais presque. Une fois, un collègue avait osé proposer un peu de musique, un soupçon de jazz, avec un peu de saxophone perso, histoire de détendre l'ambiance, cela avait créer deux clans, les irréductibles causant encore et toujours chiffres et législations, les plus détendus, enfin amusés qui avaient enfin parlé d'autres choses, de musiques et d'art.

 

Ce soir, une farandole de costumes gris, de tailleurs pantalons et quelques unes avec des jupes mais toujours entre noir et gris foncé, sans aucune consigne pourtant, nous avons un uniforme naturel. Lié à la fonction, lié à notre activité, lié à notre image, personne ne le sait vraiment, c'est un code inné. Alors si les hommes varient un peu avec leurs cravates, avec des motifs plus ou moins originaux, tristes le plus souvent. Les femmes jouent de leurs accessoires, du sac à main plus élégant en duo avec leurs sacoches noires d'ordinateurs, mais aussi de quelques bijoux, souvent des bracelets ou des bagues, peu de colliers car les décolletés doivent rester sages. Cependant la touche réelle d'originalité reste les escarpins, entre tendances de mode et belles allures, mais aussi signes de réussite profesionnelle avec les plus grandes marques. Toutes les hauteurs de talons, ce soir, pour moi ce sont mes classiques sept centimètres, parfaits pour les bureaux, pour ma cambrure, pour les séances debout des réunions de présentations, pour marcher sans souffrir.

Oui aussi, ce soir il y avait aussi un détail, une simple ligne verticale au dos de mes jambes. Faisant fi de possibles méprises en vue d'un début de harcèlement ou d'une incompréhension sur mon statut de créature féminine, donc avec milles précautions, trois de mes collègues, un homme, deux femmes ont osé me complimenter sur cette couture sur mes collants. Je les ai remercié. Ce soir en rentrant, en me déshabillant avant une douche salvatrice, j'ai laissé glisser mes bas quand les attaches de mes jarretelles les ont libérés.

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Mode, #Femmes & Mode
Printemps ou presque

 

FIn de semaine, les heures accumulées de travail pèsent sur mon esprit, mais je remonte cette avenue au gré des feux tricolores. Quelques voitures immobiles, un camion en pleine livraison, des bus arrêtés, des taxis pressés ou au contraire à la traîne, je me faufile, j'avance, je stoppe, je repars vers un autre point d'arrêt. Le soleil est là, encore un peu timide, mais il chauffe mon corps derrière le pare-brise, j'ouvre la vitre pour l'avoir en direct sur ma peau. Des bises de chaleur douce. 

 

Une large avenue, des platanes, des trottoirs avec des touristes et des personnes en quête d'un métro, la prochaine bouche doit être là-bas. D'ailleurs sur ma gauche, un parc, des arbres, des arbustes au jaune intense, des fleurs, des enfants et leurs nounous, les cris, de la joie, le printemps s'installe sans y croire. J'avance, non, pas vraiment, j'attends que les deux flux se croisent, et surtout s'échappe de ce noeud à droite. Des camions blancs, un peu de monde, de  loin, il me semble apercevoir de larges zones blanches. Je redémarre, des réflecteurs de cinéma, du monde, la raison de ce bouchon supplémentaire. Alors je renonce à toute colère, elle serait vaine, une fatigue inutile, je succombe à un instant de zénitude en comptant les gambettes libres, les jupes et les robes, parmi le flot de jeans.

 

Printemps ou presque

 

Et là entre deux camions, une créature, des personnes autour d'elle lui parlent, elle avance à petits pas, sur les pavés avec ses ballerines vertes. Délicate dans ce brouhaha de ville démoniaque, a-t-elle un antidote contre cette vague continue de mouvements. La mannequin s'arrête, boit en écoutant une femme habillée tout en noir, avec des écouteurs, des bras qui parlent pour elle.  

 

Ralenti involontaire d'un bouchon bien réel, je rentre dans cette bulle, un tournage, une publicité pour un grand couturier français, une voiture bleue, des années soixante, un jeune homme qui attend assis sur l'aille. Des caméras, des photographes, des assistants, des vigiles, des passants immobiles, des faux passants actifs qui répètent un arrière-plan neutre. Tout est en place pour un ultime passage. Moi, je regarde la pub, à défaut de pouvoir rouler en cette fin d'après-midi. J'oublies la route, je l'observe avec son détachement si naturel, cette pression sur de si belles épaules. Un top vert olive, une robe, non une longue jupe printanière, des fleurs, des couleurs, du soleil. Elle respire, le silence soudainement, elle repart vers le bolide bleu.

"Moteur !"

 

Je redémarre, elle dans mon rétroviseur.

 

 

Nylonement

 

 

Printemps ou presque

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous

Revenir chez soi, enfin.

Après des mois loin de tout, dans un brouillard indiscipliné, je pousse la porte. Le chauffeur m'a gentiment proposé de m'aider pour déposer mes valises. Je le remercie avec un pourboire copieux au creux de sa main, un sourire en retour.

La lumière de l'entrée, forte, mes manteaux toujours là autour du miroir, un vase vide sur la commode, de la poussière dans le vide poche en satin gris. Des clefs, des objets divers comme des porte-bonheurs, des cartes de fidélité oubliées, je m'avance. Je pose mon sac. Une tâche rouge sur la laque blanche, je redécouvre les couleurs de mon chez-moi. 

Naturellement, je retire mes derbys vernies, pieds nus sur le parquet en bois, chaleureux.

Une double porte à petits carreaux, le salon, je ne sais plus vraiment où se cache l'interrupteur, droite, non un fauteuil, gauche, un rideau très doux, une lumière douce absorbe l'espace. Ici le piano, silencieux, des partitions dessus, encore ouverte, m'attendaient-elle ?

 

Je marche vers la large baie vitrée, les volets électriques se déplient, laissant passer des ponctuations de lumière. Le noir du dehors se dévoile, car il fait nuit aussi. Il est tard, seul le lustre de cristal inonde de ses rayons blancs la terrasse. Rien n'a bougé, les buis ont poussé, chaotiques dans leurs dimensions, ils ont bu la pluie, croqué le soleil, attendu une présence pour les retailler plus court. Ébouriffés dans le noir, les plantes ne semblent bouger, pas de vent ce soir. Pas le moindre signe de vie.

 

Je suis là, les yeux grands ouverts, j'ouvre la baie vitrée, j'hume le parfum de la nuit, cette humidité d'hiver oubliée. Des sensations quasi nouvelles.

 

 

Alors je bouge vers les autres coins de ce salon, vers les deux canapés, vers la cheminée siencieuse, vers le bois en attente, vers les beaux livres ouverts, la pile de bouquins entre-coupés de marques pages nombreux et colorés. J'étais là avant. Une trace de moi, je me souviens.

 

Une porte blanche sur ce mur bleu canard, je l'ouvre sans savoir, un doute, un passage oublié, un autre chemin comme nouveau ici. Un dressing, plutôt grand, des portes vitrées, non des miroirs qui me démultiplient. Plusieurs personnes, la même, mes pieds sur la moquette, la douceur du lieu, cette lumière douce automatique, cette sensation particulière de reconnaître cet espace inconnu. Etrange, mais pourtant. J'ouvre vers des étagères de chaussures, des escarpins, des talons de toutes tailles. Des couleurs, comme les pastilles sur ma robe en soie noire, et toujours cette sensation enveloppante.

 

Je profite de cette chaise en satin moelleux, avec l'envie d'essayer de beaux escarpins, noirs, nude, rouges ou même bleus, je ne sais, je regarde cette collection. Brides ou pas, talons très hauts voire plateformes, j'hésite. Comme dans un rêve, je me glisse dans cette bulle de féminité retrouvée.

 

Je me sens bien, transportée par les centimètres, dans ce flou propre à cet appartement. Le mien, je ne sais pas, je semble le croire. Mais un détail revient soudainement, ce parfum, cet effluve poudré, si sensuelle, celui de mon foulard ces derniers jours, ces derniers mois, c'est le mien.

 

Renaître
Renaître

Bonne Année 2018

 

Nylonement

 

Gentleman W

 

 

 

Renaître

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité, #Regards sur la mode

Vivre une semaine intense entre les défis du travail, des projets en bonus pour occuper les heures qui manquent dans une journée et puis les loopings de douleurs invisibles. Voir les  minutes s'envoler, suivre les heures qui filent à l'horizon de mon cadran de montre, et soudain s'arrêter pour vous écrire, plus exactement pour délivrer des mots bloqués en moi.

 

Quelques clics, internet et son vide rempli d'informations vides, comme une accumulation de bulles étanches, entassées, prenant de l'espace, sans lui donner de contenus réels. Du rien qui vous oblige à chercher la réelle substance d'une connaissance, d'un savoir, d'un début de culture, plus encore d'une émotion. Perdre son temps ou l'occuper à rien, chacun, chacune saura juger de sa volonté de s'enrichir les neurones.

 

Mais ce matin, il y a la foudre du temps, ce moment où l'on arrête le sien, où le remontoir ne fonctionne plus, les aiguilles se plantent dans le sol. Azzedine ALAIA est mort, il est parti dans un paradis de cuir, d'étoffes nobles, de douceurs infinies. J'avais une profonde admiration pour le génie, le mot est faible pour le décrire. Car si il faisait si petit, si frêle dans son costume strict noir à côté des top-modèles des années 80-90 si grandes, perchées sur des talons vertigineux, il était le plus grand des couturiers vivants. Un esthète absolu, un sculpteur de courbes, un homme dont le regard soulignait les silhouettes des femmes, de toutes les femmes, de toutes les cultures et de toutes morphologies. Certes les photos des modèles, vous les connaissez, mais lui recevait les femmes dans son atelier, loin de la folie des défilés officiels (d'ailleurs il ne respectait pas, il ne voulait jouer à ce jeu d'obligations annuelles de nouvelles collections), il les regardaient, parlaient, partageaient le thé oriental. Ensuite il adaptait les lignes, les sinueuses courbes d'un buste, d'une taille, des jambes à ses robes, à ses tailleurs, pour un sur-mesure inégalable, pour donner de l'allure à toutes.

Sculpteur de mode et amoureux des femmes !

Génial esthète discret, je ne tarirai d'éloges sur son travail, je me souviens de la réouverture du Palais Galliera à Paris, avec une exposition, trop courte, des modèles. Il y avait de l'allure, tant d'allure, un tourbillon de féminité, de liberté et de glamour.

 

INOUBLIABLE Azzedine ALAIA !

 

Nylonement

Azzedine ALAIA

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes & Mode

Un simple geste anodin.

Une routine du quotidien, ce moment naturel et habituel où vous soulevez cette bretelle, vous la glissez sur votre bras, l'un après l'autre sous ces bretelles de lingerie. Fines, parfois un peu plus larges, délicatement ornées mais surtout dans un rôle fonctionnel, ajustées avec une relative précision, vous soulevez votre poitrine, vous déposez d'une main sûre chaque sein dans sa corbeille douce, rien ne trouble ce geste. Face à un miroir ou dans la pénombre d'un matin d'automne, vous savez remettre la bretelle sue votre épaule, et dans une contorsion surprenante, de vos deux bras, vous accrochez les attaches sans rien voir, dans votre dos, dans un automatisme déconcertant pour tout homme. 

Un soutien-gorge, cet accessoire indispensable pour votre poitrine, une évidente routine à satisfaire au moins une fois par jour pour soutenir vos seins, pour soulager votre dos, pour un confort assuré. 

Un soutien-gorge anodin ?

Un soutien-gorge séduction peut-être, le confort n'empêche pas l'esthétisme d'un ruban, d'une soie ou de dentelles exquises, vous faites toutefois ce geste sans penser à l'émotion que peut suggérer cet instantané, cette photo ci-dessous dans le regard de votre compagnon. Non je ne parle pas d'un voisin voyeur, d'un passionné d'astronomie qui ne voit que vos courbes dans sa longue-vue. Lui, cet homme alangui dans le lit ou entre deux coups de rasoir, avec un jeu de miroirs dans votre salle de bain, il vous observe, il savoure ce buste nu, cette fragile signature de votre féminité, cette affirmation de votre sensualité. 

Si votre geste est anodin, son regard ne l'est pas.

 

Car chaque jour, chaque lumière, chaque dentelle, chaque balconnet ou chaque corbeille, chaque couleur de bretelles, chaque fois, vous serez vous-même et pourtant vos courbes lui parleront, seront des battements de coeur enchanté en bonus. Simplement parce que c'est vous, et que ce détail, ce profil si quotidien sera pour lui une quotidienne révélation. 

Quelques secondes seulement, votre volupté !

 

 

Nylonement

 

Anodin

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