Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes & mode

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Indispensable téléphone, ce sans fil qui nous lie à nos copines, nos collègues, notre famille et nos amants. Addict, je le suis, même lorsque je pars à Bordeaux, pour un rendez-vous dans un salon professionnel, pour parler décoration, pour rénover un nouveau loft parisien. Rien ne justifie cette indéniable envie de continuer à écrire des consignes déjà laissées par email à mon équipe, à envoyer à mon adolescente de fille des petits sms inutiles dans sa galaxie nombriliste actuelle. Je me dois de communiquer, je me fais rappeler les consignes de sécurité avec les sorties « à l’avant, sur les ailes, à l’arrière » et celle de coupure des mobiles. Je dois continuer, ne jamais couper.

 

dsquared2-392x600.jpg

 

D’ailleurs devrais-je dormir, pour recevoir en plus les messages de mon compte FB, les actualités sans contenu, sans style de mon twitter, de mes twitters, pro et perso. Je suis aussi les actualités de mes marques préférées sur Pinterest, je suis branchée, je ne peux vivre sans. Mon téléphone n’est jamais loin de ma douche, je veux savoir.

 

dsquared22.jpg

 

Et dans mon grand sac besace, informe, rempli de rien, de mouchoirs, de mes trois eye-liners, dont un Dior jamais utilisé, de mes crèmes, de mon portefeuille débordant de tickets, de note de frais, de mes deux brosses pour mes cheveux mi-longs, de tout et donc de presque rien. Je sors deux magazines, mon Cosmo et mon Grazia, je retire mon second téléphone, au cas où, je peux noter sur un mini-carnet façonné par ma fille, la plus jeune, avec un magnifique « pour maman » en lettres dorées. Je veux garder ce lien, mon voisin sourit face à mon addiction, à cette envie de classer les messages inutiles, si nombreux, ces abonnements à des sites inutiles, sauf que sont ceux-là qui transmettent parfois la tendance, l’objet qui fera craquer une cliente. Alors je me gave de ces informations, aussitôt lues, aussitôt jetées. Je suis une consommatrice d’informations, pas vraiment de la connaissance, mais bien des bribes de trucs, de machins et quelques choses, dans une pluralité chaotique. Ce tout devient des idées, pour aujourd’hui, pour demain.

 

dsquared6.jpg

 

J’éteins à regret mon téléphone, après la remarque très insistante de l’hôtesse et le regard approbateur de mon voisin. Je vais lire, mais déjà après avoir fouillé deux minutes dans mon sac, je ressens l’envie de pianoter mon clavier tactile.

 

dsquared5.jpg

 

Tout autour de moi, les personnes dorment ou lisent, naturellement. J’ai tant envie de partager des mots, des messages courts avec mon entourage. Et si finalement, ils avaient raison d’être déconnectés. Modernité ou addiction, snobisme rampant et dévoreur de temps, je devrais prendre du recul, un week-end sans internet, sans téléphone, une chambre d’hôtel, une balade sur la plage, avec lui, simplement.

 

Mais ce salon de thé a-t-il wifi ?

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Salsa ce soir, les danses latines me transportent. Je deviens aérienne sur des talons de dix centimètres. Mes jambes emportent le mouvement, je zigzague, je chaloupe avec mon partenaire, un scandinave perdu dans Lyon depuis près de quinze ans. Nous nous sommes croisés à une fête de notre entreprise, mais chacun dans une filiale séparé. Un anniversaire ou un lancement d’un produit phare, et nos deux services marketing se sont retrouvés dans un endroit magnifique, avec cérémonie, discours, vidéo et petits-fours, et en fin de journée buffet et danse. Il a osé venir vers moi avec ce sourire timide. Mais nous avions un point commun, notre taille.

 

Je suis une grande femme, avec mes 1,85m, je domine d’une tête la majorité de mes collègues, de mes amies et de mes proches. Un hasard de la nature dans une famille assez grande mais juste un peu supérieure à la moyenne.

 

bellucci chair

 

J’ai grandi vite, tôt, en décalage entre mon âge, ma classe, mon corps, mes repères et surtout mon entourage. Une tête de plus que mes copines, deux têtes de plus que les petits copains au collège, j’étais la grande perche, la croqueuse de nuages pour les plus gentils, et la basketteuse par défaut. Je n’ai jamais pratiqué ce sport, préférant le judo mais en étant obligé de combattre contre des hommes pour des références de poids  et de taille.

 

Un monde merveilleux me direz-vous ! oui vu du haut, mais totalement inadapté à ma vie de jeune fille, de jeune femme, voire de femme. La mode s’arrête vite à certaines mesures, à certains standards, mais néglige les extrêmes. Rien, juste des belles tenues dans la vitrine, des petits hauts, des jupes courtes, carrément mini sur moi, des robes longues qui m'arrivent mi-mollet, un niveau entre prude et moche.

 

Nylon-Amies 1338

 

Je ne suis pas non plus hors normes, surtout dans les pays nordiques ou les pays-bas. Mais ici en France , je surprends. Durant mes voyages à Amsterdam, je me fonds dans le paysage local, devenant anonyme, passant entre des grands hommes, des grandes femmes, devenant même une femme moyenne J. J’aime ce pays pour tant d’autres choses, pour les musées, pour sa nature accessible en dehors des villes, pour les canaux, mais bien évidemment pour les magasins de chaussures, avec ma taille. Je peux trouver des bottes, mon plaisir personnel, avec ou sans talons, en cuir, en nubuck, en  résille bi-matière, ou comme récemment en plastique vernis couleur turquoise. Ici les ballerines sont à ma taille, je peux choisir un modèle aperçu dans une vitrine sans trop d’hésitation, et essayer mes escarpins sans avoir de refus circonstancier. Je craque encore sur des talons hauts, oui, je suis une femme, et j’adore allonger ma silhouette, étirer mes mollets.

 

20942 larges

 

Ainsi je virevolte dans ses bras, de ce collègue devenu complice de danse, car lui aussi souffrait de ne pouvoir trouver une femme à sa hauteur, du haut de ses presque deux mètres, simplement pour des pas de tango. A nos débuts je restais en petits talons voire en ballerines, mais le temps m’a fait chausser des talons hauts. J’ai aussi osé les bas, pour sublimer mes jambes, avec une couture au dos, sculptant nos envolées, nos arrondis et nos tourbillons. D’abord en collant, là encore, à chercher une marque qui veuille bien reconnaître ma taille, ma longueur, ma hauteur. Finalement j’ai opté pour un opaque cet hiver avec une couture rouge si sensuelle, de chez CERVIN. Puis des bas jarretières au printemps de chez WOLFORD, une marque qui possède des modèles si graphiques si adaptées à ma morphologie, et à ma mode. Récemment, pour une soirée dans notre club, j’ai craqué pour de véritables bas nylon, à couture, d’une douceur inégalable. Je me suis sentie encore plus femme, encore plus proche du ciel. La musique avait une autre dimension, un bonheur quasi absolu, une sensation de liberté unique. A près de deux mètres, j’évoluais dans des volutes enchantées.

Maintenant que j’ai trouvé ma taille, je vais garder ce plaisir divin des bas, car il grandit ma féminité. Une étincelle cachée sous la longue jupe, une dimension toute personnelle de volupté.

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode
La mode est en deuil ce matin,  dans un espace avec uniquement des jeans et des pantalons. Ce matin, unanimement, les votes ont été pour protéger les jambes de cette saison totalement désordonnée. Vent sur le quai de gare, tout autour de moi, à perte de vue, personne après personne, il n’y a que des jambes qui ont froid. La température ne dépasse pas les 14 °c quand elle atteindra au mieux les 20°c en fin d ‘après-midi, sous la pluie. Nous sommes à la mi-juin et plus rien ne motive les plus courageuses. Celles qui avaient tenté jeudi dernier le mini-short noir avec guipure sur des collants semi-opaques, celles qui avaient sorti les tuniques et les leggings, elles ont osé, peut-être regretter le lendemain que le temps ne les remercie pas, que la pluie revienne sur les jambes nues, mouillant les ballerines fines.
9
La délicieuse Agnès www.agnesetien.com

 

Rien ne va plus, mon regard croise des trenchs, des manteaux épais, des mines désabusés, par ce manque de rayon chaud, par ce manque encore plus fort de luminosité. Une souffrance discrète, une déprime prolongée par ce printemps qui n’aura pas exister, demain nous serons en été. L’interrupteur se bloquera-t-il alors sur la pleine chaleur ?

 

Et puis soudain, pensant déjà aux premiers mots de cet article, dans cette grisaille, un regard perdu sur vos chevelures, sur les coups de brosse au dernier moment, sur un maquillage à compléter d’un coup de rouge à lèvres, d’un trait précis d’eye-liner, soudain elle apparaît. Je l’aurai presque embrassé, demandant une standing ovation au public de ce quai de gare, entre deux trains. Elle, cette femme qui marche avec ses talons vernis noirs, huit centimètres de démarche légère, un léger voile blush sur les jambes, une teinte d’été, premiers pas vers le bronzage, une robe cachée sous son trench court. Une robe néo-rétro, corolle parfaite sur ses hanches, noire avec les petites fronses au niveau de la sa taille, avec un plumetis de pois blancs. Une coiffure relevée, années soixante, un chignon tourné, une féminité assurée !

 

5414246591 2906cd4cb5 o

 

Un rayon de soleil ou un étourdissement de ma part dans cet univers gris et triste, le mot est assez fort pour le ressentir après trois mois d’un ciel entre blanc fade et noir d’orage. Est-elle réelle ?

 

Vivement l’été !

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Du haut de ses escarpins, enfin sortis du papier de soie, pour ce dîner, elle glisse la bride autour de sa cheville.

Ce soir, elle aime cette idée de le rencontrer, d’être avec lui. Une pensée nouvelle après un désert consacré à son travail, son boulot en exclusif, elle qui est le plus souvent en jean durant la journée, avec une chemise en lin. Elle devient princesse.

 

79a91d88.jpg

 

Durant son adolescence, elle faisait partie d’un groupe de fashionista, en jupe, parfois en mini-jupe, avec toujours des petits tops, des paillettes, des ensembles tendances. Chaque jour était un concours pour se plaire, pour parader avec le sac du moment avec les copines. Elle se perchait sur des talons chaque matin, après avoir enfilé des collants pour donner de la brillance, de l’uniformité à ses jambes. Pour les boums, elle se glissait dans des opaques, parfois des bas, pour accompagner sa petite robe noire.

 

Mais le temps, les habitudes, la routine, et aussi pour s’imposer dans un secteur de business majoritairement masculin, elle a intégré une mode générique. Se fondre dans la masse, dans un milieu où la longueur affole les techniciens, où les patrons s’échauffent avec des remarques tendancieuses sur les assistantes faciles, sur toutes les femmes d’ailleurs, et où finalement le camouflage devient uniformité. Dans son service juridique, elles papotent mode, mais chacune dans sa génération, dans ses habitudes, a adopté le flou du jean ou du pantalon.

 

2255871_lookbook2.jpg

 

Ce soir, debout dans son dressing, elle plie la jambe, glisse la bride derrière la cheville, et gagne dix centimètres. Une paire achetée récemment pour dynamiser sa féminité en sandales plates. L’autre pied, et toute sa stature en petite robe de soie, doucement satinée, face à elle dans le miroir, elle se contemple. Sa taille marquée d’une large ceinture, la femme est là, un peu plus vieille depuis ses dernières robes, elle s’est affirmée. Elle resplendit avec sa trentaine sereine. Sur les étagères, derrière elle, des souvenirs, ses sacs, certains n’ont pas bougé, revenant à la mode dans la vague vintage. Elle cherche ses lunettes  fines, quasi transparentes, elle regarde ce petit sac en faux croco rouge, un de ses fétiches. Un trait d’union entre deux époques de sa vie, entre deux féminités d’une même personne. Elle l’essaye, sortant du flou du miroir, pour se découvrir une nouvelle silhouette. Elle sourit.

 

tumblr_m2bbwfltNN1r4if08o1_1280.jpg


Elle pense à cette petite terrasse sous un ciel de soir de printemps, avec quelques bulles de champagne.

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Printemps chagrin, nous voilà en marche vers l'été, avec un automne d'avance, mi-juin, nos jardins manquent de fleurs, de soleil mais pas d'eau.

 

Ce matin, la pluie fine pénètre dans les vêtements, sur ce quai de bus. Concession à la coquetterie, vous avez essayé vos robes, vos jupes optant au final pour une tunique en coton imprimé  de couleurs, du soleil sur vous, un joli collant opaque de couleur, lui aussi, jaune moutarde, des bottes. Vous faisiez ainsi, un appel à la clémence du ciel, mais ce matin, sous votre trench, sous votre parapluie, rien ne va, il fait froid, la bruime s'immisce en vous. Quelle tristesse ! Quelle pluie qui dégouline sur votre coiffure, le long de vos boucles d'oreille !

 

red-wolford-satin-touch WP 1920 

 

La colère pointe, comme un défi, avec votre poing levé vers le ciel, vers Zeus ou autres consors, pour arrêter la coulée sans fin des gouttes. Demain le bulletin météo n'est pas meilleur, il se complait dans de futures humidités sur vos bottines en cuir. Flaques d'eau au passage piéton, en évitant les voitures qui longent les trottoirs, bourrasques de vent, vous aller tenter les 120 deniers d'un super opaque, une combinaison de super héroine en bataille contre les éléments. Ses mêmes gambettes qui attendent avec envie la couleur caramel du bronzage, la chaleur du bel astre dans un vrai ciel bleu, elles adorent aujourd'hui les collants, et votre super pouvoir.

 

tumblr lcm5p5or5v1qe8lnho1 500

 

Car vous restez la plus belle, dans cette tenue acidulée, conquérante avec la mode comme bouclier. Vous menez bataille contre la météo, relevant toujours le défi. Bientôt, très bientôt, vous pourrez vous glisser dans un coton plus léger, sans manteau, les jambes nues, dans de simples sandales. Le printemps relèvera la tête, la pluie mettra un genou à terre, stoppant ses averses. Vous aurez gagné votre challenge, avec votre sourire, votre sac à main magique, vos talons aiguisés, et votre mode toujours vivante, rayonnante et dynamique.

 

Aujourd'hui ou demain, le soleil sera là !

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Printemps incertain qui ne nous donne qu’avec parcimonie les jours de soleil, et tant de gouttes, aurais-tu entendu les cris du dressing ?

 

Celui-ci hurle de devoir contenir encore à cette saison, des bottes de cuir épais, des manteaux, même pas de demie-saison, des gants parfois et certains jours des écharpes. Rien ne va plus, la roulette de la météo s’emballe ou reste coincée sur les masses rouges sans anticyclone, avec de belles dépressions qui vont emmener les nôtres.

 

shu-pei2.jpg

 

Oui le soleil nous manque, grandement car à chacune de ses très rares apparitions, on se rue vers le jardin, vers le balcon, sur les terrasses pour sentir l’air, pour partager avec les autres, cette ambiance sereine, des verres de vins frais, des salades entre copines, des moments de grâce si soudain, décidés au dernier moment. Et ces rayons chauds nous donnent bien plus que la chaleur, mais des ondes, des choses et machin-choses scientifiques qui poussent en nous, donnent une énergie, une volonté et même du bonheur.

 

Elles, oui toutes les femmes, leurs enfants et leurs maris aussi, mais surtout elles, ces femmes nombreuses attendent la saison, piétinent en pensant aux escarpins achetés en prévision de flâneries entre collègues, en accompagnement de dîners en amoureux. Rien, aucune des robes n’est sortie, car parfois même avec un leggings, un collant en laine, le froid sévit trop avec ce vent. Alors les bretelles de dentelle, les chemisiers ou les tops en voile, rose, jaune, nude, prune ou toutes autres couleurs acidulées, les finesses pour le buste, pour envelopper les seins fiers de se montrer d’habitude au printemps, tout cela reste tapi sur une étagère, dans un sac  ou une pochette. Les essayages commencent à être loin, un souvenir du passé, malgré l’amie qui rêve de voir vos nouveaux achats, de vous montrer les siens.

 

capelineetcompagnie9.png

 

Adieu, mousseline verte si tendance, avec tant de variations entre le bleu et le jaune, une palette qui s’arrange avec votre slim ou votre flare, ou un simple legging léger, des talons hauts.

Adieu strings et tee-shirts au nombril libre, sur une peau bronzée si blanche actuellement.

Adieu, toute cette beauté si naturellement féminine, cette envie de respirer le printemps, de paraître ou simplement d’être plus en sobriété de couches vestimentaires.

 

shu-pei4.jpg

 

Adieux si  nombreux et répétés car la malicieuse saison a inondé de pluie nos semaines, joué avec nos nerfs durant les week-ends, changé si souvent, laissant une seule main pour compter les jours de beau temps.

 

Non, belle saison, nous ne sommes point fâchés, mais si les nuages sont un cocon doux vu du dessus, dans un avion, un matelas ouaté, ils se trouvent que nos dressings sont en dessous. Et plus encore que nos désirs de mode, de soieries, de volupté légère, de ravissement, ils sont encore en nous, en dedans, ne demandant qu’à sortir, à rayonner eux aussi.

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Hier j'ai rencontré cette femme, elle avait tant de choses à me dire, alors que nous nous étions jamais rencontré avant. J'ai marché dans cet escalier sentant l'encaustique, la cire d'abeille, le bois ancien, j'ai sonné.

 

Une amie commune m'avait donné son adresse, je l'avait averti de ma venue, elle était ravie d'avir de la compagnie. Depuis quelques mois, elle était veuve, sa vie continuait différemment, sans tristesse mais avec ce vide toujours plus présent.

 

Elle m'a proposé un thé, une large théière fumante, une petite table ancienne, des tasses de porcelaine fine, et deux fauteuils crapauds, un peu affaissés. J'ai pris des notes, j'ai noté l'ambiance avant même la première question.

 

karolina-kurkova6.jpg

 

Elle m'a raconté un bout, plutôt des bouts de vie, la sienne. Je venais pour mon livre sur les féminités, pour explorer les facettes à travers l'âge, le temps, les dernières décennies qui ont données tant aux femmes françaises. Elle a ri de ses souvenirs, parfois elle a marqué une pause, j'ai écrit, annoté, repris ses propos. Elle avait été libre très tôt, en avance sur son temps, avec ses corsets, puis ses premiers soutiens-gorges, et même un pantalon. Elle se rappelait cette époque.

 

karolina-kurkova8.jpg

 

Celle aussi où elle sortait, le jour simple vendeuse dans un magasin de parfums, le soir, avec des amis, et l'argent de sa famille, elle devenait danseuse. Un gin, Une vodka, elle buvait, chantait, vivait avant de revenir à la grisaille du lendemain. Elle riait de ses explications sur cette robe à perles, asymétrique, courte sur sa cuisse, longue sur son autre mollet, le charleston.

 

karolina-kurkova7.jpg

 

Je lui posé des questions sur l'usage des bas nylon, de la lingerie pour l'autre livre en cours. Elle a rempli ma tasse, elle m'a proposé des sablés, des macarons car "je sais que nous les aimons tous les deux !". L'ambiguité de cette phrase montrait la malice de cette femme âgée, belle, encore belle, séductrice même, malicieuse très sûrement. Je lui ai répondu avec mes yeux, posant mon stylo. La vie était dans ses paroles, nous ouvrions un nouveau chapitre, quelques secrets peut-être.

 

karolina-kurkova10.jpg

 

Le voyage commençait, dans ses souvenirs coquins, dans une vie libre, dans son bonheur, dans ses joies du passé, et probablement quelques ruptures difficiles.

Un voyage dans ses amours.

 


Modèle : Karolina KURKOVA

pour le magazine VOGUE MEXICO

Photographe : Mariano VIVANCO

Styliste : Sarah Gore Reeves

Mode par Gucci, Versace et Jean-Paul GAULTIER

Maquillage : Pep GAY

Coiffure :  David von Cannon

 

Nylonement

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Overblog