Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes & mode

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Oui, comme vous, je cherche depuis plusieurs jours le soleil de cette belle saison. Je suis allé à Lyon, à Bordeaux, à Lille, à Rennes, durant les derniers jours, et rien, un peu de chaleur tout au plus. J'ai oublié volontairement mon parapluie, mon trench, mon manteau, et même vendredi j'ai mis un polo à manches courtes, pour attirer le soleil. RIEN !

 

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J'aurai volontiers créer un mouvement politique, une ligue d'indignation contre l'été, pour libérer le soleil, là, maintenant, avec pour condition obligatoire le port de la jupe, de la robe ou de la tunique. Des vêtements d'été, volontaires et légers pour encourager le temps chaud à venir nous réchauffer, j'aurai laissé devant nos manifestations dans les rues de France, se déployer des hordes de militants, de militantes en maillot de bain, pour faire fondre les nuages face à cet acte courageux.

 

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Mais j'ai renoncé, les services administratifs sont déjà en vacances, les associations n'ont plus que des contraintes, et aucun bénévole en été. Alors j'ai baissé la tête vers le bitûme mouillé, sous la pluie, dans cette humidité sans nom, qui glace les rues. Ici et là, des tenues d'automne, voir d'hiver quand il fait à peine 15°c dans nos villes. Je suis resté dans mes pensées, presque gêné d'avoir oser croire en une sain chaude, un moment de relachement de nos corps, de liberté plus envolée de vos tenues. 

 

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J'ai rêvé de jupettes, de talons fins, de sandales, de tops sur des poitrines emballées du minimum, de lingerie aperçue, de bas nylon uniquement pour les soirées.

 

 

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Oui je rêve, car ce temps me désespère, me tire une larme.

Heureusement une paire de bas nylon, passant devant moi, un courant d'air, et mes larmes seront d'émotion, de bonheur, pour moi, le gentleman esthète.

 

Bises d'été

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Après la colère, il y a toujours une résignation, et cela encore plus souvent quand on voyage souvent avec nos trains, avec leurs retards trop récurrents. Aujourd’hui encore, je dois encore plus poser mon regard autour de moi, sur ce quai bondé entre les personnes qui assurent leurs allers et retours business, pour un dossier comptable, pour une réunion de conseil en management, pour une réunion en province autour des ventes, et les autres vacanciers détendus, impolis, souvent déjà ailleurs dans leurs têtes, oubliant leurs grosses valises bloquantes.

 

Alors je suis las de cette situation, je décide de devenir léger en scrutant la mode autour de moi, en buvant ma bouteille d’eau.

 

Une étudiante, en fin de mastère, stressée des derniers jours d’examens, des dernières révisions, un mal de tête entre deux sujets à relire, encore et encore. Elle pose ses lunettes sur son jean noir, sa main tient ses sinus, son visage, elle tente une micro sieste malgré les jeunes enfants qui jouent à côté. La maman semble absente dans sa robe de presque vahiné. Les cheveux bouclés de la jeune femme tombe sur sa main, elle somnole, elle sourit dans ses rêves , c’est une attitude non maîtrisée, si féminine.

 

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En face d’elle une autre jeune femme, tendue par le retard, par sa correspondance non assurée vers un autre lieu, elle boit nerveusement. Son legging noir moule ses jambes vers ses tropéziennes argentées, vers cette jupe, plutôt ce bandeau noir sur ses hanches, vers ce pull long noir lui aussi. Un petit collier de ficelle et de perles multicolores pour égayer sa tenue, elle pourrait être soleil, sans cette angoisse sur son visage, je lui souris, elle aussi. Elle parle, nous échangeons pour évacuer un peu ses maux.

 


Une femme arrive, s’installe, elle n’a pas de place, enfin elle en avait une ailleurs, car les joueurs inconscients de cette compagnie de train, ont changé l’ordre du train en retard quand celui-ci est enfin arrivé en gare. Imaginez le bazar, entre valises et sacs, entre enfants et téléphones portables. Elle porte une jupe bleue, en coton, sans forme, des sandales de cuir, un petit pull beige, une quinqua avec un visage d’ange. Une coiffure impeccable, des cheveux blonds parfaitement dans leur mouvement, un maquillage simple, une grâce naturelle qui attire le regard. Rien ne semble avoir été retouché, elle resplendit avec ce collier de perles fines, ses lèvres doucement roses. Elle sort un long foulard pour entourer son cou, un geste d’une élégance qui ne peut que me séduire. Quelle beauté !

 

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Une autre banquette, une femme avec un carré brun, de longs cils entourant des yeux gris un peu tristes, elle semble ailleurs, elle compte le retard avec un œil sur sa montre en céramique blanche. Sur son autre poignet, des bracelets, un rang de perles blanches, un range de perles grises, deux lacets de cuir noir, un fin lien avec des perles de petite fille, un cadeau de fête des mamans peut-être, un autre bijou de perles noires brillantes, en plastique, une belle alchimie qui accompagne sa tunique en fin voile gris sur sa lourde poitrine. Elle est enceinte, un ventre rond, et sur son leggings des feuilles de travail, elle les annote. Ballerines en tissu gris avec des broches de bijoux, des perles maxi format et des strass encore plus gros, elle est une future maman mode. Elle est fatiguée, encore plus par cette attente supplémentaire. Je lui propose de l’eau, nous parlons de la météo, de cette soirée écourtée, de nos déplacements.

 


Les paysages défilent à nouveau, des champs de blés récemment fauchés, des plaines avec quelques arbres, des bœufs charolais, le tgv file maintenant, enfin.

Je m’endors, en pensant à vous, chères lectrices.

 

Lyon-Paris 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

L'été impose sa chaleur, un peu lourde, un peu étouffante, mais contrairement au printemps, il marque sa présence. 

 

Alors tel un flot de crocus dans un jardin vert, les petites robes fleuries sortent de leur dressing, s'approprient l'espace du quotidien. Ici et là, une jupe à volants égaye des jambes nues et un peu pâle, une robe de coton parade avec ses fleurs bleues et vertes sur fond blanc. Un souffle léger déplace le satin léger d'un top aux orchidées rouges sur une jupe noire, joli contraste. 

 

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Parfois même la lingerie s'invite à la fête, un festival de Chantal Thomass ou de Lise Charmel, puis laisse paraître une bretelle mutine sous un uni de couleur. Cette saison appelle les coloris, les imprimés, la mode ne doit plus se sussurrer mais se crier. 

 

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Parfois encore la fleur n'est qu'un motif de guipûre, sur un fond corail de doublure, sous un chemisier en satin sur un caraco de dentelle fine. La botanique devient jardin de la mode, dans les rues, dans le métro, au travail. Les épaules apparaissent, se dévoilent, se montrent avec toutes les teintes de bronzage, juste un sac en bandoulière, un clin d'oeil accessoire à votre féminité.

 

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Collection CHANEL

 

Temps pour les soldes peut-être, vous marchez, vous vous reposez sur un banc au soleil, dans un petit parc entre réunion et déjeuner. Les fleurs respirent, vous aussi ! calmement, tranquillement, nonchalamment même, vous pensez déjà à demain, à ce dîner avec une amie, avec votre compagnon, votre compagne, et à votre prochaine tenue : cette robe longue de vahiné des villes ou ce mini-short.

 

Demain ...

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Je voulais vivre une expérience de féminité, un nouveau défi, une immersion comme le font certains au bout du monde. Je n’ai pas choisi de vivre plusieurs jours avec les femmes de Papouasie pour comprendre leur rituels de beauté, ni même avec les esquimaux qui usent de graisse animale pour se parer de couleur, de fraîcheur pour séduire. Mon exploration de la large palette des féminités ne m’a pas emmené au cœur de l’Afrique pour comprendre les styles de sensualité avec les peintures et les danses, avec les morphologies qui donnent cette beauté irréelle à certaines tribus, au Sénégal en particulier, des splendeurs qui défilent sur nos podiums internationaux.

 

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Je suis juste assis dans un carré de mon train quotidien, entre ma clavier et Paris. Glissée en cette matinée douce, parfum d’été, entre deux robes d’été. Une orange, avec des motifs ronds, des trous-trous dans ce coton que l’on dirait indien pour sa légèreté, et une autre noire, toute sobre sur sa peau blanche, sans motifs, si ce n’est ce bustier retenu par des seins bien ronds d’un balconnet noir. Il fera beau, les jambes sont nues. Elles dorment, les yeux fermés, de beaux mascaras et de délicats traits d’eye liner, de jolies cuisses impeccablement épilées, des sandales de cuir, avec de fins liens qui forment des lacets sur les pieds, entre les orteils. La vie respire.

 

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Deux femmes en face de moi, là non plus, pas de jean, une jupe à volants noirs avec des plumetis blanc, un tee-shirt noir en lycra et un mini gilet de danseuse sur les épaules, noué sous la poitrine conquérante. Un collant noir dans des ballerines, et à côté le sac besace de couleur rouge python, un vrai style de jeune fille. Sa voisine papote, elles préparent les soldes, elles ont profité de leur RTT mensuel pour aller dévorer les allées des magasins. Déjà des repères effectués les midis précédents, lors de leur pause respective. Elles ont aussi acheté quelques chaussures, des sandales d’été bien sûr, mais aussi des escarpins plus chics à -50% dès 6h00 ce matin, sur ZALANDO, sur SARENZA. La voisine est blonde, une quadra maquillée, avec ces lunettes de soleil, elle porte une robe rouge légère. Fluide et souple, facile à soulever pour les essayages précise-t-elle. Voilà je suis au cœur des habitudes et comportements des soldes. Le mystère commence.

 

 

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un blog délicieux et inspiré


Des astuces, des pièces aperçues mais pas encore essayées, qu’elle porte dans son sac, pour être sûr de les avoir, la quête de la folie consommatrice. Ou mieux encore, la technique de la dispersion, un vêtement pris et remis plus loin, dans un autre rayon, pour le retrouver plus facilement et le retirer la bouche avide des autres. Les bonnes affaires sont rares, elle veut les garder pour elle. Parfois elle tirebouchonne, elle arrache les étiquettes, mais jamais elle ne se bat. Un peu de respect, d’éthique, dans ce monde dévorant, presque violent des premières heures. Elles discutent des affaires, parfois avouent que certaines jupes n’ont jamais été portées par la suite.

 

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Elles sortent leur bouteille d’Evian, grignotent car il ne faut pas défaillir dans l’effort, ce marathon de plusieurs étages, avec des courses, des affaires encore, des montagnes de stress et de tissus, des pieds écrasés, fatigués et en surchauffe. Ce sont des athlètes d’un jour, non de deux compétitions annuelles, les premières journées de soldes. Alors après elles se consoleront assise sur leur lit devant des sacs pleins.

Existe-t-il d’autres rites ?  Je vous le dirai car je vais les suivre au cœur de leur journée sportive.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode
Petit matin, quelques marches encore, un quai de métro, un souterrain sans ciel, sans vraiment d’air, une rame arrive, stoppe, ouvre ses portes. Je me glisse sur une banquette.

 

Elles sont toutes là, des têtes dodelinant au gré des courbes, des montées et des descentes dans les entrailles de Paris. Point de looping, ni de grand huit, juste le chemin vers une autre station, sur toute la ligne, nous cheminons. Assises toutes ses personnes suivent le mouvement, elles ne m’apparaissent que dans leurs coiffures.

 

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A droite une casquette de marin, des cheveux gris, sortis d’une marée ancienne, vogue vers son travail, dans un écrasement de sommeil, un éboulement le long de la barre métallique. Un crâne rasé, un homme jeune ou vieux, impossible de savoir la teinte, juste un peu de brillance, un verso au firmament des néons, de cette lumière sans vie qui nous berce toute.


A gauche, une chevelure longue, deux mains qui dénouent l’élastique, tirent et lissent les longs brins châtains. Je suis pris dans ce jeu de miroir invisible avec cette personne qui joue de volutes, agiles et précises pour remettre le fin lien élastique. Un, deux, trois tours et hop, une boule de cheveux remontée, et un mouvement impeccable, avant que ce barbu ne se retourne, ressentant peut-être mon regard insistant. Un homme aux cheveux longs, un samourai des temps modernes.


En face deux jeunes femmes, des cheveux courts, des coupes structurées et emportées par une vague pour l’une, glorifiée pour l’autre par un carré bien rond, comme une garçonne partant pour un charleston contemporain. Elles papotent, elles regardent les détails, sont-elles coiffeuses ? ou préparées pour un shooting photo ? récemment coiffées ? Elles rajoutent un barrette, changent de boucles d’oreille pour de grandes créoles argentées.

 

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Devant encore, plus proche de moi, sur la banquette en face à face, une femme avec ses boucles, folles descendantes d’une permanente avec bigoudis. Une teinte délavée entre gris et violet, elle lit son journal jetable avec perplexité. Sa voisine est ailleurs, le visage plus dur, un foulard sur la tête. Aucun cheveu ne dépasse, un éclat de mode qui cacherait une maladie, du moins son traitement fort et impactant sur la féminité. Elle sourit en croisant mon regard, un lien complice peut-être, entre mes pensées consolatrices, et un nouveau départ avec élégance.


Des boucles encore, pas de rasta aujourd’hui avec son bonnet géant et ses dreadlocks colorés de perles de couleurs jamaïquaines, des cheveux lisses, du brun au blond, avec quelques châtains encore. Quelques cheveux gris, des tempes grisonnantes, un reflet dans la vitre, d’autres têtes derrière moi, je contemple ce monde de coiffure, de chevelure.

 

 


Un peu de chaque caractère, un peu de notre identité, de notre référentiel, même si certaines changent de tête souvent, et d’autres jamais. Je plisse les yeux vers un coin du wagon. Un belle rousse remet en place ses longueurs, elle caresse une mèche. Entortillant dans un sens puis l’autre, ce doudou personnel, elle partage sa douceur avec elle-même. Un geste si féminin.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Juste devant moi, un gilet gris si fine coton, un pantalon noir en soie, un mouvement de son corps, un pas, un arrêt. Puis son sac volumineux, contenant mille et uns trésors, ceux de sa vie quotidienne, maquillage et agenda, tablette numérique couleur rose et bijoux oubliés comme cette manchette argentée, des mouchoirs, un sachet de cannelés pour ce soir, elle sort enfin un livre. Elle semble attendre, tournant sur elle-même, cherchant une présence, une amie, un compagnon.

 

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Moi aussi j'attends, une page d'inspiration, des moments plus calmes, des mots plus légers. L'ambiance est lourde, dehors, hors de ce porche, l'orage pointe sa charge pesante. Elle se tourne, sur les pointes de ses talons, hauts et fins, que l'élégance et tant de simplicité dans sa silhouette.

 

Je regarde vers elle, je regarde la rue, quelques gouttes marquent le macadam. L'asphalte exulte aussitôt des vapeurs, trop chaud sous cette nouvelle pluie. L'odeur de ce choc nous envahit, goudron et poussières, la pluie s'intensifie. Nous nous reculons, à l'abri, au sec. Elle lit, jette parfois un oeil à sa montre dorée.

 

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La paysage urbain s'est vidé, seules les voitures passent, plus aucun piéton, juste des humains collés aux façades, dans les magasins, trop d'eau, du calme si soudain.

Elle capte le vent, soufflant sur ses jambes, sur cette soie si fine.

La pluie cesse, mon rendez-vous approche, je quitte ce paradis au féminin, ce porche où un ange de la mode s'est posé.

 

 

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Collection VIONNET 2013

www.vionnet.com

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode
Bouger un meuble, pousser ce canapé, choisir les étagères, poser un miroir sur cette commode. Elle glisse les objets sur l’écran virtuel de son ordinateur, décoratrice d’intérieur, elle adore créer des ambiances.

 

Hier soir  elle a croisé une autre femme, quinqua rayonnante, juste divorcée, qui souhaite donner une âme féminine à son nouvel appartement. Des idées, elles en ont échangées, librement, d’un simple rendez-vous dans ce lieu vide, avec des ampoules nues, elles l’ont prolongé par un dîner de partage, de notes, de suppositions. Feuilletant des livres de décoration, de sculptures, d’art et de mode pour trouver des teintes, des voies pour leur imaginaire, comme des touches de dentelle, des coupes, des accessoires pour une tenue de soirée. Elle habille des lieux, elle façonne la mode pour y vivre avec des tendances, des couleurs, des touches de vie. Un cocktail embellit goutte après goutte, dans un savant dosage entre l’âme de ce lieu, et le caractère de la propriétaire, de meubles chinés ou de nouveautés design, de créativité, mélangés avec douceur et un zeste d’inspiration. Elles ont sympathisé pour approfondir quelques impératifs sur l’atmosphère de la chambre principale, du dressing attenant, du salon, du bureau pour recevoir des amis. Elles ont parlé de cette terrasse, vide et en plein vent, stérile dans son béton terne, mais au dessert, elles ont imaginé ensemble des soirées d’été. Entre bambous et rosiers, des pots et des lampes, des bougies et des couleurs, de larges fauteuils, des chaises longues pour regarder le ciel étoilé, les jours de grande chaleur.

 

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Elles ont voyagé ainsi entre Bali et Marrakech, ajoutant des parfums de jasmin, de seringat et quelques pivoines dans le décor.

 

Gorgée de toutes les notes, elle vogue aujourd’hui dans ce projet, elle clique, elle glisse avec précision, elle appréhende les coloris, les teintes pastelles et vives, elle élabore les hypothèses.

 

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La prochaine visite sera virtuelle, avec un panorama à 360 degrés dans les volumes de l’appartement. Elle offrira des variantes, des scénarios pour que sa cliente entre naturellement chez elle, dans son futur univers. Elle pose une copie du sac Chanel sur la commode de l’entrée, un manteau Hermès sur un coin de canapé, de belles créations Chantal Thomass dans le dressing, des clins d’œil complice, des détails de la sensualité de cette quinqua.

Un cocon zen, un boudoir féminin.

 

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Dans la série « Portraits de femmes : étincelles de vie & interviews »

 

Nylonement

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