Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Féminité & Sensualité, #Femmes & Mode, #Nylon & Mode

J'avais pourtant déjà jouer avec les regards, enchantée de paraître toujours plus glamour aux yeux des autres, pour me rassurer de cette enfance compliquée où je n'étais que fille, mais avec des envies de garçon manqué.

 

Alors maintenant que les petites robes noires sont celles de mes plus grands plaisirs, indissociables de mon allure au quotidien, je suis radieuse pour entre dans cette soirée privée, sous le regard des autres invités, et de quelques jalouses. Mon corps m'appartient, et si je ne l'exhibe pas en public, j'aime en montrer les courbes.

 

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Et en privé, cela ne vous regarde pas ;-)

Face à un appareil photo, totalement, j'ai trouvé là la clef du mystère de mon corps, de ma féminité ensuite avec quelques magiciens, maquilleuses et coiffeuses mais aussi photographes. Masculin ou féminin, leurs visions de moi m'ont donné les reflets des facettes que je ne soupçonnais pas. Un voyage intérieur face à celle qui était une autre sur les premiers clichés, cela ne pouvait être moi, et pourtant. J'ai non pas haï les photos, mais j'ai exploré cette personne plusieurs mois avant de comprendre qui elle était. 

Car l'étudiante qui posait pour quelques billets facilitant son budget mensuel, arriavit en jean, en pull informe, en baskets molles mais siglées. Je n'étais rien et avec eux, je suis devenue tout.

 

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Des portraits, des photos de mode, en intérieur, en extérieur, même sous la pluie, je faisais le tour des lieux modernes ou trash de ma région, sous l'impulsion de leur imagination, les photographes me façonnaient.  Chaque fois surprise du résultat, j'ai aussi voulu comprendre lors d'un week-end complet avec l'une d'elle. Une charmante poétesse du noir et blanc, elle retouchait juste la lumière, laissant mon corps avec ses lignes, ses courbes, ses imperfections.

Et après une vodka détressante, j'ai fait mon premier pas vers la lingerie, vers le nu, au bout de la nuit. Souvenir intact car resté secret, juste pour elle et moi, sans assitant, juste le noir de la nuit, des lampes, et cette chair, mon corps.

La nudité n'était pas un problème juste une limite, et d'ailleurs elle n'était pas non plus une revendication de liberté, juste un état. Aucun lien vers de la sexualité, juste une sculpture de chair, moi, une expression artistique de ma volupté, je découvrais mes seins, trop petits à mon goût, devenus une fierté de femme, une gourmandise esthétique réelle par le truchement des ombres et des lumières. 

 

Deux jours qui reviennent là, dans cette soirée privée, avec aux murs des clichés en noir et blanc, grand format, de l'art autour de la femme, des femmes plus exactement. C'est beau, grisant avec ce souvenir si fort en tête, je suis les modèles de pièce en pièce, je refuse une vodka, un clin d'oeil, un hasard, je préfère les bulles, celle de ma maturité, de ce plaisir devenu récurrent depuis des années. Pour eux, pour elles, je pose toujours, dans un lien complice naturel, et parfois encore je laisse mes hanches à l'air libre, d'autres fois juste en lingerie, d'autres fois sous une de mes petites robes noires. Nous décidons, nous construisons des tableaux, et chaque fois, la même magie, je me vois différemment, mais maintenant je me reconnais. 

Justement l'un d'entre eux, exposé, vient vers moi.

"J'ai une surprise pour toi, suis-moi."

 

 

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MERCI à tous et toutes les photographes 

qui nous donnent une vision subtile

de notre monde, de vos choix de mode

et de la féminité.

 

 

Nylonement

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Etrange été qui débordait sur l'automne, cette fin d'après-midi ici à cette terrasse, sous un soleil d'août perdu en septembre, j'attendais. Un lieu simple, une avenue bordé de platanes, des écoles, des mamans, des enfants et des poussettes, ce rappel sur le temps qui passe, les rentrées, les cartables, les cris, les joies sur les visages des mômes.

 

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Tout cela était derrière moi, j'avais enfin un job, à plein temps, un cdi réconfortant dans le secteur qui me plaisait, mes études avaient enfin un sens. Dernièrement j'avais investi dans un charmant petit studio sous les toits, je m'y sentais si bien. Mon chez moi, mon canapé, mon portable, mon internet, et puis lui croisé par hasard sur le net. Des nuits à discuter de rien, puis de passions communes, de sport, de cuisine, cette envie de le voir enfin, cette semaine, là, maintenant dans ce café. Un chocolat viennois, bien sucré, et puis cette rue, ce bruit environnant, ces couples qui se parlent, se tiennent les mains, amants ou fidèles amoureux, ces groupes d'amis qui papotent, passent en saluant untel ou en présentant un jeune bébé, deux grands-mères en pleine rigolade en lisant à deux un magazine de mode, un petit monde heureux, plein de vrai lien social.

 

Il devait venir, oserait-il se couper des espaces virtuels, pour cette première fois. Nous n'avions échangé que des mots, des idées, des envies, des désirs aussi, des mots de plus en plus explicites sur nos attentions, l'un envers l'autre. Une rencontre, des sentiments, des heures complices, et cette journée si longue au bureau aujourd'hui, je n'attendais que cet instant. 

 

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J'ai tant hésité sur le tenue pour lui plaire, pour sortir de mes portraits sur mon profil virtuel, pour lui montrer la jeune femme que je suis des pieds à la tête. Chaleur aidant, j'ai opté pour la jupe, sage et longue mais mode, un plissé noir et blanc, un top moderne, crop top noir en fin coton, qui valorise ma volupté. Un collier, un bracelet, mes bagues fétiches, rien de plus, et mes lunettes de soleil, je l'attends. Les minutes passent, je ne suis pas impatiente, juste en avance, ma tasse vide, je ne vois plus les autres tables, j'espère le voir apparaître dans ce brouhaha. 

 

Le soleil embrasse mon cou, à moins que cela ne soit lui.

 

 

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Copyrights la sublissime Atlantic-Pacific Blog

 

 

Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité

Tout a commencé avec une paillette, une robe noire, des flûtes de champagne, dans une soirée entre amis, une terrasse d'été, des politesses, je n'étais pas très à l'aise, loin de mon univers, de mon métier de chiffres et de totaux. Mais relation de relation, j'avais été invitée pour le rencontrer, notre hôte, cet homme discret qui ressemblait plutôt à un serveur avec son plateau et sa bouteille de champagne, loin de l'image que j'en avais fait.

 

Naturellement, je parlais avec deux personnes déjà croisées lors d'un vernissage photo, d'autres vaguement présents à des soirées burlesque où j'étais le plus souvent happée par les paillettes, les jeux de scène. Il faisait beau, Paris vu du ciel, vu du haut de cet immeuble, une vue imprenable, des bulles de champagne.

"Vous souhaitez des tapas, il faudra contourner les cheminées, mais rassurez-vous, sans monter sur les toits, mais simplement avec vos talons forts jolis."

Il m'avait surpris, d'un regard il avait dû faire le tour, de haut en bas, de ma robe d'été en liberty, de mes escarpins à bride, les dernières soldes, des compensées si attirantes. Et je l'ai suivi en passant entre les cheminées, d'une terrasse à l'autre, entre des groupes qui discutaient de vacances, de mode, des bribes, des mots et au final ce buffet.

 

 

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Et là, en croquant des mini-nems fraîches au parfum de basilic, des cubes de fromage, il m'a surpris encore en trouvant une paillette sur moi, d'où venait-elle, j'ai ri de sa surprise, de cet éclat minuscule sur le bout de son doigt. 

Nous avons tourné autour, toute le reste de la soirée. Mon amie, Elisa, celle qui m'avait fait venir ici, passant, m'embrassant, repartant vers d'autres gens. Et nous parlant de mode, de paillettes, de soirées burlesque, de costumes, de rêves, entrecoupés de rires, de rares silences, de souvenirs d'enfance que je n'avais confié à personne, même pas mon dernier prince charmant. Avec lui, je libérais des envies, celle de poser en photo, de me montrer, de me comprendre, de jouer avec ce paradoxe. Il m'a emmené sous une pergola, des citronniers, des jasmins, des fleurs fines, des parfums, une vue sur la nuit, les lumières, tout le monde prenait place dans les coins de cette terrasse. Une douceur, un calme, des bruits de bouchons de champagne, des mots encore. Moi, plus ouverte par son écoute, par son charisme, par sa proximité, cette délicate empathie envers ses amis, envers moi. 

 

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Oui, de ce corps auquel je ne crois pas, de cette image dans mon miroir ikea, dans mon studio, je doute de ma féminité, et pourtant. Lui m'a écouté, me proposant un limoncello frais, la chaleur de la nuit d'été, des macarons au yuzu, au citron et au pamplemousse. Agrumes, entre acide et sucre, je me retrouvais, et j'avais envie de lui dire, oui, de me justifier, moi si discrète, si introvertie, surtout pour parler de moi. 

A lui, inconnue, loin de toute prétention de séduction, j'avais envie de le dire, de le crier presque. J'avais envie de jouer à la princesse, en me glissant dans des robes, des bustiers, des jupes de tulle. Des photos, notre sujet de départ, cette paillette, la possibilité fortuite d'être une autre face à lui, photographe. Nous avons parlé toute la nuit, jusqu'au petit jour. 
Nous étions là dans son salon, à l'abri, les autres étaient partis, discrètement, des aurevoirs, des bises, et toujours cette envie de lui parler de moi, de mon corps, de cette relation, en feuilletant ensemble des albums avec des clichés au féminin. Tant de styles, tant d'opportunités de m'exprimer enfin. Un déclic.

 

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D'autres déclics ont suivi depuis, devant lui, devant son objectif, des tenues, des ambiances et toujours cette confiance, cette complicté. J'aime tant ce jeu complexe où je me révèle et je suis une autre, à moins que je ne sois moi-même à ces instants-là. J'explore ces bulles le temps d'une pose, je me vois ensuite, je me découvre.

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Glamour, un mot incompris, une beauté de coeur, une signature de mode.

 

Flâner dans les rues plus vides qu'à l'habitude, penser à ce projet un peu fou devant moi, un possible futur, revenir sur les trottoirs, vesr les épaules nues et bronzées, les robes d'été, les sourires en réponse aux sourires. Marcher dans une ville, rêver d'elle, continuer le chemin, celui des mots et des pensées, avancer vers les autres, vers ce bonheur léger porté par cette saison.

 

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M'arrêter, là, sans raison, gêner peut-être mais imaginer un monde calme, moins bruyant, plus rose, plus soyeux, avec des personnes heureuses, des pas plus aériens, des talons hauts, une touche glamour pour toutes les femmes, une élégance pour les hommes, une pause, un coup de baguette magique. Un 360° degrés avec ce coin de rue, je regarde la vitrine, des chaussures, des ballerines vernies, des slingback si féminines, des talons de toutes tailles, des bottes, l'automne viendra, des sandales, des merveilles pour sortir au restaurant, un appel aux petites robes noires.

 

Quelques degrés, elles sont là, hilares, les yeux pétillants, libres et libérées, elles vont au travail, elles se baladent, je ne sais pas, mais elles sont heureuses. Une poussette, deux petits filles, une jeune nounou, des gâteaux dans les bouches, la gourmandise guide un message entre eux, le doudou pendouille dans l'autre main. Je l'attrape, je le redonne, elles passent, laissant mon regard ailleurs. Deux collègues dans une voiture, une discussion, des mots, des rapports, des rappels, leur petite affaire grandit, aujourd'hui le bilan financier est bon, les chiffres tout autant, les ventes décollent, elles rigolent, rêvent de futur, de boutique, dans cette rue, non à côté. Elles se dirigent vers un repas, un déjeuner avec des clientes, des partenaires.

 

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Là devant moi, une autre vitrine, des parfums, un clin d'oeil à elle, son parfum, toujours avec moi, ses pas, elle serait presque là, dans sa robe bleue, coupée sur elle, perchée sur ses nouveaux escarpins, un trait d'union complice, si proche. Deux femmes traversent, duo de mini-jupes, duo de sacs à main, duo de crop-tops, les cheveux au vent, le soleil se reflète, le vie continue.

Un vélo passe, une autre jeune femme, avec ses écouteurs, une belle insouciance, une réalité à deux roues, étoile filante du macadam.


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Cette bulle magique ... je la contemple sans comprendre, elle me regarde, là devant moi, une vieille dame, une canne, non une baguette, une fée d'un autre âge, une délicieuse créature au féminin, avec son châle tricoté maison, son chapeau, ses cheveux blancs et ses yeux d'or. Elle croit en ce qu'elle vient de me donner, un amour absolu envers les féminités, toutes, vous !

 

Une magie de tous les jours.

 

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Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Premier concert officiel, le lieu plutôt confidentiel, une petite salle, en réalité l'arrière-salle d'un restaurant, une scène restreinte, un parquet qui craque, je suis venue m'inprégner des dimensions, de l'âme.

 

Tant de fois, jeune, adolescente, je me suis glissée entre les chaises, pour voir un jeune chanteur, une soliste, des groupes de tous les styles. A l'époque, le bar, le restaurant de province, sa version pour les familles et les vrp, je laissais mon père avec ses potes, moi je voulais voir cette scène ouverte, ces gens qui poussaient les mots, hurlaient, s'essayaient à la chanson française, aux classiques de la pop anglaise, usaient leurs vocalises pour convaincre des chaises vides. Mais il y avait les instants magiques, la salle comble, les gens debout, la belle chanteuse qui perçait les coeurs présents de slows langoureux, de douceur dans ses variantes d'octaves parfaites. Tout changeait, le lieu prenait une autre dimension, cela devenait le zénith local, immense, avec des visages heureux, des baisers ici et là, des larmes parfois, une émotion collective.

 

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Je suis revenue quand certains après-midis, le thé remplaçait les boissons gazeuses, la fille du propriétaire souhaitant mettre de la musique classique et d'autres flonflons du siècle dernier sur les planches. Le public eétait différent, consommait autant, les applaudissements suivant les sonates au piano, les cantatrices de la région, les jeunes surdoués de l'école de musique. A la fin, traditionnellement, une quête pour l'artiste, non pour la patronne, avec aussi le don partiel à une association locale. Tout était naturellement rodé, le soir, les petits groupes rock ou de musique nouvelle, new wave, techno, hard rock, reprenaient possession des lieux. C'était le cocktail pétillant de la perpétuelle nouveauté.

 

Ce soir, ce sera moi, dans quelques minutes, du jazz vocal, des cuivres, des potes, et cette salle, de l'autre côté, derrière le micro. Emue, déjà heureuse et pleine de trac, je vois les murs différemment, je suis fier de la confiance donnée par la propriétaire. Quinze minutes d'audition un matin, à froid, crispée, et puis en larmes, c'était il y a un mois, une grande marche dans ma passion. Je suis fleuriste depuis quelques années, je n'avais osé lui dire, et pourtant elle me connais depuis toujours, un hasard, un refrain repris à une soirée karaoké, des amis enthousiastes qui lui parle de moi, de celle qui se cache pour chanter. Notes et belles fleurs, elle a cru en moi. Car elle adore le jazz tout particulièrement, elle n'a pas lâché.

 

Ce soir, je devrais tout donner, non pour conquérir le monde, mais juste la salle, au mieux la place du village, avec des sourires. La grande Ella sera avec moi, ces morceaux si forts, mon coeur qui battait si intensément, je l'ai encore en moi, là dans cette pièce entre débarras et loge. Assise sur un pack d'eau, je n'entends plus mes comparses qui préparent leurs cuivres. Leurs paroles deviennent sourdes, je suis concentrée, trente minutes à chanter, à me donner à ce public, d'ailleurs sera-t-il là. Le bouche-à-oreille remplira-t-il les bancs, les chaises ?

Pour me rassurer, j'ai enfilé une robe néo-rétro, un peu sixties, un rappel, un hommage à Ella, une corolle bleu marine, avec des plumetis, des talons, des gants longs, une écharpe souple en soie, je suis prête. je suis derrière le rideau.

 

Dernière inspiration.

 

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Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
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Profitant d'une chaise libre, un peu à l'ombre d'un arbre, dans ce parc parisien, je souffle le vent des rayons chauds de ce soleil d'été un peu fou dans sa présence vacillante suivant les jours.

J'observe les alentours, je lis et j'écris un peu aussi, le monde passe, j'en extrais quelques clichés, quelques idées, et des touches de mode.

 

Dans mon dos, un banc, des voix, des personnes que je ne vois pas. 

 

 

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Des femmes, des jeunes femmes à la fraicheur de leurs voix, une discussion, des mots, mes oreilles de chat, indiscret peut-être, présent malgré tout, invisible apparemment. Elles parlent de leurs vacances récentes, du retour au boulot, coincées entre le calme des clients moins présents, mais des dossiers laissés là pour un résultat à leurs retours de fin août. L'urgence à faire dès maintenant avec aucun moyen d'avoir des informations complémentaires, les intervenants absents, les emails sans réponses, et moitié moins de personnel. Elles mangent une crêpe salée, sans fromage pour l'une, allergique, enfin plutôt au régime après les deux kilos des congés dans le sud-ouest, en famille. Cellule sacrée, lieu de vie commune, retour entre les parents, les soeurs et frères, les neveux et nièces, les âges et les humeurs en mouvement. Elle détaille la soeur devenu ronde après ses deux grossesses successives, ses deux bébés qui ne dorment jamais, braillent tout le temps, le beau-frère devant les matchs de foot et fatigué de l'apéro le reste du temps. Son frère, jeune ingénieur amoureux d'une gentille capricieuse qui ne comprend pas le sens du mot "famille". D'ailleurs comme tout le monde est divorcé maintenant, ajoutait-elle, en fin de repas, un peu ivre de deux verres de vins avec sa salade, face au regard de mes parents, amoureux depuis toujours. Une vague de trop, une sieste dans le hamac, et un départ en fin d'après-midi. Ma mère rigolait de cette bêtise, moins en pensant que son fils pourrait rester "in love" de ce petit cul en short rose, trop longtemps. Mon autre soeur, celle qui bosse même en vacances, avec son poste méga-important, exploitée par sa hiérarchie qui daigne lui donner une semaine de vacances. Jamais vue, trop stressée pour avoir fait une vraie valise, en pantalon sous la chaleur, à chercher un spot wifi au village d'à-côté. Et moi du repos, jouant avec les autres bambins, des cousines pataugeant dans la piscine, cette grande maison, le calme de la campagne, et de trop bonnes grillades.

 

 

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L'autre ajoutait que son meilleur ami, l'avait invité sur le bateau d'un copain, dans un port du sud, des journées à boire, à rire, à dorer au soleil, presque nue, lire un peu aussi. Des moments intenses de bonheur, à regarder la mer, les vagues, toujours différentes. Une coupure utile, des instants privilégiés qu'elle appréciait, des balades dans les boutiques du port pour trouver des sandales, des soirées bien arrosées, les soldes fantastiques. Oui chaussures, sacs à main, bijoux, surtout des belles chaînes de chevilles, son truc à elle, des robes blanches un peu bohêmes, du coton léger, le soleil. Bref dix jours à rien faire, à se sentir libre, accompagné de quatre mâles, amoureux entre eux, elle profitant de la mode, de ses lectures pour se distraire, pour converser avec leurs conseils de mode, leurs boulots, des artistes. Et encore des soirées à rire, à pleurer de rire, à les voir s'embrasser, à dormir sur le pont, seule, tranquille.

Une autre voix, plus discrète.

 

 

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Trentenaires pour les premières, à la téssiture, à la douceur, plus jeune que les autres. Et toi ? Moi rien, juste quelques jours en Bretagne avec une copine, d'autres avec son père et sa nouvelle belle-mère, mais sinon chez elle, dans son studio. Des soldes, des achats comme ce short noir, des boots et des bottines, son truc à elle, sa mode à elle. Et ton copain ? Justement mon ex-copain, parti avec des potes en Vendée, loin d'elle, peut-être pas seul, d'ailleurs elle s'en fout. Pas envie de savoir, les vacances sont derrière, la mode devant comme un exutoire, comme un grand mouchoir pour éponger les larmes intérieures. 

Cet été, il est gris, comme le ciel, un jour sur deux, heureusement, elle adore changer, de mode surtout. Chacune rejoute son conseil, donne son point de vue, et toutes ensemble elles rigolent. Je ne les ai qu'aperçues, passant de dos près de moi. Trois paires de jambes entre caramel, celle du bâteau peut-être, bronzée, celle du sud-ouest, en collant résille rose poour la dernière, toutes en short, toutes en féminité et en rires. Des copines, libres comme le vent qui souffle maintenant, poussant les sentiments plus loin, elles avec, leurs modes avec.

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

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Jardin ou bureau, plage ou réunion, glace ou machine à café, il y aura toujours, surtout dans les prochaines semaines, des personnes qui reviennent de vacances, qui sont en congés et les autres qui bossent. Mais l'été sera là pour toutes, un délicat mélange de chaleur, de ciel bleu, de nuages, de gouttes de pluie aussi mais du soleil en majorité.

 

L'occasion de sortir enfin les bonnes affaires des soldes, de partager les facettes de votre féminité, celle de l'été, de vêtements peut-être plus colorés, de sourires qui vont avec les chemisiers en tulle léger, les transparences sur un top en coton, les fines bretelles, les robes bohème qui ne se démodent jamais, piquées à votre mère, votre grand-mère. Nostalgie ou nouveauté, la mode passe et se partage entre les générations, avec des souvenirs, des photos un peu pales faites au polaroid de vos vingt ans, et cette même jupe, même tenue, sur votre fille, votre petite fille parfois. Flou des années, bonheur des âmes, avec cette transmission du futile et du confortable, avec parfois quelques boutons à raccommoder, des souries gourmandes dans les greniers oubliés.

 

 

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Mais toujours le même bonheur de prendre cette jupe, de les essayer avec les nombreuses cousines et copines, de partir avec se rouler dans les prés, ou pour draguer le premier flirt, la première fois, non pas celle-là, celle du premier bisou sur la bouche, de ce premier pincement intérieur, de cette émotion si forte et pourtant si banale, si sobre, ou me trompes-je, si intense ... car inoubliable !

 

Alors la mode s'offre ce mélange entre les versions actuelles, les dernières soldes et ces aller-retours avec les dressing de votre mère ou de votre fille, ces échanges pleins de bonheurs distillés en sensations, en simple confort, en journée de bureau plus cool en été, en soirée sur une terrasse, en repas de familles, en amour toujours. La féminité, votre féminité, explore ce monde de repos, de séduction, de vie courante, avec un recul plus chaleureux, le regard vers d'autres vacances, d'autres horizons, ou sur cette paire de chaussures indispensables. Celle de votre collègue, de cette inconnue, de votre fille joyeuse, de votre mère toujours chanceuse durant les soldes, de cette amie qui vous les prêtera bien.

 

 

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Vivez l'été car il sera fait de mode et d'amour !

 

Nylonement

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