Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Lecture matinale, lecture en soirée, lecture durant les trajets en transports en commun, je feuillette chaque semaine  plusieurs magazines et revues. Parfois en décalage avec l'actualité, car je les oublies un peu, je les relis plus tard, voyant ainsi des prédictions de tendances se valider, d'autres tomber dans un vide sans fond.

 

J'aime lire, suivre les mouvements de la mode, accompagner de mon regard les jugements "in" ou "out" des fashions police, avec ma propre critique. Quand certaines journalistes s'extasient face à des jambes portant des mi-bas immondes dans des birkenstocks de moines, je modère mon point de vue, car il y a une faille entre deux visions de la mode, surtout mon bonheur à tendance glamour. Tout autant je sais dire que je n'aime pas, tout autant je sais changer d'angles de vue pour apprécier de nouvelles approches, de nouvelles voies vers la beauté au quotidien.

 

Certaines coupes, certaines initiatives de créateurs, reconnus ou plus imaginatifs malgré leur discrète présence, changent la vision de la silhouette de la femme d'aujourd'hui. Car comme je me plais à la rappeler, il n'y pas une femme, mais des femmes, des facettes à développer votre féminité. Je rêve de les comprendre, pas forcément de toutes les apprécier.


 

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Copyrights photos Emma Watson pour le magazine Wonderland

 

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Et puis il y a au-delà des mots, des séries de photos. Pour des interviews ou pour les pages mode, l'expression des stylistes transcrites pas des photographes donnent des beaux clichés, en couleur ou en noir et blanc. Tous les styles sont là, de la photo trash en passant par la photo floue, ou mieux encore la modèle bossu du fait d'une pose médiocre, et en faisant la gueule, heureusement je retiens les autres.

 

Quand la magie rencontre la beauté, quand parfois les vêtements sont modernes mais mis en valeur, quand les coupes reprennent les classiques des dernière décénnies et que les modèles se sentent pleinement féminines. J'aime ces instants-là. Juste poser mon regard, choisir une photo que je partagerai ensuite avec vous, juste pour déguster ce qui compose une allure, des détails, un mouvement, une lumière, des ombres.

 

Que c'est beau

 

 

Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Fêtes durant tout le week-end, transition entre les happy hours de vendredi soir entre collègues, une sortie sans fin entre copains et copines du samedi soir, et finalement cette soirée avec ce type rencontrée hier, toujours en boîte, entre piste de danse et comptoir. Fatiguée serait un doux euphémisme pour décrire mon état, et surtout celui de mon studio.

 

Fringues, jupes, collants, pulls, culottes, escarpins, chaussures, pantalons, tee-shirts, tout est en vrac entre les essayages et mon état comateux de chaque retour. Je marche sur ce tas de choses, je cherche les murs pour ne pas rencontrer les coins de meubles, je plie sans rompre, mais le sol a tendance à s'assouplir, voire à prendre du gîte, ou du roulis. Distorsions des largeurs et des longueurs, je vire vers la porte oblique.

 

 

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Tangage, tribord et babord, j'ai taper les murs de mes toilettes pour réussir à poser mon derrière dessus hier soir, enfin ce matin, en rentrant tard, très tard, trop tard. Toutes les dimensions enflent et parfois se compriment vers ma tête. J'étais prête à me vomir, tellement l'alcool et les cigarettes m'ont dégligué le cerveau. La musique donnait encore dans le matin froid, avec ce premier métro du matin. Pourtant dehors, quelques oiseaux, du vent, un jour naissant, pas de monde, et moi qui vibrait en musique, qui chantait peut-être, je me souviens de bribes de cette matinée, peu de la soirée. 

Le papier m'a échappé des mains, le rouleau est devenu kilométrique, et je ne vous dis pas ma morphologie digne d'un dessin revu par les monty-python. Des bras trop courts, des nausées, des murs trop proches, du papier. 

 

Troublée ne serait pas un mot juste, évaporée nom plus, juste absente de mon cerveau, comme de passage dans ce corps qui était le mien sans en avoir le contrôle. Beurrée, version grand large, déglinguée de première classe, bîturée, je suis une loque. Mais là, enfin je sens ma peau, sous la douche.

 

 

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L'eau me brûle, et pourtant je viens de comprendre que j'avais encore mon top en soie, trempé maintenant sur moi, comme mon collant. Deux tonnes pour deux vêtements à décoller de ma peau, en foutant de l'eau partout, je cherche le savon, pour avoir une odeur saine proche de moi, pour me chouter avec de la vie active, de la lavande ou du parfum des îles.

J'émerge au fur et à mesure que mon corps réagit à l'eau froide cette fois. C'est mieux, car dans quelques heures, je vais être en réunion, fatiguée, désarticulée, défigurée si le maquillage devient un trafalgar avec un pinceau d'eyeliner de deux mètres. Je dois retrouver le contrôle, mais trois soirées, trois longues nuits, pas de journées, de repas normaux dans un week-end, cela fout tout en l'air.

 

 

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Heureusement, trente minutes de douche froide, une robe noire un peu structurante sauvera le déluge de vagues qui me hantent encore. Un collant opaque, des bottes. Un peu de poudre pour chasser mon teint blafard. Ok, j'avais des invitations, avec de belles rencontres, un chagrin d'amour en poche avant aussi, mais là, j'aurai dû dire stop. Pas aux autres mais à moi-même, car là je suis minable.

Je vais prendre l'option piétonne pour prendre l'air, pour aérer les neurones mortifiés de honte qui sont cachés dans un coin. Je me regarde dans les vitrines, je cherche les repères, des lignes droites, des perspectives fiables pour mes yeux encore en pleine naviguation éthylique, espérons que les emails seront nombreux pour occuper ma matinée. Ecouter, sans sombrer dans le sommeil, sera mon objectif du matin. Du jour.

 

Et ce soir, dodo, toute la semaine, dodo et zéro sortie. Même si le blues de la célibataire, de la plaquée revient me hanter. Rien. Dodo.

Bonne semaine à toutes.

 

Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Je fais une pause dans ma journée remplie d'articles, de photos, de montage et de recherches pour d'autres publications, j'adore ce métier entre mode et journalisme. Dehors le vent souffle dans les trenchs, dans la couleur des manteaux, sous les jupes parfois, entre les bottes, l'automne s'impose.

 

Dans ma robe vintage, je me lève pour aller prendre un café, en croisant mes collègues, toutes uniques dans leurs choix de mode. Mais toutes avec des marques actuelles, des coupes et des tendances similaires. Je me sens doublement unique, avec la dimension du temps en plus. Adolescente, j'ai pu fouiner dans les armoires de ma grand-mère, partager les instants mode avec mes soeurs et ma mère. On passait des heures à essayer des vêtements, de tous les types, de toutes les longueurs, de toutes formes et surtout de toutes les époques.

 

 

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Un véritable plaisir, ajouté à des leçons de mode, quant la tendance du moment faisait référence à des décennies passées, ma mère prenait le temps de ressortir des magazines, de chercher avec moi sur le net, pour comparer, pour comprendre. Avec les accessoires, indispensables bonus d'une tenue réussie, loin du mannequin en plastique, et pourtant dans une sobriété propre à chacune.

 

Certes la première fois, que je suis venu ici, dans les bureaux avec un petit chapeau, certaines ont regardé, d'autres boudé, et puis les curieuses ont voulu savoir. Le vintage était un peu de moi, c'est devenu ma signature. Robes, chemisiers, jupes, sacs à main, gilets, manteaux, je ne suis pas 100% old fashion, mais je pioche et je combine. Plumetis par-çi, gants par-là, des détails qui ornent ma silhouette. Quelques bijoux mais là je préfère les petits prix des chaînes de centres commerciaux. Mais pour mon quotidien, je peux jouer de ma jupe crayon en strech ou d'un modèle plus ancien, dans une flanelle plus légère. 

 

 

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Toujours je suis mes envies, tailleur ou simple tenue de ville, j'aime aussi être encore plus féminine, avec quelques perles de mode des années 50, le bonheur absolu. Vamp voire fatale, ces jours-là sont toujours marqués par plus d'élégance. La coiffure avec, les talons hauts, mais rarement des modèles vintage, le confort est plus actuel. Je suis sûre alors de faire sensation en entrant dans l'ascenseur, en traversant l'open-space. 

La jalousie des premiers instants a cédé sa place à des pauses café plus glamour, des moments de rigolades et des sorties vers les salons vintage. Je partage des adresses, des ventes où chacune trouvera un morceau de passé mais surtout des pièces réellement uniques; Souvent sans marques, sinon trop chères aussi, mais avec un cachet, une coupe plus affirmée. Bohème des années 70, avec un capeline pour l'été, tailleur à épaulettes et jupe courte des années 80 pour le printemps, tout est possible. 

De toute façon, ce n'est pas la mode, c'est mon quotidien, mon bien-être personnel.

 

Que diront-elles ce soir, pour notre soirée annuelle, quand je vais entrer dans la foule, avec cette petite robe noire au dos nu, les bras couverts d'un cuir prune ?

 

 

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Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Dans le confort de mon canapé, une grosse angine, l'automne et ses gouttes sur les vitres du salon, je vais rester là, sagement au chaud pour retrouver mon énergie, ma pleine santé. Et je vais feuilleter mes dernières trouvailles du week-end, un peu de chine dans les brocantes et les vide-greniers du quartier. 

Des magazines anciens, des pépites pour voyager dans le temps. Vers cette mode adorable des années 50, quand juste après le new-look lancé par Christian Dior, les femmes marquèrent de leur style, de leurs envies d'après-guerre, une décennie d'ultra-féminité avec tant d'accessoires élégants.


 

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Chapeaux et voilettes, je n'ai jamais essayé, mais je suis séduite par ce détail-là. Par ce charme devenu juste possible lors des mariages, et pourtant la beauté d'un chapeau pourrait redonner du style à la foule, tous les matins, dans les transports, plus encore en arrivant au bureau. Cela serait sujet à des compliments , quelques moqueries aussi, mais toujours un choix unique pour affirmer son allure.

 

Car elles en avaient, les femmes de cette décennie, dans leurs toilettes du jour, du soir, suivant les convenances et les occasions, les tenues variaient, les vêtements étaient un code, et avant tout une élégance.

 

 

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J'aperçois les robes corolles  mais aussi les fourreaux, mais je laisse la fourrure aux autres, même fausse. Quelles lignes subtiles, quelle silhouette !

 

Je bois mon thé, les yeux tournant les pages des vieux magazines d'époque, avec des conseils sur-mesure pour les femmes du monde. Des astuces désuètes dans leur expression mais pourtant des mines de détails sur le sac à main du moment, sur les chaussures, les formes des talons, les créateurs tendances.

 

Les gants, ultime atouts des femmes en plus de leurs dessous, de leurs fameux bas nylon à couture, nouvelle liberté des années 50, ultime signature d'une sensualité disparue depuis. Les gants donc, en satin, en coton travaillé comme une dentelle, en cuir, courts et façonnés, mi-longs, longs, je regarde, j'adore.

 

Passion et pulsion, je pose les photos, et dans un lein moderne, je consulte les annonces sur internet, bien dans mon époque. Des gants, je cherche des gants en cuir, jusqu'en haut de mes avant-bras, pour devenir la reine du prochain dîner, ou de cette prochaine soirée. Elles auront toutes des petites robes noires, des escarpins de marques, mais pas des gants longs. Un détail étincelant de féminité. Je visite des sites, je trouve différentes offres, je succombe.

 

Je suis là dans ce canapé, dans mon gros pull long, mais je les sens déjà sur moi. 

 

 

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Nylonement

 

 

 

 

Octobre rose 2014

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Quand j'ai eu mon premier vrai salaire, ma première priorité, d'ailleurs la seule, face à mon envie débordante, était ce sac à main de marque. Et pourtant sur le chemin, j'ai craqué pour une autre tendance de cette époque-là, des bottes, une version haute en talon, qui finalement s'est transformée en objet unique, en cuissardes incroyables et folles pour mon look encore d'étudiante version jeune fille, pas encore réellement affirmée en tant que jeune femme.

 

Une paire de cuissardes que j'ai porté avec mon jean slim, avec des jupes trapèzes de toutes les couleurs; la mode, mes affaires étaient mon exutoire, mon plaisir de fin de semaine. Des bonheurs qui parfois rendaient hystériques mon relevé de compte bancaire, surtout quand arrivèrent aussi les charges de mon petit studio et la surprise des premiers impôts. 

 

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Puis il y a eu la période des escarpins, de toutes les formes, de toutes les hauteurs, entre 5 et 15 cm, j'ai appris à marcher avec, à vivre avec, tout en montant les marches plutôt les échelons dans mon poste, pour atteindre un premier poste de responsable. Décisionnaire, mon image avait changé, avec toujours des marques mais aussi des soldes plus raisonnables, et un goût plus pointu. J'alternais les petites robes noires, avec les bleues, ma couleur préférée, suivant les saisons, suivant les instants de séduction, les premiers avec mon futur mari, nos balades, nos dîners.

 

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Ah oui, je l'ai aimé cet homme, j'ai aimé ces compliments, dans mon travail puis dans un cadre amical. Mais malgré nos situations réciproques, en couple, nous avons dépassé les bonnes phrases, le copinage, le simple sentiment pour donner une définition commune à nos émotions. "Amour" et ruptures avec nos ex vite oubliés, nouvelle vie, folles envolées avec nos sorties pour le shopping, je m'habillais, il me conseillais, je m'affirmais, je m'assumais, il suggérait encore, et nous étions un duo mode. Souvenir de cette jupe blanche, de ce bouquet de roses rouges en sortant de la boutique, je l'aime encore et encore.

 

 

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Aujourd'hui, notre fille a grandi, notre vie est différente, je suis toujours féminine, mais je passe plus de temps à acheter des belles tenues pour elle. On s'aime, que la vie est belle.

 

Et c'est avec elle que je vais transmettre cette féminité, une priorité pour le goût des chaussures, des sacs, des jupes, des dessous, des tops, des chemisiers et des robes. Ce tout que ma mère m'avait donné, souvenir ému, aujourd'hui avec sa main sur mon épaule.

 

 

       

 

Nylonement

 

 

 

 

Octobre rose 2014

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité, #Femmes - demain

J'avais rencontré cette femme pour un projet en cours, nous avions décidé de discuter dans un lieu animé, autour d'un verre et de quelques tapas. Nos discussions tournaient autour des années 50-60, du glamour de cette époque formidable, de l'élégance des femmes, mais aussi de littérature, de romans accessibles et de ces succès incompréhensibles pour des livres improbables pour un un lecteur non-bobo. Grignotages et sourires, nous avions développé nos contacts autour de ce projet qui deviendrait peut-être commun, tout en appréciant cette mini-scène où venait de défiler des burlesque girls, entre poésie et paillettes.

 

Un magicien à l'ancienne, haut de forme et smoking avait pris place, le silence succédait à la musique des effeuilleuses. Un lapin, des lapins, des colombes, des cartes, des foulards, toute la panoplie entre ses mains, il nous captait par la facilité étonnante à faire apparaître ou disparaître les objets, les animaux. 

 

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Nous avons applaudi, il était tard, je l'ai raccompagné jusqu'à chez elle, en voiture, puis là sur le trottoir,  sous la pluie, avec cette dernière image dans ma tête, son manteau noir vintage, avec un col de fourrure années 40 ou 50. Puis dans le rétroviseur, en m'éloignant, j'ai eu l'impression qu'elle n'était plus là. Juste ses escarpins, un parapluie et un déluge d'automne, sa silhouette, seul, son manteau.

 

Je me suis endormi sur cette étrange impression. Un peu de noir, de plus en plus de noir, et elle qui n'était plus là.

 

Au réveil, mes idées n'étaient pas plus claires, et pourtant son image, sa beauté, son eye-liner me manquait, ses jambes aussi, marquées au dos d'une couture si voluptueuse. Je lui laissé un sms, deux, peut-être quatre ou cinq, dix avant la fin de la matinée. Pour la revoir, ou simplement la voir, sortie de son invisibilité.

 

 

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Ses mots me sont revenus alors, entre deux rapports, des tableaux d'évaluation, mon travail. Elle m'avait dit avaoir un secret, une passion, et en rigolant elle avait revondi sur le projet, sur la magie de voyager dans le temps, sur le bonheur de permettre un jour à des touristes de passer du XXIe siècle vers la fin du XIXe siècle. Un pas dans la mode Belle Epoque, loin des années 50 certes plus rock, mais en pleine expositions universelles, dans le Paris magnifique. Elle rêvait, elle sourait avec malice.

 

Au culot, je lui proposé de la revoir, ce midi, là, près de son travail, pour un déjeuner rapide, pour la voir.

 

Et je suis parti, sans regarder mes collègues, sans attendre les remarques du chef, sans avoir d'autres idées qu'elle. Un restaurant, plutôt un coin dans une galerie de peinture, où l'on peut manger, voir de belles photos, parfois des tableaux, ou des sculptures. Une exposition de pinup, je flâne, mais mon regard va vers la rue, Vers ce fantôme laissé hier soir sur ce trottoir, sous la pluie. Mon imagination peut-être ?

 

 

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Et si finalement cela continuait, que je ne voyais arriver que deux bottines beige, un sac bleu et une tunique, rien d'autres. Comment l'embrasser, comment la serrer dans mes bras, car oui j'avais envie de cela. La voir, être avec elle. Je l'attendais dans un spectre visible, face à des photos de pinup figées dans le temps par un photographe, présentes face à moi.

 

Là, elle vient d'arriver, cherche du regard autour d'elle, puis entre. Entière, je la vois dans une tenue lumineuse. Des collants blancs, une laine légère vers cette tunique taupe très claire, elle me sourit en avançant vers moi. Un autre fantôme, en version jour, loin de la nuit, de sa transparence en tenue noire. Contraste rassurant et surtout réalité, elle s'approche, m'embrasse, sur les joues en me glisse "je suis bien là" à l'oreille.

 

Mystérieuse apparition, celle de mes sentiments définitifs pour cette fée.

 

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Résignée par la température ressentie en ouvrant ce matin les volets, j'ai pris le temps de savourer cette douche chaude, de me glisser dans un bel ensemble de lingerie, avant de chercher dans le tiroir à collants. Un fatras incalculable où je mêle, plutôt s'emmèlent des dizaines de paires de collants, des bas et des leggings. 

 

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Ma quête pour cette journée froide et humide est un joli collant opaque. Pas trop épais, ce n'est pas l'hiver non plus, et puis certains modèles à presque 100 deniers sont insupportables dans les bureaux climatisés et souvent surchauffés. Juste pour les week-ends à la campagne, dans les courants d'air en bord de mer, pour rester en robe ou tunique de laine, et dans les bras de mon amoureux.

Juste un 50 ou 60 deniers, un bel opaque avec un peu de finesse, avec cette touche satinée, peut-être un gris, j'aime tant cette teinte qui épouse mes formes, joue plus que le noir des jeux d'ombres et de lumières, magnifiant ainsi les muscles et les autres rondeurs toujours avec cet aspect enveloppant, gommant les imperfections. J'aime commencer la saison des opaque, même si après quelques mois, je le sais déjà, j'aimerai revenir aux bas plus fins, puis à mes jambes nues. Un cycle de saison, un bonheur simple qui varie avec ma mode et surtout avec les températures extérieures.

 

 

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Car beau temps ou pluie, je suis tous les jours en jupe ou robe, parfois même j'ai osé le short. J'aime cette partie de mon corps, mon amoureux aussi, et puis c'est synonyme de féminité, et cela fait intégralement corps avec moi. 

Hiver ou printemps, automen ou été, je montre mes jambes, entres sandales plates et ballerines, mais bien sûr souvent le soir en escarpins avec des talons raisonnables ou parfois de vertigineux talons aiguilles. Depuis quelques années j'ai inversti dans des bottes, l'année dernière dans des bottines, et même deux paires de cuissardes. Une version chic pour combiner avec justement des collants opaques, pour jouer avec un tailleurs strict.

 

J'aime cette saison, cet automne enfin pluvieux, ce soleil qui revient l'après-midi et le le soir de nouveau les gouttes sur les vitres. J'aime ce collant opaque rouge aussi, je me rappelle que j'ai acheter aussi un tartan carmin et vert, je le cherche, je le trouverai peut-être. Il faudra que je range ce tiroir, que je trouve une vraie solution pour les voir rapidement, ne pas les entortiller les uns avec les autres. 
Enfin je retrouve ce gris délicat, idéal avec cette jupe blanche, le coup de coeur de cet été, je vais ainsi pouvoir prolonger l'effet élégance. Je me sens féminine, en lissant le gris souris sur mes jambes, la jupe, des bottines, un pull fin. Je suis prête.

 

Ne pas oublier le parapluie ! 

 

 

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Nylonement

 

 

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