Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes & mode

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité, #Féminité & Féminisme, #Femmes - demain, #Nylon Passion

Il faut parfois tourner la page, du moins cesser de poser des mots sur un clavier.

 

Dans une semaine, ce blog aura 5 ans. Tant de jours, de mois, d'années, d'articles, sans  aucun but les premiers jours, puis assez vite une ligne éditoriale, des récurrences de rubriques (Féminité et Portraits, Mode la semaine, Culture le samedi, Bas Nylon le dimanche et puis parfois quand je voulais rappeler ma vision glamour de notre monde) et chaque jour un article, une vision, un partage.

 

Des visites, des abonné(e)s, des ami(e)s, des lecteurs et lectrices fidèles, des statistiques éloquentes (milliers, centaines de milliers, millions) quand on ne sait pas pourquoi on écrit la première fois, mais quand chaque jour entre 400 et 1000 personnes viennent lire (gracieusement les mots) ou peut-être (suis-je naïf !) se rincer l'oeil sur la beauté, la volupté et la féminité, parfois conjuguées de bas nylon à couture.

 

 

Dernière semaine

 

Donc ceci est la dernière semaine.

 

Oui, dans quelques jours, je ne renouvellerai pas le nom "www.NYLON-VOLUPTE.com" que je paye annuellement. Refusant toute publicité sur ce blog pour garder mon indépendance dans mes écrits, mais surtout pour éviter toutes nuisances quand vous le regardiez. 

 

Aucune fatigue, ni même de syndrôme de la page blanche, j'aimais explorer les facettes de la féminité et du glamour, sous des angles différents, des reflets légers comme un nouvel exercice de style chaque jour.

Une réelle lassitude, oui la mienne,  face à vos attitudes, oui les vôtres, celle de consommer sans interagir, sans laisser de commentaires, pas au quotidien mais par-çi ou par-là, occasionnellement, irrégulièrement mais surtout pas du tout. Je rêvais d'un espace ouvert, délicat et féminin, mais finalement sa définition était,dès le premier jour, fort juste : "Univers évanescent ..."

 

Heureusement j'écrivais pour moi, pour elle, pour certain(e)s très fidèles ici ou sur FB, voire par email (GentlemanW@nylon-volupte.com bientôt Gentleman.nylon@gmail.com). Je donnais ma version personnelle, douce et rêveuse d'une passion pour la Mode, pour le respect et la parité avec toutes les Femmes, pour la liberté vitale pour Elles.

Plus encore je prolongeais, sans relâche mes mots en phrases, en chapitres pour défendre et promouvoir les bas nylon, ce symbole fort de la féminité et de l'élégance. Certains articles ici publiés font référence sur le sujet. Mais si peu de retour ...

 

Déjà multi-blogueur, j'écrirai encore ailleurs, peut-être derrière un mot de passe, peut-être sur un blog payant (symboliquement, mais pour démontrer la motivation des uns, la volonté de partage du savoir et le bonheur de la passion des autres).

 

 

Prochainement donc, il y aura un dernier "Nylonement", mon gimmick, ma signature, ma présence de blogueur, une dernière trace ...

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité, #Femmes - demain
Cobalt
Cobalt

Un ciel avec juste un nuage, non deux, couleur chair, deux trous de couture, génialement posés sur mon corps, et un sourire radieux devant mon miroir. SI rare que je me sentes si bien devant lui. Rien n'a changé, les baskets sont toujours dans le placard, le soleil est pourtant là mais les excuses aussi. 

 

Rien car dans ses yeux, je me sens bien, radieuse, il sait aussi me combler de ses remarques, justes, pertinentes, pointues, parfois incisives et surtout il m'aime ainsi.

 

Je ne néglige rien, surtout pas ses sentiments, ni les miens, et j'aime tant le voir heureux derrière la couette. Là des yeux à peine ouverts, il a travaillé toute la nuit sur son clavier, dans le silence d'un monde endormi, mais chaque jour, il pointe son nez, jette un regard, scrute mes courbes, ma taille, mes seins, mes hanches, ma coiffure, mes cheveux relâchés. Il voit tout, même de loin, même dans l'embrasure, mon vernis, mon écharpe douce dans le coup.

 

Et puis surtout il adore, les yeux fermés, trompeur à ses heures, faussement endormi, sentir mes bises, mon parfum, mes lèvres sur son cou, sur les siennes.

 

Cobalt
Cobalt
Cobalt
Cobalt
Cobalt

Ce matin, il fait beau, je suis heureuse, je me sens belle dans cette robe bleu, plus bleu que le ciel, plus fort que toutes les autres couleurs. Moins criant que le rouge, mais bien présent, caché ou non sous un trench court, je suis la femme bleue. Intense !

 

Le sourire, son sourire silencieux qui voulait tout dire. Confirmant son choix, oui, mon homme sait choisir un modèle, trouver la bonne taille en fonction des coupes, oser pour moi, me changer de mon classicisme chic, à petites doses. Il ose, parfois je résiste, et j'oublie. Mais les émotions, la nuit, la saison peut-être les trois, lui aussi, j'ai retrouvé cette robe bleue, par hasard, avec une profonde envie de l'associer à des jambes teinte soleil, brillantes juste un peu, des slingbacks noires et nude. Tout cela, il l'a aperçu car son regard était encore plus fort, plus gourmet sur moi, comme une première bise, avant le café, avant mon petit déjeuner, mes tartines, ma détente du matin. Il n'est pas loin, juste là chaque matin avec moi, quelques mots, juste un sourire de chat enroulé dans une couette blanche, coincé sur mon oreiller, instinctivement lové près de moi.

 

Bleu, comme nos deux coeurs, voilà une poésie inutile et étrange, mais ce matin, ce cobalt là, cette poudre magique de son choix, de mon plaisir, de ma silhouette printanière, tout est dit.

 

Bleue, je suis. 

Surprise aussi, car il est là, debout, trop heureux aussi, il m'embrasse, me serre contre lui sans mots, silencieux, amoureux. 

 

Nylonement

CobaltCobalt
Cobalt

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Féminité & Sensualité
Robe DIOR by Mark SHAW

Robe DIOR by Mark SHAW

 

Ostensiblement, sans vraiment chercher le moindre recoin, j'attendais là, dans ma robe rouge, pour poncture le lieu, pour marquer ma présence, pour attendre son arrivée. J'avais ri de son messae écrit sur une carte, un papier épais, des mots délicatement griffés à l'encre, une méthode d'un autre temps, si élégant. 

 

Pas un sms, pas l'éphémère habituel à tous les messages que je recevais en masse chaque jour, non, il avait pris le temps de m'écrire, de me prévenir de ce dîner, nous deux, avec une belle surprise. Son élégance peut-être, sa nostalgie d'une période pas si éloignée, j'avais moi-aussi écrit avec un stylo-plume, puis avec des simples stylos, des feutres fins et puis un jour, le monde était devenu virtuel, du moins lié à un clavier. Mais parfois il absorbait dans son vide sans réponse, les mots, effaçait mes messages du jour ou tous ceux des derniers mois, sans raison, juste un bug, pas d'excuses, plus de traces et une remise à zéro fort ennuyante. Certes je n'avais pas à traîner des kilos de papier, de dossiers, de lettres d'amour avec moi, sauf aujourd'hui cette carte longue, dans son enveloppe parfumé. Tout était là, comme les fleurs offertes deux jours avant.

 

Ce matin, avec mon café, mon jus frais pressé avec amour, ses mots, un peu de mystère, mais aussi une simple surprise. Le plaisir de savoir qu'il avait pris le temps de préparer cela, discrètement, dans le seul et unique but de me faire verser peut-être une petite larme démotion, de me transporter ailleurs dans un monde bien réel avec ses sentiments, ses attentions, ses petites choses qui me rappelaient notre bonheur à deux, notre amour.

 

Robe DIOR by Mark SHAW

Robe DIOR by Mark SHAW

 

Quelques mots, quelques références, des liens à flasher avec mon téléphone pour voir des robes des années 50, des créations françaises flamboyantes de féminité, des longues robes avec des silhouettes inoubliables, des gants pour rêver un peu plus. Des photos, un voyage dans le passé, et puis un mot, un rébus ... un jeu de piste dans la maison, pour découvrir dans la chambre d'ami, la robe , la fameuse robe néo-rétro, à mes mensurations, rouge et soyeuse, posée là devant mes yeux émus.

 

Deux talons hauts, son sourire et son parfum probablement dans le reflet du miroir, les voiles et matières de cette robe éclatante. Une carte retournée, le lieu pour ce soir !

 

"Un taxi serait mieux, je m'occupe du reste ..."

 

J'étais là dans cette cour, un majordome venait vers moi, dans ce lieu avec quelques voitures garées, des fleurs, rien de plus, aucune indication, mais la bonne adresse. Je semblait un peu perdue, dans ma robe.

 

"Notre restaurant est caché sur la terrasse de ce quartier. Soyez la bienvenue. Il vous attend".

 

J'adore être une princesse, l'amour n'a pas d'âge, les surprises simples ou plus fantastiques sont toujours en harmonie avec notre vie commune. Je l'aime, il m'aime, nous nous aimons.

 

 

Copyrights Photos by Mark SHAW

http://markshawphoto.com

 

 

Nylonement

 

 

Robe CHANEL by Mark SHAW

Robe CHANEL by Mark SHAW

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous, #Femmes - demain
Je ne voulais pas sortir

 

J'étais bien dans mon lit douillet, avec ce soleil qui m'embrassait tendrement sous la couette, signant d'un croissant doré sa présence sur le mur de ma chambre. Un petit signe venu du ciel, un vendredi de repos, une pause dans mon travail, un souffle dans une vie trop rapide, j'étais bien dans ce drap blanc, dans cette chambre uniformément blanche, sauf cette tâche noir, là-bas. Oui allongé, assoupi, prix encore dans ces rêves, mon félin ronflait de bonheur sur la commode longue en laque blanche. Il avait adopté un pull irlandais, beige en laine pure de moutons locaux, comme lieu définitif de son existence de philosophe dormeur. Allangui, exténué d'avoir dormi toute la nuit, après avoir accompagné ma lecture. 

 

Chaque soir, comme un signe, il se lovait derrière moi, derrière ma tête, sur un coin d'oreiller pour lire les pages avec le même rythme que mes yeux. Quand je me tournait vers lui, intriguée, il me souriait, ronronnait de joie, précisant que le chapitre n'était pas fini. Une autre intrigue, un autre polar ou un documentaire à approfondir, il suivait tout avec attention. Mais aussi étrangement qu'il lisait, il savait s'arrêter, se déplier en tendant des muscles magiques qui lui donnait le double de sa longueur réelle, partait d'un saut vers le parquet clair et d'un autre bond sur son pull. Le plus étrange de ce comportement n'était pas en lui, mais en moi, car le plus souvent, une ou deux pages plus tard, je renonçais, épuisée par la fatigue des mots, posait sur le radiateur tout proche, le lire ouvert, je me laissais envahir par la douceur nocturne.

Comment anticipait-il ?

 

Je ne voulais pas sortir
Je ne voulais pas sortir

 

Là, le soleil se frottait aux murs, et moi, je ne voulais pas sortir, heureuse de mon sort, de mon agenda totalement vide, volontairement absent de tous signes de vies, affectives, amicales ou d'obligations en tous genres. Rien !

 

Un jour sans téléphone, sans message, sans horaires, uniquement le jour et la nuit, les parfums extérieurs et intérieurs, mon corps, mon esprit oubliant boulot, famille, amies, relations. Un jour pour moi, et très probablement pour ne rien faire, ni ranger, ni prévoir de vacances, ni chercher la bonne soirée ou la bonne sortie au théâtre, ni même les rires des autres, et encore moins l'amour. J'avais donné. Trop donné.

 

Alors après un bain, immense et tiède, parfumé comme jamais, mousseux à souhait, un thé et des gâteaux sur le coin de baignoire, un temps infini pour tester une crème et d'autres douceurs, je me suis habillée, et j'ai pris un temps long, très long pour ne pas mettre les trois même paires de godasses si pratiques, mais enfin piocher dans mon tas énorme d'escarpins coups de coeur, achetés en soldes, posés, jamais portés et pourtant nombreux et beaux. Un essayage princier. Juste pour finir sur des brides noires, jambes nues, le soleil était toujours là.

 

J'ai ouvert les volets, frotté mes mains sur les herbes aromatiques du balcon, regardé les passantes, des tenues encore bloquées entre chaud et froid, la matin, le jour, l'ombre et le soleil. 

Et je ne suis pas sortie.

 

Nylonement

 

Je ne voulais pas sortir

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - demain
Vivement le printemps

J'ai toujours aimé les saisons car elles marquent les instants où notre monde change, la nature avec même au sein des villes. Des pluies, des manteaux, du froid, des gants et des écharpes, des longues journées sans soleil, des agendas de boulot quicommenent dans lenoir du matin, finissent dans la pénombre des fins d'après-midi.

 

Et le printemps arrive enfin. moins de froid, plus de soleil et surtout la lumière, et pour chaque saison, sa mode. J'aime cela, sagement blottie dans mon appartement, à changer de place les tenues d'automne et d'hiver vers le fond de la chambre d'amis, pour ressortir les robes d'été, les tuniques de printemps, les matières plus légères, les manteaux courts, de nouveaux colliers, de nouveaux escarpins.

 

L'hiver au chaud n'oblige pas à l'hibernation mais profite aux soldes du net, aux bonnes affaires sur les sacs à main, les bottines, les collants fins, les petits tops colorés. Et puis les vestes, en oubliant les pulls, ou juste les plus légers, les plus ouverts, les instants plus romantiques eet souvent féminins du printemps.

 

 

Vivement le printemps

 

Aujourd'hui encore trop de vent, un peu de froid, une hésitation entre le collant gris clair si fin si doux sur mes jambes, ou la couleur, moutarde ou rouge avec une jupe, le bonheur de ne plus se cacher, la mode elle aussi éclôt en même temps que les fleurs.

 

Un grand sac, un parapluie pas trop loin, des lunettes de soleil, une journée qui peut encore passer de l'un à l'autre. Ma mode va suivre la météo, et les robes longues, une envie pour cette année va reecouvrir mes jambes. Pas de tongs, pas de chaussettes immondes, mais des ballerines dorées, so girly, so chic.

 

Vivement le soleil !!

 

Nylonement

Vivement le printemps

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Publié le par Gentleman W.
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Jamais sans mes jambes !

Encore un regard, celui d'une collègue, sur mon petit tailleur noir, sobre, presque stricte, d'une coupe stylisée sans fioritures, juste quelques lignes blanches et fines pour marquer le tissu. Elle semble apprécier, tout comme le collant opaque et mes bottines, eux aussi en toute simplicité, mais avec cette élégance chic qui est ma signature, ma silhouette dans ce cabinet de consultants. Audit et réunions, rapports et tableaux, je travaille beaucoup, trop parfois, mais j'aime me donner du style avec quelques éléments simplement, avec des jeux sans excès de transparence, ni même de dentelles, mais plutôt avec des matières nobles, aux coupes modernes. Sans jamais oublier de mettre en valeur mes jambes.

 

Mon atout féminité, ma force de femme active, une part réelle de mon identité. 

 

Depuis toujours. Déjà adolescente, j'avais mouché les autres, les tribus soumises aux remarques des ados mâles souvent pré-pubères, coincés entre les résultats des matchs de foot et leurs premières vidéos de cul, leurs visions très limitées du corps de la femme. Sans oublier les esprits peu libres, pas très sains qui voyaient en mon corps une expression débordante de "salope" car j'osais porter des jupes, des robes, affirmer et montrer mes jambes. Mes bracelets aux poignets, mes cheveux en pétard, ma haine dans les yeux envers ceux qui regardaient pas, envers ceux qui regardaient trop, envers tous. Belle adolescence pleine de paradoxes !

 

Puis j'ai déménagé au gré du divorce des parents, dans une autre banlieue, une autre région, du soleil en bonus, des nouveaux copains, des copines plus stylées, et puis moi, en plein changement, naturellement plus bohème, les cheveux longs mais enfin coiffés. Des bottines, des sandales compensées, des sacs très lares pour mon bazar, mes cours, mes discussions sans fin pour refaire le monde avec les potes.

Que de café, que de paroles sur la mode, moins sur moi, tant mieux, j'aimais alors être fondu dans la masse, dans cette foule d'amitié, mais fidèle à mes shorts, mes jupes, mes tuniques d'été et mes gambettes libres.

 

Jamais sans mes jambes !
Jamais sans mes jambes !
Jamais sans mes jambes !

Puis le poids du divorce, des résultats d'école qui ne me convenaient pas, la maturité d'un corps naissant de jeune femme, quelques kilos, je me suis caché sous des pulls longs, des tuniques plus épaisses, plus molles, des collants opaques, ma féminité en retrait, loin de moi, dans une enveloppe floue. J'aimais pourtant ce nouveau calme, ce nouvel amour de ma mère, ses sourires, ce beau-père discret et attentif. Et puis j'ai aimé, cet Emmanuel, beau brun timide, mais fougueux dans sa déclaration, dans la chaleur de ses bras, des baisers volés et une volonté de mes retrouver pour lui. De devenir femme entre nos sentiments et nos émotions charnelles, j'ai retrouvé une ligne sans régime sauf celui de l'amour.

 

Robes légères, balades et soirées sans fin. J'étais bien et si féminine, une nouvelle coupe, blonde six mois, brune six mois et toujours lui. Pour lui, pour son coup de crayon, j'ai posé, j'ai souri sans limite, j'ai joué avec mes courbes, mon corps exprimant le reflet de ses regards forts sur moi. Un duo complice, une belle fusion, le temps de porter des collants de couleurs, d'oser des motifs, des tenter les résilles de toutes tailles, de rire des moments impossibles, des collants filés trop vite, des looks destroy imrpovisés, de son regard toujours attentionné sur moi. J'étais sin bien.

 

Aujourd'hui je suis devenue une femme, bientôt une mère, déjà une épouse, avec un autre certes, mais je ne peux envisager ma vie sans mes jambes libres. Dans ma propre définition de cette valeur, sans contrainte, sans exhibition, mais juste aériennes sur des talons, dans des bottes ou sur des escarpins à talons hauts, mes jambes enveloppées de nylon, fin ou opaque, pour souligner mon allure naturelle. C'est un peu de moi, c'est indispensable à ma féminité, et je suis bien ainsi.

 

Nylonement

 

Jamais sans mes jambes !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - demain
Hallucination de mode

Pourtant ce café avait l'air normal, sobrement noir, un peu serré, un expresso comme les autres matins, mais je devais avoir de la brume denuit encore en moi. Une pleine lune, une transition entre deux cycles, le mien aussi en bonus, trop compliqué, trop oppressant pour ne pas dire douloureux, et puis ce froid qui revenait alors que je croyais déjà au printemps.

 

Un rapide coup d'oeil sur le calendrier, car en bossant depuis chez soi, on perd parfois la notion du temps, de l'espace même en restant toujours ici, entre mes murs. Mais pour moi, pour mon job entre deux continents, avec des horaires variables, des discussions et des emails nombreux, je suis bien chez moi. Un salon pour les amis, une chambre pour moi, une autre chambre pour les copines de passage, et parfois pour moi, pour mes plaisirs charnels, une cuisine, une salle de bain géante avec douche et baignoire, vue sur les toits de Paris, un bureau trop petit, mais mon cocon. 

 

Ma tasse de café, je la savour en bas de chez moi, mes courses matinales, mon bol d'air frais en toute saison, pour acheter des fruits, des légumes, un peu de viandes, des croissants, du pain chaud, quelques chocolats, mon pêché minon pour ne pas me sentir seule face à mes écrans. Je suis bien dans ce programme hebdomadaire, dans ma vie.

 

Sauf cette nuit !

 

Hallucination de mode
Hallucination de mode
Hallucination de mode

Une glissade dans la mode, un plaisir, rare car la foule ne m'excite pas trop, je préfère flâner entre copines, rarement certes, de boutique et boutique. un rêve tranquille, je me voyais en tenues de toutes les couelurs, du rose bonbon, un tutu, une folie, une jupe plissée, un bandeau, des jeans déchirés, une vraie folie car j'ai horreur de ce gâchis si tendance, si moche. D'autres robes, d'autres bottes, des escarpins, je tournais les yeux et hop, j'étais dans la vitrine. 

 

Puis cette angoisse, un noeud en moi, un doute, une perte de repères, comme saoule. Mes jambes se sont effondrées, mes genoux devenaient mous, j'ai glissé le lon du mannequin entre la robe et la vitre. Là, répandue comme une molle réflexion de mon image sur le miroir de Dali. Le temps passait lui aussi, mollement, la mode défilait et moi, je devenais enocre plus liquide. 

 

Froide, angoissée, hyper-tenude, je me suis réveillée, éffondrée en moi-même, prise par la réalité impossible d'un rêve tout aussi délirant qu'irrationnel. Mais mon corps s'était mis en alerte, dans le rouge, en pleine implosion. Des sueurs, un coup de froid, un coup de chaud, j'avais trempé le lit, mes draps, je ruisselais de cet espace inconscient. Malgré la lumière, je ne pouvais plus bouger, enfin si, je tremblais de tout mon corps. Dans un effort douloureux, j'ai pu me lever, me prendre une douche chaude, me sécher, changer le lit. Puis je me suis enveloppée de douceur, de soie et de laine douce, d'une couette cocon, j'ai ouvert les yeux, cherchant un vrai repère, un phare dans cette nuit noire. J'ai serré fort mon oreiller, et j'ai tenté de dormir à nouveau. Mon corps encore oppressé tanguait dans des douleurs féminines et intérieures, je n'étais pas bien. Pourquoi tant de mal, dans une vie où je gère mon bien-être avec simplicité.

 

Rien, sauf cette angoisse noire née d'un tourbillon de mode joyeux, complexe jeu de mes neurones, je ne sais pas, mais le café a un goût différent. 

 

Et si je sortais aujourd'hui ?

 

 

Nylonement

 

Hallucination de mode

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