Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes & mode

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Nylon Passion, #Nylon 50-60, #Nylon 2000..., #Nylon & Lingerie
Humeurs de brocante

 

Samedi matin, la fraîcheur de l'automne encore à peine réveillé, des pas dans les rues encore vides, l'odeur du café torréfié, le parfum des croissants chauds en passant près de la boulangerie, quelques regards sur les premiers préparatifs de Noël, une belle vitrine de lingerie, un sourire intérieur, la brocante s'installe elle aussi, dans les rues plus éloignées.

Des stands, des vendeurs, des vendeuses, des passionnés en tous genres, des flâneurs, des personnes perdues dans ce méli-mélo d'antiquités de valeurs surtout sentimentales, plus que financières. Les bonnes affaires, les réelles plus-values se sont faites au cul des camionnettes avec les pros, les moins souriants acheteurs. Ici on parle, on échange, on papote, on boit du café dans les thermos, on partage de la brioche. L'humanité serait-elle gourmande ?

 

Plusieurs rues, autant de raisons de se perdre pour trouver l'objet rare, pour répondre favorablement à la question "Avez-vous des bas nylon ? oui anciens ! pas des collants."

Des vêtements, de la lingerie, des chaussures, des sacs à main, des vieilles valises, un voyage dans le temps, entre les années 20 et aujourd'hui, un bazar sans référence le plus souvent, et puis parfois une décennie mise en avant, unique, concrète dans l'ensemble des objets présentés. Un arrêt, un regard, une quête, celle des bas nylon des années 40, très rares, des années 50 très nombreux, à l'apogée, des années 60 juste à l'arrivée monstrueuse du collant, des années 70 très rares, cousins du lycra.

 

Et puis ce duo, très actuel, deux copines derrière leurs tas de cartons, des vêtements, une lampe orange seventies, elles accrochent les robes sur une tringle pour mieux les proposer au public. L'une est habillée de son jean slim caché à la taille sous un bout de tunique en soie imprimé tigre blanc, le tout enveloppé dans une doudoune à boudins. Des hugs aux pieds pour ne pas avoir froid, ou pour être trendy, à défaut d'élégance. La seconde plus marquée, brindille aux cheveux blonds collés, comme l'épouvantail de paille, enrobée dans un long manteau en peau, les poils longs à l'intérieur pour ce côté chaleur animale, le même que portait les hippies. Dessous un jean, encore, boyfriend, remonté sur les chevilles nues, des courtes chaussettes dans des stan smith. Bien dans leur époque, copies conformes des magazines actuels, à quand la mode de la plume rose dans le cul !

La question "Dans vos carton, auriez-vous des bas nylon ?" apporte des interrogations, suscite la sortie de plusieurs nuisettes anciennes, mais pas de nylon. D'ailleurs c'est d'abord une demande extra-terrestre pour elle, "des bas anciens ? avec des gaines et les trucs pour accrocher, c'est çà ?". Explications sobres pour ne pas dir en version pour les nuls. Sourires. Echange de précisions, et final en forme de feu d'artifice par la brindille blonde "Ah oui des bas j'en mets pour les soirées sexy avec mon mari, quand je veux obtenir quelque chose. Vous les collectionnez ou vous les portez, madame ?" Une réponse affirmative, avec un contexte de mode, de glamour, de confort différent à l'opposé des collants. Et surtout une affirmation "Mon homme apprécie de me voir féminine, je me sens si bien avec au quotidien. C'est un peu de moi, un lien de plus entre nous. De la volupté surtout !"

 

 

Humeurs de brocante

 

Un peu plus de monde, le soleil d'automne est là, rassurant et chaud entre les branches dénudées des arbres, les autres stands, les bric-à-bracs en tous genres, des poupées anciennes ou simplement des souvenirs d'enfance propres à chacune, des bidons d'huiles moteur pour les passionnés de mécanique, même un duo de spécialistes des coffre-forts, peut-êre d'anciens cambrioleurs repentis. Un bout d'errance, parfois vers des stand de vêtements, la même question "je recherche des bas nylon ? avez vous des bas vintage ?", des réponses évasives, des yeux grands ouverts, car il paraît incongru de demander des bas vintage alors que certains stands proposent des nains de jardin, des collections de sabots, de livres sur la politique et tant d'autres raisons incroyables d'être collectionneurs.

 

Deux mamies, déjà croisées l'année précédente, fidèles derrière leur stand de lingerie ancienne, de robes de toutes époques. Discussion et partage, retrouvailles et point météo sur l'ambiance du jour, sur la densité des visiteurs dans cette petite rue. Sourires échangés, et la même question. "Je les ai oublié, nous avons dû choisir pour les quatres derniers cartons, nous les avons laissé à la maison. Tant de choses à prendre !" Discussion toujours sur les achats de l'année dernière, des belles boîtes, des pochettes anciennes au plastique craquelé, des bas d'une finesse infinie.

"Mais vous en portez ?"

"Oui, des bas nylon, je les collectionne, mais je les porte surtout."

"Des bas avec des gaines, avec des jarretelles ? vous avez des porte-jarretelles ?"

"Oui plutôt avec des serre-tailles ?"

"C'est quoi ?"

"Comme un porte-jarretelle mais plus enveloppant pour se poser sur les hanches. SOuvent avec six jarretelles pour un bon maintien, pour fixer la belle verticalité des coutures."

"Avec des bas coutures, c'est si beau. Pas de gainette, on en a plein !"

"Combinette ou guêpière, parfois mais le plus souvent serre-taille et jusqu'à 12 jarretelles."

"Ma mère, très âgée, en porte encore aujourd'hui, à plus de 90 ans, je sais pas où elle trouve des bas. Mais elle se débrouille avec ses jarretelles. D'ailleurs elle ne veut que cela."

La discussion a continué, emportant les regards intérieurs vers les souvenirs, vers la féminité, la mode, les comparatifs pour et contre envers les collants, mais les arguments pour les bas. Convaincues mais pas porteuses pour autant, peut-être un futur essai, un début de glamour juste pour elles. Sourires et aurevoirs nombreux en partant vers d'autres achats. PLusieurs dizaines de paires de bas, nylon ou soie, rayonne aussi pour le fun du collectionneur, des couleurs et des coutures, des noirs et des gris surtout, du passé revisité sur des jambes du présent. 

 

BIentôt d'autres brocantes, d'autres découvertes, d'autres pépites de douceur, d'autres rencontres pleines d'humanité, voire de volupté.

 

Nylonement

 

 

 

 

Humeurs de brocante

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous

Virgule, un simple geste si souvent répété pour le faire maintenant naturellement. Une courte ligne et une pointe, une à droite, une à gauche avec l'eye-liner noir, les paupières argent, doucement poudrées, je signe mon maquillage, mon regard.

Petit à petit je me suis habituée à ajouter ces poudres, le mascara, mais aussi les crèmes pour faire une base, pour soigner ma peau sans pour autant la noyer dans un océan gras de cosmétiques, préférant laisser la nature. Une respiration, car maintenant c'est un peu de moi, un petit plus, une touche de féminité en bonus. Certes mes ongles ont toujours été vernis, rouges le plus souvent, bordeaux parfois, turquoise avec mes petites nièces et même arc-en-ciel durant l'été en rigolant autour de la piscine, j'ai même essayé le orange, le nude, le beige brillant, le naturel aussi avant de faire un ultime essai du noir avec french manucure blanche. J'aime ces étincelles de beauté pour les yeux des autres, pour ses yeux, mais surtout ces étincelles de bien-être.

 

Alors aujourd'hui je lisse les coutures au dos de mes jambes, mon plaisir glamour pour moi, sous ma robe, un achat récent, un coup de coeur entre deux rendez-vous. Un passage devant cette vitrine en sortant du métro, un coup de foudre, une réunion captivante mais vite oubliée pour filer en dix minutes dans une cabine d'essayage, pour me faufiler dedans, l'acheter aussi vite. Elle est là, suspendue sur le miroir, dans mes mains, sur ma silhouette.

 

Quelques pois, quelques notes de musique sur mes lignes, du noir sur le blanc, elle est moi.

 

Elle et moi.

 

 

Ponctuation

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - vous

Parfois je ressens une dissociation de mon monde réel avec celui vanté par les médias, et je vous épargne la bulle grosse comme le boeuf de la politique, pour ne regarder que celle des modes et tendances. Vie pratique serait un terme impropre car il faut aujourd'hui être hyper connecté avec un téléphone qui a paradoxalement une durée de charge de deux jours maximum, notre vie semble au final un raccourci d'existence.

 

Applications et vérités absolues délivrées par des experts en moins de cinq minutes, à la radio, , à la télé entre deux publicités, dans des magazines jetables. Car oui après ce délai "énorme", toute analyse serait vaine, car trop longue pour la concentration d'un ensemble d'humains si doués, si connectés, si peu capables de lire et par delà même de comprendre un sujet en profondeur. Un monde de plus en plus rapide, où l'utile devient ringard, le bon sens une anecdote oubliée, mais où le futile prend une forme prépondérante. Applications gratuites ou payantes, par milliers de versions, avec des publicités en tous genres, applications inutiles pour jouer mais ne jamais apprendre, ne jamais apporter de la connaissance aux cerveaux endormis.

 

Un autre monde, et pourtant je suis un consommateur de blogs, de réseaux sociaux, d'internet plus que de télé, pour découvrir, pour comprendre, pour dénicher des affaires et des astuces de vie courante. Pour me détendre aussi ! mais pas seulement !

 

Un autre monde où les tendances, qui par essence sont souvent passagères en attendant la prochaine, deviennent le guide absolu de l'existence humaine. Sommes-nous si facilement manipulables ?

Ainsi déferlent les régimes, par vague, par idée fixe, par volonté commerciale surtout, par pure folie reprise par des magazines féminins sans aucun recul apparemment sur le sujet, je peux lire des revues datant de l'année précédente et de l'année courante pour voir tout et son contraire. Mais validés par des experts ! Alors mangez librement en faisant attention à avoir un bon équilibre alimentaire, le vôtre d'abord, et surtout au plaisir que vous en tirer à chaque repas. Gluten ou pas, vegan ou bon steack, restez libres de soigner votre assiette, votre bonheur gustatif sans avoir à décrypter avec une ordonnance vos plats. C'est bien un menu et pas une liste d'injonctions qui vont dans votre ventre. Digérez librement.

 

Vous pourrez au final, oui en bout de chaîne de ce processus, lire quelques pages pour finir le transit, sur les tatouages, quasi obligatoires sous peine d'être un extraterrestre à la peau vierge.

 

Pire encore, le harcèlement sportif et sexuel avec des applications, des montres, des objets connectés pour suivre vos activités. Alors si certaines aident à un bon rythme d'entrainement pour votre prochain défi personnel, le coach permanent m'énerve. Big brother is watching you lors des efforts, lors de tes arrêts pipi, lors de ta douche, lors de ta trop longue discussion avec ta copine durant ce petit footing, lors de tes moments de libertés. 

 

Mais le summum est atteint quand les super-humains, oui ceux qui mesurent toutes leurs performances, croient que l'amour, la personne compatible avec leur karma connecté doit battre en rythme avec votre coeur numérique. Et quand elle retirera sa robe, est-ce que vous devrez ajouter le paramètre du nombre de jarretelles, du temps perdu à dégrafer son soutien-gorge, de la concurrence déloyale exhibée sur sa table de nuit des sextoys les plus performants, pour comprendre que votre désir intime est un truc purement animal, hormonal et pire encore une bulle de sentiments.

Les émotions sont humaines, à consommer sans modération. Sans aucune tendance !

 

 

Tendances

 

 

Blog de référence :

les 400 culs d'Agnès GIARD (journaliste, écrivain et docteur en anthropologie)

 

PS : je n'ai rien contre les tatouages, sauf ceux qui déferlent

comme un besoin induit par une mode d'un jour, alors que c'est un réel choix d'une vie.

 

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Je ne compte plus les heures, voire les minutes de sommeil. La fin d'été, l'automne sont des moments surchargés de travail. Dans l'intensité de l'effort, dans la concentration extrême de tous instants, tôt le matin avec les collaborateurs, toutes les personnes présentes dans les premières lueurs du jour, je dirige ce domaine. Alors je vérifie que chacun est bien noté et enregistré les consignes sur les actions dans la vigne, dans le cuvier. Rien ne doit saborder des mois d'attente, des semaines compliquées cette année avec une météo devenue folle, après des mois de pluie qui attise les pourritures et les maladies, des mois de soleil trop lourd sur les ceps.

 

Les vendangeuses chantent, les hommes prennent les hottes qui seront vite bien lourdes. Les contremaîtres accompagnent les groupes dans les parcelles pour ne prendre que les grappes mûres, choisir les cépages prêts pour devenir un vin de qualité. Les analyses, je les fait plusieurs fois par jours, très tôt ce matin, juste après ma première visite dans le cuvier. Les températures si importantes à maîtriser, pour ne pas tuer les bastéries utiles, pour ne pas perturber la naissance des arômes, la lente bataille de l'alcool, des sucres et des levures. Gains écrasé, jus abondants, saveurs primaires, et puis tous les robinets et autres tuyaux pour aller ici et là, les combinaisons connus depuis des décennies entre tel cépage, telle maturité de terroirs, telle force à contenir, telle faiblesse à cajoler. J'observe, je combine, je devine l'avenir, je me fais aider aussi par l'oenologue conseil de passage quelques heures dans la propriété. Son avis plus global sur le millésime, sur les premiers jus des autres, sur les nôtres. Nous réfléchissons et nos sommes aussi dans l'action, sur le tracteur, entre  les rangées de ceps, pour voir les femmes et les hommes sous le soleil, pour guider les plus novices dans le choix juste des bons grains, pour goûter la vigne, fruits multiples pour un bébé de l'année, pour soigner les doigts parfois, pour trier les grappes, voir encore les parcelles, retourner aussitôt vers le cuvier. Des heures, des journées interminables, des mesures encore, des retours souriants sur les résultats, des arômes partout, du soleil, des personnes fatigués autour d'une table ce soir, sous les chênes centenaires du domaine. Une convivialité entre générations, une transmission, un labeur, des doutes aussi derrière mes sourires, le début d'une autre étape, celle du maître de chai, celle de l'élevage du vin, des différentes cuvées, de la plus prestigieuse si l'année nous le permet. J'aime cette folle énergie, même si je dois me glisser dans une salopette et un tee-shirt pour mieux caracoler dans tous les coins et recoins de cette propriété. Ma féminité, du moins la mode s'efface derrière mon métier, ma passion.

 

Bientôt, je pourrais reprendre une courte pause, dans les prochaines semaines, retrouver enfin une tenue plus féminine, en dégustant avec les critiques mes vins. Je rêve d'une jupe longue plissée, une teinte claire, un tissu fluide.

 

 

Nylonement

 

 

Copyrights Blog Candies Closet
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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Femmes - Duo de générations
Septembre

Un souffle d'air, une nappe en liberty rouge, une lumière forte venant de la véranda, les pots de fleurs jouant les ombres chinoises, je pose mes ciseaux sur la table. Elle est là, ma petite fille devenue au fil des années une jeune femme. Etudiante en lettres, elle est venue vers moi, dans ma petite maison de bord de mer pour deux semaines, avant sa rentrée d'octobre à l'université.

 

Complices nous sommes, heureuses de partager nos deux vies sous le soleil de septembre. Elle avait envie de nouvelles robes, nous avons conjugué les balades dans les magasins, dans le centre commercial local, elle m'a même emmené vers la ville un peu plus loin avec son permis de conduire flambant neuf. Des essayages, beaucoup de rigolades, des vendeuses soit peu motivées voire même désagréablement incompétentes, soir des personnes attentionnées pleines de bons conseils et de sourires. J'ai aussi essayé quelques modèles pour rajeunir mon look m'at-elle dit, avec sa joie habituelle. Ma petite fille est toujours une boule d'énergie et de créativité, et lorsque j'ai proposé de coudre ensemble, elle a sauté jusqu'à la boutique suivante. Celles des tissus !

 

Nous sommes reparties avec des mètres de coton imprimé, de jersey fluides, de sie aussi, et même de mousselines pour des froufrous. Oui son envie était de voir sur elle, des robes d'esprit vintage, un peu 60's avec des jupons mousseux, des corolles souples et voluptueuses. Alors dans le grenier, dans un carton annoté couture, nous avons trouvé des modèles, des photos et des patrons en papier. Prise de mesures, notes au crayon gras sur un bout de feuille rose, calculs et choix des tissus, discussion sur le futur rendu, changements, traçages avec la craie, découpes. Voici trois jours que nous créons des jupes, des robes, des jupons aussi. Un voyage rétro, une joie commune, un voyage dans mes souvenirs, et puis ses idées nouvelles comme ces deux bandes en transparence dans le tombant de la jupe. Je ne compte plus les coups de ciseaux, les fils emmêlés avec la machine à coudre, les corrections. Je ne garde que son sourire quand elle revient dans la véranda, en pleine lumière, glissée dans une des robes. Ses yeux, sa bouche éclatante de bonheur, nous !

Septembre

 

Un si beau mois de septembre.

 

Nylonement

 

 

Septembre

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes & Mode
Dernier jour de vacances

Simple paréo vaporeux, un grand cabas en guise de sac à main, des sandales de cuir tressé, une robe de dentelle blanche, je marche sur cette plage. Sans insister, je ne veux penser à cette date dans mon agenda, la dernière semaine de mes congés. J'ai envie de la vivre pleinement.

 

Hier mes enfants, ma petite fille née en début d'année était là aussi. Ses grands yeux émerveillés par son premier contact avec l'eau et les vagues, une larme, des sourires, des sensations nouvelles pour elle, des rires pour nous tous, suivis par le bonheur familial d'une grillade dans notre petit jardin, attenant à notre charmante maisonnette de bord de mer. J'ai toujours voulu cet endroit simple, avec des fleurs partout dans ce lieu minuscule. Mais un véritable havre de paix reste toujours un paradis coincé entre les murs voisins, avec les grands pins des domaines mitoyens, qui penchent leurs têtes vers nous. Des rhododendrons, des bambous légers, des romarins, des lavandes, des ifs, des herbes souples, des hortenisas comme des bouquets géants, toutes les nuances de vert s'expriment ici. Nous respirons toute cette nature avec nos coeurs. Des petits chambres, un canapé, trois hamacs, tout est fait pour se détendre, pour de longues discussions sur nos envies, nos besoins mais surtout sur nos rêves.

Le temps glisse à un rythme différent dans cette maison, les belles âmes l'imprègnent de leur poésie. Poissons grillés, deux homards fraîchement pêchés, quelques légumes, des salades, des verres d'eau, des verres vidés de leur vin rosé. Chacun boit, mange, rigole avec les autres.

La famille est repartie, vers la ville et le boulot. Je savoure ce vide avec une harmonie différente, une balade matinale au marché, un retour par la plage, les sandales à la main, les doigts de pied dans le sable. Longue flânerie, quelques brasses aussi, une liberté dans ce calme de fin de saison. Là, maintenant, dans le hamac, un bon livre à finir, avec les bruits de la nature, les mouettes et le vent dans les arbres, le soleil se cache pour ne pas troubler cette douceur. J'enroule mon paréo pour le transformer en longue écharpe, afin de tenir mes cheveux. Je déguste les mots.

 

Demain, il sera là, lui, mon amoureux. Je me loverai dans ses bras, une semaine ensemble, dans notre bulle, sans nos deux familles. Un seul coeur !

 

 

Nylonement

 

Dernier jour de vacances

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode
Belle rentrée

Quelques jours de décalage, le privilège de ne pas avoir d'enfants, ni petits, ni ados, j'avais pris mes vacances pour prolonger l'effet bronzage jusqu'à ce week-end. Sourires en posant les pieds à l'aéroport, en partageant le taxi avec un trio d'amies avant que chacune rentre dans une nouvelle année de boulot, nous avons partagé encore des images de cette semaine ensoleillée, de nos sorties ensemble, de nos rencontres amoureuses d'été, quelques rires encore.

 

Là, ce matin, réveil, un coup d'oeil dehors et patatra, il pleut. L'automne attend au coin de la rue mais quand même, on est début septembre. Un ciel gris, moche derrière les volets, et mes tomates sur le balcons sont soudainement moroses, incertaines de leur future rougeur sucrée. Les fleurs semblaient se pencher pour ne pas voir la tristesse des nuages, attendant le vrai réveil du jour et de leur fidèle ami, le soleil. Un peu d'air frais par la fenêtre du salon, et direction la douche pour dynamiser mon corps. 

 

De l'eau, de l'eau tiède puis chaude, des gouttes, sur ma nuque, sur mes cheveux, sur mon dos, sur ma poitrine, sur tout mon corps, une douce caresse enveloppante, un oeil vers le vasistas, pasencore de bleu dehors. Le soleil liquide pour me réchauffer, et une pensée distraite pour ma tenue du jour. J'avais préparé, une habitude quotidienne après la météo du soir à la télé, mes affaires, mais ma tunique en coton léger, même avec un gilet fin de la même matière, soudainement, ils étaient tristes, incongrus. Je suis sortie de la salle de bain après un coup de serviette sur les dernières gouttes cachées derrière ma silhouette, et le souffle de vent était bien plus frais que prévu. Les gambettes bronzées, le souvenir des récentes journées étouffantes de chaleur, je n'envisageais même pas un collant ultra-fin. Une négation mais aussi la pluie dehors, un rapide regard sur mon appli météo, des dégrés perdus jusqu'à ce soir, une grosse dizaine, alors je suis allée vers mon dressing. Robes de mi-saison, pas envie, au final après avoir tirer de nombreux cintres, une jupe colorée, un haut rayé, de la féminité pour ne pas avoir froid. Quel paradoxe, alors que je redoutais d'avoir trop chaud.

 

Une tasse de thé, un fruit, une autre interrogation : quelles chaussures aujourd'hui ?

 

Et vous, quelle sera votre mode du jour ?

 

 

Nylonement 

 

 

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